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Catégorie : Décalé
Retrouvez ici toute l’actualité décalée de la pêche. Actualités insolites, voyages de pêche, informations diverses dans l’univers de la pêche

Minor tactics. Major Skues
Si Georges Edward Mackenzie Skues avait eu le tact de ne pas mourir le 9 août 1949 il aurait aujourd’hui 163 ans. Un bel âge. Né mortel-périssable, l’excellent homme n’eut pas cette opportunité et c’est à notre ami pyrénéen Joël Delas – bien vivant, lui – que nous devons de découvrir les Minor Tactics of the Chalk Stream (de 1910), texte jamais traduit en français et que Joël nous propose de rendre par Tactiques mineures pour les Chalk Stream.
Pourquoi mettre en lumière ce vénérable fossile ? Quelle actualité ?
Au début du siècle dernier, en Angleterre, la mouche sèche était la technique majeure pour les Chalk Stream ; pratique codifiée par Halford puis sacralisée par ses épigones. Gare aux hérétiques. En noyant ses mouches, Skues faisait alors figure de trublion : il pêchait sous l’eau et considérait avec aplomb que l’éthique pouvait y trouver son compte. Pretty shocking ! Entre l’élitisme de la mouche sèche et le prosaïsme de la mouche noyée pratiquée vers l’aval, l’auteur ouvrait une nouvelle voie originale : celle de la mouche noyée amont. Une voie toujours ouverte et peu explorée !
Le bibliophile trouvera dans cette traduction tardive, mais bienvenue, le récit de parties de pêche où les éclosions faisaient les beaux jours du contemplatif et comblaient la curiosité de l’observateur découvrant par hasard que les jours où les truites se nourrissent en surface tout en refusant les sèches, on peut réussir à les capturer en noyant une mouche un peu devant leur nez. On situerait aujourd’hui cette pratique entre la pêche en émergente et la nymphe légère.
Le lecteur féru d’histoire apprendra que la pêche à la nymphe révélée dans l’ouvrage le plus célèbre de Skues (La truite et la mouche, 1921) n’est pas apparue du jour au lendemain et que la pratique décrite

Le pêcheur occasionnel
Tout le monde ne vit pas la pêche comme une passion, mais en retire toutefois une forme de joie détachée. Finalement tout n’est qu’une question d’échelle.
Nos magazines débordent de passionnés, mais on ne croise pas que des passionnés au bord de l’eau. Certains pensent pêche, lisent pêche, rêvent pêche, voyagent pêche. Et d’autres non : ils se contentent de penser, de lire, de voyager et de rêver ; mais, en plus, ils vont à la pêche… Et il semblerait que cela leur suffise. Comment faut-il nommer ce peuple intermédiaire ? Des pêcheurs occasionnels ? Des spectres ? Des gens normaux ? Oh…, oh…, un ange passe ! Une simplification excessive inclinerait à penser que leur désinvolture est un mal tant le marketing de la passion s’est érigé en marque d’excellence ; ce qui n’est pas forcément faux, à condition de préciser qu’elle n’est pas pour autant une attestation contre l’étroitesse des vues… Et il y aurait matière à analyses ; mais ce n’est pas ici notre propos !
Car oui, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, il existe des pêcheurs occasionnels. Ils pêchent une fois de temps en temps, ils ne pensent pas seulement à ça du matin au soir, ils ne sont abonnés à aucun magazine (c’est un tort), ne feuillettent aucun catalogue et se soucient peu des innovations, des modes et autres tempêtes dans des verres d’eau. En outre, ils ont le droit d’être de piètres pêcheurs sans rougir. Un luxe de seigneur ! A l’ère de Facebook et des champions de la truite de trois livres collée contre l’objectif de l’iPhone, ce privilège plaide pour leur réhabilitation.
Paul de Simplicio était de ceux-là et il s’en portait bien. On ne le voyait ni sur les réseaux sociaux, ni au Rise-Festival, ni dans les salons. Oh, bien évidemment, à côté d’un authentique fisherman 2.0, il ne soutenait pas la comparaison et il le savait. Et après ? On ne peut pas dire qu’il s’en foutait, mais cela ne l’empêchait pas de se rendre au bord de l’eau.

Un peu de gaieté !
Bon certes, le seul lien avec la pêche c’est la rivière que l’on voit en fond de cette vallée alpine. Est-ce le Drac ? L’Isère ? La Menoge (la M’nôge comme on dit là-bas) ? Un peu de gaieté ne fait pas de mal par les temps qui courent. Il faut saluer la performance de Roger le Cras et bien-sûr de son pilote ! Ça ne doit pas être simple de jouer (juste !) et de chanter de tout son cœur dans ces conditions ! Alors on dit bravo et on vous souhaite un joyeux Noël à tous ! Et si à l’ouverture dans la Vallée Verte vous entendez une petite musique au-dessus de votre tête, ne cherchez plus…

Une adaptation au réchauffement climatique
L’ingéniosité de l’être humain pour sa survie est sans limite. La preuve en image…

En Australie, on ne pêche pas que des poissons !
Attention âmes sensibles, cette vidéo est impressionnante, voire même effrayante !
A se demander s’il est bon de pêcher en Australie comme l’annonce le titre…
On vous aura prévenus !

Les nuls à la pêche
On a trouvé cette vidéo bien drôle et on voulait vous la partager !
Si jamais vous aussi vous êtes assez maladroit et vous voulez vous améliorer, on vous conseille ce livre !
Bonne rigolade !

Vidéo. Du bon coté des inondations !
Pêcher à la main dans son salon n’était peut-être pas le rêve secret de ce pêcheur latino-texan.
Mais cette vidéo montre son adresse et la bonne humeur avec laquelle toute une famille prend la montée des eaux.
Et par chance le pêcheur à la main a évité les dards du catfish…

Bonnes feuilles : L’intégrale du montage des mouches
Cet ouvrage sortira en novembre 2017 : Profitez de notre Offre spéciale de souscription à 50€ au lieu de 59€ soit une réduction de 15 %, jusqu’au 31 octobre 2017!
Jamais un livre consacré au montage de mouches n’aura été aussi complet, présentant dans le détail chaque matériau, chaque outil, chaque hameçon, avec leurs utilisations, leurs limites, et les substitutions possibles avec de très nombreux exemples de montages détaillés. Tradition et modernité sont présentées en plus 364 pages où les auteurs s’efforcent de ne présenter que ce qui est utile au pêcheur. Ce livre très accessible au débutant est également indispensable au monteur confirmé, qui y trouvera les dernières techniques et les nouveaux matériaux pour la pêche en rivière ou en lac en France, mais aussi à l’étranger. Cette véritable encyclopédie grand format a été rendue possible par l’association particulièrement complémentaire des auteurs : Philippe Boisson, journaliste halieutique depuis 1993 et pêcheur réputé, et Florent Bailly, un monteur de mouches parmi les plus doués de sa génération. Un ouvrage indispensable qui deviendra rapidement une référence en la matière. Voici quelques bonnes feuilles consacrées aux hackles.
LES HACKLES
Un terme dont la traduction ne vient pas du monde du montage de mouches ni ne le concerne puisqu’il détermine simplement une attitude, qui est celle de hérisser, de mettre quelqu’un hors de lui. Le hackle représente donc une plume de cou de coq, qui une fois enroulée sur l’hameçon, se hérisse obligatoirement. Toutes les plumes de cou de coq ou de poule sont donc pour nos amis anglais des hackles. Il est parfois difficile d’éviter quelques termes anglais et autres anglicismes utilisés dans une activité développée en grande partie par les Anglais et à une époque où la mondialisation impose des terminologies dictées par la langue anglaise. Ainsi les catalogues de plumes étrangers parlent de hackles plutôt que de plumes. Alors, mieux vaut savoir de quoi il s’agit. Dans De Natura Animalium, Claudius Aelianus, fait état de plumes de coqs pour prendre des « poissons tachetés », dont on peut imaginer qu’il s’agissait de truites dans les rivières de ce qui forme aujourd’hui la Macédoine. Ce livre date du IIe siècle ! En Espagne, le manuscrit d’Astorga de Juan de Bergara décrit 33 modèles de mouches montés avec des plumes de coqs de la province du Léon. Nous sommes cette fois en 1624 ! Depuis des temps immémoriaux, s’il ne restait pas quelques traces écrites, les pêcheurs ont cherché à sélectionner des coqs dont les plumes étaient longues, brillantes, solides et dont les teintes correspondaient au mieux à celles des insectes aquatiques. En France, c’est surtout dans le Massif central et notamment en Corrèze que les éleveurs ont développé des races de coqs de pêche sur le long terme. Le Concours national des coqs de pêche de Neuvic (Corrèze) fêtera d’ailleurs en 2017 sa quarantième édition. Certains grands pêcheurs à la mouche français comme Jean-Louis Poirot ou Guy Plas avaient leur propre élevage, avec des animaux sélectionnés depuis des lustres. Ces coqs rarissimes sont plumés tout au long de leur vie et ne sont donc pas tués. Les plumes sont vendues en pochettes de 25, 50 ou 100, classées par grade, teinte et taille. La tradition du coq de pêche français fonctionne ainsi, à toute petite échelle mais avec une qualité exceptionnelle. La tradition du coq de pêche continue toujours dans la province du Léon en Espagne avec des productions remarquables, notamment avec les races pardos, dont les plumes au pointillisme très fin font le bonheur des monteurs. Là encore, on achète la qualité, pas la quantité.
Du hackle au cou industriel
Pour combler la demande mondiale en plumes pour la confection des mouches, les productions se sont industrialisées. Aux États-Unis, la marque Metz, fondée en 1972 fut la première à proposer des cous entiers sur peau, avec une qualité, exprimée en grades très satisfaisante. Pour la petite histoire, Buck Metz, pêcheur mais pas du tout éleveur de coqs de pêche reçu un beau matin 144 oeufs comme cadeau provenant d’un ami pêcheur et avocat, Andy Miner, qui lui-même les tenaient de coqs de Harry Darbee, un pêcheur très connu, auteur d’un des premiers livres sur le fly tying de l’histoire, Catskill Flytier. My life, times and techniques (1977). Miner a amélioré les lignées originales de Darbee. Puis Buck Metz s’est à son tour passionné pour l’élevage et a lui aussi sélectionné des animaux pour obtenir des plumes qui collent aux critères demandés par les pêcheurs à la mouche. Tant et si bien que Metz est aujourd’hui le second plus gros producteur de cous de coqs au monde. Entre-temps, les animaux sélectionnés ont subi diverses mutations génétiques, pour arriver à de nouveaux standards. Pour Thomas Whiting, (Whiting Farms, le leader mondial) le coq de pêche n’existe que pour ses plumes, à l’image du mouton qui n’existe que pour sa laine. Ainsi le coq de chez Whiting Farms est aujourd’hui plus haut sur pattes afin d’éviter que ses lancettes, par ailleurs passablement rallongées ne traînent par terre. Whiting Farms a réussi l’exploit d’industrialiser l’élevage d’oiseaux rares, très éloignés des robustes races ancestrales. Une des souches de coqs espagnols du Léon est également au catalogue. À l’image des cépages français, le coq espagnol s’exporte !
Les cous bas de gamme indiens ou chinois
Plumes courtes, présence de duvet à la base et bien au-delà, mauvaise teinture tout juste sèche lorsqu’on ouvre la pochette (le laisser s’aérer à l’extérieur à l’abri des attaques de chats !), le cou indien ou chinois ne se vend pas plus de trente euros, souvent beaucoup moins. Avec un tel tableau, on se demande pourquoi ces produits sont encore proposés. Pourtant, certains pêcheurs et non des moindres ne jurent que par ces plumes qui pour eux n’ont que des qualités, bien supérieures en ce qui concerne la pêche des poissons difficiles à leurrer de nos rivières françaises, comparées aux plumes américaines « génétiques ». Car ces très belles plumes aux fibres de longueur régulière qui font des mouches parfaites, sont très raides. Comprenez par là que les fibres elles-mêmes sont raides. Une fois la mouche posée sur l’eau d’un grand lisse, l’artificielle semble figée malgré une belle brillance et une fi ère allure. Pour la pêche en eaux rapides en revanche, les plumes américaines sont parfaites, car la mouche doit avant tout flotter haut sur l’eau. Ici, c’est le courant qui lui donne vie. Qu’ils soient chinois, indiens ou américains, personne ne sait comment sont élevés ces animaux et comment ils finissent. À la casserole pour les coqs asiatiques mais pour les autres, mystère. Et en cas de risque avéré ou non de grippe aviaire, les animaux sont abattus et les belles plumes perdues.
Cou sur peau Whiting Farms
On peut voir sur la pochette qu’il s’agit bien d’un cou « genetic » et qu’il est issu des lignées Herbert et Miner. Les hackles sont longs et fins. Ce cou est beaucoup plus imposant qu’un cou chinois (trois ou quatre fois plus). De quoi monter des centaines de mouches. Ce cou est valable pour toutes les tailles d’hameçons, mais il présente en plus l’avantage de favoriser le montage des très petites mouches en tailles 20, 22, voire même 24 car les petites plumes, sont à l’image des plus grandes, relativement longues et presque totalement dépourvues de duvet à la base.
Cou sur peau Whiting Farms Leon
Très beau cou de coq dont l’origine génétique est espagnole (les fameux coqs de la province du Léon). Attention, il s’agit juste du cou et non des pelles, ces plumes provenant du dos du volatile (« saddle »), beaucoup plus larges, qui sont les fameuses plumes de coq pardo. Les plumes de ce cou ont une nervure très sombre, qui permet d’imiter le thorax de la mouche.
Saddle sur peau de coq du Léon Whiting Farms
Voici donc les plumes du dos d’un coq du Léon, les plumes de selle (saddle) qui, pour ce coq d’origine génétique du Léon, se caractérisent par un pointillisme très prononcé et du plus bel effet sur des plumes brillantes de teinte brun fumée. Il s’agit donc des plumes pardos version américaines sur « pied ». Ces longues plumes larges sont utilisées pour le montage de certaines mouches à saumon, certaines mouches noyées pour la pêche de la truite et de la truite de mer. Ces fibres font aussi de superbes cerques, et pourquoi pas des ailes de sedges (en mélange par exemple avec du CDC ou d’autres plumes de canard, en sous-couche).
Plumes de cou de coq du Limousin
Les fameuses plumes françaises issues d’élevages très anciens. La brillance est subtile, les teintes très naturelles et les fibres sont beaucoup plus souples que celles des cous américains. Nous sommes ici dans le domaine des teintes naturelles qui couvrent toutes les nuances de gris, de beiges de rouille. Ce sont des plumes exceptionnelles, classées par teintes, grades et tailles d’hameçons.
Cou de coq sur peau indien
Le cou low cost aux fibres plus souples que celles des cous « génétiques » américains. Seules quelques teintes sont naturelles, comme le roux et le brun dans une large gamme de variantes ou le blanc crème. Les autres teintes, y compris le noir, sont le résultat de teintures. La brillance est dans ce cas absente, mais est-ce systématiquement un inconvénient en pêche ? Pas sûr !
Trois plumes très différentes
Un hackle, ou plume si vous préférez, provenant d’un cou indien. On remarque que le duvet remonte jusqu’à plus de la moitié de la hauteur de la plume. Ce duvet est en théorie néfaste à la mouche puisqu’il est censé l’aider à la faire couler. Là encore, la tendance actuelle (ce que veulent les poissons et non les pêcheurs) est plutôt à tendance basse au niveau de la flottaison. Le seul vrai inconvénient de ces plumes courtes, c’est qu’il en faut deux si on souhaite faire une collerette en évitant la zone de duvet en bas de la plume. Au centre, une plume d’un coq américain « génétique ». Le duvet est contenu tout en bas d’une plume interminable. Le travail de sélection et de mutation des animaux est ici flagrant entre la plume indienne et celle-ci ! À droite, une pelle de coq pardo, très différente et qui ne convient pas pour faire des collerettes mais des ailes et des cerques. En Espagne, mais aussi dans le Massif central, les plumes de coqs pardos sont proposées en différentes teintes sous les appellations incendido, flor de escoba, aconchado, medio, corzuno. Les plumes pardos existent aussi en lancettes plus longues. Elles conviennent pour les grands streamers.
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Le saut oblique de la truite
Jérôme Magnier-Moreno a mis dix ans pour écrire une histoire qui ne parle de rien, ou presque : un jeune homme parti pêcher le long du GR 20… Un premier roman initiatique procurant une impression de liberté unique. Après des études d’architecte- paysagiste, Jérôme Magnier-Moreno (né en 1976) devient peintre, réalisant des paysages à la fois figuratifs et abstraits, qu’il signe sous le pseudonyme de Rorcha, en référence au test projectif du psychiatre suisse Hermann Rorschach. Parallèlement à son travail d’atelier, il trouve dans l’écriture une approche complémentaire de la réalité du paysage, qu’il exprime dans Le Saut Oblique de la truite, son premier roman.
www.editionsphebus.fr
96 pages.
Prix conseillé : 11 euros.

Le gave d’Oloron.Meilleurs pools pour la pêche du saumon
Le guide de pêche bien connu Hervé Thomas publie un guide pratique consacré au majestueux gave d’Oloron, qu’il connaît remarquablement bien. Peu de rivières ou de fleuves côtiers peuvent offrir aux pêcheurs autant de pools que ce grand torrent (gave signifie torrent en béarnais) aux eaux d’émeraude qui naît de la réunion des gaves d’Aspe et d’Ossau à Oloron- Sainte-Marie. Sur les 163 pools que l’on trouve sur les 60 kilomètres du gave, l’auteur en a sélectionné 71. Cet ouvrage est un véritable guide, car chaque pool est détaillé, avec une carte d’accès, les coordonnées GPS, les techniques de pêche qui marchent le mieux, les hébergements dans les environs, etc. Il est vrai que le gave d’Oloron est une rivière d’initié, avec des accès souvent confidentiels. Une chose est sûre, ce guide vous simplifiera vraiment la vie au bord de l’eau !
Editions Fil de Pêche. www.fildepeche.fr
