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Catégorie : Actualités

Nouveautés 2012 : Série de cannes JMC Compétition et moulinet Gamma
Parmi les nouveautés proposées par JMC – Mouches de Charette, on compte quatre gammes de cannes, dont la série Compétition, qui s’adressent aux amateurs de pêche à la nymphe au fil. C’est l’occasion de regarder de plus près un des nouveaux moulinets qui s’associe très bien à cette canne, le Gamma.
Si la gamme des cannes Compétition propose une 7’6 pour soie n° 3 et une 9 pieds pour soie n°4, c’est à n’en pas douter vers les modèles de grande, voire de très grande longueur que vont se tourner les regards et les choix. Pas de 9’6 dans cette gamme. Les enchères commencent à 10 pieds. Une pour soie 4, dont l’usage convient à la pêche à la mouche sèche et à la nymphe au fil et l’autre pour soie 7, destinée aux pêches en lac ou pour le streamer en rivière. Ensuite, la gamme va se percher dans les très grandes longueurs, toujours pour soie 4 :
10’6, 11 et 11’6 ! Très rares sont les cannes de 11’6 pour soie n°4. Historiquement, très peu d’artisans ou de fabricants se sont lancés dans la réalisation de cannes d’une telle longueur pour ce numéro de soie.
Techniquement, cela n’est possible que depuis l’avènement des fibres de carbone de très haut module et après définition d’un cône de blank qui puisse rendre l’outil utilisable, sans quoi on obtient une lourde “queue de vache” sans réactivité. L’implication de JMC dans la compétition (sponsor des équipes de France) ne fait aucun doute. Ces cannes de plus de 10 pieds sont destinées à la pêche au fil sous la canne, technique pratiquée également par un grand nombre de pêcheurs à la nymphe là où la pêche à vue est impossible. Dotée d’une d’action progressive plutôt réussie, la gamme permet des posers précis et offre la possibilité de travailler des poissons sur fils fins. Evidemment, plus on monte dans les longueurs plus la fatigue se fait sentir. C’est un point qu’il ne faut pas négliger. Aussi conseillons nous deux cannes dans la gamme : la 10 pieds soie 4, car c’est la plus polyvalente (sèche et nymphe) et la 10’6 soie 4, qui donne déjà une allonge confortable pour la pêche au fil. Les 11 et 11’6 étant des outils qui s’adressent avant tout aux compétiteurs, qui ont besoin de se démarquer de la concurrence.
La finition est sobre pour cette gamme destinée avant tout aux performances et sans mauvaises surprises. La poignée “cigare” est d’un diamètre sensiblement plus important que sur la plupart des cannes concurrentes. La préhension s’avère en outre excellente. Le liège “pleine fleur” laisse présager un très bon vieillissement.
Quant au porte-moulinet, il se veut avant tout fonctionnel et sûr.Prix conseillé : 369 à 399 euros selon le modèle.
Le moulinet GammaCe n’est pas le moulinet le moins cher de la gamme, mais sans nul doute celui qui aura la préférence des pêcheurs initiés qui recherchent un produit léger, performant et bien conçu. Nouveauté 2012, le Gamma se place en remplacement du Rafal et du Exel. Certains défauts des modèles précédents ont enfin disparu. Ainsi le Gamma comporte une cage de bâti fermée et non un simple guide fil. Fini les soies qui se font éventrer entre la bobine et le guide fil, fini les longs bas de ligne qui se retrouvent de l’autre côté du guide fil. Autre atout, une bobine de grand diamètre (100 mm) mais très étroite (20 mm). On le sait, plus la bobine est large, plus la soie s’enroule mal. Les spires se chevauchent et c’est la galère, voir la perte de la truite de votre vie ! Dans la gamme des moulinets JMC, le Gamma semble avoir atteint l’âge de raison.
Disponible en deux modèles :
Gamma 35. Poids 143 g. Soies 3 à 5. Capacité : WF4 + 100m de 20lbs.
Gamma 68. Poids 149 g. Soies 6/8. Capacité : WF 7 + 150 m de 20 lbs.
Prix conseillé : 199 euros.
Renseignements et liste des points de vente :
JMC – Mouches de Charette
E-mail : [email protected]
www.mouchesdecharette.com
Tél. : 04 74 24 22 73.
2011, l’année la plus chaude en France depuis plus d’un siècle
Selon les services de Météo France, l’année 2011 a été la plus chaude depuis le début du XXe siècle avec une moyenne de 13,6° entre le 1er janvier et le 26 décembre pour l’ensemble du pays. Ce sont les températures les plus hautes depuis que l’institution réalisent des relevés. Cette moyenne est de 1,5° de plus que la normale (température moyenne de référence entre 1971 et 2000). Tous les mois de l’année ont dépassé la normale saisonnière, à l’exception notable du mois de juillet qui s’est révélé être le plus froid depuis une trentaine d’années.

Pêche aux leurres : émerillon ou agrafe ?
En matière de pêche aux leurres, tous les aspects du matériel ont leur importance : le leurre, bien évidement, la tresse, le bas de ligne, la canne mais aussi la liaison entre votre bas de ligne et votre leurre. C’est un détail souvent négligé qui joue pourtant un rôle majeur.
Traditionnellement, les pêcheurs français ont longtemps associé la pêche aux leurres à la pêche à la cuillère. De cette tradition, nous avons gardé des mauvaises habitudes comme celle de ramener les poissons-nageurs beaucoup trop vite de façon linéaire et d’attacher ces mêmes poissons-nageurs avec un émerillon à agrafe. L’utilisation d’un émerillon à agrafe devant une cuillère tournante est justifiée par la rotation de la cuillère. C’est un bon moyen d’éviter le vrillage du fil. Par contre, les poissons-nageurs et autres spinnerbaits ou buzzbaits nagent sur un axe vertical, ils ne tournent pas et ne peuvent pas vriller nos corps de ligne. La présence d’un émerillon sur la ligne devient donc superflue.
Des agrafes spéciales leurres
L’intérêt de posséder une agrafe en terminaison de son bas de ligne est de pouvoir changer rapidement de leurre sans avoir à faire des noeuds. La plupart des poissons-nageurs de conception moderne ont des nages chaloupées et aléatoires qui ne supportent pas de contrainte. L’agrafe qui attache le leurre doit donc lui laisser toute sa liberté. L’élément de poids a lui aussi son importance, notamment avec les leurres suspending. Il existe sur le marché plusieurs types d’agrafes développées spécifiquement pour attacher des leurres. Leurs formes générales changent mais elles gardent le même dénominateur commun : une tête ronde et large autorisant une grande liberté au leurre. Fabriquées en inox résistant à la corrosion et très solides, plusieurs marques proposent des modèles vraiment performants. A l’opposé des agrafes dites “à leurre” vient l’émerillon à agrafe : trop long il favorise les emmêlements, trop lourd il modifie le poids des leurres et sa tête trop fine contraint la nage du leurre.
Un anneau brisé libérateurDe nombreux poissons-nageurs sont équipés d’un anneau brisé en tête. Cet anneau brisé de petite taille, souvent ovale, a pour fonction de donner plus de liberté à la nage du leurre et de faciliter la confection des noeuds. En effet, au Japon ou aux Etats-Unis (d’où proviennent beaucoup de nos leurres), la problématique des dents du brochet n’existe pas ou très peu. La plupart des pêcheurs, pêchant en bateau avec des cannes casting (tambour tournant) équipées souvent de nylon, attachent directement le leurre à leur corps de ligne sans faire de bas de ligne. Sans cet anneau brisé, ils seraient obligés de faire un noeud donnant de la liberté au leurre, type Rapala, qui prend beaucoup plus de temps qu’un noeud auto serrant classique. De toutes manières, les Américains (ni les Japonais) ne se posent pas vraiment la question de pouvoir changer rapidement de leurre, puisqu’ils pêchent pour 95 % d’entre eux en bateau et possèdent souvent une canne par type de leurre. Le problème est ainsi résolu ! Dans le cas de nos pêches françaises, nous pêchons pour la majorité d’entre nous du bord. Nos moulinets sont donc souvent montés en tresse, pour lancer plus loin et contrôler efficacement nos leurres, et terminés par une tête de ligne transparente pour plus de discrétion. Etant donné que nous pêchons souvent à une seule canne, les agrafes permettent de changer facilement et rapidement de leurre. C’est d’autant plus utile pour tous ceux qui pêchent le brochet avec un bas de ligne en fluorocarbone en 50 ou 60/100. Faire un noeud Rapala avec de tels diamètres n’est pas une sinécure. En ce qui concerne la combinaison d’une agrafe avec l’anneau brisé en tête de leurre, chacun peut faire un peu ce qu’il veut. Le fait d’attacher une agrafe dans l’anneau brisé ne changera en rien la nage du leurre. Etant plutôt adepte de la simplicité, je préfère glisser mes agrafes directement dans l’anneau du leurre plutôt que dans l’anneau brisé. C’est toujours une source de problème en moins. Par contre, pour tous les utilisateurs des agrafes Norman Speed Clip, sachez qu’elles sont conçues pour être montées avec un anneau brisé en tête de leurre. Sans cet anneau brisé, vous avez de fortes chances pour que votre leurre se détache en cours d’animation… ce qui est assez ennuyeux !

Canne G.Loomis NRX 802 S
Peu après la sortie sur le marché français de la gamme NRX Loomis nous vous avions décrit la NRX Drop Shot dans nos colonnes. Nous allons vous parler aujourd’hui d’une autre canne spinning de la gamme, tout aussi remarquable, la Loomis NRX 802 S JWR. Après de nombreux essais, nous ne pouvons que vous vanter ses qualités. Je me suis habitué aux ligatures bleues et au blank gris foncé de la NRX et je dois dire que maintenant j’apprécie beaucoup ce look, synonyme pour moi d’équilibre, de légèreté et de précision. Cette canne monobrin de 6’8’’ (202 cm), d’action Extra Fast et de puissance Médium est donnée pour le lancement des leurres de 1/8 à 1/4 oz, soit 3,5 à 7 grammes. Si elle permet de lancer très confortablement les leurres légers, elle est capable de lancer aussi des leurres beaucoup plus lourds et de soutenir de gros leurres souples montés sur des têtes plombées de 21 à 28 grammes en pêche verticale. Elle est montée avec quatre anneaux Fuji SIC, trois de départ et un de tête, et cinq anneaux Recoil très légers collés au blank. Ces petits anneaux doivent largement contribuer à alléger sa partie supérieure et à lui donner cette action si particulière, très rapide et très réactive.
Cette canne possède une grande réserve de puissance. Elle permet de pêcher tout en finesse en sachant que l’on pourra quand même ferrer correctement les brochets les plus récalcitrants. C’est une très bonne lanceuse et elle convient parfaitement pour la pêche linéaire des carnassiers avec des leurres souples équipés de têtes plombées de 5 à 14 grammes, des lames vibrantes, des shads à palette, etc. Très résonnante, elle retransmet en effet les moindres informations du leurre vers le pêcheur. Elle est très agréable en pêche verticale. J’ai pu passer quelques heures de pêche avec Wim Van de Velde du Team Loomis Benelux, grand spécialiste de la verticale, qui l’apprécie beaucoup pour cet exercice. Elle est enfin bien équilibrée si on lui associe un moulinet de taille 2500 garni d’une tresse en 10 ou 12 centièmes.

En 2010, 25 nouvelles espèces de poissons découvertes dans la région du Mékong
Les scientifiques ont découvert l’année dernière plus de 200 nouvelles espèces, dont 25 de poissons, dans la grande région du Mékong, fleuve du Sud Est asiatique qui traverse le Yunnan en Chine, le Myanmar (Ex Birmanie), le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et le Vietnam. Cette région possède une biodiversité parmi les plus importantes du monde. A noter qu’un certain nombre des espèces nouvellement découvertes sont déjà déclarées en danger ou en voie d’extinction par les spécialistes.
Pour plus de renseignements et pour consulter le rapport complet du WWF (En Anglais) :

La pêche au leurre : une question d’angle
La première difficulté pour un moucheur novice réside dans l’apprentissage du geste de lancer basé sur le fameux principe des aiguilles d’une horloge. A l’inverse, pour un pêcheur aux leurres débutant, la difficulté majeure ne concerne pas la technique de lancer, mais plutôt les subtilités de l’animation des leurres. Il existe aussi pour cela un autre principe de base : celui de l’angle droit.
Par Alban Choinier
La règle de l’angle droit
Quel que soit le type de leurre utilisé, la tenue de la canne revêt une très grande importance. Le pêcheur doit pouvoir transmettre les impulsions de son bras vers son leurre de la façon la plus efficace possible, ressentir à travers la canne les mouvements du leurre, détecter la moindre touche et ferrer puissamment et promptement. Tout ceci n’est possible que si un angle à 90 ° entre le fil (ou la tresse) et la canne est respecté.
L’instinct n’est pas toujours le bon
D’instinct, le moucheur débutant va casser le poignet en lançant avec pour conséquence de claquer sa soie comme un dompteur de fauve. Bloquer son poignet est un mouvement qui n’est pas naturel, mais il est indispensable pour lancer correctement. D’instinct, le nouveau pêcheur aux leurres va lancer face à lui et animer dans la même position. S’il pêche aux leurres souples plombés, cette position sera la bonne, mais s’il pêche aux poissons nageurs ou aux leurres souples non plombés, elle sera mauvaise et engendrera un comportement perfectible du leurre. Il est alors nécessaire de prendre une position moins naturelle mais halieutiquement beaucoup plus efficace.
Le cas des poissons nageursLe pêcheur face à l’eau, la tresse sort de la canne en formant un angle presque plat. Au cours de l’animation, cet angle change peu. Cette position va avoir plusieurs conséquences sur le comportement du leurre. D’une part, la canne est mécaniquement peu sollicitée et transmettra très mal les animations du pêcheur, d’autre part les vibrations passeront peu à travers le blank de la canne au détriment des sensations de touche. De plus, lors d’une attaque brutale, la canne étant droite, elle n’absorbera pas le choc, le moulinet sera directement en prise au risque de casser la ligne. Le pêcheur sera aussi dans l’impossibilité de « rendre la main » autrement qu’en tendant le bras, ce qui n’est pas une position particulièrement pratique ! En appliquant la règle de l’angle droit, la ligne et la canne se trouvent dans une disposition qui, en augmentant les frottements et enmaintenant une tension sur le carbone, va avoir pour effet d’augmenter la sensibilité du pêcheur par rapport à la touche et aux mouvements de son leurre sous l’eau. Cet angle a aussi pour effet d’améliorer la nage du leurre car les impulsions données à la canne par le pêcheur passent directement dans la ligne sans être atténuées tout en profitant aussi du « rebond », de l’effet « ressort », du scion.
Dans le cas d’un pêcheur ayant lancé face à lui, pour pouvoir obtenir un angle correct entre sa canne et sa ligne, il devra placer ses épaules quasiment perpendiculaires à la berge et sa canne parallèle à la même berge. Ce positionnement n’est pas vraiment naturel mais augmente grandement l’efficacité et le confort en pêche. Au moment de la touche, la ligne étant perpendiculaire au scion, c’est la canne qui encaisse directement le choc.
Si vous désirez rendre la main, pour laisser par exemple couler un leurre devant un obstacle, il vous suffit simplement de tourner le bras qui tient la canne vers l’eau, ce qui est beaucoup plus pratique que de tendre le bras face à l’eau. L’autre avantage de cette position est de dégager de l’espace pour le ferrage. Pour être réellement efficace, le ferrage doit se faire à plat et non par-dessus la tête. En ayant sa canne parallèle à la berge, le ferrage à plat devient logique et surtout particulièrement efficace car la traction se fait exactement à l’inverse de celle exercée par le poisson.
Le cas des leurres souplesIl existe une variété presque infinie de leurres souples, tous ne s’animent pas de la même manière. Les leurres souples non plombés s’animent en règle générale comme un poisson nageur, la position de pêche est donc la même que pour faire nager un leurre dur. Dans le cas des montages plombés comme la fameuse tête plombée, le montage texan mais aussi le Carolina (sorte de montage tirette) ou le drop-shot (plomb en bas et leurre en potence) la position de pêche se calque sur celle des pêcheurs au mort manié. Face à l’eau, canne haute, le pêcheur anime son leurre en modulant la hauteur de son scion. Cette pêche étant extrêmement tactile, le pêcheur donne instinctivement un angle de 90 ° entre sa ligne et sa canne car c’est dans cette position qu’il ressent le mieux la touche etqu’il aura le ferrage le plus efficace. La règle de l’angle droit est donc appliquée sans même s’en rendre compte du fait de la position parfaitement naturelle de pêche face à l’eau. Que ce soit pour pêcher les carangues Ignobilis au popper, la truite au poisson nageur ou le bar au leurre souple, le principe de l’angle droit s’applique toujours. Pour une fois qu’il existe une vérité en matière de pêche, il est bon de le souligner ! Bien sûr, de nombreux pêcheurs appliquent ce principe sans le savoir, par instinct halieutique. La position de pêche, la canne parallèle à la berge, peut surprendre au premier abord, mais c’est une des clefs de la réussite du pêcheur aux leurres.

Les Hard Swimbaits
A gros leurres, gros poissons ! C’est un adage souvent employé parmi les pêcheurs et, s’il n’est pas toujours vérifié, il s’applique bien aux swimbaits rigides qui sont rarement utilisés pour faire du nombre…. mais plutôt des poissons de qualité, voire des records !
Par Achille Gan
Nous avions passé en revue les swimbaits souples dans un précédent article, en espérant que vous aurez pu vérifier sur le terrain, la validité des explications qui y étaient données. Passons cette fois-ci aux leurres rigides catégorisés sous les termes “big baits” (gros leurres) ou “hard swimbaits” (poissons nageurs) mais en se limitant aux modèles destinés au black bass, laissant les “jerkbaits” et autres “plugs” géants, vraiment spécifiques à la pêche du brochet et du musky, à des spécialistes en la matière. D’origine nord-américaine, les big baits rigides font partie des ancêtres des leurres, créés au tout début du XXe siècle par des firmes aussi célèbres que Creek Chub (dont le célèbre Wigglefish détient l’actuel record mondial du bass depuis 1932) ou Heddon. Les bass men de l’époque ne se doutaient pas qu’au début des années 80, le fameux AC Plug allait relancer ces gros poissons nageurs en bois dont l’efficacité, notamment durant l’automne et le printemps, n’était plus à démontrer. Si leur construction est littéralement différente des soft swimbaits, leur vocation première et leur raison d’être, sont tout à fait identiques. On ne reviendra donc pas sur ces basiques qui s’appliquent généralement à la plupart des swimbaits rigides qui vont nous intéresser. Avec une allure de jerkbaits articulés, ces leurres s’en distinguent, non seulement par leur taille qui peut être parfois imposante (de 95 mm et jusqu’à 30 cm pour 230 g), mais aussi par leur mode d’utilisation qui est assez primaire, puisque souvent basé sur une récupération linéaire dont on fera varier la vitesse. Le principe du swimbait est on ne peut plus clair : c’est la nage propre à chaque type de leurre qui le fait vivre et se suffit à elle-même pour déclencher l’attaque des prédateurs.
Des densités spécifiquesFlottants ou coulants les swimbaits rigides possèdent, des densités très variables d’un modèle à l’autre de par la nature des matériaux qui les composent. On distingue les swim’ sculptés dans du bois et ceux moulés en ABS ou en polycarbonate. Les fabricants des premiers sont rares, car produire en nombre des pièces, quasi uniques, pourrait relever d’un des douze travaux d’Hercule et ceux d’entre eux possèdent l’appareillage numérique consacré spécifiquement à cette production, somme toute limitée, se comptent sur les doigts d’une « main de patron de scierie » ! Les essences utilisées sont généralement exotiques comme le cèdre, le balsa et le jelutong. Ce dernier s’avère être le plus avantageux aux yeux des spécialistes américains et des créateurs japonais, qui en apprécient le grain et la texture, ainsi que son comportement lorsqu’il est devenu un leurre (densité, solidité, etc.).
Leur fabrication et leur finition est une véritable création artistique,de nombreuses opérations sont réalisées à la main, et on peut dire que chaque leurre à sa propre identité, sa propre action. Les swimbaits en bois ont un comportement moins calé, plus irrégulier et donc plus attractif. Ce manque d’uniformité qui pourrait choquer certains pêcheurs, les a toujours placés au premier rang, devant leurs homologues, en matière plastique, sortis des chaînes de production automatisées. Ces derniers ont pourtant une finition plus détaillée, des transparences et des irisations naturelles de toute beauté, et il faut admettre que de gros progrès ont été réalisés pour leur faire approcher la nage et la conduite des swimbaits en bois. En jouant sur le matériau des lestages internes, et leur positionnement, ou en ajoutant aux leurres des appendices « perturbants » (queue souple, quille, hélice, palette de cuiller, etc.), certains fabricants ont vraiment réussi à créer de véritables petits bijoux conceptuels. Les signaux émis (vibrations, éclats, sons, bulles et turbulences,…) sont différents à chaque fois, ce qui ne manque pas d’intriguer les prédateurs postés dans les parages, qu’ils soient actifs ou pas ! Et vous le savez, dans la nature, tout ce qui a un comportement bizarre et qui peut se manger, est rapidement sanctionné d’un coup de dent ! L’ami Philippe Duchesne a pu s’en rendre compte, et en tirer profit, lors de cette partie de pêche mémorable, au lac de Vassivière au début de l’automne, alors qu’il pêchait le brochet au DD V-Joint Minnow River2Sea. Les pêcheurs qui l’accompagnaient n’en sont toujours pas revenus !
Des nages à couper le souffle !Les swimbaits rigides, à bavette, doivent leur belle nage ondulante à l’articulation qui partage leur corps en deux ou trois segments (parfois plus), reliés entre-eux par des « charnières » à un ou deux points de fixation. Ces dernières offrent une nage moins désaxée mais supportent mieux les récupérations rapides, si on les compare au système à attache unique. Celui-ci, en revanche, voit sa partie caudale frétiller et se tortiller d’une manière très libre, même à petite vitesse. Les leurres ainsi montés seront très meurtriers en « do-nothing » – vous vous rappelez, c’est la non-animation de leurres arrêtés – sur des zones ou des postes précis. Quoiqu’il en soit, les swimbaits à bavette ont une nage réaliste faite de wobbling et de rolling (frétillement et roulis) qui sont les éléments essentiels d’un bon poisson nageur. A vous de tester et choisir différents modèles, afin de vous équiper de manière satisfaisante, pour proposer à vos carnassiers favoris, le déhanchement qu’ils préfèreront à un moment précis. La véritable nouveauté, dans la grande famille des poissons nageurs, est l’arrivée relativement récente de swimbaits sans bavette, dont la faculté à évoluer en décrivant de larges « S » est vraiment étonnante. Souvent dotés d’une quille jugulaire ou caudale pour les aider à virer de bord tout seuls, ces leurres sont particulièrement adaptés à la prospection de vastes zones. Travaillant en surface, ou à quelques décimètres en dessous, ils trouvent une place de choix pour louvoyer entre les herbiers naissants et la surface, ou ratisser une pointe ou un hautfond rocheux. Une simple récupération au moulinet, souvent modérée, suffit pour les faire entrer en action et prendre du poisson. Leur ressemblance avec des stickbaits leur a souvent valu de se voir infliger d’intempestifs et inutiles «twitches » et « jerks », de la part de pêcheurs mal renseignés ! Soft ou hard, les swimbaits sont réellement complémentaires. Grâce aux premiers, vous aurez la possibilité d’explorer les postes très encombrés, en montage texan, et de proposer une approche discrète. Les seconds, plus adaptés aux postes plus dégagés, délivreront des vibrations puissantes, parfois nécessaires pour déclencher l’attaques des brochets ou des gros bass. Dans tous les cas, rappelez-vous que rien n’est jamais trop gros pour un prédateur qui défend son territoire ou qui cherche à combler sa faim sans dépenser trop d’énergie.

RISE 2012 : 6e édition pour le festival
RISE 2012, le festival de films de pêche à la mouche est une aventure unique au monde qui prendra l’année prochaine une nouvelle dimension puisqu’il part en tournée ! Le festival est devenu un événement incontournable pour la communauté des pêcheurs à la mouche. Pour cette édition 2012, le magazine Pêches sportives est partenaire du festival.
Organisé par le Club mouche Haute Vallée de la Loire et la société Gin-Clear Media, RISE vous propose en exclusivité et en avant-première les meilleurs films de pêche à la mouche en France et dans le monde (Slovénie, Nouvelle-Zélande, Alaska et Etats-Unis). Le Rise Festival 2012 s’arrêtera à Caen
(25/2/2012), Pau (02/3/2012) et Le Puy-en-Velay (03/3/2012) ainsi que dans de nombreuses autres villes européennes. Un événement à ne pas rater pour tous les amoureux de la pêche à la mouche et des films halieutiques de qualité !
Renseignements : www.flyfishingfilmfestival.eu

La vérité sur l’état alarmant des rivières jurassiennes
Le projet du DVD, “Les rivières jurassiennes, l’envers du décor” arrive à terme après 13 mois de travail. Il sera pressé dans les jours à venir à près de 6000 exemplaires. Pour Nicolas Germain, le réalisateur, le plus gros du travail reste à faire, mais le challenge en vaut la peine. En plus des 6000 DVD, cette vidéo sera en téléchargement gratuit. Pour être sur de ne pas manquer sa date de disponibilité (mi-janvier), vous pouvez vous inscrire sur :
http://dvd.nicolas39-peche-mouche.com/
