Catégorie : Actualités

  • Bretagne : quand le président d’un syndicat d’agriculteurs dérape…

    Bretagne : quand le président d’un syndicat d’agriculteurs dérape…

    Nous relatons ici l’échange
    musclé entre Thierry Merret, Président de la FDSEA
    (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) du Finistère et Eau & rivières de Bretagne, une association qui lutte pour la qualité des eaux
    bretonnes. Devant
    les membres du Conseil économique, social, environnemental de Bretagne, le syndicaliste a complètement dérapé, notamment en
    accusant l’association de « porter plainte contre les Bretons» (sic). Il vous suffit de lire ce qui suit pour vous faire votre opinion. Nous avons d’ailleurs gardé l’intégralité des propos. De notre côté, nous ne pouvons qu’apporter notre
    soutien à Eau
    & rivières de Bretagne…

    L’intervention de Thierry
    Merret, président
    de la FDSEA du Finistère

    Je m’exprime ici au nom des acteurs de la profession agricole.
    Il fallait bien un rapport transversal pour se rendre compte, effectivement, que tout est algues vertes dans la politique du Conseil régional. Les algues vertes sont un élément structurant de la politique foncière, de la politique économique, de la politique agricole, de la communication du Conseil régional. N’avez-vous pas l’impression d’en faire trop ? Le Conseil régional nous assure qu’il veillera à la gestion économe du foncier agricole, me voilà rassuré ! Rappelons que la Profession agricole s’est engagée depuis de nombreuses années sur ce thème et n’a pas attendu que cela relève de la lutte contre les marées vertes, mais passons, l’intention est louable et cela indique que le Conseil régional n’envisage pas l’avenir sans agriculteurs.
    Par contre, je suis particulièrement inquiet de la tournure que prend l’appui à l’Etablissement Public Foncier de Bretagne pour la création de réserves foncières. La gestion du foncier agricole est déjà très encadrée par différentes commissions (SDDS, CDOA, SAFER…). En voulant orienter la rétrocession des terres agricoles vers la forme d’agriculture voulue par le Conseil régional, on créé des inégalités inacceptables. En octobre 2011, nous rappelions déjà que « tous les modes de production agricoles peuvent répondre aux objectifs de qualité de l’eau et que c’est leur adaptation au contexte local qui est à construire et non pas l’obligation de passer à un type particulier de production. C’est bien par la diversité des modes de production et leur imbrication sur le territoire que des évolutions positives de la qualité de l’eau pourront aussi être obtenues et confortées ». Il s’agit également là d’une question de fond pour l’aménagement du territoire et la survie de filières agro-économiques durables.
    Soyons également très prudents concernant les missions des porteurs de programmes d’actions sur les bassins versants. Même si le Conseil régional se défend de vouloir attribuer de nouvelles compétences à certaines structures, il les dote néanmoins des moyens nécessaires pour que cela se produise. Des instances de décisions, de régulation et d’orientation existent au niveau départemental tant pour le foncier, que pour l’aménagement du territoire ou l’économie. Il est important de respecter les décisions et d’éviter de compliquer, voire court-circuiter les initiatives prises à ces niveaux de décision. L’enfer est pavé de bonnes intentions, prenons garde de ne pas nous orienter dans cette voie avec la stratégie de lutte contre les marées vertes.
    Selon le Conseil régional, les évolutions de pratiques ou de systèmes doivent s’intégrer dans des filières agricoles et agroalimentaires garantissant une juste rémunération des agriculteurs, grâce à une meilleure valeur ajoutée. Le Conseil régional nous renvoie à des dispositifs accompagnant notamment la mise en place de filières de diversification pour répondre prioritairement à des besoins locaux, notamment par le développement des circuits courts.
    Plus loin, on comprend qu’une meilleure prise en compte de l’environnement par l’agriculture lui donnera une image positive et renforcera l’attrait touristique des espaces ruraux et agricoles et pourra être un support de valorisation des produits locaux. L’agriculture bretonne ne peut se cantonner aux marchés de proximité ! Concernant les éléments d’analyse de la politique régionale de lutte contre les marées vertes, le Conseil régional reconnaît lui-même, en introduction, que les indicateurs présentés n’ont pas de vocation à évaluer ni la totalité d’un programme, ni l’ensemble d’une politique régionale. Cela ne l’empêche pas de détailler dans cette partie 3 indicateurs : le niveau de contractualisation individuelle, la surface en prairies/SAU et l’évolution des ventes d’engrais minéraux. Je m’interroge d’abord sur l’opportunité pour le Conseil régional de fixer des indicateurs de suivi alors même que, d’une part, il a été acté que chaque territoire devait fixer, au vu de ses caractéristiques, les indicateurs spécifiques à l’atteinte des résultats demandés et que, d’autre part, les écrits de plusieurs projets territoriaux ne sont toujours pas finalisés.
    Ce faisant, le Conseil régional méprise publiquement le principe de démocratie participative qu’il a porté aux nues dans les bassins versants algues vertes. En effet, que valent les indicateurs choisis par les acteurs de territoire pour suivre leurs projets quand la Région avance son propre modèle d’évaluation ? Nous en sommes d’autant plus étonnés que c’est faire fi de la reconnaissance des évolutions de pratiques déjà réalisées. Par exemple, et tout en reconnaissant que des améliorations doivent être engagées en matière de substitution de l’azote minéral par de l’azote organique, nous ne comprenons pas la référence faite à l’évolution d’engrais minéraux. N’en déplaise au Conseil régional, aucun projet déposé à ce jour ne comporte cet indicateur pour évaluer l’efficacité des actions. En aucun cas l’évolution des ventes d’engrais minéraux ne saurait être corrélée aux actions mises en place dans les bassins versants algues vertes. L’utilisation de cet indicateur est foncièrement malhonnête car il est évident que l’évolution des ventes d’engrais minéraux est bien plus influencée par des dispositifs structurants comme l’évolution des Zones d’Excédents Structurels (ZES), les financements pour la résorption ou le cours des engrais minéraux.
    Enfin, je souhaiterais revenir sur le soutien apporté par le Conseil régional à «Eaux et Rivières de Bretagne», « la Maison de la Consommation et de l’Environnement » et « l’Assemblée Permanente des Présidents de Commission Locale de l’Eau (CLE) de Bretagne». Nous comprenons ce soutien à des organismes dès lors qu’ils agissent de manière favorable à la mise en oeuvre de la politique défendue par le Conseil régional. Toutefois, il y a un manque de cohérence entre les orientations politiques du Conseil régional et la prolongation de la convention pluriannuelle d’objectifs d’Eaux et Rivières de Bretagne.
    Le risque de contentieux communautaire est systématiquement utilisé comme justifiant le plan d’actions algues vertes et les projets territoriaux. Or, faut-il rappeler que la demande d’information de la Commission européenne à la France a été déclenchée suite à une plainte portée par Eaux et Rivières de Bretagne ? Alors que le Conseil régional appelle à la cohésion et au travail collectif de tous les acteurs concernés, nous nous étonnons qu’une association, qui porte plainte contre les bretons et met ainsi en cause les orientations prises dans ce dossier, soit soutenue politiquement et financièrement. Nous demandons dès lors que l’opportunité de prolonger cette convention soit débattue.

    Je vous remercie de votre attention



    La réponse de Jo Hervé, président d’Eau & rivières de Bretagne

    Monsieur le Président, De nombreux membres du CESER nous ont fait part de leur émotion et de leur réprobation à la suite de votre intervention lors de la session des 23 et 24 janvier de cette assemblée consacrée à l’examen du budget du Conseil Régional.
    A cette occasion, avez regretté « qu’une association qui porte plainte contre les Bretons et met en cause des orientations prises dans le dossier des algues vertes soit soutenue politiquement et financièrement”.
    Une telle hauteur de vue ne nous étonne guère de votre part … Nous avons encore en mémoire l’analyse remarquable que vous aviez exprimée en février 2009 à la suite du saccage des locaux brestois de notre association par des agriculteurs : « « A la vue des photos qu’il m’a été donné de voir, je suis quasi sûr que ceux ne sont pas des paysans qui ont fait les dégâts car, en colère comme ils le sont après cette association, rien ne serait resté. Par contre, subversifs comme ils le sont, bon nombre d’entr’eux ayant été formé à l’école de Trotski ou de Bakounine, il ne serait pas étonnant qu’à des fins de publicité, ils aient en fait eux-mêmes tout organisé. » ! Les citoyens rassemblés au sein d’Eau & Rivières s’honorent que ni leur association, ni ses responsables, n’aient fait l’objet en quarante cinq années d’activité, d’aucune condamnation par les tribunaux de la République. S’il en était besoin, ceci démontre que notre action s’inscrit dans un cadre parfaitement légaliste.
    Ne vous en déplaise Monsieur le Président, il est parfaitement légitime que cette activité dont l’opinion publique bretonne et les pouvoirs publics apprécient l’importance, la qualité et la clairvoyance, soit aidée par des financements publics, dans le respect de la liberté d’information, d’action et d’expression, fondements mêmes de notre démocratie.
    D’ailleurs, le montant de l’aide annuelle du Conseil Régional à Eau & Rivières, 110 000 €, est sans commune mesure avec les sommes considérables que les contribuables ont dû supporter pour réparer les dégâts commis lors de manifestations violentes suivies de destructions d’édifices publics ou de biens privés, organisées par votre syndicat (par exemple, 7 millions d’euros pour la seule manifestation de Fougères en 2001 …) Monsieur le Président, votre intervention à la tribune du CESER, est infondée et inopportune.
    Elle fait suite à votre refus obstiné d’accepter le diagnostic des marées vertes, et à vos tentatives d’entrave dans la mise en oeuvre des actions collectives pour y remédier. Elle vous isole, comme en témoignent les nombreuses réactions qui nous sont parvenues dont celles de nombreux responsables agricoles et économiques. Elle crée inutilement un risque de division, alors même que les enjeux de la reconquête de l’eau impliquent une mobilisation de l’ensemble des acteurs autour d’objectifs partagés.
    C’est en tout cas dans cet esprit d’ouverture, et pour obtenir la nécessaire application des engagements européens de la France et des règlementations en vigueur, que notre association poursuivra résolument son action, sans se laisser intimider ou détourner par de faux procès et de vaines querelles.
    J’adresse copie de ce courrier à Monsieur le Président du Conseil Régional, à Monsieur le Président du Conseil Economique, Social, Environnemental, Régional, et aux membres de cette assemblée, ainsi qu’à Monsieur le Préfet de Région. Dans l’esprit de transparence et d’information qui anime notre association, j’en assure également la diffusion sur notre site internet.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments attristés.

    Le Président

  • Mr Mouches, un site 100 % sans ardillon

    Mr Mouches, un site 100 % sans ardillon

    Saluons cette bonne idée du site Mr Mouches qui ne vend que des mouches sans ardillon assurant ainsi au passage la promotion du No kill. Développé par un passionné de pêche qui monte lui-même toutes les mouches proposées, ce site marchand propose des mouches à l’unité ainsi que des kits thématiques. A noter qu’un blog est également accessible sur le site.

     

    Renseignements :

    http://www.mrmouches.com

  • L’Anguille européenne : une espèce en danger

    L’Anguille européenne : une espèce en danger

    Autrefois très répandue dans les rivières et les plans d’eau, l’anguille est en déclin depuis maintenant plus de deux décennies. Les causes de la régression de cette espèce au cycle de vie extraordinaire sont multiples et difficiles à appréhender dans leur globalité. Pour tenter d’enrayer cette tendance, un plan de gestion de l’anguille, d’initiative européenne, a été lancé il y a quelques années et un cortège de mesures pour sa restauration a été mis en place. Voyons tout cela plus en détail…

    Par Sylvain Richard et Guy Périat

    L’espèce qui colonise nos lagunes, lacs, étangs et cours d’eau métropolitains est l’Anguille européenne, Anguilla anguilla. L’ancêtre préhistorique de l’anguille est apparu il y a une centaine de millions d’années. A l’image du premier salmonidé (cf. Pêches sportives n° 74) et au fur et à mesure de la dérive des continents, ce groupe s’est diversifié pour atteindre aujourd’hui une vingtaine d’espèces, qui peuvent être séparées en deux ensembles : les anguilles de l’Atlantique et celles du Pacifique. Ce dernier groupe est le plus riche. En France d’outre-mer, près de dix espèces différentes peuvent être observées : en Polynésie (A. megastoma, A. obscura), à la Réunion (A. marmorata) ou encore en Nouvelle-Calédonie (A. mossambica, A. australis australis, A. australis australis schmidti, A. reinhardtii).

    Un cycle de vie partiellement inconnu

    Toutes les anguilles sont des poissons migrateurs dits amphihalins, c’est-à-dire qu’ils sont capables de vivre alternativement en eau douce et eau salée, et thalassotoques, qui ont donc une reproduction ayant lieu en mer et une croissance en eau douce, à l’inverse des saumons. Il n’y a qu’à peine un siècle que le lieu de ponte des anguilles de l’Atlantique a été localisé par Schmidt (1922), dans la mer des Sargasses. De plus, aucune anguille sexuellement mature n’a encore été capturée dans le milieu naturel… Beaucoup de mystère entoure ainsi la reproduction de l’anguille ! Toutefois, nous savons que, pour déclencher la maturation sexuelle de l’espèce, de fortes pressions et une température de l’eau de plus de 17 °C sont nécessaires. Or, ces conditions environnementales particulières ne sont réunies que dans la mer des Sargasses, dans l’Atlantique, au large des Caraïbes. Après la reproduction de l’Anguille européenne, les oeufs fécondés donnent naissance à des larves aplaties latéralement, ressemblant à une feuille de saule, qui remontent à la surface et sont appelées leptocéphales. Incapables de nager, elles se laissent alors porter par les courants du Gulf Stream, qui arrosent les côtes européennes : de Gibraltar et la Méditerranée jusqu’aux pays scandinaves, en passant par le littoral français. La durée réelle de cette migration au gré des courants reste un sujet de discorde au sein du monde scientifique et elle est estimée entre un et trois ans.


    Des civelles, des anguilles jaunes et des anguilles argentées

    Arrivées au niveau du talus continental, les leptocéphales se métamorphosent en civelles transparentes. Elles deviennent ainsi cylindriques, ne s’alimentent plus et se dirigent vers les estuaires : la première phase marine de l’espèce s’achève ici ! Portées au départ par les marées, elles entament alors une migration active, qui leur permet de remonter progressivement les cours d’eau en nageant contre les courants. Au bout de quelques semaines, les civelles se pigmentent, se transforment physiologiquementet atteignent le stade non sexué d’anguillettes, qui leur permet de poursuivre leur migration et leur croissance en eau douce. Certaines resteront en zone littorale, tandis que d’autres atteindront la tête des bassins versants. Au bout de quelque temps, l’anguillette va développer ses attributs sexuels et se sédentariser au sein du réseau hydrographique continental : elle devient alors anguille jaune, en référence à la couleur dominante de ses flancs. Cette période de croissance peut durer de huit à douze ans pour les mâles et de douze à dixhuit ans pour les femelles. Durant cette période de vie dulcicole, les anguilles occupent des milieux et des habitats très variés. Des secteurs de plaine calmes aux rivières tumultueuses, c’est une espèce ubiquiste capable de s’adapter à tout un panel de situations.
    A la fin de sa croissance en eaux douces, de nouveaux changements morphologiques, anatomiques et physiologiques interviennent : la peau s’épaissit, le ventre devient argenté alors que le dos et les flancs noircissent, les nageoires pectorales s’allongent, les yeux grossissent et l’appareil digestif se rétracte. L’anguille, appelée alors anguille argentée, est prête pour dévaler le cours d’eau, souvent au gré des crues d’automne, regagner la mer et aller se reproduire sur le lieu qui l’a vu naître : la mer des Sargasses ! Si l’on a pu suivre des anguilles argentées sur le bord du talus continental, il faut reconnaître qu’aucune information sur ce qui se passe après n’est disponible… Certes, des expériences en laboratoire ont permis de déclencher la maturation sexuelle en augmentant la pression hydrostatique, mais cela n’a encore pas pu être vérifié dans le milieu naturel. L’ultime phase du cycle de vie de l’anguille, la reproduction, reste bel et bien une énigme !


    Une régression drastique sans équivoque

    Historiquement, la distribution de l’anguille était très étendue. Les densités les plus fortes étaient logiquement rencontrées dans les secteurs les plus proches de la mer. La colonisation vers les parties les plus amont des bassins était loin d’être anecdotique : en dehors des zones de montagne, naturellement inaccessibles, l’anguille était présente dans l’ensemble de nos lacs et cours d’eau. A tel point que la réglementation de la pêche l’a considérée comme nuisible jusqu’en 1985, et des pêches de destruction étaient carrément organisées afin de tenter d’éradiquer ce funeste ogre de nos rivières !

    Si l’on avait su à l’époque…

    Aujourd’hui, la régression, voire la raréfaction, de tous les stades de développement de l’espèce inquiète, tant du côté de la communauté scientifique que de celui des pêcheurs professionnels. Ainsi, un certain nombre de rapports du Conseil international pour l’exploitation de la mer (CIEM) ou encore de la Commission européenne consultative pour les pêches dans les eaux intérieures (CECPI) mettent en évidence une diminution drastique des captures d’anguilles par les exploitants professionnels. A l’échelle du continent européen, le niveau de recrutement, estimé à travers la biomasse en civelles, est passé à partir des années 2000 en dessous des 5 % du niveau historique. De même, les captures d’anguilles par les professionnels ont diminué de manière continue depuis les années 1960 et sont actuellement en dessous de 25 % de leur niveau historique.
    La situation est donc alarmante !

    Des causes diverses et variées expliquent le déclin de l’espèce

    Chaque stade de développement de l’anguille est particulier. L’espèce est ainsi sensible à toute une série de pressions différentes, dont les effets se cumulent au fur et à mesure de son développement. A terme, la réduction des stocks de géniteurs ne permettra plus d’assurer un niveau de recrutement nécessaire au remplacement des générations. La pérennité de l’espèce peut donc être remise en cause… Etablir la liste exhaustive des problèmes rencontrés par l’anguille étant impossible, concentrons-nous de préférence sur les perturbations les plus évidentes et les plus couramment citées.


    Les obstacles à la migration

    Les obstacles à la migration que sont les barrages, seuils et autres ouvrages transversaux, sont considérés comme un facteur important de la fragilisation de l’espèce. En effet, en bloquant la migration d’amontaison, ils empêchent l’accès aux zones de grossissement et réduisent au final les stocks de géniteurs à l’échelle des bassins versants. Parallèlement, les ouvrages hydroélectriques perturbent également la dévalaison, en causant une mortalité plus ou moins importante lors du passage dans les turbines. Compte tenu de la densité très importante d’ouvrages transversaux sur le territoire national, a minima 50 000 ouvrages principaux recensés récemment par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, leurs effets doivent se mesurer en cumulant les impacts de chacun d’eux à l’échelle d’un axe fluvial. En effet, par exemple, si unitairement une centrale hydroélectrique engendre un taux de mortalité dans les turbines à la dévalaison de l’ordre de 5 à 10 %, la succession de plusieurs centrales entraîne une addition des mortalités, qui au final se révèlent très importantes et réduisent de manière drastique la quantité de géniteurs d’un bassin susceptibles de retourner en mer se reproduire. En plus du problème de l’accès, celui de la destruction même des habitats de l’anguille est également un facteur important de fragilisation de l’espèce. L’assèchement des zones humides, la déconnexion des systèmes latéraux, l’endiguement des cours d’eau participent ainsi à détruire les milieux de vie privilégiés de l’espèce…


    Les maladies et épidémies

    Parmi les nombreux parasites susceptibles de contaminer l’anguille, le plus virulent est sans aucun doute le nématode Anguillicola crassus, originaire du Sud-Est asiatique et de l’Australie. Ce parasite hématophage se rencontre dans la vessie natatoire de l’anguille, son hôte définitif. Ses effets pathogènes peuvent être directs, en provoquant des lésions et une altération progressive de cet organe, ou encore indirects, en diminuant l’endurance et le niveau de résistance de l’individu, qui devient alors plus vulnérable aux autres pressions environnementales. Au final, les anguilles argentées fortement infestées par ce parasite n’ont aucune chance d’atteindre leur lieu de ponte… Le virus dit Evex, apparu pour la première fois en 1977, est également reconnu comme pouvant significativement affecter la migration de l’anguille. Ce virus provoque des hémorragies et des anémies sur tous les stades de l’anguille, diminuant alors les capacités de nage. En France, cette virologie a été observée sur les civelles de l’estuaire de la Loire au début des années 1980, puis récemment sur les civelles de Méditerranée.
    Cependant, il n’a encore jamais été observé sur des anguilles jaunes ou argentées.


    Les polluants toxiques

    Les micropolluants, tels métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, etc., rencontrés et accumulés dans l’eau et les sédiments des écosystèmes aquatiques sont un facteur important de régression de l’anguille. En effet, les traits de vie de l’espèce la rendent particulièrement vulnérable à ces pollutions : position élevée dans les chaînes alimentaires, accumulation de beaucoup de graisses, longue durée de vie à reproduction unique. Certaines substances, comme les pesticides neurotoxiques et les substances chimiques, agissent de manière directe sur sa physiologie. Par exemple, le lindane, les dioxines ou certains PCB perturbent le fonctionnement de la glande thyroïdienne, impliquée dans le stockage des lipides. Les PCB perturbent également le système neuronal, pouvant induire des troubles comportementaux. De graves altérations hépatocytaires et branchiales ont été observées expérimentalement après une exposition des anguilles à l’atrazine et au cadmium.
    Enfin, récemment, des chercheurs hollandais ont mis en évidence l’effet direct des composés de type dioxines (PCB…) sur le développement embryonnaire et la survie des embryons d’anguille, et ce pour des teneurs près de trois fois inférieures aux normes de consommation de l’OMS… ! Par ailleurs, on peut observer une corrélation étrange entre les émissions de PCB dans l’environnement et le déclin du stock d’anguille !


    L’exploitation des stocks

    L’anguille est exploitée à tous ses stades biologiques continentaux pour la pêche professionnelle, mais également pour la pêche de loisir. Ces activités de pêcherie, aux rendements estimés à 100 tonnes de civelles et plus de 800 tonnes aux autres stades en France, ont une influence sur la variabilité des stocks d’anguilles et constituent donc également un facteur potentiel supplémentaire de fragilisation de l’espèce. A noter qu’en France la pêche de la civelle ou pibale est interdite en Méditerranée. En ajoutant que le prix de ce mets exquis peut atteindre 500 euros le kilogramme. Attirant toute la convoitise du braconnage !

  • Les Gîtes de France des Pyrénées-Orientales lance « Passion Pêche »

    Les Gîtes de France des Pyrénées-Orientales lance « Passion Pêche »

    Les Gîtes de France des Pyrénées-Orientales ont lancé une thématique « Passion Pêche »afin de faire partager le potentiel halieutique et
    touristique de la région.Rivières, lacs de
    montagnes, salmonidés, carnassiers : les pêcheurs ne manquent pas ici de
    coins pour célébrer leur passion.Les propriétaires adhérents à ce programme se sont
    engagés à proposer à leur clientèle une information personnalisée et de qualité
    pour des parties de pêche réussies.Passionnés, ces propriétaires pourront dispenser des conseils sur les
    meilleurs coins autour de leur gîte,ainsi que tous les
    documents utiles pour se lancer.


    Renseignements :

    http://www.gites-de-france-66.com

  • Bretagne : un salon nautique pour les pêcheurs

    Bretagne : un salon nautique pour les pêcheurs

    Vents
    et Marées, le
    salon nautique de Vannes, dont l’édition
    2012 ouvrira ses portes du 16 au 18 mars, intéressera également les pêcheurs en
    mer. Deux halls couverts de 5 500 m2 et près de 10 000 m2 en extérieur :
    les visiteurs auront de quoi s’occuper. Un secteur spécifique à la pêche
    sportive accueillera de nombreux exposants, mais également des animations,
    notamment des démonstrations de Daniel Nicolet, guide de pêche en mer depuis 17
    ans. L’entrée est gratuite.


    Renseignements :

    http://www.salonnautiquevannes.fr

  • Une petite rivière irlandaise, la Fane

    Une petite rivière irlandaise, la Fane

    Un séjour test passé avec Gatti sur la Fane, un petit fleuve côtier du nord-est de l’Irlande, à la toute fin du mois septembre 2010, m’a permis de m’essayer à la technique de pêche du saumon en petite rivière. Ce séjour a été l’occasion de découvrir une région méconnue de l’Irlande, peu fréquentée par les touristes pêcheurs.

    Par Philippe Collet, photo John McCaughey

    La Fane est un petit fleuve côtier du nord-est de l’Irlande, qui débouche dans la mer d’Irlande à Blackrock, un village situé au sud de la ville de Dundalk, au nord de Dublin. Le bassin de la Fane commence avec des petits tributaires qui se jettent dans le lac Muckno. La rivière qui en sort s’appelle la Clarebane, elle se jette dans le lac Ross. A sa sortie, elle s’appelle la Fane. Elle fait alors la frontière entre l’Irlande du Nord (comté d’Armagh) et la République d’Irlande (comté de Monaghan) avant de traverser le comté de Louth en République d’Irlande. Elle coule en direction du sud-est. Avec ses tributaires, elle mesure près de 70 km. La Fane abrite une belle population de truites fario, de truites de mer et de saumons. Les populations de truites fario augmentent en remontant vers l’amont de la rivière, alors que les parcours les plus prisés pour la truite de mer et le saumon sont situés plutôt en aval. La Fane est une très bonne rivière à truites fario. Cette pêche mérite à elle seule le déplacement, de mai à septembre. Pour la truite de mer, la saison démarre en juillet et reste bonne jusqu’à la fermeture. Concernant le saumon, la meilleure période pour le pêcher s’étend de juillet à octobre. La pêche est fonction des niveaux d’eau. En 2010, les remontées de saumons ayant été très tardives, elle a réellement démarré en septembre à cause du manque d’eau en été. Frontalière avec l’Irlande du Nord, la Fane ferme plus tard en saison que sa voisine la Boyne, par exemple. En 2010, la pêche du saumon et de la truite fermait le 12 octobre. Cette rivière est gérée par des associations de pêcheurs et certains propriétaires riverains. De nombreuses techniques de pêche y sont autorisées, mais le catch and release est encouragé.

    Une rivière tardive

    Ce petit fleuve côtier est une rivière à crues. Les remontées importantes de saumons ne se font que lors des coups d’eau. La rivière Fane est tardive car les poissons qui la remontent doivent parcourir le chemin le plus long qui soit pour rejoindre une rivière de République d’Irlande. Revenant de leurs aires de grossissement du nord de la Norvège et du Groenland, ils ne coupent pas tout droit depuis le nord mais font le tour par l’ouest puis le sud de l’Irlande. Il semble qu’ils reprennent le parcours qu’ils ont fait à l’état de smolt, poussés vers le sud par de forts courants venant du nord. Ils ont ainsi un long trajet à parcourir pour rejoindre leur rivière et arrivent logiquement parmi les derniers dans leur estuaire. En 2010, les grisles de 2 à 2,5 kg, remontés d’abord, ont formé contrairement aux années précédentes une grande part des captures. Des saumons plus gros sont remontés après. Un compteur à poissons récemment mis en place sur la rivière par Inland Fisheries Ireland, et opérationnel pour la saison 2010, avait permis, fin novembre, de relever 900 poissons de plus de 1,5 kg (essentiellement des saumons) et 1 350 poissons plus petits (truites de mer et petits saumons) de 0,5 à 1,5 kg. Ce compteur ne détecte pas les nombreuses truites de mer plus petites. Fin novembre 2010, il remontait encore des saumons, d’une taille moyenne de 3 à 4 kg cette fois, dans la Fane.
    Pour 2011, compte tenu du nombre de smolts présents les années antérieures, le nombre de prises autorisées passe de 275 à 604 pour la rivière Fane. En 2009, le nombre deprises s’est élevé à 275 poissons, dont 40 % ont été relâchés. En 2010, les chiffres provisoires des collectes de tags et des carnets de capture faisaient état de seulement 200 poissons pris, du fait de la remontée tardive, plus 70 relâchés.

    Les pêcheurs de la Fane à l’origine de l’arrêt des filets dérivants

    Du fait de la particularité de leur migration, qui conduit les saumons à longer les côtes de l’Irlande par l’ouest puis le sud, les poissons de nombreuses rivières irlandaises, mais aussi d’autres rivières d’Europe, étaient interceptés par des pêcheurs aux filets dérivants sur les côtes ouest et sud du pays. Avec l’augmentation et la modernisation de la pratique de cette pêche, les stocks de saumons ont rapidement atteint des niveaux dramatiquement bas. A titre d’exemple, les pêcheurs aux engins de l’estuaire de la Fane ont vu le nombre de leurs prises passer de 10 000 en 1960 à 500 en 1990. Cet état catastrophique de la ressource a conduit, il y a dix ans, les trois clubs de pêcheurs à la ligne de la rivière Fane à se réunir pour manifester contre la pêche aux filets dérivants qui pillait leur ressource. Cette manifestation a été le déclencheur d’un mouvement de plus grande ampleur qui a conduit le gouvernement irlandais à indemniser les pêcheurs aux filets dérivants pour qu’ils arrêtent cette pratique.


    La recolonisation des rivières

    L’arrêt de la pêche aux filets dérivants, combiné à une réduction importante de la pêche aux engins en estuaire, a permis aux saumons de recoloniser progressivement les rivières. La Fane, qui n’a pas été curée ou recalibrée par le passé, qui a la chance d’avoir un débit d’étiage soutenu par les lacs amont et qui a une eau très surveillée car elle approvisionne l’agglomération de Dundalk en eau potable, a pu être rapidement recolonisée. Elle abriterait la plus grande densité de smolts d’Irlande, ce qui lui vaut d’avoir un quota de prises important. Parmi les 110 rivières répertoriées « à saumon » en Irlande, la Fane occupe la 16e place devant la Dee et la Glyde proches, pour le moment fermées à la pêche pour protéger la ressource. Pour une petite rivière à crue, large de 10 à 15 mètres, c’est un score plus qu’honorable. L’ouverture progressive des autres rivières viendra réduire la pression de pêche sur la Fane, la rendant encore plus attractive. Après la Boyne, la Glyde devrait par exemple ouvrir à nouveau en catch and release pour 2011.

    La pêche

    Une rivière comme la Fane est un peu difficile à pêcher à la mouche au plus fort d’une montée d’eau. Pour y pratiquer cette technique pendant une crue, il faut choisir les secteurs les plus larges, permettant à la soie de se placer et à la mouche de bien travailler. Il ne faut pas perdre trop de temps à essayer de pêcher des sections étroites et trop profondes car, malgré l’usage de soies très denses, les mouches passent souvent trop haut. Le moment le plus favorable pour attraper un saumon est le tout début de la période de décrue, lorsque l’eau commence à baisser et à s’éclaircir. L’incidence de la marée est très importante et conditionne les arrivées de poissons frais sur les pools. Sur ce type de rivière sans obstacles, les poissons peuvent remonter très rapidement et gagner leurs secteurs de frayère en parfois moins d’une journée.
    En période normale, ou lorsque la crue n’est pas trop forte et que la rivière est assez large, il est possible de pêcher à l’aide d’une soie flottante ou d’une soie flottante à pointe intermédiaire. En général on lance trois quarts aval pour laisser la mouche décrire un arc de cercle en traversant les veines de courant, tirée par la soie. Lorsque la soie arrive en parallèle de la berge, on en récupère quelques mètres avant de relancer. On peigne ainsi méticuleusement la rivière, mètre après mètre, de façon très méthodique, pour tenter de faire réagir un poisson. Plus la rivière est étroite, rapide et profonde, plus il faut lancer à la perpendiculaire de la berge pour laisser le temps à la mouche de s’enfoncer avant d’être tirée par la soie. On peut être amené à faire quelques mendings, pour replacer le ventre de la soie vers l’amont et laisser le temps à la mouche et la pointe de la soie de couler un peu. Dans certains cas, il peut même être judicieux de lancer sa mouche vers l’amont pour induire un dragage instantané de l’amont vers l’aval à proximité immédiate de la berge et peigner ainsi les petits amortis, à la recherche de poissons collés à la berge d’en face. On essaie alors de pousser le ventre de sa soie vers l’aval en fin de lancer pour former un ventre vers l’aval (mouvement de canne de l’amont vers l’aval après le shoot en laissant filer de la soie entre les doigts). Cela permet de longer plus longtemps la berge d’en face. On tente en général ces passages après avoir d’abord peigné l’aval du poste. En cas de prise de la mouche, pour ne pas rater la touche, il faut laisser au saumon qui s’en est saisi le temps de basculer vers lebas avant de le ferrer. Certains estiment qu’il faut tenir une boucle de soie sous les doigts pour pouvoir la libérer à la touche avant de ferrer en relevant la canne, d’autres se contentent de laisser la soie sur le moulinet réglé doux pour qu’elle se dévide facilement, sur quelques dizaines de centimètres, à la touche. Je ne me permettrais pas de trancher.
    Lors de notre séjour, nous avons dû pêcher avec des soies à pointes plongeantes très denses de type 200 grains ou Depht Finder, car les eaux étaient hautes et tendues. Lorsque le courant est important, les imitations montées sur hameçon double sont privilégiées, car le poids de ce dernier permet un meilleur ancrage de la mouche dans l’eau. Pour ce type de rivière, il n’est pas nécessaire de s’équiper de cannes spécifiques à deux mains. Une canne à une main de 10 à 11 pieds pour soie de 8, pas trop raide, est idéale. Elle permet de réaliser des lancers depuis des berges encombrées et de réussir tout de même à conduire ses dérives. Une canne de 8 reste discrète et est suffisamment puissante pour combattre des poissons souvent moyens. Le moulinet doit être doté d’un bon frein mais n’a pas besoin d’être surdimensionné pour contenir une grande réserve de backing. Il est de toute façon illusoire de vouloir ramener un poisson qui a trop dévalé et que l’on n’a pas pu suivre, la progression du pêcheur étant le plus souvent immédiatement bloquée par la végétation des berges.
    Pour ces pêches sur une rivière étroite, le bas de ligne est court : 2 à 3 m en soie flottante pour rester précis à faible distance, 60 cm à 1 m en soie plongeante pour placer la mouche rapidement au bon niveau derrière la soie. Un diamètre de pointe de 30 centièmes paraît être le bon compromis résistance/présentation. Sur les plus longs bas de ligne, un porte-pointe peut être réalisé avec un morceau de fil plus fort en 40 ou 50 centièmes pour une meilleure présentation, mais il n’est pas indispensable. L’importance du guide Pour pêcher le saumon, le savoir-faire d’un guide et sa connaissance de la rivière sont importants. Il est difficile de savoir sur quel pool aller au gré des horaires de marées et des hauteurs d’eau. Le guide vous aidera à choisir vos mouches ou vos leurres, vous apprendra à mieux lire la rivière et à comprendre les tenues potentielles des saumons. Il vous emmènera sur des pools que vous n’auriez pas pu trouver seul. Sur un séjour, il est important de réserver ses services quelques journées, le temps au moins de prendre ses marques.


    Un environnement un peu dégradé mais un accueil chaleureux

    Si les paysages sont sauvages et somptueux sur l’amont de la Fane, j’ai tout de même été déçu par sa partie le plus aval où l’impact anthropique est assez marqué : cultures trop proches de l’eau à plusieurs endroits, remblaiement d’une zone humide en cours, nombreux déchets laissés par certains pêcheurs sur les secteurs les plus fréquentés. Cela donne une impression de déjà vu, un peu démoralisante lorsqu’on pensait voir autre chose en changeant de pays. Cette déception a été compensée par l’accueil très chaleureux qui nous a été réservé par nos hôtes David Byrne, de l’Eastern Regional Fisheries Board, Bernard Devenney, le secrétaire, John McCaughey, le président du Club des pêcheurs de saumon de Dundalk, Matt Campbell, le guide de pêche, Ronan O’Brien, d’Inland Fisheries Ireland, responsable entre autres du compteur à poissons de la Fane, Heinz, notre hébergeur, et aussi les pêcheurs qui ne nous connaissaient pas, rencontrés au bord de l’eau, toujours attentifs à nous donner un conseil, voire une de leurs mouches favorites. Rien que pour ça, je reviendrai

  • Coins de pêche : la sélection du Petit futé

    Coins de pêche : la sélection du Petit futé

    Le Petit futé, éditeur bien connu de guides touristiques, vient de publier un guide intitulé Week-ends et vacances de pêche, dont l’ambition est de proposer aux lecteurs « Tous les bons plans pêche en France et dans le monde ». Naturellement, le but est impossible à atteindre, mais ce petit guide pratique compte une foule d’informations qui seront bien utiles aux pêcheurs, surtout pour les pêcheurs routards. Une première partie de l’ouvrage détaille les principaux types de pêche, de la mouche au surfcasting, en passant par la traîne et le leurre, mais aussi les grandes lignes de la réglementation, une présentation de l’équipement, des organismes importants et de la presse spécialisée. Ensuite, une seconde partie, propose une sélection de week-ends pêche dans tout l’Hexagone, région par région. La troisième, et dernière partie, ouvre les horizons du pêcheur. Irlande, Suède, Canada, Sibérie, Sénégal, vous trouverez ici une sélection succincte de destinations de pêche qui ont déjà fait leurs preuves.

    Le lecteur bénéficie de l’expérience de cet éditeur dans la publication de guides touristiques. Organisation de l’information, langue claire et renseignements pratiques en cascade : un petit guide qui, loin d’être exhaustif, n’en est pas moins bien fait.

     

    Renseignements :

    www.petitfute.com

  • Espagne : un nouveau site web pour Pesca Extremadura

    Espagne : un nouveau site web pour Pesca Extremadura

    Pesca Extremadura, un centre de pêche situé à Orellana la Vieja dans le Sud de l’Espagne qui propose aux pêcheurs de carnassiers un « terrain de jeux » de près de 50 000 hectares, vient de mettre en ligne son tout nouveau site Internet. Bien fait, vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour partir à la découverte de ce site exceptionnel au cœur d’une zone et d’un biotope protégés, à trois heures de Madrid. Six guides français pourront vous faire découvrir cet impressionnant réseau de lacs et de rivières à la recherche des brochets, des black-bass ou encore des barbeaux qui peuplent la région.

    Renseignements :

    http://www.pescaextremadura.com

  • Forte affluence au Salon de Charleroi

    Forte affluence au Salon de Charleroi

    Rendez-vous incontournable des passionnés de pêche à la mouche, le
    salon de Charleroi (Roselies), qui s’est déroulé les 28 et 29 janvier,
    a cette année encore connu une très forte influence. Les raisons de ce
    succès ? Des exposants venus de toute l’Europe, qui offrait un panel
    de matériels très large, y compris en ce qui concerne des produits
    confidentiels, pas facile à trouver. L’occasion pour des milliers de
    visiteurs de faire le plein de matériaux de montage afin de pouvoir se
    mettre devant l’étau de façon efficace et pour l’équipe de Pêches sportives de rencontrer ses lecteurs belges et du Nord-Est de la France !

  • Bord’Eaux Loisir Pêche : l’AG ouverte à tous les motivés

    Bord’Eaux Loisir Pêche : l’AG ouverte à tous les motivés

    L’assemblée générale de l’association girondine Bord’Eaux
    Loisir Pêche sera exceptionnellement ouverte à tous les intéressés. Elle aura
    lieu le Samedi 18 Février 2012 à la maison des associations de Mérignac à
    partir de 9 h 30. La plupart des sujets seront soumis aux votes de tous. A
    noter que le nouveau site de l’association est en ligne : www.bordeauxloisirpeche.com. Vous
    y trouverez toutes les informations concernant les activités de cette association
    très dynamique.

    Renseignements :

    Jérôme Rabin

    Président de Bord’Eaux Loisir Pêche

    Le clos des musiciens

    4,Impasse Charlie Parker

    33700 MERIGNAC

    Tel :
    09.71.34.18.85

    Mail : [email protected]