Catégorie : Actualités

  • France : création d’un nouveau Parc naturel marin

    France : création d’un nouveau Parc naturel marin

    Le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer
    d’Opale vient de voir le jour ! Un décret du 12 décembre officialise sa
    création dans le nord-ouest du département de la Seine-Maritime et dans l’ouest
    des départements de la Somme et du Pas-de-Calais.

    Pour l’Agence des aires marines protégées : « La
    mise à l’étude du parc naturel marin a été décidée, par arrêté ministériel du
    19 février 2008 (…) en raison de la présence des 3 estuaires, la mer dans le
    Pas-de-Calais offre une remarquable diversité biologique au sein d’un
    écosystème original, mais fragile. Partant de ce constat, l’étude de
    préfiguration d’un parc naturel marin a été décidée et conduite pendant plus de
    deux ans »
    . Plus de 200 espèces animales
    et végétales sont présentes dans la zone protégée, dont 16 espèces de
    mammifères marins (marsouin, dauphin, phoque veau-marin, phoque gris…) et 90
    espèces de poissons (cabillaud, requin pèlerin, anguille…).

    Crédit photo : © Laurent Mignaux/MEDDE

  • La mort de Pierre Choulet

    La mort de Pierre Choulet

    C’est avec une grande tristesse que la
    rédaction a appris la disparition de Pierre Choulet à l’âge de 83 ans. Le
    créateur du Moulin du Plain et éternel promoteur du Doubs est celui qui a mis
    Goumois sur l’atlas mondial de la pêche à la mouche, bien qu’il n’ait jamais
    lui-même pratiqué. Avec son humour, son intelligence et son ouverture sur le
    monde, il a su fidéliser une clientèle éclectique, respectant tout le monde,
    devenant l’un des visages les plus marquants de la Franco-Suisse. Conteur d’une
    incroyable tendresse, ceux qui ont eu la chance d’entendre ses histoires et la
    musique de son accent franc-comtois garderont longtemps le souvenir de cet
    homme à part.

    Nous nous associons à la douleur de sa femme, Odile, et de ses
    enfants, et parions qu’il s’en est allé au paradis des amoureux du Doubs. Un
    paradis où les éphémères sont éternelles et les ondes des gobages infinies.

  • La Loue passe aux assises

    La Loue passe aux assises

    Trois ans après les mortalités exceptionnelles de poissons sur la célèbre rivière franc-comtoise, les services de l’État se mobilisent pour trouver des solutions à travers des assises qui laissent entrevoir quelques pistes intéressantes, mais qui montrent par la même occasion leurs limites.

    A Ornans se sont tenues le 11 octobre les premières Assises de la Loue. Sous la houlette du préfet du Doubs, Christian Decharrière, et du président du Conseil Général Claude Jeannerot, 150 personnes (élus locaux, scientifiques, représentants d’associations) ont répondu présent pour mieux comprendre les pollutions chroniques dont souffre la Loue et tenter de trouver des solutions. On peut s’étonner que les autres rivières du département, ou même de la région, n’aient pas eu droit au chapitre. Environ un tiers des eaux de la source de la Loue proviennent du Doubs, une rivière qui a elle aussi connu des mortalités pisciaires entre 2009 et 2011. On se souvient du “paradoxe de la Loue”, ainsi nommé par les services de la préfecture du Doubs en 2010, qui s’étonnaient de voir mourir les poissons alors que les analyses de nitrates et de phosphates dans l’eau ne montraient rien d’alarmant. Pis, elles étaient même en dessous des normes édicttées par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau, qui impose un retour à une bonne qualité des eaux aux pays membres de l’Union Européenne avant 2015. Seules les associations (Collectif SOS Loue, Fédération de pêche du Doubs, CPEPESC…) dénonçaient des normes insuffisamment strictes, ainsi que l’urgence de prendre le problème à bras le corps. Il y a eu la manif d’Ornans, puis celle de Goumois avec en tête de file Yann Arthus- Bertrand, les articles dans la presse locale et nationale, afin d’instaurer une pression permanente sur les services locaux de la préfecture. Le préfet du Doubs a ouvert ses Assises en soulignant les vives critiques dont ses services ont fait l’objet. Sans ce combat, car c’en est un, qui se soucierait de l’état de la Loue aujourd’hui ? Ses Assises auraient-elles seulement eu lieu ? Pas sûr ! On est passé d’un refus de voir la réalité en face, à une mobilisation très officielle. La pollution de la Loue n’est plus niée, elle est même analysée par des experts nationaux nommés par l’Etat. Derrière cette bonne volonté affichée, se cache sans doute l’obligation de rendre quelques comptes… Les deux recours déposés par le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises devant la commission européenne y sont sans doute pour beaucoup. Toujours est-il que le dialogue à radicalement changé, ce qui est une très bonne chose.  Le mal dont souffre la Loue (et les autres rivières comtoises) est connu depuis bien longtemps. Dès les années 1970, l’eutrophisation de la Loue (excès de nutriments dans la rivière responsable d’un développement algal anormalement important) a été mis en évidence par le professeur Jean Verneaux, relayé par le Conseil supérieur de la pêche (CSP), puis par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Les effets de l’eutrophisation, qui entraîne des réactions en chaîne, sont également parfaitement connus et compris. L’excès d’algues colmate les fonds et anéantit les populations d’invertébrés. L’eau chauffe beaucoup plus sur un fond couleur vert bouteille que sur une blonde gravière. L’oxygène dissout est inexistant en fin de nuit sur les zones les plus colmatées, etc . La Direction régionale de l’environnement (Diren), avait, il y a au moins quinze ans, mesuré la pousse des algues filamenteuses sur une journée sur certains points critiques. Sur le Doubs, à Montbenoît, elle atteignait alors 250 g/m² ! Chargé de présenter son étude comme une sorte de bilan de la situation actuelle, Jean-François Humbert, expert national d’une analyse commanditée par l’État concernant la Loue, rendue publique au printemps, a, lors de ces assises, rappelé le caractère eutrophisé de la rivière. Bien. Ce n’est plus un secret pour personne. Une fois le problème cerné, M. Humbert n’est plus vraiment revenu sur cette évidence, en mettant plutôt le doigt sur les micropolluants, suspectés d’avoir tué les poissons ou encore sur le réchauffement climatique, observé depuis 1987, avec force graphiques et courbes pour démontrer qu’en Franche-Comté, la température s’est apparemment élevée de quelques degrés. Inutile d’être un grand scientifique pour trouver dans l’eau de la Loue et ses fonds devenus sombres les raisons d’un réchauffement. Ces experts sont-ils totalement indépendants ? Ceux-là même qui ont mis en cause dans le rapport national Loue la pratique du no-kill comme éventuelle responsable de ces mortalités pisciaires… Il est permis d’en douter. Bien sûr qu’il est important de comprendre le rôle des micropolluants, mais dans le même temps, on ne peut nier l’évidence et l’urgence. Un début de réponse se trouve dans les recommandations de certains scientifiques présents à ces assises, notamment des géologues, qui demandent d’urgence une réglementation spécifique aux zones karstiques. Même la Chambre d’Agriculture du Doubs, qui n’est pourtant pas un modèle d’agronomie bio, à mis à l’étude une zone test (Plaisirfontaine), qui prend en compte la nature de chaque parcelle pour y pratiquer l’épandage qui lui correspond le mieux. L’urgence concerne aussi les produits de lave-vaisselle, qui, contrairement aux lessives, sont encore très riches en phosphate. Les deux sénateurs présents aux assises, Martial Bourquin et Claude Jeannerot, ont pris l’initiative de proposer au Sénat une interdiction de ces produits. Le préfet du Doubs s’est quant à lui engagé à faire avancer le dossier d’une réglementation spécifique aux zones karstiques.


    L’ Aop Comté dans la tourmente

    La suppression des quotas laitiers en 2015 s’inscrit dans une volonté de politique agricole européenne néolibérale, au nom de la mondialisation et d’une capacité autorégulatrice des marchés. Les quotas laitiers avaient été instaurés pour obtenir des prix réguliers et rémunérateurs pour les éleveurs. Les zones bénéficiant d’une AOC ou d’une AOP, comme le comté, se trouvaient ainsi à l’abri d’une surproduction qui, comme toujours, a pour inévitable effet l’effondrement du cours du lait. Dans le département du Doubs, l’arrêt des quotas laitiers laisse entrevoir une production de lait accrue d’environ 20 %, ce qui sera dramatique pour les cours d’eau. Le politiquement correct veut qu’on ne désigne jamais directement un responsable. Le préfet Decharrière avait d’ailleurs ouvert ces assises en rappelant que nous n’étions pas là pour stigmatiser une activité ou une corporation. Là au moins, c’est clair pour tout le monde ! Le comté n’est plus, pour une bonne part, le fromage artisanal dont se réclament les publicités parfois mensongères imaginées par la profession. Le système se mord la queue depuis longtemps : obligation de nourrir les bêtes avec le fourrage local, épandage massif de fumier et de lisier pour tenter de faire pousser de l’herbe à 800 m d’altitude sur des sols dont la plupart ne comptent que quelques centimètres de terre sur de la roche karstique. Obligation de faucher deux fois, voire trois au cours de la saison, ce qui est responsable de la disparition de plus des deux tiers des espèces florales qui faisaient autrefois toute la saveur de ce fromage. L’annonce de la suppression des quotas laitiers lève la sécurité qui protégeait cette filière. Interrogé lors des assises, Claude Vermot-Desroches, éleveur et président du comité interprofessionnel du gruyère de comté craint que certains agriculteurs ne cèdent à la tentation de produire davantage et souligne que le mot d’ordre sera d’essayer de garder le cap. Certes les problèmes des rivières comtoises sont multifactoriels, liés autant à un mauvais assainissement qu’à des pratiques agricoles devenues inadaptées à cette région où le plus important des gruyères se trouve sous terre. Par ses réseaux et son lien direct avec les rivières, le karst se trouve bien au centre du débat. Ce n’est pas une découverte, mais pour une fois, l’Etat reconnaît son lien entre l’état actuel de la rivière et les activités pratiquées sur le plancher des vaches.


    Un bon exemple  de cache-misère

    Le préfet du Doubs avait nommé en début d’année un comité des sages (experts nationaux et locaux), chargé de trouver des solutions aux problèmes de la Loue. Les solutions proposées à Ornans par ce comité ont été particulièrement décevantes, voire inexistantes. La Loue est une rivière plutôt lente, ça non plus c’est pas très nouveau. Les miroirs peints par Courbet en sont la preuve. Les seuils artificiels de la Loue ne datent pas d’hier, et pourtant à l’époque de Courbet, la Loue devait être en meilleur état qu’aujourd’hui ! Les “sages” proposent de faire supprimer quelques seuils pour redonner un peu de vitesse sur des zones qui ont tendance à favoriser le développement algal. Comme ce fut rappelé, la Loue compte 28 km de ralentissement dû à des seuils artificiels sur les 126 que compte la totalité de son cours. C’est beaucoup, et les deux ou trois seuils visés ne changeront pas la face du monde. L’autre mesure proposée résume bien l’impossibilité de trouver des solutions efficaces lorsqu’on refuse de prendre le problème à la base. Nos respectables experts pensent en toute logique que de replanter des arbres au bord de l’eau limiterait le réchauffement de la rivière. Des algues à l’ombre sont en effet moins problématiques que des algues exposées au soleil. Ça valait le coup d’attendre un an… Le bilan de ces assises de la Loue est donc mitigé. Il faut souligner l’engagement de l’Etat au niveau local, notamment celui du conseil général du Doubs, conscient des problèmes d’assainissement de beaucoup de communes. Des efforts ont été engagés ou réalisés en ce qui concerne les stations d’épuration de Mouthier-Hautepierre, Rurey, Montrond-le-Château, Longeville et Chassagne. Le conseil général estime que « des efforts restent à faire notamment sur les réseaux où il y a des fromageries et des réseaux unitaires ».  Dommage que la commune d’Ornans, qui accueillait sur ses terres ces Assises de la Loue, voie toujours les maisons du centre-ville rejeter leurs eaux usées directement dans la Loue…

    Philippe Boisson

  • 10e prix Charles Ritz remis à l’AAPPMA la Truite de l’Huisne

    10e prix Charles Ritz remis à l’AAPPMA la Truite de l’Huisne

    Le 14 novembre 2012, le 10e Prix Charles C. Ritz a été remis à l’AAPPMA la Truite de l’Huisne au Travellers Club Paris. Le président de la Truite de l’Huisne, M. André Pelletier, a reçu le Prix Charles Ritz, une sculpture de Les Penny, de la main du président du jury, le Professeur Roger Leverge, ainsi qu’un chèque d’un montant de 3000 euros du trésorier, M. Philippe Gourmain. Le Prix Charles Ritz récompense chaque année une personne physique ou une association qui a entrepris une action en faveur de la protection de l’eau, des poissons ou des rivières.
    Ce prix salue une initiative concrète de préservation de l’environnement en développant la capacité d’accueil de la truite Fario dans les cours d’eau et encourage le travail sur le terrain d’un candidat méritant. Le président du jury a par ailleurs félicité le dauphin du Prix, l’AAPPMA Vallée de l’Albarine, pour ses actions entreprises en faveur de la protection de l’eau, des poissons ou des rivières. Pour sa dernière présidence, le professeur a prononcé un discours émouvant et moléculaire sur la mémoire de l’eau avant de présenter son successeur M. Jean-Marc Vervelle.  M. Emmanuel Plessis, technicien de rivières, présentait quand à lui les actions de la Truite de l’Huisne dans les affluents et l’ensemble du territoire de l’AAPPMA. A partir d’un diaporama des photos prises « avant » et « après », il expliquait les travaux effectués autour de la continuité écologique, la morphologie des cours d’eau, le piétinement intensif du bétail, les pollutions de toutes sortes et le développement d’une pêche de qualité. Une attention particulière a été consacrée à la réhabilitation des ruisseaux pépinières, le reméandrage et la restauration des berges par les techniques de fascinage et de tressage.

  • Onema, nomination d’une nouvelle directrice générale

    Onema, nomination d’une nouvelle directrice générale

    Le 23 octobre, Mme Elisabeth Dupont-Kerlan a été nommée Directrice générale de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Elle succède à Patrick Lavarde au sein de cette instance nationale chargée de la protection des milieux aquatiques. Ancienne élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, elle a exercé diverses fonctions dans les champs de l’aménagement, des transports, de l’environnement, de la recherche à l’opérationnel. Elle a occupé en particulier, au Ministère chargé de la recherche, le poste de conseillère technique au cabinet du Ministre sur les questions d’énergie, des transports, de l’environnement, des ressources naturelles et de l’innovation, puis, de 1998 à 1999, Directrice adjointe de la Technologie. En 2000, elle a été nommée Directrice Générale de l’INRETS (établissement public français de recherche dans le domaine des transports et de leur sécurité).
    De 2003 à 2009, elle a successivement occupé les postes de Directrice Départementale de l’équipement de Seine-et-Marne (2003-2005), puis de déléguée aux transports, à l’environnement et à l’énergie à l’association des Régions de France (2005-2009). En parallèle, de 2005 à 2010, elle a été, à l’école des Ponts Paris Tech, Présidente du département Ville, Environnement, Transports. Enfin, en 2010, elle a rejoint le Conseil général de l’environnement et du développement durable au Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement en tant que coordinatrice du collège recherche et technologie.
    Si l’Onema continue sur sa lancée, son rôle devient de plus en plus restreint, notamment au niveau régional, où cet organisme subit lui aussi la crise. Tous les départs en retraite ne font pas l’objet de remplacements et les missions de terrains se résument dans bien des cas à la mise en place et au suivi de la Directive Cadre Européenne. Une bonne partie de son travail est désormais assurée par les fédérations de pêche (pêches électriques d’inventaire et de sauvetage, police de la pêche, études scientifiques, etc.)

  • Flyfishing Europe ouvre un site web en Français

    Flyfishing Europe ouvre un site web en Français

    Acteur majeur de la pêche à la mouche outre-Rhin, Flyfishing
    Europe ouvre un site web en Français. De grandes marques y sont
    distribuées : l’intégralité des cannes Winston, Thomas & Thomas et CF
    Burkheimer, les moulinets Bauer, Nautilus, Abel, Saracione, un large choix de
    lunettes Costa Del Mar, les soies Teeny, les épuisettes Brodin et toute la
    gamme de produits Simms.

    De plus, Flyfishing Europe vous propose des bonnes affaires
    tout au long de l’année dans son magasin Outlet. Vous y trouverez des réductions jusqu’à 70% sur des cannes
    et des moulinets haut de gamme, du matériel de montage ou encore un large
    éventail de produits Simms



    Renseignements : www.flyfishingeurope.de

    Un conseiller francophone est également à votre disposition.
    Vous pouvez le contacter par mail à l’adresse suivante: [email protected]

  • Objectifs et actions réalisées du contrat de rivière Chéran

    Objectifs et actions réalisées du contrat de rivière Chéran

    Les objectifs et les actions réalisées du contrat de rivière Chéran ont été ménées par le Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran (SMIAC). Il s’agit du premier contrat prenant en compte la totalité du bassin versant. Durée : de 1997 à 2008, réalisé en deux phases avec un bilan à mi-parcours qui a permis de réajuster les objectifs et les budgets. Le budget initial était de 47 millions d’euros, pour 33,1 millions d’euros utilisés.

    Objectifs et actions :

    Volet A (60 %) :
    Réaliser l’assainissement des collectivités locales. Maîtriser les pollutions d’origine agricole (élevages).
    Améliorer la ressource en eau potable Améliorer la qualité des eaux. Réhabiliter les décharges.

    Volet B (30 %) :
    Stabiliser le lit et les berges des rivières, assurer la protection localisée contre les crues. Restaurer et gérer les espaces riverains des cours d’eau. Développer la gestion piscicole et les potentialités halieutiques.
    Aménager des accès aux cours d’eau et des circuits de randonnée. Améliorer la pratique du canoë-kayak.
    Mettre en valeur le patrimoine lié à l’eau. Restaurer et mettre en valeur les cours d’eau, supprimer les points noirs paysagers.

    Volet C (10 %) :
    Entretenir les milieux restaurés. Mettre en place un suivi morphologue et qualitatif du Chéran et de ses affluents. Coordonner et mettre en place un suivi des actions réalisées. Coordonner, entretenir, gérer et communiquer. Informer et sensibiliser les usagers.


    Etude bilan du contrat de rivière Chéran (SMIAC)

    Le Chéran a fait l’objet d’un contrat de rivière signé le 11 octobre 1997 pour une durée initiale de 10 ans. Dès le départ, sa réalisation a été conçue en deux phases successives de cinq ans chacune avec, à mi-parcours, la réalisation d’un premier bilan. Celui-ci a été réalisé en 2002. Il a permis de réajuster les objectifs et définir le contenu de la seconde phase. Le contrat est à présent achevé officiellement depuis fin 2008, même si quelques actions majeures sont encore en phase de réalisation. A noter que le contrat de rivière Chéran a été un des premiers à engager un diagnostic et des actions à l’échelle d’un bassin versant.
    Dans la foulée du contrat, le SMIAC a engagé en 2010 une « étude bilan évaluations et perspectives » réalisée par Claudine Lecuret (consultante milieux aquatiques) et Philippe Barret (DIALTER).
    Cette étude a été divisée en cinq modules faisant chacun l’objet de rapports distincts :
    – Module 1 : état des lieux initial et final, évolution.
    – Module 2 : bilan technique et financier.
    – Module 3 : fonctionnement de la procédure.
    – Module 4 : synthèse et évaluation.
    – Module 5 : perspectives.

    A l’issue du rendu des trois premiers modules en mars 2010 au comité de pilotage et à la population lors de réunions publiques, deux commissions thématiques ont été constituées. Elles comprenaient les représentants des principales organisations concernées par le contrat de rivière et des personnes volontaires, riverains et habitants du territoire.
    – Commission A : qualité des eaux, pollutions, alimentations en eau.
    – Commission B : état physique des cours d’eaux, inondations, boisements de berges, usages récréatifs, gouvernance.

    Cette partie d’autoévaluation très liée à la perception de terrain des acteurs et des habitants (et élus) du territoire a été intégrée au rendu des modules 4 et 5.
    Cette partie de l’étude bilan (module 4 et 5) a donc été construite sur la base de deux approches complémentaires :
    • une évaluation externe réalisée par le prestataire sur les bases de données objectives collectées et exploitées dans les rapports du Bilan (module 1 à 3),
    • une autoévaluation menée avec les acteurs locaux.
    Le rendu final de l’étude réalisée en 2009/2010 a été présentée au comité de pilotage et au comité rivière en septembre 2010.


    Contexte actuel et perspectives

    L’étude bilan a mis en avant la nécessité de poursuivre le travail actuel, maintenir la dynamique et pérenniser dans le temps les actions engagées dans le cadre du contrat de rivière, avec la perspective d’engager le territoire sur un second contrat de rivière.
    La mise en œuvre d’un nouveau contrat se justifie notamment par les enjeux actuels liés entre autres à la qualité biologique du Chéran (qualité « orange » liée au déclin inexpliqué de la truite fario autochtone), la reconquête et la préservation des espaces de liberté du cours d’eau et des milieux annexes (espace de fonctionnalité des milieux), la connaissance de la ressource en eau (et des pressions liées au prélèvement), la gestion morphologique du cours d’eau (transport solide) et la maîtrise des pollutions accidentelles…
    Associés à ces objectifs très réglementaires, les groupes de travail ont souligné quelques points importants à traiter en priorité comme :
    • Etudier et comprendre le déclin de la truite.
    • Réaliser un diagnostic global des affluents.
    • Adopter une démarche intégrée en travaillant sur tous les milieux du bassin versant : zones humides, affluents, milieux superficiels et souterrains…
    • Conserver et protéger les espaces de liberté de la rivière et de ses affluents.
    • Identifier les cours d’eau « naturels », réfléchir autrement, c’est-à-dire non pas aux aménagements à faire, mais à ceux à ne pas faire.
    • Promouvoir la renaturation physique des milieux anthropisés (sur le Dadon, affluent du Chéran).
    • Améliorer encore les pratiques agricoles en associant les agriculteurs à la démarche.

  • Le projet Rivières sauvages

    Le projet Rivières sauvages

    L’émergence du Fonds pour la conservation des rivières sauvages présente la perspective pour le Chéran d’être un des bassins versants pilotes, pour la construction du label et du réseau de rivières sauvages. Ce qui vient conforter les actions initiées et engagées par les pêcheurs au côté du SMIAC sur le bassin versant.
    D’ores et déjà, un comité technique réfléchit sur les actions innovantes à engager avec les décideurs pour redonner au Chéran son fonctionnement naturel et sauvage, avec en point d’orgue, l’effacement du seuil du pont de Banges, dernier obstacle artificiel majeur au transit sédimentaire et à la continuité écologique sur le bassin versant. L’objectif du Fonds pour la conservation des rivières sauvages étant de se dédouaner du minimum réglementaire de bon état écologique affiché par la Directive cadre européenne (DCE) et ses normes insuffisantes, dont on touche les limites aujourd’hui sur d’autres rivières emblématiques, comme le Doubs et la Loue. Le but étant de se rapprocher d’un fonctionnement naturel et biologique optimum, seul garant de la pérennité et de la préservation des milieux encore en état, comme l’est celui du Chéran, avec peut-être, à terme, la concrétisation des efforts engagés par la labellisation du Chéran comme « une » des rivières sauvages de France.

  • Concours : gagnez un séjour dans un gîte de pêche en Creuse

    Concours : gagnez un séjour dans un gîte de pêche en Creuse

    La Creuse est un département très riche en coins de pêche
    grâce à ses 3 600 km d’eaux vives, ses 3 000 hectares d’étangs et de lacs et
    son environnement sauvage et préservé. L’ADRT Tourisme Creuse a lancé un
    jeu-concours « la Pêche aux Touristes ». La participation au jeu se fait
    via facebook, à partir de la page Tourisme en Creuse. A la clé, vous pouvez
    gagner un séjour pêche d’une semaine en gîte 3 épis.



    Renseignements :

    http://tourismeprocreuse.com/2012/10/17/jeu-concours-la-peche-aux-touristes/

  • Antilles françaises : 4 sites ont reçu le label d’Aires spécialement protégées

    Antilles françaises : 4 sites ont reçu le label d’Aires spécialement protégées

    Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de
    l’Energie a annoncé le 27 octobre quatre sites des Antilles françaises ont reçu
    le label d’Aires spécialement protégées à l’occasion de la réunion de la
    convention internationale de mer régionale de Carthagène, organisée en
    République Dominicaine du 23 au 25 octobre 2012. Il s’agit de la Réserve
    naturelle nationale de Saint-Martin, des Etangs lagunaires de Saint Martin, de
    la Réserve naturelle nationale de « Petite-Terre » en Guadeloupe et du
    Sanctuaire de mammifères marins Agoa. Créé en 2010 sur l’ensemble de la zone
    économique exclusive des Antilles françaises, le sanctuaire Agoa est le second
    sanctuaire de mammifères marins après le sanctuaire Pelagos, créé en
    Méditerranée.

    Crédits photo : Jérôme Couroucé/MDD