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Catégorie : Actualités

Picardie : un tout nouveau club de pêche à la mouche dans l’Aisne (02)
Basé entre les villes de
Château-Thierry, Soissons et Villers-Cotterêts, le Groupement des pêcheurs
sportifs à la mouche de l’Aisne (G.P.S.M.A.) est un tout nouveau club de pêche
à la mouche. Créé en décembre 2012 par quelques passionnés, il propose des
cours de lancer, du montage de mouches, des sorties réservoir et rivière, ainsi
que des participations à des rencontres sportives amicales ou officielles. Il
souhaite se donner une couleur particulière avec des actions de sensibilisation
à la nécessaire préservation de l’équilibre fragile des écosystèmes aquatiques.
Si vous habitez la région, si vous
être mordus de pêche à la mouche, ou si tout simplement vous voulez essayer, ce
club se fera un plaisir de vous accueillir.Pour plus d’informations, vous
pouvez consulter le blog du club http://gpsmoucheaisne.blogspot.fr/
ou écrire à l’adresse mail suivante : [email protected]
Finistère : Pêche du bord de mer, les meilleurs spots du Léon
Cet ouvrage, véritable « bible » pratique et pédagogique de la pêche en bord de mer, apporte aux pêcheurs débutants ou confirmés, une connaissance approfondie des meilleurs lieux de pêche du Pays du Léon, cet ancien comté breton situé dans le nord ouest du Finistère. Quand et comment les pratiquer ? Quel matériel utiliser ? Où se loger ? Quelles activités touristiques pratiquer pour les accompagnants non férus de pêche ? La région du Léon fait actuellement l’objet d’une étude cofinancée par l’Europe à hauteur de 13 000 Euros, sur les 29 000 Euros d’investissement global. Porté par l’Office intercommunautaire du Léon, ce projet doit permettre au pays du Léon de devenir un vrai pôle touristique de pêche en Finistère, capable de capter une partie des amateurs français et européens et de développer économiquement l’ensemble des communes concernées, à travers une offre complète alliant la pêche, les hébergements et les autres offres touristiques. Cette étude s’inspire d’exemples similaires qui existent en Irlande.
Renseignements :
http://www.paysduleon.com/fr/demande_de_brochures
Trois leashs RTM pour sécuriser ses cannes et accessoires
Il est parfois de petits accessoires qui rendent de grands services. Les sangles proposées par le fabricant de kayaks de pêche Rotomod (RTM) sécurisent le matériel et rendent la pêche plus facile à bord des très petites embarcations.
La société RTM commercialise des kayaks dont certains modèles sont adaptés et équipés pour la pêche. Cette spécialisation de la marque l’a conduite à proposer des équipements spécifiques. Nous vous présentons ici des produits très utiles pour les pêcheurs en kayak mais aussi en float-tube. Il s’agit de trois systèmes de sangles destinés à sécuriser des accessoires et des cannes, en les accrochant à l’embarcation. Une fois rétracté ce fil torsadé qui fait ressort n’est pas encombrant et ne traîne pas dans l’embarcation. Réalisé en plastique dur, il n’accroche pas les hameçons contrairement à un morceau de bout ou un cordonnet. Ses boucles reçoivent des mousquetons pour se fixer à l’aide de clips, d’un côté à l’embarcation, et de l’autre à l’accessoire.
Un premier leash, avec un ressort en plastique et deux mousquetons est destiné à sécuriser les petits accessoires comme une pince ou une boîte à leurres par exemple. Un second leash, au ressort plus fin en acier, est destiné à l’accrochage des cannes. Il est terminé par un système de serrage à velcro que l’on passe autour de la poignée de la canne. Le troisième leash proposé par RTM, est destiné à sécuriser une canne de traîne. Il est beaucoup plus solide, doté d’un ressort en acier gainé de gros diamètre et de mousquetons en inox. Ce leash peut aussi être utilisé pour accrocher une pince à poisson à la ceinture.Un système modulable
Pour l’avoir utilisé sur un kayak de mer, je trouve que le premier leash, doté d’un ressort en plastique destiné aux petits accessoires, est très pratique pour sécuriser des cannes légères en cas de chute accidentelle. Il faut simplement lui ajouter le système de serrage à velcro que l’on passe autour de la poignée de la canne fourni avec le second leash pour obtenir un ensemble discret et très léger qui se fait totalement oublier.
P. C.

1er Championnat de France de pêche à la mouche sous glace les 2 et 3 février à Châtel
Châtel,
station française des Portes du soleil, située dans la Vallée d’Abondance,
accueillera, au lac de Vonnes, le 1er Championnat de France de pêche à la
mouche sous glace les 2 et 3 février prochains. La manifestation débutera à
partir de 13h samedi par 4 ou 5 manches et se prolongera dimanche, en matinée à
partir de 8h45. A 14h, aura lieu la proclamation des résultats et la remise des
prix aux compétiteurs.Situé à une altitude de 1 250 m et affichant une profondeur allant de 6 à 10
mètres, le lac de Vonnes a une population piscicole de truites de 5 à 80 cm
(truites arc-en-ciel, saumons de fontaine, truites fario). Chaque trou, pour
pêcher, aura la taille d’une feuille A3, soit environ 20 cm par 30 cm. La température extérieure, à cette
période de l’année, peut aller jusqu’à -13°C et l’épaisseur de glace sur le lac
peut être de 65 cm ! Alors si vous comptez participer à cet événement original,
n’oubliez pas votre bonnet !Renseignements :
Photo : © Châtel Events

La soie flottante à pointe intermédiaire selon Airflo
La marque de soies Airflo continue de développer sa gamme Polyfuse avec cette XT Ridge Impact. Il s’agit d’une soie flottante à pointe intermédiaire. Cette soie est bâtie sur une âme Power Core. Elle possède un corps flottant de technologie Ridge prolongé d’une pointe intermédiaire rapide ou lente. Cette soie est proposée avec une partie intermédiaire de 3, 6 ou 12 pieds, soit 91 cm, 1,83 m ou 3,66 m. Le raccord entre la pointe intermédiaire et le reste de la soie se fait par une transition douce de matière, sur la même âme. Cela évite le point fragile et les surépaisseurs disgracieuses et tordues qui caractérisaient ces changements de densité. Leur revêtement particulier “strié” assure une excellente glisse.
Avec la soie Ridge Bass Musky, Airflo propose une soie flottante dédiée à la pêche du black-bass et du brochet. La marque a développé une soie au fuseau ramassée destinée à charger la canne rapidement et propulser correctement et précisément de grosses mouches peu aérodynamiques. Cette soie est proposée de la taille 6 à la taille 10.Renseignements :
T.O.F Fly Fishing
Chaussée de Wavre, 362
B-139 Grez Doiceau
Belgique
Tel : 00 32 10 24 18 24.
E-mail : [email protected]
Belgique : 18e Fête de la pêche à la mouche de Charleroi
L’équipe de l’Amicale des pêcheurs à la mouche de Charleroi organisera en janvier, elle aussi, sa 18e édition de la Fête de la pêche à la mouche. Si ce salon, qui compte des exposants venus de toute l’Europe fait toujours salle comble, l’organisation y est pour beaucoup. « En fait, nous avons peu de répit entre deux éditions », reconnaît Jacques La Gauche, le président de l’APMC. « C’est donc un an de boulot, et plus de soixante-dix bénévoles mobilisés à l’approche de la date du salon, pendant et après, une fois que tout le monde est parti ». Comme à Saint-Etienne, Pêches sportives sera présent sur ce salon toujours dynamique et convivial.
La Fête de la pêche à la mouche de Charleroi aura lieu les 26 et 27 janvier au hall Sambrexpo, rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150, 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Renseignements : www.apmc.be
Entretien avec Jean-Luc Cometti
Trois questions à Jean-Luc Cometti, Président délégué du Club de Pêche Sportives Forez-Velay, organisateur du Salon international de la mouche artificielle (SA.NA.MA.).
Pêches sportives : le Sanama est actuellement le plus grand salon de pêche à la mouche se tenant en France. Comment voyez-vous son évolution dans les années à venir et principalement en ce qui concerne l’édition 2013 ?
J-L. Cometti : Comme vous venez de le dire, le Sanama, créé en 1982, est devenu au fil des éditions le plus grand salon exclusivement consacré, en France, à la pêche à la mouche. En effet, tous les exposants qui s’y retrouvent en principe les années impaires sont unanimes et l’ont consacré référence européenne dans ce domaine, ce qui est pour nous une grande fierté.
C’est sans doute lié à plusieurs éléments. D’une part le concept même de ce salon qui tente de réunir les plus grands noms de la pêche à la mouche et les faire coexister avec les plus modestes débutants dans l’unique but de pouvoir partager une passion commune. D’autre part le fait qu’il soit organisé, d’une manière tout à fait bénévole et non intéressée, par une grande partie des adhérents du club de Pêche Sportive Forez-Velay. Et enfin, je pense aussi, par l’ambiance très conviviale qui y règne pendant deux jours.
Pour 2013, nous avons assisté à un très fort engouement de la part des exposants potentiels. Malheureusement le local n’est pas extensible et nous n’avons pas pu tous les accepter. Nous le regrettons.
Nous le regrettons d’autant plus que pour cette édition, Saint-Etienne va devenir, l’espace d’un week-end, la capitale de la pêche à la mouche. Pour le plus grand plaisir des moucheurs, nous avons décidé avec les organisateurs du RISE Festival que le festival international du film de pêche à la mouche soit programmé pendant le même week-end que le Sanama Les passionnés ne devraient pas faire le voyage pour rien et pourront décupler leur plaisir compte tenu de cette synergie.
Et puis le Sanama mettra à l’honneur, comme cela a été le cas en 2011, un pays réputé pour ses rivières : cette année ce sera la Pologne qui présentera ses richesses halieutiques. Comme vous le voyez, le Sanama se présente bien. Tous les organisateurs ont donc aujourd’hui l’esprit serein. Cet optimisme ne devrait cependant pas éliminer tous les problèmes, qui ne manquent jamais de se présenter. Mais soyez sûr que tout sera prêt pour cette grande fête de la mouche. L’avenir du Sanama ? Aujourd’hui la salle que nous utilisons peut paraître trop petite à certains. Ils pensent qu’il faudrait encore plus développer le Sanama, afin d’accueillir encore plus de monde. J’entends bien. Mais cela nécessiterait de changer de local, avec sans aucun doute des répercussions financières importantes pour le club. Par ricochet, les exposants et les visiteurs seraient également impactés. Car il ne faut pas perdre de vue que nous sommes un modeste club de pêcheurs à la mouche, que nous sommes tous des bénévoles, que nous ne cherchons pas à faire de l’argent avec le salon, mais que nous ne voulons pas non plus en perdre. Et puis, l’esprit convivial, tant apprécié actuellement, ne serait probablement plus là. La fête ne serait plus la même. Donc pour l’instant, il n’est pas question de développer encore plus le Sanama.
Notre objectif ? Le maintenir à son niveau actuel, ce qui est déjà un bel exemple de réussite, tout en y apportant quelques aménagements mineurs. Cela peut être pris pour un manque d’ambition, mais nous ne voulons pas vendre l’âme du Sanama Rappelez-vous : la grenouille qui voulait devenir plus grosse que le bœuf a eu des problèmes. Nous n’avons pas envie de l’imiter.
PS : Hormis l’organisation du salon, qui, nous nous en doutons, demande des mois de travail, quelles sont les autres activités du Club de Pêche Sportive Forez-Velay ?J-L. Cometti : Les activités de notre club sont sensiblement les mêmes que celle de tout club de pêche à la mouche. Dans nos quatre sections locales, réparties sur les deux départements de la Loire et de la Haute-Loire, une fois par semaine, il est possible de s’initier et de se perfectionner au montage des mouches artificielles.
Nous avons également une école de pêche. Le stage se déroule sur huit semaines en mars et avril.
D’abord en salle. Pour bien apprendre, surtout à cette époque dans notre région, il vaut mieux être à couvert. Là, le futur pêcheur à la mouche va apprendre les gestes de base du lancer mouche. Ensuite on va lui apprendre à pêcher. Savoir lancer c’est une chose, savoir pêcher en est une autre. Donc, accompagné par un moniteur attitré, sur la rivière cette fois-ci, chaque novice va apprendre à intégrer les difficultés inhérentes à la pêche à la mouche, le vent, les arbres, les clôtures, l’eau qui coule et fait draguer la mouche… et les poissons, où sont ils ? Forts de cet apprentissage, les néo-moucheurs en fin de stage auront acquis le B.A.BA. Il faudra maintenant aller à la pêche, encore et encore, car c’est la clé de la réussite.
Bien sûr le club organise régulièrement des sorties de pêche sur les rivières de la région. Ces sorties où les novices côtoient les plus aguerris sont toujours de grands moments d’échanges et de convivialité. Une fois par an, une grande sortie, pendant tout un week-end, dans une autre région, nous permet de découvrir d’autres richesses halieutiques.
Deux rencontres halieutiques célèbres sont également organisées par le Club, chaque année, sur deux rivières de la région riches en salmonidés : le Trophée du Lignon Forézien et le Trophée d’Argent de l’Ance. Ce ne sont pas des compétitions puisque nous sommes plutôt orientés sur la pêche de loisir, mais plutôt des concours amicaux où l’esprit de partage et d’échange prédomine.
Pour finir j’évoquerai évidemment le volet protection de la nature. Notre club a reçu dès 1979 un agrément au titre de la protection de la nature pour le département de la Loire. Cela lui confère des droits et des devoirs
Donc, dans les devoirs, surtout des actions de terrain. Chaque année, plusieurs opérations d’entretien de rivières sont programmées en collaboration avec les AAPPMA locales. Ce sont toujours des moments forts où nous aimons nous retrouver et où nous avons, en fin de chantier, le plaisir du travail accompli pour aider la rivière et ses hôtes à mieux se porter.
Mais aussi des droits. Cet agrément nous donne le droit d’intervenir lorsque certains pensent passer outre la réglementation. En cas de pollution, ou de dégradation d’une rivière, il nous arrive de porter des actions en justice afin de faire cesser ces dérives. Ce n’est pas le plus plaisant, mais cela s’avère malheureusement trop souvent indispensable. Pour exemple, je citerai la lutte que nous avons engagée, avec les Fédérations de pêche de la Loire et de la Haute Loire, et d’autres ONG, pour sauvegarder la Semène, une superbe rivière, très riche en biodiversité, en passe de devenir réservoir biologique, et sur laquelle, au nom de l’argent que cela pourra rapporter en vendant l’eau, une poignée d’élus font construire un barrage, soit disant pour assurer l’alimentation en eau des populations, alors que des réserves phénoménales existent à proximité sur le barrage de la Valette et sont sous exploitées. Une action en justice est en cours. En complément, je citerai aussi notre participation à de nombreuses instances de travail et de concertation qui travaillent sur l’eau et les rivières, tels les contrats de rivières qui sont nombreux dans la région.
PS : A travers le legs de Chamberet, votre club est l’héritier d’une époque qui a profondément marqué l’histoire de la pêche à la mouche en France. Quel regard portez-vous sur l’évolution des mentalités et des techniques de pêche à la mouche aujourd’hui ?
J-L. Cometti : C’est une vaste question. Il est sûr que les mentalités ont évolué depuis l’époque où Gérard de Chamberet et ses amis partaient à la pêche et recherchaient des insectes, multipliaient les observations pour pouvoir mieux les imiter. Je pense en particulier à la collection Gallica qui est exposée au Sanama
Fini le temps où le pêcheur allait à la pêche pour nourrir sa famille. Nous sommes maintenant dans une période où la pêche est devenue un loisir, loisir sportif s’il est pratiqué dans un bon état d’esprit, notamment de respect du poisson et des autres usagers de la rivière.
De plus en plus de pêcheurs ont donc adopté la pêche sans tuer. C’est bien. Un grand nombre de poissons peuvent ainsi rester dans la rivière. Par contre, il faut faire attention à ne pas devenir intégriste, avoir des œillères et vouloir imposer la pratique sans tuer partout et toujours. Cela peut amener à des situations complètement anormales voire dangereuses pour notre sport. Je pourrais en parler plus tard si vous le souhaitez. Pour ce qui nous concerne, au club, la pratique sans tuer est grandement répandue, elle est même dans certaines circonstances vivement encouragée. Par contre nous nous réservons le droit de garder quelques poissons dignes d’intérêt dans la saison de pêche. Le prélèvement raisonné de 5 ou 6 poissons dans une saison ne fait pas du pêcheur un paria. Loin de là !
Beaucoup de pêcheurs pratiquent aujourd’hui la pêche à la nymphe. Certains disent que l’on prend plus de poissons. C’est parfois vrai. Mais ce qui est sûr, c’est probablement que ce changement de technique est lié au changement de comportement des poissons. De plus en plus souvent, ils délaissent la surface pour se nourrir sous l’eau. Il y a sûrement des raisons à cela, mais là n’est pas le propos. C’est une pratique qui est difficile à mettre en œuvre dans nos rivières du Massif Central relativement sombres avec des poissons peu visibles. Je parle de la nymphe à vue bien évidemment. Par contre, personnellement, je ne considère pas comme de la pêche à la mouche, le fait de pêcher sous la canne, avec un leurre de plusieurs grammes, même si on l’a baptisé nymphe lourde. On pourrait également parler de la pêche en réservoir. Je reconnais pour l’avoir pratiqué, qu’il est agréable de prendre des poissons de taille XXL, ce qui se produit très rarement dans nos rivières du Massif Central. Mais c’est une pêche qui n’est pas à la portée de tout le monde, les coûts sont parfois relativement élevés. Par contre, la pêche en réservoir à l’avantage de permettre de continuer à s’adonner à sa passion alors que dans les rivières, la reproduction des truites sauvages a commencé. Et puis, il en faut pour tous les goûts, il y a de la demande de la part d’une certaine catégorie de pêcheurs. Alors pourquoi pas. L’important c’est que tout le monde trouve son plaisir dans la pêche. Pour ce qui me concerne, la plus belle de toutes les techniques, celle que je pratique en priorité, c’est la mouche sèche en rivière. C’est sans aucun doute celle qui procure le plus de sensations. Rien n’est plus beau que de voir un gobage dans une belle coulée, puis après un poser tout en douceur, la mouche qui dérive lentement, le poisson qui monte à nouveau prendre délicatement la mouche en surface. Pour revenir sur les mentalités, je dirai que bon nombre de pêcheurs sont devenus des consommateurs. On achète une journée de pêche en réservoir, un stage d’initiation, une formation au montage des mouches, et puis, on ne sait pas boucler le cercle et continuer la démarche. Le bénévolat se perd. Je redis souvent aux nouveaux adhérents du club : « toutes les connaissances que nous avons, ce sont les anciens qui nous les ont transmises, alors, à votre tour, n’oubliez pas de passer le relais et de transmettre aux nouvelles générations de pêcheurs ce que vous avez appris au lieu de le garder égoïstement pour vous. Partager son savoir, c’est ça l’esprit d’un club. »
Salons : le rôle des bénévoles
Qui sont ces bénévoles qui depuis près de trente ans réunissent des milliers de pêcheurs à la mouche durant un week-end ? Au-delà du rendez-vous éclair où, exposants et visiteurs disparaissent comme une volée de moineaux, nous avons choisi de raconter l’histoire d’un club organisateur de salons, et de donner la parole à ces hommes de l’ombre, qui travaillent beaucoup, durant des mois, pour que se perpétue la fête. Le Salon international de la mouche artificielle de Saint-Etienne fêtera début 2013 sa 18e édition.
A l’heure où le bénévolat ne fait plus recette, à une époque où renaissent, plus que jamais, les attitudes individualistes, le monde de la pêche à la mouche nous donne une belle leçon d’esprit d’équipe et de solidarité. Nous tenions à rendre hommage à ces hommes de l’ombre qui, à chaque édition, ne ménagent pas leurs efforts pour que les salons de pêche à la mouche puissent se dérouler dans les meilleures conditions. Vu de l’extérieur, un salon ressemble à une place de marché. On arrive, on s’installe, on fait ses petites affaires et on repart. C’est un peu ça, sauf que pour que tout cela existe, il faut que certains mouillent la chemise pour tout prévoir : les obligations administratives, les parkings, trouver des exposants, tout installer dans le hall, prévoir la restauration, le service de sécurité, la billetterie, la décoration, faire la promotion de l’évènement, etc. Vu comme ça, c’est plus le même sport, non ? Voici l’histoire d’un club de pêcheurs à la mouche, organisateur du plus grand salon dédié à cette activité actuellement. Son histoire est étroitement liée à celle de la pêche à la mouche française.
L’histoire du Club de pêche sportive Forez-Velay a commencé en 1973. A l’époque, les buts recherchés par ce club basé à Saint-Etienne étaient d’une part la formation aux techniques de pêche amateur dans un esprit sportif, en rivière et en mer, et d’autre part la connaissance et la protection des espèces piscicoles dans le cadre de la sauvegarde des cours d’eau et du milieu naturel en général. Depuis 1979, le club stéphanois est affilié à « l’Union des Clubs Français des Pêcheurs à la Mouche – Tradition ». C’est à l’occasion d’une des éditions du fameux Trophée d’Argent de l’Ance, organisé chaque année par le Club de Pêche Sportive Forez-Velay, que M. Bourru a fortement incité Edmond Ardaille et Alain De Bompuis, alors co-présidents, à créer dans la Loire une section CFPM au sein du Club de Pêche Sportive Forez-Velay. Cette dernière a été elle-même l’incitatrice de la création de deux autres sections, celle du Puy-de-Dôme, sous la responsabilité de M. Touly, et celle d’Aix-les-Bains, sous la responsabilité de M. Verguet. La première promotion du CFPM de la Loire a eu lieu le 23 mars 1979. A noter que le Club Français des pêcheurs à la mouche de la Loire comporte actuellement quatre sections : une à Saint-Etienne, une à Andrézieux, une à Riorges et une à Monistrol-sur-Loire. L’année 1979 fut une année charnière pour le CPSFV, qui s’est vu confier en toute propriété le legs des collections de mouches artificielles Gérard de Chamberet. Madame veuve Germaine de Chamberet a, en toute connaissance de cause, choisi de léguer cette collection à ce club respectueux de la tradition de la pêche à la mouche française. Les jeunes pêcheurs ne savent peut-être pas ce que représentait la collection Gallica dans les années 1930 et jusqu’aux années 1960. L’histoire professionnelle du couple de Chamberet commence en 1928 sur les rives du Doubs, dans un petit village du nom de Charette (les mouches de Charette, ça ne vous dit rien ?), où ils installèrent un petit atelier de confection de mouches artificielles. La rencontre entre le Dr Massias, biologiste passionné de pêche à la mouche, Léonce Valette, alias Léonce de Boisset, auteur bien connu et Gérard de Chamberet donna naissance à trente-quatre modèles de mouches dont la renommée fut vite mondiale. Gérard de Chamberet disparut brutalement le 8 juin 1941, laissant sa femme et ses « filles » (les monteuses) gérer une entreprise qui, en quarante années, a vu naître pas moins de 15 000 modèles de mouches ! Pour le CPSFV, très touché d’avoir été désigné comme héritier de cette histoire de la mouche artificielle française, la question du devenir des collections se posa très vite. Si l’idée de la création d’un musée fut étudiée à l’époque, elle laissa bien vite sa place à celle d’un salon, qui, en plus d’offrir aux visiteurs la possibilité d’admirer les collections en présence des membres du club, proposerait aux pêcheurs une merveilleuse façon de ne pas oublier le passé tout en gardant un œil sur le présent. La recette s’avéra bonne, puisque ce salon, qui devait avoir lieu à l’origine tous les deux ans, ouvrira ses portes en février pour la 18e fois !Pour en savoir plus : l’édition 2013 du Salon international de la mouche artificielle se déroulera les 23 et 24 février à Saint-Etienne, salle omnisports, Parc François Mitterrand (anciennement Plaine Achille).
www.cpsfv.org
www.sanama.fr
Les herbiers de posidonies absorberaient plus de carbone que les forêts
Une étude internationale publiée cette année par la revue Nature Geosciences montre que les herbiers marins pourraient jouer un rôle essentiel et primordial dans la régulation des changements climatiques, à condition qu’ils parviennent à survivre aux activités humaines.
Les herbiers sont des plantes à fleurs sous-marines aux feuilles longues et étroites, qui ressemblent à première vue à des graminées terrestres. Ils poussent sous la forme de grandes prairies, de pâturages sous-marins et auraient les qualités exceptionnelles de pouvoir stocker deux fois plus de carbone que les forêts tropicales et tempérées et cela à surface comparable. L’étude intitulée «Seagrass ecosystems as a globally significant carbon stock» est la première du genre à analyser le cycle du carbone des prairies d’herbiers côtiers. Les scientifiques de l’université de Floride, en collaboration avec une équipe internationale, ont pu démontrer que cet écosystème très répandu sur la planète peut stocker jusqu’à 83.000 tonnes métriques de carbone par kilomètre carré, principalement dans le sol autour des plantes. Par comparaison, une forêt stocke environ 30.000 tonnes métrique par km², dont une grande partie sous forme de bois. D’après les scientifiques américains, ces herbiers stockent 90% de leur carbone dans les sols. Ainsi, si les herbiers ne couvrent que 0,2% de la surface des océans, ils permettent de capturer 10% du carbone piégé par les océans chaque année. « Les herbiers côtiers n’occupent que peu d’espace sur la bande côtière mais cette évaluation montre qu’il s’agit d’un écosystème dynamique pour la transformation du carbone », rapporte l’étude. « Les herbiers ont une capacité unique à stocker en continu du carbone dans leurs racines et dans le sol des zones côtières. Nous avons même trouvé des exemples de strates d’herbiers ayant piégé du carbone depuis des milliers d’années.»
En Méditerranée, qui est la région où les plus fortes concentrations de carbone ont été détectées, ces prairies ont développé des capacités de séquestration jusqu’à plusieurs mètres sous la surface de la mer. Mais il s’agit aussi de l’un des écosystèmes les plus en danger de la planète. A l’échelle mondiale, environ 29% des herbiers ont été détruits jusqu’à présent, en raison de l’invasion de Caulerpa Taxifolia, mais aussi des opérations de dragage et de la dégradation de la qualité des eaux du littoral. Et cette attaque continue, puisque 1,5% des herbiers disparaissent chaque année. L’étude estime que la destruction de cet écosystème pourrait générer l’équivalent de 25% des émissions de carbone liées à la déforestation terrestre. Les herbiers sont bénéfiques à l’écosystème entier puisqu’ils filtrent les sédiments, protègent les côtes des tempêtes et des inondations et les stabilisent en les protégeant de l’érosion. Outre leur rôle crucial dans la régulation du carbone à l’échelle planétaire, ce sont enfin des habitats essentiels pour les poissons et les coquillages.L’étrange régression de Caulerpa Taxifolia
Les herbiers de posidonies sont victimes de la concurrence de Caulerpa Taxifolia, une plante invasive échappée… du Muséum océanographique de Monaco il y a une vingtaine d’années. Son impact en Méditerranée couvrait il y a quelques années encore près de 15 000 hectares depuis la Croatie jusqu’à l’Espagne. Spécialiste de cette algue, Alexandre Meinesz, du laboratoire Ecomers de l’université de Nice-Sophia Antipolis, avait dès le début de l’invasion alerté le muséum sans obtenir de réel soutient. La caulerpe avait progressivement pris la place écologique occupée par les posidonies. Le professeur Meinesz avait remarqué alors l’étrange densité, “comme une véritable moquette” de caulerpe, qu’il jugeait anormale pour une algue qui, dans son milieu tropical d’origine, se développe plutôt en petites touffes isolées. L’algue tueuse, ainsi nommée pour son impact sur la biodiversité de la faune et de la flore des fonds marins, régresse de façon très significative depuis une dizaine d’années. Sur plusieurs secteurs où elle était encore très présente, les spécialistes parlent d’un recul de 70 à 80 %. Sans avoir de preuves formelles, les hypothèses de cette régression sont variées. Premièrement, les hivers longs et rudes de ces trois dernières années lui auraient été partiellement fatals. Autre piste, une dégénérescence génétique. En effet, seuls les plants mâles sont présents en Méditerranée. L’algue se multiplie uniquement par bouturage naturel, mais au fil des générations, les clones perdent petit à petit leurs caractères génétiques. La piste virale ou bactérienne n’est pas écartée pour autant. Rien n’est joué cependant car l’algue est particulièrement résistante. Seule la piste de la dégénérescence génétique assurerait sa disparition à moyen terme. Les programmes de plantation manuelle de posidonies en lieu et place de Caulerpa Taxifolia se multiplient en Méditerranée, mais cela prend beaucoup de temps. Alexandre Meinesz analyse cet épisode comme un bon exemple “d’involution”, qui en raison des activités humaines, du transport des marchandises et des humains, voit les barrières naturelles tomber et la biodiversité se trouver profondément menacée. Le ballast pris dans un port et déposé dans un autre port quelques milliers de kilomètres plus loin est à l’origine de l’invasion de deux nouvelles espèces de caulerpes (racemosa et distichophylla) qui à leur tour envahissent la Méditerranée.
A lire :
Comment la vie a commencé – Les trois genèses du vivant, Alexandre Meinesz, aux éditions Belin / Pour la science.
Biosphère, un label pour les cours supérieurs de la Loire, de l’Allier et de l’Ardèche
Un projet est engagé par SOS Loire Vivante pour le classement de la haute vallée de la Loire, du haut Allier et de la haute Ardèche avec le label réserve de Man and Biosphère par l’Unesco. En effet, un colloque s’est réuni le 24 octobre au conseil général du Puy-en-Velay pour sensibiliser les élus, les acteurs touristiques, les agriculteurs ainsi que les associations concernées par ce projet. Ce label permet de protéger les milieux naturels en favorisant le développement des différentes activités humaines sur ces secteurs. Les moniteurs de pêche de L’association pour le développement du tourisme pêche en Haute-Loire étaient présents et devraient intégrer le comité de pilotage pour suivre cette action. Les réserves de biosphère ont été créées par l’Unesco pour aider l’homme à répondre aux besoins de développement d’une population mondiale croissante tout en conservant la diversité du vivant. Ainsi, une “ réserve de biosphère “ cherche à combiner trois impératifs complémentaires :
– Assurer la conservation des espèces, des écosystèmes et des paysages,
– Favoriser une forme de développement économique et social qui cherche à pérenniser la culture et les richesses naturelles locales (tourisme, agriculture …),
– Donner une large part aux recherches et aux études, à l’éducation et à l’implication de la population, afin d’envisager, de façon la plus éclairée, l’avenir du territoire et de ses habitants.Le processus de création d’une réserve de biosphère débute par la réalisation d’une étude de faisabilité, base de travail pour la gestion future. Ensuite, une longue phase de concertation entre tous les acteurs locaux est organisée et débouche sur la signature d’une charte. La gestion est ouverte et évolutive ; elle est envisagée “ comme un pacte “ entre tous les partenaires de la société civile.
Un label, des enjeuxAu début des années 1990, afin de réaliser le barrage de Serre de la Fare au cœur de la haute vallée de la Loire, l’Etablissement public Loire (EPL) s’est porté acquéreur de plus de 540 hectares de terrains de haute valeur écologique. Puis en 1994, en réponse aux conflits des années 80 autour des projets de barrage destinés à lutter contre les crues, le gouvernement a créé le Plan Loire Grandeur Nature, plan d’aménagement global du bassin dans une perspective de développement durable. Depuis, le site “ gorges de la Loire et affluents partie sud “ a été classé Natura 2000, garantissant ainsi sa qualité environnementale, condition majeure pour postuler à la labellisation “ réserve de biosphère “, reconnue par l’Unesco.
Récemment le conseil général de Haute-Loire a aussi mis en place un SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) sur la Loire amont. Il fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. En 2009, l’EPL, toujours propriétaire d’environ 430 ha de terrains dans la haute Vallée de la Loire, a décidé d’abandonner le projet de rétrocéder les terrains et de rester propriétaire. Ce patrimoine foncier, préservé de tout aménagement, pourrait d’après l’EPL constituer le cœur d’une future réserve Biosphère Unesco.
Pour finir, SOS Loire Vivante a acheté et rénové en 1994 le Mas de Bonnefont, une ferme au cœur des gorges de la Loire qui pourrait devenir l’un des lieux de présentation et d’information de la réserve de biosphère et du site Natura 2000.
De par sa richesse écologique exceptionnelle, la haute vallée de la Loire, de sa source au Mont Gerbier des Joncs jusqu’au Puy-en-Velay voire plus en aval, peut prétendre à une reconnaissance internationale du programme “ Man and Biosphere “ de l’Unesco. Le prestigieux label permettrait au site de rejoindre le cercle des territoires d’exception au niveau mondial.
En plus des gorges de la Loire, le projet pourrait englober dans une seconde phase les gorges de l’Allier, voire de l’Ardèche, dont les caractéristiques écologiques sont proches. Cet ensemble formerait la “ Biosphère des sources et têtes de bassins versants “, un site type qui serait unique au monde. Après une phase d’études sur les écosystèmes aquatiques et leurs milieux associés, une cartographie du territoire sera proposée. Elle permettra de définir et de délimiter les différentes zones de la future réserve de biosphère (aire centrale, zone tampon, aire de transition). Pour réussir, le projet doit s’appuyer sur une volonté locale, partagée par tous. Ce sont les acteurs locaux (élus, habitants, prestataires d’activités de tourisme et de loisirs, associations, partenaires institutionnels…) qui décideront de mettre en œuvre cette démarche.
Pour cela, l’information et la sensibilisation des élus et des populations locales à la ressource en eau (zones humides, rivières…) et à l’utilité de préserver la richesse faunistique et floristique seront mises en œuvre.
Le prestige qui découlera de ce label sera un moteur puissant pour le développement d’activités économiques responsables et écologiques.
La labellisation du territoire de la haute vallée de la Loire sera également une marque de reconnaissance de la valeur de ses paysages et de l’importance de son capital naturel. Elle permettra d’affirmer son identité de “ berceau du plus grand fleuve français et d’engager les actions nécessaires de valorisation de son “ capital rivières “ exceptionnel.
Les étapes
Phase 1 : organisation et mise en œuvre d’actions permettant une meilleure connaissance et protection du territoire et de ses richesses
– Localisation et cartographie des milieux aquatiques majeurs à protéger sur le haut Bassin de la Loire
– Etudes sur l’état et le degré de menace des milieux identifiés en vue de définir le périmètre des zones à protéger dans la future réserve de biosphère
– Organisation de la gouvernance et définition des porteurs de projets
Phase 2 : organisation et mise en œuvre d’actions permettant l’information et la sensibilisation de la population locale et de ses élus
Phase 3 : Présentation du projet au niveau des ministères qui par la suite présenteront une demande formelle auprès du Comité national du programme MAB de l’Unesco.
Phase 4 : Mise en place de la biosphère.Si les labels n’ont généralement pas de véritable pouvoir réglementaire, celui-ci a l’avantage d’impliquer l’Etat et les élus locaux. Si le projet arrive à bon port, il sera l’occasion de créer un garde fou supplémentaire, en ces temps où, au nom du “redressement productif”, aucune rivière n’est à l’abri d’un projet qui pourrait lui être fatal. Le serpent de mer de l’exploitation des gaz de schistes n’est toujours pas mort. Les trois hautes vallées visées par ce projet doivent en effet impérativement être mieux protégées. Ce sera l’une des rares fois où, en France, on n’attendra pas qu’un milieux soit au bord du chaos pour tenter de le préserver. De la sauvegarde des têtes de bassins dépend, en toute logique, la bonne santé des zones situées en aval.
Pour plus d’informations : SOS Loire Vivante.
www.rivernet.org