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Catégorie : Actualités

Pêches Sportives n°104, Le sommaire
Découvez notre numéro spécial sur les Leurres préférés des Français. En croisant les avis des professionnels (guides, compétiteurs) et les choix des amis Facebook de Pêches sportives, nous avons pu établir ce hit-parade des leurres préférés des Français. Un classement à prendre au sérieux dans la mesure où il émane de plus de 350 pêcheurs.
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SOMMAIRE DE Pêches Sportives n°104 :
– Lettre ouverte à M. Le Président
de la République– Le scandale du barrage des Plats
sur la Semène– Ciron : la vallée aux 66 barrages
L’ECHO DU RADIER p. 14
– Transport d’agents pathogènes
par le matériel des pêcheurs,
à nous d’agir
REVIVAL p. 18– Le gave se rebiffe
TECHNIQUE MOUCHE p. 26
– Ferrage et pêche à la nymphe :
une simple formalité ?RÉCITS p. 32
– Rêves et désillusions
d’un incroyable début de saison
MONTAGE p. 40
– Exclusif : les nymphes de Mister
SawyerRÉFÉRENDUM p. 46
– Les leurres préférés des FrançaisLE SHOPPING p. 56
– Canne et moulinet
Hanàk Ultralight
– Powerline Fluoro Hybrid SI
– Passe-mouche TyeproTEST p. 58
– Echosondeur/GPS Lowrance
HDS gen 3, complexe mais
fabuleux !MONTAGE p. 64
– Cyril Bailly, le magicien
du dubbingMOUCHE DE LÉGENDE p. 76
– Hommage à Raymond Rocher et
à sa “pheasant and orange”OÙ PÊCHER p. 78
– Ecosse, dans l’ombre de la Dee,
la Don !
Trophée d’Argent de l’Ance, une édition réussie
Le Club de Pêche Sportive Forez-Velay (CPSFV) a organisé le samedi 20 juin 2015 le 41e Trophée d’Argent de l’Ance. Cette rencontre de pêche s’est déroulée sur la rivière Ance du Nord, limitrophe aux départements de la Loire, de la Haute Loire et du Puy-de-Dôme. Par une belle journée, 37 pêcheurs s’étaient donné rendez-vous, certains à Usson en Forez (42), d’autres à Saint-Julien-d’Ance (43) pour pratiquer en toute liberté leur passion : la pêche à la mouche. Plusieurs d’entre eux n’avaient pas hésité à faire un très long déplacement pour participer à cette traditionnelle rencontre conviviale. La rivière était en ordre, avec un niveau d’eau correct, ce qui a permis aux participants de pleinement profiter de cette journée de plaisir. D’autant plus que les poissons étaient mordeurs et ont bien voulu participer à la fête. En effet, 118 poissons ont été capturés et pour la plupart remis à l’eau, dont quelques uns très beaux, tel cet ombre commun de 45 cm. Vers 19 h 00 a eu lieu à Saint-Julien-d’Ance la lecture du palmarès et la remise des distinctions en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles M. René Berthon, Maire de Saint-Julien-d’Ance et Mme Jeanine Legat, Conseillère déléguée aux sports à la ville de Saint-Etienne. C’est elle qui a remis au nom de la municipalité stéphanoise le Trophée d’Argent de l’Ance au meilleur pêcheur de la journée.
Le palmarès :
- Le Trophée d’Argent de l’Ance 2015, médaille d’argent des sports de la ville de Saint-Etienne, a été remis par Mme Jeanine Legat à Clément Perrin de Iguerande (71) pour la capture d’un superbe ombre commun de 45 cm
- La Mouche d’Or, offerte par le CPSFV, a été remise par Jean-Luc Cometti, Président du CPSFV, à David Seguin pour la capture d’une très belle truite de 35 cm.
- D’autres récompenses offertes par les Fédérations de pêche de la Loire et de la Haute Loire, ainsi que par les AAPPMA locales ont été remises à des participants particulièrement méritants

Transport d’agents pathogènes par le matériel : à nous d’agir !
Si vous pêchez en Nouvelle-Zélande, en Islande où en Norvège, vous n’avez pas le choix. Si vous voulez obtenir un permis de pêche, vous devez apporter la preuve que votre matériel de pêche a bien été désinfecté. En France, les pêcheurs responsables et les fabricants de matériel de pêche doivent prendre les devants pour limiter les risques de propagation d’agents pathogènes d’un cours d’eau à l’autre, car dans notre beau pays, les obligations sont rarement… obligatoires !
Nos cours d’eau hébergent une biodiversité formidable que nous avons bien du mal à préserver face aux pollutions domestiques, agricoles et industrielles souvent réunies. La prolifération d’espèces invasives végétales et animales observées depuis des années, a aussi des conséquences dramatiques pour les milieux aquatiques ; les agents infectieux dont certains sont transmis par les espèces animales nouvellement introduites contribuent, eux aussi, au déclin d’une partie de la biodiversité. Leurs modes de dissémination sont souvent connus et multiples. Le rôle d’une transmission humaine passive par portage doit être pris très au sérieux, même si cela reste difficile à évaluer. Le pêcheur, comme toute personne impliquée dans des activités liées aux cours d’eau est susceptible d’être un vecteur potentiel de transmission, à son propre insu, par l’intermédiaire de son équipement. Le principe de précaution devrait s’appliquer en fonction de sites dit « sensibles » en mettant en place des protocoles d’hygiène adaptés. Nous devons nous poser la question de savoir quand et comment prévenir tout risque de propagation d’espèces invasives, mais également d’agents infectieux, dans les milieux aquatiques encore préservés, lors de la pratique de notre activité. La possibilité de pêcher aux quatre coins du monde ou tout simplement de prendre sa voiture pour prospecter un même cours d’eau, peut favoriser le transport d’agents pathogènes ou d’espèces dans un laps de temps très court.
Les espèces invasives…
Les espèces invasives sont les plus faciles a identifier. Leur vitesse de propagation très élevée, laisse suggérer des modes de dissémination multiples et parfois un transport par du matériel. Un des exemples le plus connu et le plus visible d’introduction de végétaux est sans doute représenté par la prolifération d’algues Didymosphenia geminata communément appelées Didymo. Depuis les années 1980, cette diatomée d’eau douce mesurant une centaine de micromètres fait parler d’elle sur plusieurs continents : on constate sa présence en Amérique du Nord, en Europe (Finlande, Hongrie, Irlande, Islande, Norvège…) et surtout dans l’ile du Sud de la Nouvelle-Zélande où elle a été déclarée officiellement organisme indésirable. En Colombie Britannique il a été démontré que l’apparition de l’algue Didymo coïncidait avec l’entrée sur le marché des semelles de feutres collées sur les bottes des cuissardes utilisées par les pêcheurs. Ces algues microscopiques peuvent survivre jusqu’à 30 jours dans les semelles de feutre mouillées et être ainsi transportées de cours d’eau en cours d’eau. Imaginez des

Le Fonds pour la conservation des Rivières Sauvages mérite encore plus de soutien !
Depuis sa naissance, en 2010, le projet Rivières Sauvages fait son chemin. Depuis peu, un label Site Rivières Sauvages a vu le jour. Il vise à la conservation et à la valorisation de cours d’eau qui ne présentent pas d’atteintes physiques majeures (barrages, recalibrages, extractions de granulats, etc.) et sont donc aussi rares que précieux, tant dans notre pays qu’en Europe. Ces rivières ne représenteraient qu’environ 5% du réseau hydrographique. Il est donc urgent de les protéger. La force de se réseau est d’impliquer les acteurs locaux, afin de mettre en place un état de veille bien plus efficace que la plupart des mesures officielles de protection, car il faut bien se rendre à l’évidence, défendre l’environnement revient de plus en plus aux associations et aux fondations et en d’autres termes au peuple. En 2011 et 2012, une grille robuste de critères techniques et scientifiques a été élaborée par une commission appuyée par le conseil scientifique du projet regroupant des chercheurs et praticiens venus de divers structures et territoires. La grille composée de neuf thématiques et quarante-cinq critères permet de mesurer la naturalité du cours d’eau entier ou d’une partie minimale de 10 km de longueur. Elle mesure aussi l’engagement, la bonne gouvernance des acteurs locaux et les risques liés à la fréquentation d’un milieu naturel fragile. Cette grille a été testée sur quatre sites pilotes par les scientifiques et les gestionnaires : le Chéran en Savoie et Haute-Savoie, le Léguer en Bretagne, la Valserine dans l’Ain et le Jura et la Vis dans le Gard et l’Hérault rejoints ensuite par le Fangu et le Travu en Corse. Cette grille constitue le socle technique du label. En lien avec Afnor Certification a été élaboré un référentiel pour le label Site Rivières Sauvages, permettant de préciser d’une part le processus de labellisation et d’autre part de reconnaître à la fois la qualité naturelle exceptionnelle de la rivière concernée et de garantir l’engagement des acteurs locaux. Avec l’appui de l’Ecole Centrale de Paris, un travail a été conduit parallèlement sur l’aspect sauvage d’un cours d’eau, comme facteur de développement local durable, prenant en compte les services écosystémiques. Cela est au moins aussi intéressants que la construction d’une énième centrale hydroélectrique…
Comment faire labelliser sa rivière ?
Pour obtenir le label, le candidat doit déposer un dossier de candidature, via un site Internet dédié. Afnor Certification procède ensuite à l’audit et si celui-ci est favorable, décerne le label, après avis d’un comité de labellisation. Le label permet au pétitionnaire de valoriser l’image de son territoire et les actions qu’il y a engagées. Il en accroît l’attractivité pour un tourisme “extensif”, peut intéresser des financeurs publics et privés au programme d’actions. Le label crée une dynamique entre acteurs locaux : élus, riverains, agriculteurs, pêcheurs, pour des démarches de valorisation du capital rivière local. Le label est accompagné d’un règlement d’usage permettant aux acteurs publics impliqués (mairies, intercommunalités, Conseils généraux…) d’associer le logo Site Rivières Sauvages à leurs activités, avec une grille tarifaire adaptée. Par son soutien financier, le Fonds Humus pour la biodiversité a permis le démarrage du projet initié par le WWF et European Rivers Network (ERN) France. Puis rapidement, les institutions comme le Ministère de l’Écologie (MEDDE) et l’ONEMA ont apporté leur soutien. La construction du label, l’établissement de son référentiel ont été financés grâce au soutien de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, des régions Rhône-Alpes et Bretagne et de fonds privés. La coopération avec les institutions se développe au travers d’un accord-cadre signé en 2014, pour deux ans, entre le MEDDE, l’ONEMA, les six agences de l’eau et ERN France. Il prévoit « de conjuguer les efforts de tous les partenaires pour initier, concevoir et conduire un programme ambitieux et cohérent permettant la mise en place effective du projet Rivières Sauvages notamment au travers d’un label et d’un véritable réseau de rivières sauvages ». C’est un signal fort de reconnaissance de la part de l’État et de ses établissements pour le travail des associations. Si des entreprises de toutes tailles apportent leur soutien au projet Rivières Sauvages depuis l’origine, en 2013, un premier partenariat privé majeur et pluriannuel est signé avec l’entreprise WattValue, société de services visant à promouvoir l’énergie renouvelable certifiée. Pour soutenir Rivière Sauvages ou se renseigner pour une labellisation : ERN/Projet Rivières sauvages, 8 rue Crozatier – 43000 Le Puy-en-Velay. Tél. : 04 71 05 57 88. www.rivieres-sauvages.fr

Les petites merveilles de French Touch Fishing
Chaque année, le catalogue French Touch Fishing se veut plus complet et plus adapté au marché français. Ces pionniers du street fishing en France ont su sélectionner des produits de très bonne qualité, adaptés à nos rivières et canaux. Le catalogue 2015 propose également de quoi se passionner pour le rock fishing (pêche du bord en mer).
Catalogue sur demande : http://frenchtouchfishing.fr/
Le retour du leurre “Citroen” !
Ils vont relancer la fabrication d’un leurre légendaire de l’Ile-d’Yeu, le leurre Alys, connu sous le nom de leurre “Citroën” en raison des chevrons rouges qui barrent sa robe jaune.
Sur la côte ouest du pays, la nouvelle a redonné le sourire aux habitués de la pêche du bar et du lieu, très attachés à ce leurre mythique. Aidés par Isabelle Flayak, Frédéric Cantin, guide de pêche installé sur l’Ile-d’Yeu et Laurent Labat, chef d’entreprise, l’équipe compte bientôt produire plusieurs modèles et atteindre la cadence de 2000 leurres par jour.
Bon vent à cette production française dont nous reparlerons !
Cofishing, ne pechez plus seul, cofishez !
Comme son nom l’indique, Cofishing permet de trouver un partenaire pour partager ses sorties de pêche à la manière des sites de covoiturages. A partir de la carte de France présente sur le site, vous avez une vision immédiate de tous les pêcheurs qui cherchent un partenaire. Il suffit ensuite de cliquer pour obtenir l’e-mail du demandeur et cela vous donne en prime une première indication sur la technique pratiquée par le demandeur (mer, depuis le bord, mer bateau, leurre float-tube, etc.). A vous ensuite de choisir le bon cheval…
www.cofishing.net
BON PLAN : Brochets et truites de Seine
Guide de pêche désormais “historique” du département de l’Aube, Emmanuel Favin connaît son secteur de Seine sur le bout des doigts. De plus, Emmanuel propose cette année un accès à des bras morts privés ainsi qu’à des étangs également très peu fréquentés. L’occasion à une heure de Paris de faire de très belles pêches en compagnie d’un homme de terrain toujours de bon conseil. Pour les pêcheurs à la mouche, Emmanuel propose des stages d’initiation ou de perfectionnement sur la haute Seine.
Renseignements et réservation : Tél. : 0687478971.
www.favin-guide-peche.com

Nouvelles de Malaguet
Après une période un peu difficile suite a un “coup de chaud” qui dura une quinzaine de jours (qui fit descendre les truites du lac de Malaguet dans les couches inférieures des eaux du lac) tout est rentré dans l’ordre avec de nouveau de l’activité en surface pour le plus grand bonheur des pêcheurs. Cette année, le désormais célèbre Critérium du lac de Malaguet aura lieu le samedi 24 octobre. Une date choisie volontairement assez tard en saison, dans le but d’offrir des conditions de pêche variées.
Nombre de places limitées, évidemment !
SCOP La Maison du Lac , Lac de Malaguet , 43270 Monlet. Tél. : 04 71 00 21 48.
Ciron, la vallée aux 66 barrages !
Affluent en rive gauche de la Garonne, le Ciron a une valeur écologique exceptionnelle (classé Natura 2000,) et c’est un axe migratoire majeur pour les poissons. Mais son cours (ainsi que certains affluents) est actuellement fragmenté par 66 barrages, dont la plupart sont hors service. Ces barrages ont profondément modifié l’écoulement de l’eau et le transport des sédiments, provoquant une réduction de la mobi- lité des poissons, donc une raréfaction des espèces migratrices notamment. Afin de restaurer la continuité éco- logique, objectif majeur sur cette rivière, des travaux de réouverture d’ouvrages ont commencé et donnent des ré- sultats spectaculaires.
Mais de nouveaux projets de microcentrales hydroélectriques sont actuellement à l’étude. Ils auraient des répercussions très négatives sur le Ciron d’un point de vue écologique, mais également économique. En effet, en rai- son de sa faible pente et de son débit d’étiage limité, le Ciron présente un potentiel de production énergétique dérisoire (0,0012% de la production française actuelle). L’association Landes Environnement Attitude est favorable aux énergies renouvelables dans le cadre d’une transition basée également sur la sobriété et l’efficacité énergétique. Mais il n’est pas souhaitable d’installer des microcentrales hydroélectriques sur tous les cours d’eau pour un apport énergétique négligeable au prix d’impacts importants sur la biodiversité et la continuité écologique des cours d’eau. L’association LEA soutient la pétition de la Fédération dé- partementale de pêche de la Gironde qui demande que les décisions administratives soient en cohérence avec la protection de l’environnement et qu’aucune nouvelle microcentrale hydroélectrique ne soit autorisée sur le Ciron afin de préserver la rivière dans l’intérêt général de tous.
Une pétition est en ligne contre les projets de micro-centrales : http://www.petitions24.net/non_aux_barrages_hydro-elec- triques_qui_impactent_la_riviere_ciron