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Catégorie : Actualités

Rêves et désillusions d’un incroyable début de saison (2) : La truite du pont
Lorsque je cherche à capturer un gros poisson, j’ai deux règles en tête : pêcher avec le fil le plus fort possible afin de ne pas casser et attaquer le poisson le plus près possible afin d’être d’une précision chirurgicale… soit tout le contraire de ce qui m’a permis de prendre cette truite ! Ce jour d’avril 2015, il y avait deux poissons : un gros, bien visible mais qui serait certainement mieux placé une heure plus tard et un moyen, sur l’autre rive. Je décidais de jouer “petit bras” en attendant le moment opportun pour la grosse et j’allais tenter la moyenne. A cet endroit, les truites sont très éduquées. Je décidais de nouer une pointe d’une finesse déraisonnable et d’attaquer la plus petite, pour me mettre en confiance. Premier passage, la truite vint voir : refusé ! Et elle disparut. Bon… Je m’apprêtais à repartir penaud et là l’incroyable se produisit : la grosse qui ne se postait jamais à cet endroit avait traversé la rivière et se tenait entre deux reflets. L’angle était parfait mais

Un nouveau camp de pêche dans le Colorado
A Colorado Springs, l’hôtel Broadmoor a inauguré en Juin 2015 son camp de pêche situé sur la Tarryall river, avec un parcours privé de huit kilomètres. Sept logdes sont proposés pour la pêche ou les activités annexes comme les randonnées à pieds ou à cheval dans les montagnes. Possibilités de cours de pêche à la mouche au féminin. Etat montagneux très préservé, le Colorado bénéficie d’une grande biodiversité et d’une nature sauvage.
Renseignements : www.broadmoor.com
Office de Tourisme du Colorado c/o Express Conseil
5bis, rue du Louvre 75001 Paris – Tél. 01 44 77 88 07. Fax 01 42 60 05 45.

L’interdiction de la pêche sur la basse Dranse fait des vagues !
La pêche est désormais interdite sur la basse Dranse (Rhônes-Alpes) du pont de la voie ferrée jusqu’au lac Léman, soit 2,4 km. A cela s’ajoute une autre zone interdite en amont immédiat du pont de chemin de fer et qui cours jusqu’au pont de Vongy (route d’Evian), où la pêche est interdite pour cause de passe à poissons. L’AAPPMA du Chablais-Genevois a pris cette décision radicale le 31 janvier 2015 en AG extraordinaire. Sur ce parcours rendu célèbre ces dernières années par des captures de grosses truites lacustres qui remontent du lac Léman, l’AAPPMA estime que les truites lacustres sont trop souvent tuées en dépit d’un quota journalier stricte, mais très critiqué par les pêcheurs locaux. Il semble que cette mesure d’interdiction vise clairement les pêcheurs au toc, notamment au cadre, dont les vidéos des prises exceptionnelles font de gros scores sur les réseaux sociaux et les chaines de vidéos. Selon l’AAPPMA, la basse Dranse était en proie à une prédation incompatible avec les besoins d’une espèce dont les stocks ne sont pas infinis (moins de 250 truites lacustres adultes remontent généralement la Dranse). Ces poissons exceptionnels, dont certains mesurent plus du mètre méritent en effet plus de respect, à la fois des pêcheurs locaux et des touristes. Les pêcheurs qui se sentent visés par ce règlement ont rapidement créé l’Amicale des pêcheurs des Dranse, une association qui dénonce le bien fondé de cette décision et la façon dont elle a été prise. Elle demande aussi à inscrire une partie du parcours en no-kill. A suivre…

Les Barrages de la Sélune à l’heure de la votation populaire !
A l’image du barrage de Poutès-Monistrol sur l’Allier dont il a fallu plus de quarante années de combat pour voir enfin un présumé bout du tunnel (projet en cours de rabaissement du barrage), le cas de la Sélune (Manche) semble lui aussi en proie a de nombreux rebondissements puisque les deux barrages qui entravent son cours ont dans un premier temps été voués au démantèlement (sous NKM), avant que Ségolène Royal ne revienne sur cette décision à l’automne dernier en prétextant la transition énergétique. Selon un communiqué reçu des Amis de la Sélune et que nous publions ci-dessous, une lueur d’espoir subsiste pour qu’un jour, enfin, la Sélune puisse de nouveau s’ouvrir sur son avenir. La rumeur précise toutefois que ce sera au peuple de se prononcer… Une méthode certes démocratique mais indigne d’un ministre qui s’assoie sur les obligations légales de la directive cadre sur l’eau, du plan national anguille, de la Trame Verte et Bleue ou encore de la continuité écologique.
“Aux dires du député de la Manche Guénhaël Huet, la Ministre de l’Ecologie a suggéré l’organisation d’un référendum pour que la population locale se prononce sur l’avenir des barrages de la Sélune. Le collectif des Amis de la Sélune se félicite de ce bon sens démocratique et demande également dans ce cas à Madame Royal de suggérer l’organisation de référendums pour le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, le projet touristique de Roybon, ou encore le projet de champ d’éoliennes offshore du Tréport, et plus généralement pour tous les projets avec des enjeux environnementaux, en substituant à la représentation parlementaire la vindicte populaire. Le référendum décisionnel local, créé par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 et récemment mis au goût du jour par François Hollande lors des tensions à Sivens en 2014, est un référendum décidé par l’assemblée délibérante d’une collectivité territoriale afin de soumettre à ses administrés un projet relevant de ses compétences. C’est en soi un progrès démocratique évident quand il s’agit en effet d’un projet d’intérêt local… ce qui n’est pas le cas du projet d’arasement des barrages de la Sélune, l’un des objectifs phares en France de la Directive européenne Cadre sur l’Eau, et de différents plans nationaux engageant l’action et la crédibilité de l’Etat français :
– Plan National Anguille 2009 et ses engagements sur 1555 ouvrages prioritaires, dont ceux de la Sélune, pour répondre au règlement européen anguille imposant des mesures sur la continuité,
– Plan national de restauration de la continuité écologique 2009 avec ses objectifs chiffrés et ses liens avec le Grenelle de l’Environnement et la Trame Verte et Bleue, – Stratégie Nationale Poissons Migrateurs 2010,
– Plan français 2013-2018 de mise en oeuvre des recommandations de l’OCSAN en matière de protection, de gestion et de mise en valeur du saumon atlantique et de son habitat, avec ses engagements sur la continuité écologique…
Si ces engagements ne sont pas forcément connus par la population locale, ils ne peuvent cependant être ignorés par la Ministre et le député local ! Il en est de même de la décision de justice du 26 octobre 2010 avec mise en demeure d’assurer la continuité écologique au 31 décembre 2013 qui engage aujourd’hui l’Etat. L’ironie de l’histoire veut pourtant qu’on se trouve aujourd’hui dans l’hypothèse d’un référendum local, suggéré d’après Monsieur Huet par la Ministre, donc un référendum d’initiative nationale qui ne dit pas son nom, et pour cause : un tel référendum d’initiative nationale n’existe pas dans les textes. Mais suivons jusqu’au bout la logique démagogique de Monsieur Huet. 1 Organisation de Conservation du Saumon de l’Atlantique Nord Ce référendum sur l’avenir des barrages de la Sélune remettrait en cause à l’évidence tous les principes démocratiques et ne résoudrait en rien les problèmes liés à ces barrages. D’abord parce qu’il n’est pas difficile d’imaginer qu’un tel référendum mobiliserait d’abord les opposants à l’arasement. Ensuite parce que dans l’hypothèse d’une organisation de ce référendum par la Communauté de communes Avranches – Mont-Saint-Michel présidée par Monsieur Huet, serait nécessaire en amont un important travail d’information objective et d’éducation pour expliquer aux citoyens tous les enjeux du projet… devoir auquel a manqué jusque là la Communauté de communes pour un problème pourtant posé depuis déjà de longues années. Enfin parce qu’une issue favorable au maintien des barrages ne règlerait en rien la question de leur avenir. Désormais sans concession, qui gérerait ces barrages ? Qui les entretiendrait pour éviter qu’ils ne deviennent trop dangereux ? Qui s’occuperait de leur vidange, et avec quelles précautions pour éviter une nouvelle catastrophe écologique avec une pollution de la Baie du Mont-Saint-Michel comme en 1993 ? Et finalement qui paierait ? Monsieur Huet ? Les Amis du Barrage ? Mais allons vraiment au bout de la logique. Les Amis de la Sélune n’ont pas de position sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou de champ éolien offshore au Tréport, pas plus que sur le projet de barrage de Sivens ou de Center Parcs à Roybon dans l’Isère. Mais pourquoi Monsieur Huet, si inspiré pour la Sélune, n’utilise-t-il pas son mandat de parlementaire pour demander partout des référendums locaux ? Soyons directs : pour en finir avec l’hypocrisie de Guénhaël Huet, les Amis de la Sélune suggèrent à ce dernier de mettre fin aux débats parlementaires en cours sur le projet de Loi sur la biodiversité dont il devrait demander à la Ministre de l’Ecologie, qu’il semble si bien connaître, de signer l’avis de décès tout de suite. L’intérêt général de conservation de la biodiversité va en effet la plupart du temps à l’encontre des intérêts particuliers et court-termistes des parties prenantes locales. Pourquoi donc légiférer sur la biodiversité ? Faisons ainsi économiser des heures de débat à nos parlementaires sur cette Loi. Et tant qu’à remettre aux citoyens de notre pays la décision finale comme panacée à toutes les polémiques sur des projets d’aménagement les concernant, fussent-ils d’intérêt général et rendus incontournables par des directives européennes ou d’autres engagements internationaux de la France, demandons aussi aux députés comme Guénhaël Huet qui oublient leur fonction de représentation nationale de quitter le Parlement pour laisser leurs électeurs choisir à leur place. ”
Jean-Paul Doron, Union Régionale des Fédérations de Bretagne – Basse Normandie – Pays de la Loire pour la Pêche et la Protection du milieu aquatique / Mouvement « bérets bleus de l’eau ».
Roberto Epple, European Rivers Network / SOS Loire Vivante. Christian Allain, Manche Nature.
http://www.selunelibre.org

Open Street Fishing de Limoges, dur pour la jeunesse !
Le dimanche 21 juin, l’AAPPMA Les Ponticauds et French Touch Fishing organisaient l’Open Street Fishing de Limoges sur les bords de Vienne. Cette compétition de pêche des carnassiers est très attendue chaque année. La Fédération de la Haute-Vienne était présente à cet événement avec trois équipes composées de deux jeunes pêcheurs encadrés par deux bénévoles et un animateur fédéral. Tous motivés et heureux d’être là pour partager ce moment, les jeunes ont redoublé d’effort et de stratégie pour attraper le poisson tant convoité. Malheureusement la pêche a été rude, le poisson ne se faisant pas leurrer facilement. Malgré ces capots, les jeunes n’ont jamais été découragés et sont tous repartis récompensés. Ils sont prêts à recommencer cette expérience car ils semblent avoir adoré l’ambiance générale de cette compétition organisée par l’AAPPMA Les Ponticauds.
Félicitations au binôme Kopiec/Poulain qui a remporté l’épreuve.

Le serpent de mer de la “taxe mouillage”
Le Parlement a définitivement renoncé, jeudi, à instaurer une taxe de mouillage dans les aires marines protégées. Selon le gouvernement, cela n’aurait concerné que la Corse et uniquement les bateaux de plus de 24 mètres. Ce projet de taxe avait provoqué une levée de bouclier de la part de l’industrie nautique. Après l’avoir supprimée en commission en mars, l’Assemblée nationale l’avait ensuite rétablie en séance, puis le Sénat l’avait de nouveau supprimée en mai lors de la deuxième lecture. Les gros bateaux de plaisance qui mouillent dans les zones protégées du littoral Corse (et pourquoi pas sur le littoral continental ?) sont accusés de détérioration des fonds marins. Une fois de plus, l’Etat lâche du lest sur la protection de l’environnement, même si cela touche ce qu’il reste de plus précieux sur le littoral. La ministre de la Décentralisation, Marilyse Lebranchu, s’est engagée à ce qu’une solution soit trouvée pour éviter ce problème. Reste à savoir si ce n’était pas là un simple moyen de trouver de l’argent là où il est sans même se préoccuper de fonds marins dont seuls quelques privilégiés ont la chance d’observer la lente dégringolade… En matière de protection de l’environnent, le pire n’est jamais garanti.

Westin, pêchez danois !
Les leurres danois Westin arrivent en France et se font remarquer au bord de l’eau. En moins de deux saisons, ces leurres qui évoquent pour certains des références suédoises se sont avérés très efficaces sur les carnassiers français. Les leurres durs comme le jerkbait Platypus (en photo) se place au niveau des meilleurs leurres pour le brochet. Mais la gamme de leurres souples est encore plus originale avec des leurres uniques comme le Monster Teez, le Hypo Teez ou encore le Mega Teez, pas si méga que ça (89, 127 mm) et qui se distingue par une queue de poissons réaliste de grande taille. Il devrait faire merveille pour la pêche du sandre à la diagonale ou il joue dans le même registre que le Sea Shad, malheureusement très difficile à trouver.
Une gamme pleine de bonnes surprises à découvrir, qui permet de pêcher différemment tant que ce n’est pas trop connu !

Avis favorable de l’enquête publique pour le rabaissement du barrage de Poutès sur l’Allier
Véritable verrou qui a empêché les saumons de l’Allier d’accéder aux plus belles zones de frayères depuis plus d’un demi siècle, le barrage de Poutès-Monistrol est devenu tristement célèbre, en totale contradiction avec les couteux efforts entrepris pour le retour du grand migrateur. Après un nombre incalculable de réunions, de fausses bonnes nouvelles et de découragement, le projet d’abaissement du barrage de Poutès sur l’Allier avance bien. Il ne s’agit donc pas de suppression, mais d’un abaissement significatif, qui, par un système d’échelle à poissons, devra permettre le franchissement par les poissons migrateurs. L’enquête publique pour le renouvellement de la concession a émis un avis favorable. La seconde enquête publique pour les travaux est prévue pour fin 2015. Et les travaux devraient pouvoir commencer fin 2016.
Illustration ©EDF.

LE GAVE SE REBIFFE
Divine surprise : le mythique gave d’Oloron revoit monter les saumons. Problème : ils sont bien plus petits que ceux de la grande époque. Pierre Affre qui y a pris son premier en 1967, explique pourquoi.
Plus de 300 saumons bagués et déclarés l’année dernière sur le gave d’Oloron, certainement plus de 400 poissons déclarés cette année au 1er juin et les meilleures semaines de pêche sont sans doute encore à venir. Gageons que fin juillet, il y aura surement plus de 500 saumons déclarés par les pêcheurs récréatifs. Les pêcheurs estuariens aux filets dérivants, eux, ne sont pas en reste : plus de 1300 saumons déclarés à la capitainerie de Bayonne l’année dernière et cette année, motus et bouche cousue sur leurs captures. [Tout au plus sait-on, que les cours pour le saumon sauvage de l’Adour, à la criée de Saint Jean de Luz, qui étaient de 120 le kilo, à l’ouverture au mois de mars, se sont écroulés autour de 30 ces dernières semaines…]. Il faudrait certainement remonter à plus de trente ou quarante années en arrière, pour avoir connaissance d’aussi belles remontées de saumons sur le gave d’Oloron. Et effectivement, à la mi-juin de l’année dernière, trois coups de fil de mes amis saumonniers basques ou béarnais, Dominique, Jean-François et Benat m’avaient tenu le même discours : Tu devrais descendre, cela fait plus de vingt ans qu’on n’a paspris autant de saumons sur le gave… et la plupart à la mouche… Bigre !
Quand dans le même temps les remontées en Ecosse ou en Norvège s’écroulent, que se passe-t-il donc en Navarre ? Un autre ami, Claude Coupé, dernier vainqueur du “championnat du monde” de Navarrenx en 2012, me confirme qu’il s’est pris depuis le mois d’avril certainement plus de 250 poissons et que ça continue… Alors que j’avais “abandonné” cette rivière depuis une bonne quinzaine d’années, voilà l’occasion me dis-je, de retrouver les copains autour d’une bonne garbure, et accessoirement de faire nager quelques “poils de blaireau” dans les pools, de la Crampe, du Bac et du couloir d’Orin. J’affûte mon matériel, j’investis dans une paire de waders en goretex, je réserve mon billet de train jusqu’à Bayonne mais… Patatras, dans la nuit du 3 au 4 juillet, des orages terribles et à répétition tantôt sur le Béarn, tantôt sur le Pays Basque, font monter les eaux huit mètres au dessus du niveau d’étiage à Ustaritz sur la Nive, et à plus de quatre mètres sur le gave d’Oloron. Ponts emportés, routes détruites au Pays Basque, vaches et tracteurs entrainés jusque dans le port de Bayonne… Au moins pendant ces crues, me dit Dominique, les filets ne pêcheront pas à l’estuaire… Un coup d’oeil sur les prévisions météo pour la semaine suivante, m’indique que les dépressions et les orages vont continuer de se succéder, mais plus au nord et à l’est en direction du massif central, puis de la Franche Comté. Répit donc sur le Pays Basque et le Béarn, ce que me confirme Dominique : le gave baisse très vite et en fin de semaine, les niveaux devraient être un peu forts mais “correcs” pour le grand week-end du 14 juillet… Cela tombe bien, je n’ai rien de prévu, mais les trains sont cette fois complets ! Un coup de fil à mon ami beauceron Claude Coupé : Oui, je descends sur le gave jeudi. Si tu veux, je te prends à la gare de Chartres à 9 h 12, on se relaiera sur l’autoroute et vers 16/17 h on devrait être chez Patrick Ballesta à l’hôtel des saumoniers de Saint Martin d’Autevielle… Le 10 juillet, en fin d’après midi, je retrouve un gave encore un peu fort certes, mais dont les

La lente migration des travaux de EDF sur le Rhin
Le 17 juin 2015, une vingtaine de représentants d’ONG d’Allemagne, de Suisse et de France ont bloqué symboliquement l’entrée du siège d’EDF à Mulhouse par un barrage. Ils dénonçaient la lenteur de EDF pour la planification des travaux sur les barrages
de Rhinau, Marckholsheim et Vogelgrun sur le Rhin et exigent qu’une feuille de route précise soit présentée à la prochaine
Commission Internationale de Protection du Rhin (CIPR), le 2 juillet à Vienne, pour le retour du saumon jusqu’à Bâle en 2020.
www.salmoncomeback.orgPhoto : ©wwf Suisse