Catégorie : Actualités

  • Paul Michelet ferme le ban

    Paul Michelet ferme le ban

    L’ingénieur général des ponts Paul Michelet sera sans doute le dernier directeur général de l’Office national de l’eau
    et des milieux aquatiques (Onema), car l’institution sera bientôt engloutie dans la future Agence française pour la biodiversité
    (AFB), dont Paul Michelet est l’un des artisans, membre de l’équipe qui préfigure la nouvelle agence, en charge (entre autres) du dialogue social et de “l’accompagnement du changement”. Le directeur général de l’Onema est un pur produit de l’administration française, qui a le don inné de la sélection naturelle. En effet, l’ex-ingénieur agronome Paul Michelet, était en charge de la mise en oeuvre de la directive cadre sur l’eau. Vous savez le fameux bon état écologique pour2015 que l’on a pas fini d’attendre. L’AFB
    commence donc sur le même modèle, avec les mêmes énarques “recasés” et sans doute avec les mêmes ambitions, celles d’être toujours dans la “norme”, une norme qui convient à l’administration, au monde politique et qui cautionne l’état désastreux des cours d’eau bretons, beaucerons (en reste-il dans cette région ?) ou franc-comtois.

  • Crue et décrue… 

    Crue et décrue… 

    On l’aura attendue longtemps, plusieurs mois, et elle a fini par arriver. Une belle crue hivernale qui a mis fin à presque une année de déficit en eau. Dans l’est, toutes les rivières ont coulé plein bord et même au delà. La Saône a enfin pu s’étendre loin dans les prés comme a son habitude. Elle a aussi retrouvé bien vite son lit. En quatre jours, elle est retombée à un niveau normal. “Dans le temps” comme on dit, elle aurait mis plusieurs semaines. Cette dégringolade express montre à quel point tous les champs ont été drainés et aussi à quelle vitesse disparaissent les zones humides. Celles qui perdurent deviennent des curiosités écologiques que l’on visite en suivant un sentier balisé. La biodiversité en boite, ça vous dit ?

     

  • Catalogue Illex 2016

    Catalogue Illex 2016

    En quelques années seulement, Illex est devenu une marque synonyme de produits pour la pêche aux leurres de qualité. Certains leurres comme la série des Cherry, Arnaud, Eruption oules cannes Ashura sont devenus des références. Dans le même esprit, les leurres souples Dexter se sont rapidement fait une réputation. Si bien des leurres de la marque sont l’oeuvre du japonais Seiji Kato, certains sont des créations françaises, notamment celles de Thomas Vogel ! Vive la France !

    www.illex.fr

  • Catalogue JMC Mouches de Charette 2016

    Catalogue JMC Mouches de Charette 2016

    Avec 216 pages, le nouveau catalogue JMC Mouches de Charette compte plusieurs milliers de références et propose une offre des plus complètes aux pêcheurs à la mouche. Ce catalogue gratuit présente l’avantage d’indiquer les prix publics pour chaque produit, ce qui permet d’y voir beaucoup plus clair ! Téléchargeable sur www.mouchesdecharette.com ou disponible chez votre détaillant. Parallèlement, un catalogue est édité pour la pêche du corégone et pour la pêche au toc.

  • Modification du Code de l’Environnement relatif à la pêche en eau douce, deux poids, deux mesures !

    Modification du Code de l’Environnement relatif à la pêche en eau douce, deux poids, deux mesures !

    Alors que la pêche de loisir propose de faire des efforts importants pour préserver les espèces en instaurant des quotas sur les carnassiers et en augmentant les tailles de captures, l’administration donne tout aux pêcheurs aux filets ! Un projet totalement contradictoire, qui prouve une fois de plus le manque de mobilisation des pêcheurs à la ligne.

    Alors que la FNPF se satisfait des propositions visant à augmenter la taille légale dela truite qui passerait à 30 cm et de quelques autres espèces (brochet 60, sandre 50, black-bass 40 et ombre 35), mais aussi d’établir un quota de trois carnassiers par jour/pêcheur dont deux brochets, le lobby de la pêche professionnelle n’a pas raté l’occasion de tenter de faire s’assouplir les procédures d’obtention de licences et de rendre moins contraignantes les méthodes de pêche. Le Code de l’Environnement (ex Code Rural) met en place des dispositions réglementaires qui font autorité au niveau national. Le projet actuel de modification se consacre à “la préservation des milieux aquatiques et à la protection du patrimoine piscicole, à l’organisation des pêcheurs, au droit de pêche et aux conditions d’exercice de ce droit.”

    En préambule des propositions figurent ces quelques lignes qui reflètent de belles contradictions qui trahissent une réelle méconnaissance du terrain : “Le décret met en place des mesures pour une meilleure prise en compte de la pêche professionnelle au travers de la procédure d’attribution des baux de pêche, pour une amélioration du développement de la pêche de loisir et de la pêche professionnelle dans le respect des espèces et des milieux (notamment modifications des dispositions sur les autorisations de pêches exceptionnelles, sur les heures d’interdictions de pêche, sur la taille minimale des poissons, sur les quotas, sur l’application de la réglementation sur le classement des cours d’eau et des plans d’eau). Par ailleurs, ce texte met en place un dispositif de renforcement de la protection de certaines espèces d’écrevisses, compte tenu de leur mauvais état de conservation et met en cohérence certaines dispositions portant sur la gestion des poissons migrateurs”.

     

  • EDITO n°106 : Droit de pillage

    EDITO n°106 : Droit de pillage

    Il n’est pas toujours nécessaire d’aller chercher très loin les raisons qui font qu’un pays se sent mal. Il suffit souvent d’une
    conjuration de petites injustices, de malentendus entre le pouvoir et les justiciables, de faits du prince qu’on impose au peuple
    comme des diktats du bon sens.

    Les pêcheurs de loisirs ont comme cela l’habitude d’être traités comme des citoyens de seconde zone, des cochons de payants qui
    n’ont que des devoirs là où les professionnels n’ont que des droits (qu’ils soient pêcheurs, barragistes ou agriculteurs).
    Ainsi du nouveau code de l’environnement dont quelques rares dispositions qui visent à protéger les espèces des viandards
    amateurs vont dans le bon sens, tandis que la majorité des autres créent les conditions absolument surréalistes d’un droit de pillage  accordé à 500 professionnels qui vont pouvoir ainsi en finir, au filet avec les derniers saumons de l’Adour, les dernières anguilles et pibales, les derniers sandres dont les silures n’auront pu s’occuper. Le parti pris est d’autant plus stupide que ces 500 emplois ne sont pas grand chose en face des milliers d’autres que pourraient générer un loisir pêche hexagonal. Au lieu de quoi la classe politique, dans son ensemble, continue à se coucher devant ces lobbies d’un autre âge.
    Et tant pis si cela coûte cher (850 millions de subventions pour 1 milliard d’euros de CA pour la pêche en mer selon l’association
    Bloom). A la fin, c’est toujours le contribuable électeur pêcheur qui paye…

    EDITO DE PÊCHES SPORTIVES N°106 Accédez au magazine 

     

  • Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !

    Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !

    En date du 30 septembre 2015, le Conseil d’Etat a rendu une décision qui a fait peu de bruit dans le monde halieutique. Pourtant, en annulant l’article 31 du titre V du livre VII du code de la justice administrative suite au recours déposé par l’AAPPMA Les Deux Vallées, le Conseil d’Etat remet en cause les conditions d’agrément et les statuts types des AAPPMA. La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) avait souhaité mettre les associations “au pas” en imposant une réglementation générale à toutes les associations. C’est donc raté, car désormais, la FNPF ne plus plus imposer des tarifs de cartes de pêche aux AAPPMA. Dans cette affaire, le Conseil d’Etat à entre autre retenu que “les articles 9, 29 et 31 des status types sont contraires aux dispositions relatives aux pouvoirs des Fédérations départementales et de la Fédération nationale ainsi qu’au principe de liberté d’association;”. En revanche, la décision ne précise pas si d’autres mesures sont concernées par la décision : quota de prises journalier, annuel, tailles légales, etc.

  • Carnassiers en hiver, la guerre du repérage satellite est déclarée !

    Carnassiers en hiver, la guerre du repérage satellite est déclarée !

    Contrairement à la pêche de printemps, d’été ou même d’automne, la pêche des carnassiers en hiver se déroule sur des postes très précis, parfois de moins de 100 m2. Le plus souvent, il s’agit d’un rassemblement massif de blanchaille dans une zone profonde, sous un pont ou une entrée de darse. Les carnassiers prennent alors leurs quartiers à proximité immédiate de ce garde-manger. Sur un lac de 500 ha, il n’existe parfois en hiver que deux ou trois très bons postes alors que le reste du lac est vide. A l’heure de la cartographie satellite, le sport national consiste à trouver les bons postes en trouvant tout d’abord des indices sur les photos publiées via facebook ou les blogs, puis de trouver les bons coins via Google Maps. Voir vingt bateaux sur un poste qui peut en tolérer deux ou trois à la rigueur ne m’enchante guère, car au final, plus personne ne peut pêcher correctement. Cette chasse aux bons coins nous conduit à adopter une attitude contraire au partage et à la convivialité, qui est au départ l’un des fondements des réseaux sociaux ! La situation devient très préoccupante car il devient très difficile de préserver son petit coin de Paradis ! Nous encourageons donc les pêcheurs qui ne veulent pas se faire dépouiller leurs spots de ne mettre sur les réseaux sociaux que des photos dont le paysage est flouté ou des images recadrées. Attention également aux noms donnés aux photos, car en récupérant une image depuis une page Internet par un simple glissé, on récupère également son nom et parfois il est très évocateur ! On peut donc lui donner un faux nom, mais c’est pas très sympa pour ceux qui risquent de voir arriver une armée de pêcheurs sur leur spot. Le mieux étant de renommer l’image (essayez avec la photo jointe à ce message…).

  • La pluie, enfin !

    La pluie, enfin !

    C’est l’une des sécheresses les plus insidieuses que celle de cette année 2015, car elle est très étendue dans le temps. Sur de nombreuses régions, il ne pleut pas suffisamment depuis le printemps dernier. Mais depuis deux jours, une bonne pluie traverse le pays et durant la semaine, d’autres précipitations sont attendues. Une aubaine pour les rivières et pour la fraye des truites, car il ne faudra pas compter sur la fonte des neiges, mais l’hiver n’est pas terminé.

    Photo d’une frayère de truites prise hier à Champagnole sur la Londaine, un affluent de l’Ain dans le Jura. Il est à noter que cet affluent est continuellement souillé par des eaux usées. Honteux pour une ville qui vit en partie du tourisme pêche !

  • Réserves temporaires à Vouglans, enfin !

    Réserves temporaires à Vouglans, enfin !

    Le lac jurassien de Vouglans (1700 ha) est étrangement classé en 1ère catégorie alors qu’il s’agit clairement d’un lac dont les populations pisciaires sont à 99 % composées d’espèces de seconde catégorie. Ce statut que les pêcheurs ont du mal à comprendre est un moyen très efficace d’échapper au pillage par les pêcheurs professionnels, qui espèrent chaque année un déclassement… Mais par son statut particulier, le lac de Vouglans connaît à chaque début de saison d’autres excès qui reviennent cette fois aux pêcheurs aux leurres, qui sous couvert du no-kill (la pêche des carnassiers ouvre fin mai) profitent d’une pêche du sandre facile en début de saison avant, pendant et juste après la fraie de ce poisson très vulnérable dans ces conditions. Il y a quelques années, Pêches sportives avait mis le doigt là où ça fait mal en mettant au grand jour cette pratique indigne de pêcheur sportifs. Puis il y a eu le temps des roues de remorques (et de voitures) crevées, une méthode qui fait toujours son effet ! Mais en 2016 et pour la première fois depuis le début de ces excès, deux zones seront mises en réserves temporaires, et seront levées à l’ouverture du carnassier, le 28 mai. Il s’agit de la presque intégralité des plages de Bellecin et d’une petite zone située en face dans une anse. Si c’est une très bonne nouvelle, il faut savoir que c’est très peu pour ce très grand lac. Aux pêcheurs de demander à la Gaule Moirantine et à la fédération de pêche du Jura que ces zones soient étendues à l’avenir. L’argument du no-kill avancé par les pêcheurs aux leurres qui pensent “vacciner” les sandres contre les hameçons des pêcheurs qui prélèveront ce carnassier quelques semaines plus tard est difficilement acceptable. Prendre et relâcher une femelle pleine d’œufs juste avant la fraie (ce poisson supporte très mal la décompression et les œufs encore moins !) est indigne d’un pêcheur qui se dit respectueux des poissons et de la nature. L’Onema ainsi que la garderie fédérale est souvent présente sur le lac en début de saison. A bon entendeur…