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Catégorie : Actualités

L’Amérique littéraire en deuil, Jim Harrison est mort
Si les romans, mais aussi les nouvelles écrites par Jim Harrison n’ont pas été lues que par des pêcheurs ou des chasseurs, loin s’en faut, nombreux sont les disciples de Saint-Pierre ou de Saint-Hubert à avoir entretenu un rapport particulier avec les œuvres du grand écrivain. Car Jim Harrison aimait profondément la nature, les grands espaces, rejetait la société urbaine, mais pour autant, évitait soigneusement d’écrire d’ennuyeux propos liés à la pêche ou à la chasse, même si ces deux activités sont présentes dans la plupart de ses œuvres. Les écrits de Jim Harrison sont dépouillés jusqu’à l’os, parfois cruels, à l’image de cette nature que l’auteur n’a jamais voulue anthropomorphique mais toujours emprunte d’une grande poésie.
L’auteur de Un bon jour pour mourir, de Dalva, de Légendes d’Automne, de Sorcier, de Wolf et de bien autres romans, est mort d’une crise cardiaque le 26 mars 2016 à l’âge de 78 ans dans l’Arizona, là où il passait ses hivers.

Participez au FishBone Trophy au lac de Malaguet !
C’est une nouveauté pour le réservoir de pêche à la mouche de Haute-Loire. Le premier FishBone Trophy aura lieu les 23 et 24 avril a un moment où les truites seront logiquement en pleine activité ! Ouvert à 16 pêcheurs. Nombreux lots (journée de pêche à Malaguet, lunettes polarisantes…) sans oublier le premier prix, remis par Eddy Scheinpflug de FishBone Custom Rod Shop (facteur de cannes à mouches) d’une valeur de 700 euros. L’occasion de découvrir les gammes de cannes montées par cet artisan réputé (démonstration de montage de cannes, essais). Le coût d’inscription pour le concours est de 150 euros par personne (concours de pêche sur la barque, café, croissants, déjeuner et dîner compris)
Il reste encore quelques places. Inscriptions avant le 05 Avril.
(Photo : superbe truite du lac de Malaguet).

Barrages : quand le Sénat et ses lobbies complotent contre l’écologie
Ségolène Royal a tout fait pour récupérer le pilotage de la COOP 21. Espérons qu’elle y fera moins de dégâts qu’elle n’en a fait ou laissé faire dans la gestion publique des dossiers sur la continuité écologique dans le cadre de la loi biodiversité et culture. Parce que dans ce domaine comme dans celui de la réglementation de la pêche professionnelle en eau douce, la coupe (21) est pleine.
On savait le Sénat accessible à toutes sortes de manipulations des lobbies. Avec les discussions et le vote par les sénateurs de nouvelles dispositions incroyablement favorables aux hydrauliciens de tous poils c’est une caricature d’elle-même que nous propose la haute assemblée. Le nouvel article 33 bis de la loi biodiversité et culture voté par les sénateurs à l’instigation de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes démocratiques est ainsi rédigé :
I – Les systèmes hydrauliques et leurs usages font partie du patrimoine culturel, historique et paysager protégé de la France.
II – Le code de l’environnement est ainsi modifié : 1° L’article L. 211-1 est complété par un III ainsi rédigé :
III – La gestion équilibrée de la ressource en eau doit également permettre d’assurer la préservation du patrimoine, notamment hydraulique, protégé soit au titre des monuments historiques, des abords ou des sites patrimoniaux protégés en application du livre VI du code du patrimoine, soit en application de l’article L. 151- 19 du code de l’urbanisme ; 2° L’article L. 214-17 est complété par un IV ainsi rédigé :
IV – Les mesures résultant de l’application du présent article sont mises en oeuvre dans le respect des objectifs de protection, de conservation et de mise en valeur du patrimoine mentionné au III de l’article L. 211-1. En clair, cela signifie que tous les ouvrages hydrauliques sont à priori considérés comme des éléments intouchables du patrimoine culturel du pays, ce quels que soient leur impact sur l’environnement, leur architecture ou leur efficacité énergétique.
Ainsi l’article 211-1 de la LEMA sur la gestion équilibrée de la ressource en eau qui donne dans son point I la priorité à « La prévention des inondations et la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides… » se voit affublée par les sénateurs d’un point III ainsi rédigé : « III – La gestion équilibrée de la ressource en eau doit également permettre d’assurer la préservation du patrimoine, notamment hydraulique, protégé soit au titre des monuments historiques, des abords ou des sites patrimoniaux protégés en application du livre VI du code du patrimoine, soit en application de l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme. » Ou encore : « ne touchez pas à nos barrages, pas plus qu’à nos moulins ou à nos droits d’eau. » Et tant pis si les rivières, ruisseaux et autres chevelus doivent en crever pour cause de réchauffement dû au climat, aux seuils et aux barrages. Et pour faire bonne mesure, les propriétaires d’ouvrages auront, si on laisse faire les sénateurs, un délai supplémentaire de trois ans pour se mettre aux normes dès lors qu’ils ont déposé un dossier à l’administration.
Ce délai s’ajoutant au délai initial de cinq ans à compter de la publication de la liste de classement des cours d’eau fin 2012 au titre du L 214-17 CE, déjà six ans après promulgation de la loi. Derrière ces amendements auxquels , pour le moment, le ministère de Mme Royal n’a pas trouvé grand chose à redire, on trouve donc ces fameux lobbies tels que l’Hydrauxois, les Amis des Moulins, l’Union Française de l’Electricité, France Hydroélectricité et quelques autres encore, plus discrets mais tout aussi efficaces puisqu’ils sont même représentés au cabinet de la ministre. Le dossier est aujourd’hui entre les mains des députés, censés mieux armés pour faire la différence entre intérêt général et intérêts particuliers. L’amendement scélérat ne devrait donc pas survivre à la navette parlementaire. A moins que les croisés du barrage aient trouvé de nouveaux moyens d’apporter de l’eau au moulin de leur argumentation

EDITO Les rentiers de la turbine
J’avais prévu de me lâcher sur la nouvelle trouvaille des communicants de la Fédération Nationale de la Pêche en France qui est d’investir 1 million d’euros dans la caravane du tour de France, histoire d’y recruter de nouveaux pêcheurs (et pourquoi pas un coup du soir dans la grotte de Lourdes, une ouverture de la truite à la foire de Paris ou un alevinage en arcs dans les piscines municipales). Mais les menaces conjuguées que font peser la ministre de l’environnement, quelques sénateurs fraîchement repeints en vert et les lobbys hydrauliques qui animent ces marionnettes d’Etat, sur nos pauvres rivières de France m’obligent à me déclarer solidaire de ceux qui nous représentent. (Même si je n’irai pas jusqu’à les suivre dans le Tourmalet.) Pour faire simple, l’une s’apprête à “sauver” des barrages inutiles dont le seul mérite est d’empêcher les saumons de remonter la Sélune, tandis que les autres ont le culot de décider que tout barrage ou moulin est une oeuvre d’art qui appartient au patrimoine culturel de la Nation et qu’elle est à ce titre intouchable. Tout cela au nom d’une pseudo transition énergétique qui vise à transformer le château d’eau de la France en désert biotique pour le meilleur profit des nouveaux rentiers de la turbine. Hélas je ne vois qu’un moyen de stopper tout cela : il faudrait que du coté de la montagne Sainte-Geneviève, Madame Royal nous construise un barrage qui engloutisse le Sénat.
Cet Edito est tiré du magazine pêches sportives n°107 : » les plus grosses truites du monde«

Bientôt un réservoir de pêche à la mouche en Saône-et-Loire !
Si il existe des réservoirs dédiés à la pêche à la mouche dans le nord Morvan, il n’y en a pas sur le versant sud et aucun en Saône-et-Loire. Un projet de création d’un réservoir mouche d’une surface de 4 ha est à l’initiative de la Ville d’Autun, de la fédération de pêche de Saône-et-Loire et de l’AAPPMA Gaule Autunoise Pêcheurs Morvandiaux. Une étude technique et économique du projet a été réalisée par A2H et a conclu à la faisabilité et à l’intérêt du projet. L’Etang des Cloix se situe au centre du massif forestier de Montmain, propriété de la Ville d’Autun et certifiée FSC. La Ville d’Autun et la Communauté de Communes du Grand Autunois Morvan ont décidé d’assurer la promotion et le développement des sports de pleine nature sur ce site: pistes de descente VTT, circuits VTT balisés labellisés FFC, chemin de randonnées, parcours de trail, restauration d’une ancienne bergerie pour l’accueil d’expositions ou de « classes nature », site d’escalade… La pêche à la mouche trouve donc pleinement sa place parmi ces activités. Le massif de Montmain accueillant également de nombreuses zones de captage en eau potable, cet aspect a été pris en compte dans le projet, complété par un suivi biologique et physicochimique.
Des mesures de prévention des risques de pollution ont été mises en avant: circulation interdite aux véhicules motorisés, stationnement en aval hydraulique des zones de captage, installation de toilettes sèches, bois non traité pour les pontons, interdiction de marcher dans l’eau, barques à rames pour éviter les batteries, limitation du nombre de pêcheurs. L’ensemble de ces dispositions permettent de conclure à l’absence d’impact de l’activité sur la ressource en eau. L’activité pêche sur le site, par la fréquentation et le gardiennage associé seront un bon moyen de limiter les nuisances et les dégradations par rapport à la situation actuelle.
Afin de lancer le projet, et avant de réaliser les investissements définitifs (pontons, barques), la Ville d’Autun et l’AAPPMA souhaitent réaliser une manifestation « homing à l’Etang des Cloix pratique et découverte de la pêche à la mouche ». Cet évènement, gratuit à condition de posséder une carte de pêche dans le département ou un timbre réciprocitaire (EHGO), se déroulera du 22 au 25 avril puis du 29 avril au 2 mai.
L’ensemble des informations relatives aux créneaux disponibles sur www.autun.com à partir de fin mars. Pendant toute la durée de l’évènement, un guide de pêche sera présent sur site, afin d’accueillir les participants ou réaliser des initiations. Des barques seront mises à dispositions, du matériel pourra être prêté. Le samedi matin sera réservé aux jeunes de moins de 16 ans.
Stage Spey cast avec Jean-Batiste Vidal chez Loisirs et Pêche à Annecy
Le magasin Loisirs et Pêche à Annecy (ex maison Maillet) accueillera le guide de pêche international Jean-Batiste Vidal pour un stage de lancer en Spey cast. Ce stage a pour but de mieux comprendre ce type de lancer pratiqué avec une canne à deux mains, une canne “switch” ou même une canne à une main. Au programme : lancer roulé, roulé sauté, single et double Spey, snap T, circle C ou snake roll). Une bonne préparation avant un voyage de pêche au saumon ou pour apprendre les différents types de lancers roulés qui peuvent être mis à profit lorsqu’on pêche la truite ou la truite de mer. Dates retenues : le samedi 25 et le dimanche 26 Juin sur le Chéran et le Rhône. Parties théoriques en salle et pratiques sur le terrain. Le stage sera l’occasion de tester des cannes et moulinets Sage ainsi que des soies Rio adaptés aux conditions de pêche pendant toute la durée du stage. Renseignements et inscriptions : Loisirs et Pêche à Annecy. © Photo : Julien Pouille.
Tél. : 04 50 67 18 64.
E-mail : [email protected]
Compétitions de pêche aux leurres FFPS le calendrier est disponible
La FFPS/Carnassiers publie sur son site les calendriers des championnats de France 2016. Afin de répondre aux attentes des compétiteurs, les championnats de France Pêche du bord, Bateau et Float-tube évolueront en deux divisions : la Pro-Elite et le Challenger. En 2016, les vingt premiers des championnats 2015 composeront la Pro-Elite. Au terme de la saison 2016, tous les champions de France (sauf Challenger Bateau) se verront offrir par la Société Fishing Lodge un séjour de pêche en Irlande. Un lot exceptionnel, d’une valeur approximative de 14 000 €, sera offert par la société Mercury aux champions de France Challenger Bateau. Ce championnat est ouvert à tous sous couvert d’une licence FFPS 2016.

La Suisse tente d’enrayer la ruée vers la micro hydroélectricité
En France, sous couvert de simplification des démarches administratives, tous les cours d’eau qui ne sont pas représentés sur une carte IGN au 25000ième ne seront plus considérés comme des cours d’eau. C’est-à-dire que les sources, le micro chevelu qui forme aussi les grandes rivières, dans lesquels on trouve encore des écrevisses à pieds blancs et des bestioles rares, seront mis au ban de l’empire. Cela signifie qu’on pourra les massacrer à la pelleteuse ou au bulldozer, sans être inquiété. Cet inventaire qui devait être terminé en 2015 le sera cette année. Pendant ce temps, le 2 mars 2016, nos voisins suisses ont adopté une loi votée dans le cadre du débat sur la stratégie énergétique. Le Conseil national a décidé que les petites centrales hydroélectriques ne pourront bénéficier de mesures de soutien que si leur puissance atteint un minimum de 1 Mégawatt. La Fédération Suisse de Pêche se réjouit de cette décision qui permet d’entraver “la ruée vers l’or” que suscite la micro hydroélectricité.
Ces deux mesures radicalement différentes montre à quel point (on aurait pu trouver des exemples contradictoires dans d’autres pays voisins) est une question de volonté politique, au coup par coup, sans réelle stratégie globale. Car dans bien des cas sur ce sujet, la Suisse ne vaut pas mieux que la France.(© Photo: Fédération Suisse de Pêche)

Le mystère de l’ultraviolet
A force de chercher le leurre, l’appât ou la mouche miracle, on aurait pu penser que c’était peine perdue, que de nos jours, tout a été vu et revu. Et bien non et pour cause, car certaines choses sont invisibles pour nous. Pour nous, mais pas forcément pour les poissons ! C’est le cas des ultraviolets, une couleur ou une lumière – on ne sait pas trop – qui plaît beaucoup à certaines espèces. Le petit monde de la pêche ne va pas tarder à se trouver tout excité par cette trouvaille très récente. Mais avant de voir tout et n’importe quoi mis à la sauce UV, essayons de mieux comprendre l’invisible.
Le spectre lumineux qu’on peut observer lors d’un arc-en-ciel, affiche toujours les couleurs dans le même ordre : rouge, jaune, vert, bleu et enfin le violet. Entre chaque couleur, on devine des teintes intermédiaires comme l’orange entre le rouge et le jaune, le “chartreux” entre le jaune et le vert ou le “turquoise” entre le vert et le bleu, mais en bout de piste, on ne voit pas ce qui succède au violet. On notera que le noir et le blanc n’apparaissent pas dans un arc-en-ciel. Sans jouer au scientifique amateur qui lit à travers le fond de sa barque, j’essaie simplement d’admettre la théorie retenue par l’Education Nationale qui explique aux enfants que le soleil produit une lumière blanche dont les couleurs de l’arc-en-ciel sont lacomposition et qui apparaît sous forme de rayon lumineux à travers un prisme formé par les gouttes de pluie. D’un point de vue scientifique, le blanc n’est donc pas une couleur. Le noir ne l’est pas plus aux yeux de la science, car aucune lumière ne lui parvient. Cet article frise le surnaturel, l’incompréhensible, l’inimaginable et pourtant, notre vision des couleurs n’est jamais que l’interprétation que notre cerveau fait de ce que nos yeux perçoivent et uniquement de cela. En théorie, le noir devrait se situer après le violet dans l’arc-en-ciel. En réalité ce sont les ultraviolets, cette lumière invisible pour nous, de très faible longueur d’onde en marge du spectre qui succède au violet. Environ 5% de la lumière du soleil est composée d’UV dont 99 % de ceux qui atteignent la terre sont des UVA, le reste étant des UVB et quasiment pas d’UVC. Ces ultraviolets différents sont de longueurs d’ondes variables exprimées en nanomètres par les spécialistes.
Les UV, une couleur ou une lumière aux yeux des poissons ?Les ultraviolets sont observables à l’aide d’une lampe fluorescente bleutée comme celles utilisées pour faire sécher les résines dont se servent les monteurs de mouches. Sans cette lampe, il est impossible de les déceler. Si de nos jours, on connait la différence anatomique qui différencie nos yeux de ceux des poissons, bien malin celui qui peut affirmer ce que voit un poisson. Les pêcheurs que nous sommes ne le savent pas non plus, mais à force de leur faire passer sous le nez tout et n’importe quoi pour essayer de les séduire, on finit par comprendre que ces animaux distinguent d’infimes différences de teintes, qui ne sont sans doute que des nuances de gris. Même si les yeux de certains poissons possèdent des cônes, ce qui permet en théorie de distinguer les couleurs, nul
