Catégorie : Actualités

  • Pollution de la Bienne, une honte pour le Jura !

    Pollution de la Bienne, une honte pour le Jura !

    C’est une honte, car rien n’a changé depuis la manifestation de mai 2012 à Jeurre qui dénonçait les problèmes de pollutions qui étaient déjà à l’origine de mortalités anormales de poissons dans la Bienne. “On est en train de laisser crever la rivière” constate excédé Charles Varenne, le président de l’AAPPMA la Biennoise, qui a porté plainte. Car depuis quelques jours, les poissons meurent de nouveau dans cette rivière du haut Jura, dès Morez et dont l’assainissement des eaux usées laisse vraiment à désirer. On se croirait en 1950 ou dans un pays sous développé, mais nous sommes bien dans le Jura en 2016. Honte aux élus locaux de ce département qui prennent les  touristes pour des pigeons : “le Jura, à voir sans modération”. C’est mieux qu’à boire sans modération, car l’eau de la Bienne est bue ! “Découvrez les richesses du Jura”, à condition de ne pas regarder en dessous des ponts… Ou encore “Jura l’inattendu”, qu’on ne peut plus à propos en la circonstance.

    Les élus ne semblent toujours pas avoir compris qu’au delà de la pêche, sans doute pas assez chic ou pas assez rentable pour le département, l’eau du haut Jura est dans l’esprit des gens de bonne qualité. C’est le symbole des montagnes. Quand l’eau des montagnes est polluée, tout est pollué.

    Régler des problèmes d’assainissement est du domaine du possible à condition d’en avoir envie. Malgré les Contrats de Rivières qui ont engloutis des dizaines de millions d’euros, la Bienne est toujours aussi immonde avec des stations d’épurations obsolètes voire en panne. On pourrait presque se demander dans quelles failles du karst a disparu cet argent public…  Sur la basse Bienne, Saint-Claude et en aval, les tuyaux qui déversent leurs contenus directement dans le cours d’eau se comptent par dizaines. Si on ajoute à cela le fait que la Bienne traverse (en plein milieu !) le Parc Naturel Régional du haut Jura, alors on constate que le décorum est un très mauvais pastiche !

    Cet été, les touristes pêcheurs iront voir ailleurs, là où eau, poissons et pêcheurs sont un peu mieux considérés. La pêche sera sans doute fermée comme en 2012 et 2013 sur la basse Bienne.

    Après tout, à quoi bon venir dans un département dont le sénateur, Gérard Bailly, a récemment voté pour les insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles et que l’on a pu voir dans l’émission d’Elise Lucet Cash investigation sur les dangers des pesticides disant  “les médias se croient tout permis !”. Le Jura paraît préservé. Il semble avoir échappé aux ravages du temps. Un immobilisme trompeur, géré par des élus d’un autre temps.

    Une HONTE !

    Photo © : La Biennoise.

  • Le 11 juin, tous pour la Sélune libre  !

    Le 11 juin, tous pour la Sélune libre !

    La Sélune est un petit fleuve à poissons migrateurs de la Manche condamné par deux barrages qui devaient être démantelés sur décision de Chantal Jaouno (gouvernement Sarkozy). Décision remise en cause par Ségolène Royal sans grand fondement. Le 11 juin, tous ceux qui rêvent de voir revivre ce fleuve manifesteront pour crier leur colère.

    Renseignements sur le déroulement de la journée et les lieux de rendez-vous :

    http://www.peche-manche.com/

  • Handicap Pêche Passion organise son premier open !

    Handicap Pêche Passion organise son premier open !

    L’association Handicap Passion Pêche organisera son premier Open float-tube carnassiers et silure au domaine de l’Etoile, Sensation Pêche, les 11 et 12 juin 2016. Les bénéfices récoltés serviront à financer les actions de l’association et son fonctionnement. Cet open est ouvert à tous pêcheurs valides ou en situation de handicap. Pour les personnes en situation de handicap, la participation sera validée après analyse des conditions nécessaires à mettre en œuvre pour pouvoir participer à ces journées en toute sécurité.

    Possibilité si nécessaire de former un binôme. Ce week-end se veut avant tout dans un esprit et une ambiance conviviale, de partage et de passion. Chaque participant devra venir avec le matériel nécessaire pour passer la nuit sous tente. Il reste quelques places disponibles.

    Renseignements et inscriptions :

    http://www.handicap-passion-peche.org/25-1er-open-float-tube-handicap-passion-peche.html?date=2016-06-11-07-00

  • L’équipe de France de street fishing sur le départ !

    L’équipe de France de street fishing sur le départ !

    Déjà présente depuis 2013 sur le prestigieux Championnat du Monde de Carnassiers aux leurres artificiels du bord (street fishing), l’Equipe de France a su tirer profit de cette enrichissante expérience et a bénéficié cette année d’une formation intense pour rivaliser avec les meilleurs pêcheurs mondiaux sur cette édition 2016.

    Dans les starting-blocks du Championnat du Monde

    Sélectionnés pour leurs performances et leurs résultats lors du Championnat de France, les compétiteurs Eric Despalin, Jérémy Seguin, Tom Bontempelli, Morgan Calu et Cyril Didier seront les dignes représentants de la France en Slovaquie les 28 et 29 mai. Ces compétiteurs émérites bénéficieront des compétences et du savoir-faire de Guillaume Vernet – Conseiller technique, d’Alexandre Portheault – Directeur Sportif et de Michel Polydor – Président de la FFPS Carnassiers.

    Eric Despalin, le capitaine de l’équipe, assurera pour la quatrième année consécutive l’encadrement des compétiteurs. Son expérience dans ce championnat, jumelée à un savoir-faire acquis depuis plus de quarante ans, font de lui un atout majeur dans l’équipe. « Il y a beaucoup d’enjeu et bien sûr de pression sur ce type d’évènement international. J’essaye de minimiser les impacts sur l’équipe : côté stress avec des réunions et des débriefings et côté technique en établissant des stratégies et en intensifiant les entraînements. Le championnat du monde fédère des teams depuis maintenant quatorze ans et la participation française est relativement récente (quatre ans).

    Motivation !

    La 14ème édition du Championnat du Monde de Carnassiers aux leurres artificiels du bord aura lieu cette année dans la ville de Svit et sur la rivière Poprad. Les compétiteurs auront huit manches de 45 minutes pour se démarquer.

    A suivre sur le site internet de la FFPS carnassiers :  http://www.ffps-carnassiers.fr

  • La pêche autrement avec Emotion Pêche

    La pêche autrement avec Emotion Pêche

    Depuis dix ans, l’association Emotion Pêche développe le tourisme pêche sur les rivières et les lacs de Haute-Loire pour proposer des séjours de pêche adaptés à tous niveaux : – Des stages de pêche pour les jeunes (de 11 à 17 ans) se déroulent sur les vacances scolaires, d’avril, d’été et de toussaint. Ces cessions sont spécialisées sur l’apprentissage de la pêche à la mouche, aux appâts naturels ou des carnassiers. Les quatre participants sont encadrés par deux moniteurs diplômés d’un brevet d’État. – Des hébergements originaux leurs sont proposés (au mois d’août sous tente nomade). Les adultes passionnés de pêche à la mouche peuvent également venir s’initier ou se perfectionner sur les secteurs de pêche sauvages de la haute vallée de la Loire et du haut Allier. – Un programme adapté à leur niveaux leur permettant de progresser en matière de connaissance du matériel, gestuelle de lancer, fabrication de bas de ligne et de mouche, pêche en sèche, nymphe ou noyée. – Pour les aventuriers, l’association a mis en place des séjours trappeur de pêche en canoë sur le haut Allier ou à cheval au fil de la Loire sauvage. Deux jours en immersion total au coeur de la nature préservée avec en prime, un bivouac sous tente au bord de l’eau. – Une nouveauté pour cette année, l’association organise des séjours “gastronomie et pêche“ en partenariat avec La Table des Douceurs de Brigitte Delaporte à Saint-Arcons-de-Barges et l’hôtel la Découverte de Régis et Jacques Marcon à Saint- Bonnet-le-Froid. Au programme pour les pêcheurs et leurs accompagnants : cours de cuisine, espace bien être et pêche à la mouche sur le haut Lignon.

    www.emotionpeche.com

  • Un trombinoscope des SénaTueurs d’abeilles !

    Un trombinoscope des SénaTueurs d’abeilles !

    750 abeilles meurent chaque seconde en France depuis l’apparition des insecticides néonicotinoïdes. Pourtant, le 12 mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dit « tueurs d’abeilles ». Même la date lointaine de 2020 (plutôt que celle de 2018 votée par les députés), a été rejetée par une majorité de « sénaTUEURS d’abeilles » ! Il est temps que les sénateurs assument leurs responsabilités. L’opacité entourant les débats semble amener certains élus à se comporter en fidèle porte-parole du lobby agro-chimique.
    Fort de ce constat, Agir pour l’Environnement a décidé de rendre public un trombinoscope des « sénaTUEURS d’abeilles ». Ce message a été envoyé à près de 500 000 personnes. Si chaque personne qui ouvre ce message le diffuse à son tour, ce seront des millions de personnes qui lèveront un coin du voile entourant les débats parlementaires et apporteront un peu de transparence.
    Face à la surdité démocratique de certains sénateurs, il devient urgent d’informer largement. Pour relayer à votre tour et découvrir le vote de vos élus :

    http://reponses.agirpourlenvironnement.org/neonicotinoides-senateurs/

  • L’Artoise, le joyau de la forêt de Saint-Michel enfin labellisé !

    L’Artoise, le joyau de la forêt de Saint-Michel enfin labellisé !

    A quelques pas de l’abbaye de Saint-Michel, connue depuis plus d’un millénaire comme étant l’un des centres religieux les plus réputés du Hainaut et de la Thiérache, coule une rivière, l’Artoise une rivière qui prend sa source en Belgique et qui poursuit son cours en France dans l’Aisne. Elle serpente en pleine forêt de Saint-Michel. Elle est si poissonneuse et limpide que les amateurs de pêche sportive ont souhaité préserver ce petit coin de paradis, lieu de fréquentation de la gracieuse truite Fario. C’est pourquoi ils ont souhaité porter le projet de labellisation de leur rivière. Le projet de labellisation a été initié par la Fédération de l’Aisne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, qui a souhaité ensuite s’associer avec l’Office National des Forêts.  L’association de la truite Saint-Michelloise, aujourd’hui disparue, a fusionné avec l’AAPPMA des vallées du Gland, de l’Artoise, du Ton et de l’Oise. On a donc une nouvelle AAPPMA « Vallées du G.A.T. O présidée par Jean-Pierre Mouret. Ce dernier est aussi président de la fédération de l’Aisne, depuis 2009, réélu le 19 mars dernier. Lorsque Jean-Pierre Mouret prend la gestion de l’Artoise, il exauce les vœux de José Dudin. Cet ancien directeur d’école primaire ne sera pas resté très longtemps inactif. Dès le début de sa retraite en 2009, il exerce différentes fonctions associatives avant de rejoindre la fédération départementale qui totalise 14 000 cartes de pêche vendues et 7 salariés.

    La cérémonie de labellisation de cette rivière franco-belge aura lieu le 11 juin (ONF, Agence de l’eau Seine Normanadie, fédération de pêche de l’Aisne, associations diverses, etc).

    (Photo © Philippe Collet)

    Renseignements sur le projet et la cérémonie : http://www.federationpeche.fr/02/

    Le réseau Rivières Sauvages également partie prenante dans ce projet :  http://www.rivieres-sauvages.fr

  • Frayères à brochets en lacs de barrages, l’exemple de Vouglans

    Frayères à brochets en lacs de barrages, l’exemple de Vouglans

    Généralement construits entre les années 1930 et 1970, les lacs de barrages vieillissent et avec eux leurs substrats. Univers lunaires à la végétation absente, ces grandes étendues deviennent incompatibles avec certaines espèces comme le brochet, dont la reproduction est dépendante de certains végétaux. Dans le Jura, une AAPPMA a retroussé ses manches pour mettre en place des réserves temporaires, des frayères et un habitat artificiels

    Depuis sa mise en eau en 1968, le lac de Vouglans a progressivement perdu la quasitotalité des substrats de reproduction des poissons, en particulier ceux indispensables à la fraie du brochet (prairies inondables notamment). Il faut ajouter à ce constat les marnages conséquents et réguliers sur la retenue (quinze mètres au minimum), gênant considérablement la réussite des pontes, notamment celles des brochets dont les zones de fraies généralement peu profondes, se retrouvent très vite exondées. Rappelons que le lac de Vouglans est le troisième plus grand lac artificiel français, avec 1700 ha dans la vallée de l’Ain. Sa vocation est la production d’électricité, d’où son niveau très fluctuant.

    Un suivi encadré

    Classé en 1ère catégorie “grand lac intérieur”, le lac de Vouglans est au niveau typologique clairement une retenue où les espèces d’eaux mortes se développent beaucoup mieux que les espèces d’eaux vives. Une population de truites lacustres subsiste néanmoins mais avec également des aléas dus aux marnages. Le statut réglementaire du brochet en 1ère catégorie a toutes les chances d’évoluer rapidement au niveau national, en considérant Esox lucius comme une espèce patrimoniale désormais menacée sur le territoire national (figurant sur la liste rouge des espèces menacées). Pour faire face à ces constats, l’AAPPMA de la Gaule Moirantine s’est engagée dans une démarche scientifique et expérimentale de création de réserves temporaires et d’aménagements structurels de zones témoins sur les baux de pêche qu’elle gère. Ces projets s’effectuent en collaboration directe avec la fédération de pêche départementale et un hydrobiologiste professionnel qui assure le suivi et l’efficacité des actions. La mise en réserves temporaires de zones expérimentales concerne des secteurs clairement identifiés comme étant favorables à la reproduction des espèces citées ci-dessus, soit par l’implantation de végétaux et de structures (brochet), soit par la présence d’affluents (truite de lac).

    Sur ces zones expérimentales ciblées et aménagées, il s’agit d’améliorer le potentiel reproductif et de grossissement d’espèces phytophiles, notamment le brochet en interdisant temporairement toute forme de pêche durant les périodes de fraie. L’objectif est de protéger les poissons vulnérables (brochet essentiellement) en période de reproduction sur les zones favorables retenues (période allant de l’ouverture en mars jusqu’à l’ouverture de la pêche des carnassiers). L’AAPPMA a donc fait appel à des entreprises spécialisées en génie végétal, pour développer une technique de fascinage qui consiste à immerger des fagots de saules des vanniers de deux mètres de diamètre environ (avec fortes boutures et ramifications) à l’interstice des parties exondée et inondée les plus souvent retrouvées sur la période fin mars/début avril. Les bénévoles de l’association expérimentent également d’autres axes de travail en récupérant et en implantant des épicéas de Noël collectés sur les communes environnantes de Moirans et recyclés pour créer des supports de ponte favorables au brochet. Dans la même logique ont été créés des monticules de pierres et différents empilements pour servir de caches et d’habitats à un écosystème favorable à la présence de brochets.

    Résultats des premières plongées

    Les premières conclusions de Grégory Tourreau, plongeur et hydrobiologiste professionnel, sont très encourageantes. En effet, de fortes concentrations d’espèces territoriales (brochet notamment) ont été constatées de manière concomitante avec ces aménagements, (habitats et/ou nourriture). Cette AAPPMA a bien compris que l’habitat est une des composantes essentielles d’un milieu autonome et viable, contrairement à l’alevinage qui n’est dans la plupart des cas qu’un pansement sur une jambe de bois.

     

  • Patagonie : Les plus grosses truites du monde

    Patagonie : Les plus grosses truites du monde

    Logé au bout de la Patagonie argentine, perdu dans une immensité désertique où tous les peuples qui ont tenté d’y vivre ont fini par fuir, le lac Strobel renferme des truites arcs-en-ciel parmi les plus grosses au monde. On pourrait croire ces eaux stériles, pourtant elles grouillent de vie. Ces truites monstrueuses prennent la mouche dans tous les sens du terme, car le challenge n’est pas de les faire mordre (encore que…), mais de gérer leur phénoménale puissance !

    Cela fait quatre heures que nous roulons plein nord sur la célèbre « ruta 40” qui traverse l’Argentine du nord au sud. Partis d’El Calafate, petite ville en expansion qui a été durant des décennies un minuscule hameau où les estancias de la région apportaient par charrette leurs stocks de laine, elle est devenue le point de départ pour la visite du célèbre glacier Perito Moreno et du massif du Fitzroy mais aussi pour quelques célèbres destinations de pêche. Les sommets enneigés défilent à quelques dizaines de kilomètres et offrent durant une grande partie du voyage un panorama grandiose exempt du moindre nuage. Puis, après avoir bifurqué sur une piste, nous grimpons durant une bonne heure jusqu’à un immense plateau à 700 à 800 m d’altitude, semi-désertique, désolé et balayé par les vents et justement appelé la “meseta del viento”. Au milieu de ces champs de pierres, il n’y a pas âme qui vive, seuls sur quelques mamelons des guanacos envoyés en sentinelle sont prêts à donner l’alerte au troupeau.

    Pourtant, depuis longtemps ils n’ont plus à craindre l’homme et plus particulièrement les Amérindiens Tehuelches qui ont déserté ce lieu, qui était leur principal territoire de chasse, depuis 2000 ans, dès le début de la période de sècheresse qui sévit toujours. Depuis, cet endroit inhospitalier est devenu le moins peuplé d’Argentine. Obstacle après obstacle, cahin-caha, le pick-up bringuebalant poursuit durant une heure son chemin à petits pas jusqu’au lodge Laguna Verde, notre destination au milieu de nulle part. Une collation avalée à la va-vite et nous revoilà avec notre guide Christian, toujours au volant en direction du célèbre Lago Strobel que nous apercevons très vite en contrebas de la piste : immense lac gris plomb, sinistre, agité par le vent qui s’est subitement levé. Ceinturé par de noires falaises basaltiques par endroit effondrées en éboulis formant un véritable chaos rocheux lunaire, ce cliché argentique en noir et blanc, oublié du monde et justement surnommé Jurassic lake, n’a vraiment Laguna Verde en contre-bas de magnifiques gobages. Comme si on s’était donné le mot et certainement par pure superstition, personne n’ose parler de cette accalmie qui ne saurait durer… Le petit-déjeuner à peine pris, me voilà dissimulé tant bien que mal derrière un haut rocher qui surplombe les eaux cristallines et d’où j’aperçois à bonne distance une belle truite qui vient vers moi ; je lui offre un met royal, une“prince”, petite nymphe noire aux pattes en fins élastiques noirs qui s’agitent au moindre mouvement ; fine gueule, elle n’en fait qu’une bouchée, mais piquée par je ne sais quelle mouche,

  • Haute Vienne, création d’une frayère à brochet

    Haute Vienne, création d’une frayère à brochet

    La Fédération de la Haute-Vienne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique vient de finaliser la création d’une frayère à brochet sur la Vienne à Brignac (commune de Royères). Ce projet a été réalisé dans le cadre du Contrat Territorial Vienne amont porté par le Parc Naturel Régional de Millevaches et l’Etablissement Public Territorial du Bassin de la Vienne. Pour se reproduire dans les meilleures conditions, le brochet doit avoir accès à une zone de ponte adaptée (prairie inondée, herbiers, niveau d’eau stable …). Cependant certaines conditions réduisent à néant les frayères naturelles compromettant ainsi sa reproduction : présence de barrages, seuils, écluses, asséchement de zones humides… La frayère semi-naturelle, d’une superficie de 820 m², créée sur ce secteur propice de la Vienne offre donc au brochet et aux poissons ayant besoin d’herbiers pour se reproduire (carpes, tanches, gardons…) une zone de ponte favorable. Ces travaux réalisés pour un montant total de 14 220 euros, ont été financés par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne (50 %), la Région Limousin (20 %), EDF Unité de Production Centre (15 %), la Fédération Nationale de la Pêche en France (9 %) et la Fédération de pêche de la Haute-Vienne (6 %). Les pêcheurs s’investissent dans la protection du milieu aquatique avec cet ouvrage qui pérennisera la survie du super prédateur brochet dont l’espèce est fragile et menacée faute de frayères adaptées. A venir : la pose de clôture et l’ouverture de la frayère à la Vienne.