Catégorie : Actualités

  • Nouvelle équipe pour le Lac du Roussillon dans le Cantal

    Nouvelle équipe pour le Lac du Roussillon dans le Cantal

    Il serait le plus ancien plan d’eau de pêche à la mouche du Cantal. Il est en tout cas toujours aussi magnifique dans son environnement champêtre à 1000 m d’altitude. Le Lac du Roussillou vient de changer de mains et la bonne nouvelle est qu’il restera un plan d’eau de pêche à la mouche. Le plan d’eau qui a réouvert en mars sera ouvert toute l’année sauf intempéries (la pêche sous la glace n’est pas encore à l’ordre du jour…). Plusieurs gîtes de 35 m2 pour 1 à 5 personnes sont disponibles avec cuisines équipées, salles d’eau et terrasses pour pouvoir faire des barbecues très conviviaux. Réservations obligatoires.

    Tél. : 07 69 37 31 17 ou 09 52 83 87 53.

    https://www.roussillou.com/peches

    https://www.facebook.com/Lac-du-Roussillou-131484503580174/

  • Saumons Loire/Allier : si on parlait un peu de génétique ?

    Saumons Loire/Allier : si on parlait un peu de génétique ?

    Existe-t-il encore un espoir de sauver la souche de saumon de l’axe Loire/Allier ? Pour Pierre Affre, vétérinaire, spécialiste du saumon Atlantique, si cette chance existe, elle nécessite de s’intéresser de près à la génétique et de changer au plus vite quelques habitudes du côté du Conservatoire national du saumon sauvage.

    Le 2 mars dernier a été diffusé sur France 3 (Région Alpes) un reportage assez intéressant sur les derniers saumons de l’Allier. Dans ce petit film d’une vingtaine de minutes sont abordés nombre de problèmes environnementaux (pollutions, qualité de l’eau, barrages, seuils et autres obstacles à la migration, pêches dans l’océan, etc..) qui expliqueraient pourquoi la restauration de l’espèce Salmo salar, malgré des dizaines, voire des centaines de millions d’euros investis, stagne à des niveaux dramatiquement bas depuis plus de vingt ans sur ce bassin.

    Si l’on en croit Patrick Martin le directeur du Conservatoire National du Saumon Sauvage : « La population de saumons de l’Allier est unique, elle est même considérée par les généticiens comme la plus ancestrale d’Europe. » A l’époque glaciaire poursuit M. Martin, on avait des saumons ici, alors qu’en Ecosse, en Norvège, il n’y en avait pas… et d’ajouter que si on veut sauver les grands fleuves et les grandes rivières d’Europe, on a besoin d’utiliser et de conserver cette population de l’Allier. Au secours ! Car je ne conseillerai surtout pas à quiconque, propriétaires privés ou Etats, d’utiliser les saumons de l’Allier pour essayer de repeupler ou même d’améliorer les remontées de saumons dans leurs rivières. Cette “ancestralité” affirmée par M. Martin (on aimerait au passage connaître le nom du ou des généticiens qui lui ont soufflé cette ânerie) ne date en fait que depuis moins d’une quarantaine d’années. Tu parles d’une ancestralité ! Rappelons à M. Martin que la dernière période glaciaire en Europe, celle du Würm qui caractérise la fin du Pléistocène, remonte entre 110 000 et 10 000 ans, et il est vrai qu’à son maximum d’extension, il y a 22 000 ans environ, alors que l’Ecosse et les pays scandinaves étaient recouverts par une épaisse calotte glaciaire, les rivières du Sud de l’Europe, dont l’Allier, coulaient libres de glace et voyaient certainement remonter, pour cette seule rivière, plusieurs centaines de milliers de saumons tous les ans.

    Avec depuis vingt ans, entre cent et mille saumons (la meilleure année) comptabilisés au barrage de Vichy, M. Martin juge aujourd’hui les résultats « encourageants ». Quel optimisme, sinon quelle escroquerie ! Pourtant, depuis le Würm, il y a eu quelques périodes de réchauffement climatique dont la toute dernière (dont on nous rebat les oreilles) qu’on accusera bientôt de l’échec définitif de la restauration des saumons sur l’axe Loire-Allier…

  • Une épuisette sans manche, originale et pratique

    Une épuisette sans manche, originale et pratique

    Après une longue gestation, une épuisette “raquette” d’un nouveau genre est née sur les rives de l’Alagnon. Pas tout à fait une raquette puisqu’elle ne possède pas de manche. L’encombrement est donc minimum. Cette épuisette brevetée sera bientôt disponible sur le marché. Elle existe en deux modèles (sur cette vidéo il s’agit du plus petit). A suivre sur la chaîne YouTube du concepteur.

     

  • Gaël Even rejoint Illex et Pezon & Michel au sein du groupe Sensas

    Gaël Even rejoint Illex et Pezon & Michel au sein du groupe Sensas

    Les pêcheurs de renoms ont aussi leur “mercato”. Après de nombreuses années chez Pure Fishing (Mitchell, Abu Garcia, Berkley, Hardy, etc.), le célèbre pêcheur Gaël Even  (à droite sur la photo) a choisi de rejoindre la maison Sensas. Avec Frédéric Jullian, Thomas Vogel et Jérôme Riffaud, il participera désormais au développement des gammes et des produits pour le compte des marques Pezon & Michel et Illex. Homme de terrain avant tout, il saura sans aucun doute développer des leurres et un matériel adapté à la pêche de nos poissons. Nous avons hâte de voir le résultat !

     

  • Carnassiers. Attention aux quotas et tailles légales !

    Carnassiers. Attention aux quotas et tailles légales !

    Depuis l’an passé, il existe un quota journalier national de captures concernant les carnassiers. Plus de cinquante ans après le premier quota pour les salmonidés, cette excellente mesure existe enfin. Rappelons que les quotas carnassiers journaliers sont les suivants : 3 brochets d’au moins 60 cm, 2 sandres de 50 cm et 3 black-bass de 40 cm. Mais attention, dans son département, le préfet peut demander une dérogation pour modifier ce quota et les tailles légales de captures. Il faut donc impérativement que les pêcheurs qui souhaitent garder des poissons se renseignent sur les sites Internet des fédérations départementales ou chez leur détaillant. Même chose pour la date de l’ouverture, qui est normalement prévue le 1er mai, sauf dans tous les départements qui ont demandé et obtenu un report. C’est beau la simplification…

  • Rivières de Franche-Comté, une journée de barrages contre l’inaction politique !

    Rivières de Franche-Comté, une journée de barrages contre l’inaction politique !

    Comme annoncé il y a quelques jours, ce 29 avril fut placé sous le signe des ralentissements du trafic routier dans quatre villes de Franche-Comté : Ornans, Saint-Hippolyte, Morteau et Saint-Claude. Quatre bourgades qui souffrent en ce moment de gros problèmes de pollution et de mortalités de poissons. Pour le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises (LRC), aidé par les fédérations de pêche et de nombreux bénévoles, le but était d’informer les automobilistes au sujet des problèmes environnementaux et de santé publique qui touchent chaque Franc-Comtois, et de dénoncer l’inaction politique face à des maux identifiés depuis des années, reconnus par les services de l’Etat en 2011. De mesurette en mesurette,  d’étude en étude, force est de constater qu’il n’existe aucune réelle volonté de s’attaquer aux problèmes.

    Les Français doivent savoir que dans cette région, le traitement des eaux usées, les réseaux d’eau potable ne sont absolument pas aussi performants que les normes officielles veulent bien nous le faire croire. Que 80 000 tonnes d’un comté fatalement industriel et les 500 000 m3 de lisier qui en découlent sont incompatibles avec les zones karstiques des plateaux du haut Doubs et du haut Jura. Il existe des solutions (méthanisation, arrêt des épandages hivernaux, etc.) que les politiques se refusent d’imaginer par crainte d’affronter le monde agricole. Un monde qui se permet de crépir les bureaux des DDT ou de l’Onema de lisier en toute impunité. Ce 29 avril, le Collectif LRC a renversé le contenu de trois poubelles remplies d’algues et d’une remorque d’ombres et de truites morts, provenant de l’hécatombe du Dessoubre, devant la mairie de Saint-Hippolyte. Geste symbolique, mais très éphémère, car suite à un minable chantage que l’un des adjoints au maire a fait aux pêcheurs, toute cette puanteur a dû être remballée fissa.

    Ce 29 avril, les militants auront bien compris que ce combat n’est qu’un rapport de forces, et cet épisode humiliant les a remontés comme jamais ! Le temps des courtoises négociations avec les services de l’Etat est désormais révolu.

  • Simple, on vous dit… 

    Simple, on vous dit… 

    Enfin un livre de montage qui n’oublie pas la réalité de la pêche. 52 mouches simples à monter et efficaces à la pêche. C’est en anglais, mais très facile à comprendre vu la simplicité des montages.

    http://www.alibris.com/Simple-Flies-52-Easy-To-Tie-Patterns-That-Catch-Fish-Morgan-Lyle/book/30670953

  • Le 29 avril, SOS Loue & Rivières Comtoises fera barrage !

    Le 29 avril, SOS Loue & Rivières Comtoises fera barrage !

    Las de l’inactivité des politiques, des promesses non tenues, des études sans lendemain, et devant de nouveaux épisodes de mortalités de poissons qui touchent actuellement quasiment toutes les rivières du Doubs et du Jura (Doubs, Loue, Bienne, Dessoubre, Cusancin), le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises a décidé de créer des barrages filtrants dans plusieurs villes de la région. Le but de cette journée du 29 avril ne sera pas de couper totalement la circulation routière mais de créer des ralentissements et d’informer le grand public à propos de la qualité de l’eau dans cette région verte mais très polluée.

    Les villes concernées sont :

    Saint-Hippolyte (Doubs, Dessoubre).

    Morteau (Doubs).

    Saint-Claude (Bienne).

    Ornans (Loue. A confirmer).

    Les lieux précis où auront lieu ces ralentissements seront communiqués le 28. A consulter sur :

    Sos-Loue Rivières Comtoises – Accueil | Facebook

    www.soslrc.com

    Dans toutes les villes, les départs auront lieu à 10h00.

    Que cette journée soit le rendez-vous de tous les amoureux des rivières de Franche-Comté !

  • “Magic ring”, la nymphe qui ne drague pas !

    “Magic ring”, la nymphe qui ne drague pas !

    La nymphe qui ne drague pas existe, nous l’avons rencontrée ! Elle vous permettra d’envisager vos dérives sous un autre angle et de provoquer des réactions surprenantes… à condition de savoir la monter et de posséder son mode d’emploi !

    Un peu d’observation pour commencer. Dans une rivière, si nous considérons la façon dont les proies des poissons évoluent lorsqu’elles sont consommées, nous pouvons constater qu’il existe globalement deux types de déplacements et donc deux positions des proies potentielles. Premier cas : les larves d’éphémères et les gammares qui évoluent près du fond se déplacent selon un plan horizontal. Que ce soit en rampant sur le sable ou en effectuant des sauts de puce entre les galets, ces petites bestioles passent la majeure partie de leur vie en se déplaçant ainsi et les poissons les chassent et les picorent entre les galets sans attendre le moment de leur émergence (rappelons que l’émergence d’un éphémère ne dure que quelques minutes alors que sa vie au plus près du fond peut durer jusqu’à trois ans…). Evidemment, il en va de même pour les alevins et les petits poissons, qui eux aussi évoluent selon un plan horizontal.

    Second cas : le plan vertical.

    Ce cas est le plus connu des pêcheurs à la mouche : c’est celui des nymphes qui sont emportées par le courant alors qu’elles regagnent la surface pour émerger, c’est aussi le plan de déplacement d’une bestiole qui tombe à l’eau et coule peu à peu vers le fond comme c’est le cas en période de crue (vers de terre). L’animal est entrainé par une veine d’eau, mais qu’il émerge ou qu’il coule, il évolue selon un plan vertical : il monte vers la surface ou descend vers le fond. Toute la pêche en nymphe à vue repose sur ce constat : il faut faire évoluer sa nymphe dans la bonne veine d’eau. Elle peut couler librement ou être animée pour évoquer une lente ascension vers la surface mais elle doit évoluer dans ce plan vertical et ne pas trop s’en écarter sous peine de refus.

    Diagonale interdite !

    Car si certaines proies se déplacent horizontalement et d’autres verticalement, remarquons (si nous exceptons les alevins en fuite.) qu’aucune proie quelle qu’elle soit n’évolue en diagonale dans les courants… Or, ce mouvement en diagonale est précisément celui qui est produit lorsque le pêcheur maladroit ou mal placé effectue une mauvaise dérive et que son bas de ligne qui a été posé trop tendu est entraîné par le courant. Le mouvement de la nymphe artificielle se trouve alors contraint par le nylon. La mouche est bridée puis remorquée par le bas de ligne qui effectue ce mouvement en diagonale si caractéristique que l’on nomme dragage et que les poissons savent percevoir, reconnaître et refuser. Tout l’art de la pêche à la nymphe est de parvenir à maîtriser ses dérives pour faire couler son artificielle à la bonne profondeur, la faire évoluer discrètement et naturellement et au final neutraliser ce dragage qui transforme la plus belle des nymphes en épouvantail aux yeux des poissons.

    Mouvement de la nymphe et position de l’hameçon

    Le mouvement d’ensemble de la nymphe se traduit également par la position de l’hameçon dans l’eau. Lorsqu’il coule librement, sa position est plutôt verticale, alors que lorsqu’il est ramené à la façon d’un streamer, sa position est horizontale. Or, si nous considérons qu’un hameçon ne peut pas couler librement et se tenir à l’horizontale, nous pouvons comprendre que le pêcheur à la nymphe se prive donc de faire évoluer son leurre dans un des deux plans qui intéressent les poissons. Pour le pêcheur à la nymphe, le plan horizontal est une terre inconnue à conquérir !

  • Inde et Nouvelle-Zélande, des fleuves protégés par la justice

    Inde et Nouvelle-Zélande, des fleuves protégés par la justice

    En Nouvelle-Zélande et en Inde, trois fleuves viennent enfin d’être dotés d’un statut  juridique, au même titre qu’une personne physique. Les droits et les intérêts de ces cours d’eau sans législation pourront désormais être défendus devant la justice. Le 15 mars dernier, le Parlement Néo-Zélandais a reconnu comme étant une entité juridique le fleuve Whanganui, long de 290 km. C’est le troisième plus long fleuve du pays. Le peuple maori Whanganui se battait depuis près de 150 ans pour obtenir ce texte afin de stopper l’exploitation de leur fleuve. Cette loi fait valoir que le fleuve est une entité vivante, « partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques ». Le fleuve est désormais mieux protégé, et des plaintes pourront même être déposées en son nom afin de défendre devant la justice ses droits et ses intérêts. Le fleuve sera alors représenté par deux personnes : un membre de la tribu et un autre du gouvernement.