Catégorie : Actualités

  • Le National Bass 2017 pour le tandem Bourdet/Cabar

    Le National Bass 2017 pour le tandem Bourdet/Cabar

    David Bourdet et Mathieu Cabar signent leur première collaboration de la plus belle des façons en remportant le National Bass les 22 et 23 Juillet sur le Lot à Penne d’Agenais. Au terme de deux jours de compétition, (2 manches de 8h30) et face à 67 équipes, ces deux experts bien connus dans le monde de la pêche aux carnassiers remportent avec succès la première place sur le podium du National Bass 2017 et la manche du championnat de France Challenger à Penne d’Agenais.

    Mais comment souvent, ce n’était pas évident. Et comme le dit Mathieu Cabar “c’est parfois compliqué d’avoir le mental après deux ou trois heures sans avoir une touche !”.

  • L’équipe de France championne du monde de pêche à la mouche en Slovaquie !

    L’équipe de France championne du monde de pêche à la mouche en Slovaquie !

    Habituée depuis longtemps des podiums (8 fois champions du monde), l’équipe de France de pêche à la mouche s’est imposée en Slovaquie. Et c’est même un carton plein, car en individuel, Grégoire Juglaret finit 2ème, Sébastien Delcor 3ème, Julien Daguillanes 4ème, Sébastien Vidal 9ème et J.G. Mathieu fait 33ème. Ce qui s’appelle une belle continuité !

  • Réouverture du lac de Malaguet (43)

    Réouverture du lac de Malaguet (43)

    Comme chaque année, le lac de Malaguet (Haute-Loire) réouvre ses portes aux pêcheurs après la trêve estivale (c’était le 25 août). Rappelons que ce lac est réservé à la pêche à la mouche, qu’il est possible de loger sur place dans un gîte d’une grande beauté, très bien intégré à ce site naturel.

    L’automne reste la saison à ne pas manquer sur ce lac situé en montagne. Le lac de Malaguet dispose de tout le confort pour les pêcheurs à la mouche. Voici le trailer du DVD que nous avons tourné avec Grégoire Juglaret, champion de pêche à la mouche bien connu, sur ce lac l’automne dernier (à commander au journal ou à télécharger sur ce site).

     

  • Le mystère des saumons du Pacifique “égarés” en Irlande !

    Le mystère des saumons du Pacifique “égarés” en Irlande !

    Ce n’est pas une blague, et encore moins un cas isolé. Une trentaine de saumons “pink” (Oncorhynchus gorbuscha), une des cinq espèces de saumons du Pacifique, on été pris en Irlande, dans les contés de Mayo, Galway et Donegal, dans des rivières aussi différentes que la Moy, l’Errif, où les rivières Corrib et Cong (en liaison avec les célèbres grands lacs aux même noms). D’autres cas viennent d’être signalés en Ecosse, ce qui inquiète particulièrement les autorités. Car ces poissons n’ont rien d’animaux d’élevage aux nageoires rognées.  Ils semblent s’être perdus, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ont gardé l’instinct de remonter les rivières pour se reproduire. A l’heure où la planète est bouleversée par le changement climatique, il est permis d’imaginer les scénarios les plus invraisemblables : la fonte des glaces en Arctique ouvre de nouvelles routes que peuvent emprunter les poissons qui ensuite suivent le golf stream pour se retrouver le long des côtes des îles Britanniques. Nous n’en sommes heureusement pas encore là, mais la piste retenue (pas encore confirmée) par le ministère de l’environnement Irlandais tient aussi de la science fiction ! Ce serait les russes qui auraient introduit cette espèce dans les années 1950 dans la mer de Barents (extrême nord de la Norvège, Péninsule de Kola en Russie, Nouvelle-Zembie) bien loin de l’Océan Pacifique et à seulement 2000 ou 3000 kilomètres des îles Britanniques. Pourquoi cette espèce serait-elle restée en sommeil durant si longtemps pour ensuite migrer vers des eaux plus chaudes ? Les pêcheurs de saumons Atlantique de la Péninsule de Kola n’ont jamais relaté une quelconque trace de ces poissons (les touristes pêcheurs n’ont pu fréquenter la région qu’après 1991, une fois appliquée la Perestroïka). Pas plus d’ailleurs que leurs homologues norvégiens, dont la côté indique un chemin direct jusqu’à l’Irlande. Il semble que le mystère reste entier, et à suivre…

    Il n’est pas à exclure que des individus gagnent les côtes bretonnes ou normandes d’ici la fin de l’automne.

    (Photo © Fisheries Ireland).

    http://www.fisheriesireland.ie/Notices/pink-salmon-non-native-fish-species-alert.html

  • Débits réservés en aval des centrales hydro-électriques, donnez votre avis !

    Débits réservés en aval des centrales hydro-électriques, donnez votre avis !

    Nous ne l’apprenons qu’aujourd’hui mais depuis le 5 août et jusqu’au 27 août, une consultation publique a été mise en place en prévision d’un projet de décret portant sur diverses modifications des dispositions du code de l’environnement relatives à la notion d’obstacle à la continuité écologique et au débit à laisser à l’aval des ouvrages en rivière (dit débit réservé).
    Si notre gouvernement se vante de ne pas prendre de vacances estivales, une bonne partie des français sont eux bien partis vers des congés bien méritées. Et ils ne verront sans doute pas passer ce texte dont la seconde partie, relative aux débits réservés de l’eau que doivent laisser passer les ouvrages pour garantir la vie du cours, a de quoi inquiéter les défenseurs de l’environnement. Le débit réservé est celui qui est imposé par l’Etat sur les ouvrages hydroélectriques, soit lorsque les turbines ne fonctionnent pas (pendant le remplissage du barrage), soit sur le tronçon entre le barrage et l’usine hydroélectrique située en aval pour les systèmes où les turbines ne sont pas sur le barrage mais en aval.
    Ce texte prévoit des cas où il serait possible de déroger au débit minimum garantit pour le réduire davantage. Il faut savoir que la loi pêche de 1984 a normalisé le débit réservé au :
    • 1/10e du débit annuel moyen (module) pour tout nouvel aménagement,
    • 1/20e pour les ouvrages situés sur un cours d’eau dont le module est supérieur à 80 m3/s
    • 1/40e pour les aménagements existants.
    Cela était devenu nécessaire car au début du siècle dernier, lorsque de nombreux ouvrages ont été construits, les débits réservés étaient ridicules, limités pour beaucoup à quelques dizaines de litres par seconde.
    En ces temps de sécheresse où 82 départements sont en alerte, ce texte est un non sens, car depuis une dizaine d’années, le déficit en eau en France se confirme et s’installe dans le long terme. Ces nouvelles mesures ne peuvent que dégrader davantage des cours d’eau fragilisé par la présences des ouvrages (réchauffement de l’eau en amont de l’ouvrage, stockage des sédiments, perturbation en aval en cas de marnages, etc.).
    N’hésitez pas à donner votre avis ici :
  • Huit jours dans le delta du Danube, au pays des becs dans l’eau

    Huit jours dans le delta du Danube, au pays des becs dans l’eau

    1 300 ha de petits lacs reliés par des canaux au milieu de 312 000 ha d’une nature d’un autre âge, voilà, au coeur du delta du Danube, l’un des meilleurs coins à brochet d’Europe. Gaël Even vous raconte pourquoi.

    Attention sauvage. Pour se jeter dans la mer Noire, le Danube qui vient de traverser dix pays d’Europe et recueillir les confidences de quatre parmi les plus prestigieuses des capitales (Vienne, Bratislava, Budapest, Belgrade) de ce vieux continent très civilisé, retrouve un peu de son identité originelle.

    Son delta, presque aussi grand que celui de la Volga, a la taille d’un département français. Un département fait d’eau, de roseaux, de houblons sauvages, de lierres et de clématites. Une des plus belles zones humides de la planète et la deuxième réserve d’eau douce d’Europe.

    Les bouches du Danube que se disputent encore aujourd’hui Roumains et Ukrainiens, comme autrefois l’Empire ottoman et la sainte Russie, sont un de ces endroits de notre monde en souffrance où la biodiversité joue les prolongations : 1 200 variétés de plantes, 300 espèces d’oiseaux, 45 de poissons et 40 000 de bipèdes, sans compter les chats sauvages et les chiens énots, peuplent ce joyau du Patrimoine mondial de l’humanité où les bateaux devaient être capables de ramener des esturgeons atteignant la tonne.

    Car dans les années 1930, le delta fut le premier producteur mondial de caviar en même temps qu’un des premiers lieux d’exploitation durable des ressources naturelles, ce, grâce aux rois de Roumanie Carol 1er et Ferdinand qui en avaient confié la gestion à Grigore Antipa, un biologiste disciple de Ernst Haeckel, le fondateur de l’écologie.

    Le delta résista même aux aménageurs staliniens qui en voulant le transformer en polders, faillirent le tuer, envoyant au Goulag les scientifiques qui s’opposaient à leur projet. Depuis 1991 et la mise en place d’une réserve de biosphère de 5 762 km2, heureusement le Danube et son delta revivent.

    C’est tout au bout de ce système complexe, dans le Sud-Ouest, où des îlots de végétation dérivent à la façon des icebergs, que le centre de pêche Holbina Trei Bibani et son hôtel quatre étoiles accueillent les pêcheurs de brochets. Gaël Even y revenait cette année pour la deuxième fois. Notre vice-champion du monde de pêche au leurre, pourtant expert en « power fishing », n’ayant eu le temps, l’année dernière, de prospec

  • Une pétition pour mettre la haute rivière d’Ain en no-kill

    Une pétition pour mettre la haute rivière d’Ain en no-kill

    La haute rivière d’Ain (Jura, région de Champagnole) est quasiment la seule portion de rivière du Jura et du Doubs qui n’a pas encore connus de gros épisodes de mortalités parmi ses populations de truites, mais cet été, des pêcheurs déplorent des poissons malades ou morts, ce qui est complètement inhabituel à cette période de l’année. La Bienne étant fermée à la pêche pour cause de pollution, le report de la pression de pêche sur la haute rivière d’Ain est alors inévitable. Pour préserver les derniers poissons sauvages de toute une région, il semble urgent de classer cette portion de rivière en no-kil (remise à l’eau de tous les poissons pris dans les meilleures conditions possibles).  Rappelons que dans le département du Doubs voisin, la Loue est en no-kill pour toute l’année 2017, décision préfectorale prise suite au constat d’une continuelle baisse des peuplements de truites et d’ombres (pêche électriques d’inventaires), y compris sur la haute vallée.

    Il serait bon que le Jura, qui bientôt n’aura plus grand chose à proposer aux pêcheurs de truites, applique un principe de précaution, qui certes n’évitera pas la pollution, mais limitera la casse en préservant au mieux les peuplements.

    Une pétition est en ligne ici : Elle a pour but de faire appuyer une demande nécessaire, logique et raisonnable.

    https://www.change.org/p/p%C3%AAche-en-no-kill-des-salmonid%C3%A9s-sauvages-sur-les-grandes-rivi%C3%A8res-du-jura?recruiter=89338931&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_for_starters_page

  • La haute Loire dévastée sur plus de 25 kilomètres

    La haute Loire dévastée sur plus de 25 kilomètres

    La loire en no-kill total. L’Union Halieutique de la Loire Amont a pris ses responsabilités depuis les pluies torrentielles du 13 juin 2017. Les tributaires de la haute vallée de la Loire ont subi un cataclysme totalement inconnu jusqu’alors. En trois heures, trois mois de pluie (selon les données météorologiques, il s’agirait du troisième événement orageux le plus fort en France). Le moindre ravin s’est transformé en torrent dévastateur, les ruisseaux ont charrié des montagnes obstruant le lit de la Loire. Les conséquences pour la faune piscicole sont majeures et restent difficiles à mesurer à ce jour. Les ruisseaux concernés (ruisseau de l’Holme, ruisseau de Bethe, Fouragette, Ribeins) ont été anéantis : faune aquatique totalement absente, lit de la rivière totalement détruit.

    À l’aval de ces ruisseaux, le lit de la Loire a été obstrué, comblé et totalement colmaté. À ce cataclysme naturel vient s’ajouter une fraie 2016 anéantie elle aussi par la crue cévenole trentenale du 2 décembre. 

    Le constat est clair : population de salmonidés fortement perturbées sur la Loire, ruisseaux pépinières vides de vie et anéantis pour plusieurs décennies, absence de juvéniles de la dernière génération, réduction considérable de l’habitat des salmonidés, risque d’augmentation des températures d’eau en période d’étiage.

    Face à ces éléments , l’Union Halieutique de la Loire Amont regroupant les AAPPMA de Goudet, Pont de Chadron et Le Puy-en-Velay a obtenu après avis favorable de la Fédération de pêche 43 un arrêté préfectoral obligeant la remise à l’eau obligatoire des truites et ombres entre le Pont de Salettes et le Pont de Chadron (soit un peu plus de 22 km de linéaire).

    En fonction des éléments à venir (compte rendu de pêches électriques, fraie 2017), cette décision sera réévaluée.

    L’objectif est de permettre aux poissons survivants de re-coloniser progressivement les zones détruites.

     

     

  • La Bienne fluo pour le passage du tour de France !

    La Bienne fluo pour le passage du tour de France !

    Lors de l’étape Dole/ Les Rousses du tour de France le 8 juillet dans le Jura, les spectateurs et téléspectateurs ont pour une fois vu la rivière en se posant quelques questions. En effet, la Bienne, rivière fermée à la pêche depuis plusieurs années pour des raisons de pollutions, coulait verte fluo. Une opération qui visait à dénoncer l’inaction des politiques et des collectivités face à une rivière à l’agonie, car sur la Bienne l’assainissement des eaux usées est catastrophique. Les poissons meurent dans une indifférence générale. La couleur verte a été obtenue grâce à un traceur colorimétrique utilisé en spéléologie pour connaître le cheminement de l’eau, sans danger pour la faune et la flore.

    Nul doute que cette opération va faire parler d’elle. Et ça tombe bien car c’est le but !

  • Pyrénées-Atlantiques. Le point sur les remontées de saumons et de truites de mer sur le gave d’Oloron

    Pyrénées-Atlantiques. Le point sur les remontées de saumons et de truites de mer sur le gave d’Oloron

    La saison semble bien partie sur le gave d’Oloron. Au 1er juin, la barre des 100 saumons pris a été franchie. Pour autant la saison semble en retard puisque ce chiffre avait été atteint dès fin avril durant les deux saisons précédentes. À noter que le no-kill fait de plus en plus d’adeptes sur les gaves. Une pratique à encourager, dans la lignée de la fête du saumon de Navarrenx qui a eu lieu le 3 juin et son challenge en no-kill.

    Un peu moins de 500 truites de mer ont été comptabilisées fin mai dans le gave d’Oloron. Rappelons qu’en moyenne, environ 2 500 truites de mer (pour presque autant de saumons) remontent le gave malgré la prédation des « inscrits » maritimes qui eux pêchent au filet. Sur ce cours d’eau vaste et profond, les truites de mer du gave sont pour autant très diffi ciles à localiser. La fermeture de la pêche du saumon, de l’alose et de la truite de mer interviendra cette année le 31 juillet. La pêche à la mouche sera seule autorisée du 16 juin jusqu’au 31 juillet en amont du pont de Navarrenx, puis sur tout son cours du 4 septembre au 17 septembre. De même, « en 1re catégorie du gave d’Oloron sur tout son cours, le port de la gaffe et l’utilisation de nylon ou tresse d’un diamètre supérieur à 20 centièmes de millimètre en bas de ligne, sont autorisés aux seuls pêcheurs détenteurs de la taxe CPMA migrateurs et munis d’une marque d’identification, pendant les temps et dans les zones où la pêche du saumon. » Comme on peut le voir en lisant ces lignes issues de l’arrêté préfectoral, le no-kill est encore loin d’être une pratique généralisée…