Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Bidoz Neck Ring, la french touch !

    Bidoz Neck Ring, la french touch !

    Ce produit sorti en 2013 de l’atelier haut savoyard Bidoz Products est passé très inaperçu depuis sa création. Pour André Bidoz, l’idée était de créer un genre d’anneau coloré qui s’emboite dans une bille, mais qui peut aussi être monté seul ou par plusieurs. Ce très sympathique produit rend de grands services aux monteurs. Les montages proposés dans cette rubrique ne représentent que quelques idées parmi tant d’autres !

    Certains produits se découvrent alors que d’autres se redécouvrent ! En ce qui me concerne et en toute honnêteté, j’avais tout bonnement “zappé” la sortie il y a près de deux ans d’un petit produit, bien français, et qui ne manque pas de qualités. Le Neck Ring (littéralement anneau de cou), sert surtout à apporter une touche de couleur, le plus souvent placé juste derrière une bille cuivrée ou dorée. L’effet est garanti, car la brillance de la bille se mêle à la couleur de l’anneau. On peut aussi mélanger les teintes en superposant des anneaux et faire des corps coniques. Le poids des Neck Ring est minime (0,04 g pour le diamètre de 2,85 mm en laiton) et ce n’est donc pas là son atout principal même pour la version en tungstène. La gamme comprend cinq tailles : 2,30, 2,55, 2,85, 3,60 et 4,85 mm. Notons que le plus petit diamètre n’est disponible qu’en laiton et pas dans toutes les teintes. Le champ d’application du Neck Ring concerne surtout les nymphes (pour l’ombre, la truite, la truite de mer et le saumon) mais également les mouches noyées pour les mêmes espèces. Les deux plus gros modèles trouveront également une place de choix sur les streamers. La gamme de teinte est très vaste avec une version opaque et une autre plus transparente, le tout pour quatorze coloris très bien choisis. Le Neck Ring existe en version laiton (très bon marché puisque ça commence à 1,95 euro les 25 anneaux) et en tungstène (sans la taille 2,30 mm), à partir de 5,40 euros. Dans la plupart des cas, la version en laiton est suffisante, car le gain de poids offert par le tungstène avec ces anneaux très fins et évidés n’est pas spectaculaire. www.bidoz.com

  • Crosscall Trekker-X1

    Crosscall Trekker-X1

    Tout simplement le premier smartphone étanche à écran de 12,8 cm HD, fabriqué par Dragontrail, spécialiste des verres renforcés. Résiste à 30 mn d’immersion à un mètre de profondeur. Equipé d’une batterie hors norme de 4050 mAh, ce smartphone propose une autonomie de dix heures en communication et de douze jours en veille. Le fabricant prévient que l’accès au réseau 4G nécessite la souscription d’un abonnement spécifique auprès de votre opérateur. Equipé d’un véritable GPS, le Trekker-X1 permet d’accéder à toutes les applications de géolocalisation et de planification, le tout sur écran de relativement grande taille. La fonction photo propose 13 MP avec l’objectif situé à l’arrière et 2 MP sur celui situé sur la face avant. Vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas montrer vos prises !

    Notre avis : presque l’idéal en voyage à l’étranger loin de la civilisation ou en mer. Mais à quoi sert un téléphone étanche s’il ne flotte pas ? A emmener là où les contrées ont des noms en “ie” : Laponie, Patagonie, Russie, Australie, Terre Adelie, etc… A condition qu’il y ait un accès au réseau ! Prix conseillé : 349 euros. Liste des points de ventes : crosscall.com

  • Helly Hansen,  salopette Skagerak

    Helly Hansen, salopette Skagerak

    Ce n’est pas le haut de gamme de cette marque norvégienne réputée, mais cette salopette présente un rapport qualité prix très intéressant. Plus adaptée que des waders pour la pêche en bateau ou depuis le bord l’hiver (réservoir, pêche des carnassiers), une salopette respirante permet le port de grosses bottes fourrées et offre une étanchéité à l’air et à l’eau.

    Notre avis : ce produit est proposé autour de 200 euros mais il arrive de le trouver à prix cassé sur certains sites (ou pendant les soldes). Attention, cette marque taille très grand (taille M pour quelqu’un de 1,75 m). Testé cet hiver, on note une très bonne étanchéité à l’eau et à l’air, même en position assise en bateau. C’est également un bon produit pour pelleter la neige (on a essayé !).

  • Bonnes feuilles : Saint-Pierre était belge, pêche amour et jalousie.

    Bonnes feuilles : Saint-Pierre était belge, pêche amour et jalousie.

    C’est un petit village franco suisse à forte population belge. Au milieu coule le Doubs, ses truites, ses mouches et ses « pêchoux ». Dans le roman de Georges Quinot il est surtout question d’amour, de pêche et de jalousie. Où quand francophonie et francofolie font bon ménage… Morceaux choisis.

    Le soleil avait quitté la rivière. J’avais abandonné le restaurant avant le dessert. Jacky, aurait bien fait de même, mais son regard de chien battu ne rencontrait pas, dans celui de son épouse, l’acceptation qu’il espérait. Le repas se faisait en famille et ce, jusqu’au bout. Et cette fameuse glace vanille qui n’arrivait pas. 20 h 45. Jacky ouvre le coffre de sa voiture et se précipite sur son matériel de pêche. « À ton avis, Jojo, je monte ma neuf pieds carbone ou ma huit et demi en bambou refendu ? À moins que… La neuf pieds et demi… Ou alors ? Une vraie femme devant sa garde-robe un soir de sortie ! – À titre documentaire, je te signale que la pêche ferme à 22 h 30. – Oui, je sais, mais… J’hésite. Peut-être la dix pieds avec laquelle j’ai piqué une truite de neuf cents grammes, l’été dernier. – Tu ne dois pas souvent le prendre, de cette façon-là. – Quoi ? – Ben ton pied ! – Imbécile ! Allons, je me décide, va pour l’action de pointe. Où va-t-on ? – Au pré À Émile. » Cet endroit de pêche se trouvait, pour qui désirait faire un coup du soir sans histoire, à dix encablures de canne à mouche de l’hôtel. Tous s’y rendaient en flânant, la ceinture défaite pour la digestion et une larme de vin dans l’oeil. Certains devisaient sur la dureté de l’existence, d’autres sur la valeur de leur matériel, la plupart sur leurs exploits… passés. La canne à mouche sur l’épaule, nous longeons la rivière. Vu la chaleur torride de la journée, les choses sérieuses ne commenceraient pas avant une heure. Au début du pré, nous croisons un couple de pêcheurs absorbé par la comparaison de leur mouche. Pourquoi pas, les gamins comparent bien leur zizi ! « Et cette année, Jacky, où as-tu fait l’ouverture ? – Sur la haute Lesse, près de Daverdisse. C’est mon fief et on y trouve encore quelques truites sauvages. – Tu as pris quelque chose ? – Oh tu sais, à la mouche, à l’ouverture ! Parfois quand même, sur le coup de midi… – Pourquoi ne pêches-tu pas au vairon ? – Ça ne m’amuse pas. – C’est net et précis et puis, il est vrai que si tu devais t’équiper au vairon comme tu l’es pour la mouche… – Jaloux ! » Au loin j’aperçois un retardataire. Il marche lourdement en louvoyant. Une fois à gauche, une fois à droite de la route, sans doute pour équilibrer les deux litres de vin ingurgités durant le repas du soir. Il n’arrivera pas à la rivière. Le couple français divorce et prend possession de l’eau. Ils y entrent jusqu’aux mamelons, allument leur lampe de poche pour ne pas s’étaler dans un herbier, qui n’a rien à faire dans leur rivière, et fouettent sur un gobage produit par la cueillette d’une hirondelle.

    « T’as vu Jacky, les canards du Relais du pêcheur ! – C’est bien, c’est bien. – Tu trouves ? – Ben oui, c’est ça qu’on appelle protéger une rivière. Partis comme ils sont là, ils ne risquent pas de prendre du poisson. C’est pour ça que le pré À Émile est renommé pour ses grosses truites imprenables. Et encore, tu n’as rien vu, attends qu’une truitelle gobe sur la rive d’en face, ils vont courir, peut-être prendre le bouillon, dévaler et être recueillis en héros dans la chute de l’hôtel.

    – Tu exagères. – Oui, un peu… Mais si peu ! » La valse des truitelles commence. « Les sedges sortiront trop tard, dit Jacky. Je vais mettre un spent. Tiens. Regarde cette petite merveille à corps rouge. Non, plutôt ce corps violet. – Pour moi, c’est chou vert et vert chou. – Pour toi, peut-être, mais pour le poisson… – À cette heure, je n’y crois pas. Rouge foncé, rouge violet, violet presque rouge ou rouge quasiment violet, elles doivent s’en foutre. Enfin, si tu y crois, c’est le principal. – Jojo, tu me fais hésiter. – On peut retourner à l’hôtel. Tu changeras de canne, de veste de pêche, de cuissardes. Tu feras ton petit pipi en te demandant s’il est préférable de le faire droit, vers la gauche, la droite, plongeant, minuscule ou énorme, goutte à goutte ou continu et pourquoi pas, pour changer, en éventail… – Ce que tu peux être con, Jojo ! Je ne sais vraiment pas pourquoi je t’accompagne. – Peut-être pour te dire que quelque chose de sérieux vient de gober à gauche de l’herbier. – Lequel ? – Le quatrième après le rocher. » La truite se manifeste à nouveaux. Jacky se lisse la moustache en plissant les paupières. « Jojo, tu deviens vieux, c’est une crevure. – Essaye tout de même, elle fait peut-être la maille. – Une crevure je te dis. » Il déploie sa soie, pose et laisse dériver. J’admire sa façon de poser, tout en légèreté et précision. Au premier passage, le poisson monte, il ferre. « Waouh ! C’est une belle ! Si elle va dans l’herbier, c’est foutu… Avec mon quatorze centièmes… Elle y va ! CASSÉ ! – Bah, ne t’en fais pas, ce n’était jamais qu’une crevure que mes yeux de vieillard avaient prise pour un beau poisson !Au moins tu sais où elle se trouve. »

    Soudain, un énorme juron crève le calme de la rivière. Cent mètres plus bas, l’un des scaphandriers essaye difficilement de nager sans perdre son chapeau et sa canne. « Et un canard, UN ! » Je me précipite, Jacky m’arrête. « Calme-toi. Son copain est là et puis, il peut nager. Tu penses, ce ne doit pas être la première fois ! Tu irais, toi, au milieu du Doubs, de l’eau jusqu’aux bretelles, sans pouvoir nager ? – Moi ? Non ! Mais je suis Belge, intelligent et réfléchi. – Tiens, je n’avais pas pensé à ça, dit Jacky remplaçant sa mine déconfite par un regard vengeur, sa mouche perdue par une nouvelle semblable à la première. – Comment peux-tu faire, si vite, dans le noir ? – Moi, Monsieur, j’ai un oeil de lynx, des réflexes de panthère et la patience d’un héron aux aguets. – Tu oublies la quête d’ours. – Pourquoi d’ours ? – Une quête d’ours ne travaille que deux fois par an et, comme ta femme nous l’a laissé entendre… – Arrête ! Mais c’est pas vrai, tu veux me déconcentrer. Pêche plutôt. Va prendre la place des canards, imite les, prend le bouillon. Au moins je pourrai pêcher à l’aise. – Tiens, encore là, près du caillou. Pas le gros, le tout plat en bordure de courant. Montre-moi comment on jure… Et comment tu casses. » Jacky hésite pour me laisser tenter le poisson. Voyant mon apathie, il remet ça. La truite refuse. Deuxième passage, nouveau refus. « Elle n’en veut pas, chuchote-t-il. – Inutile de parler si bas, elle ne t’entend pas. Et puis, je pense, qu’elle n’a pas envie de se balader avec une mouche dans la gueule, pendant huit jours. Je crois, sans vouloir te vexer, qu’elle s’est aperçue que la canne était tenue par une brute jurant et inamicale. » Jacky appuie son troisième lancer : « Elle ne peut pas me faire ça. Cette mouche est parfaite et mon lancer… » La truite gobe, nous gratifie d’une superbe chandelle, se tord plusieurs fois, dévale quelques mètres et se rend, la gueule ouverte, étouffée par l’air qui s’y engouffre. « Si tu ne te décides pas à l’épuiser, elle va te passer la langue et ficher le camp. » Il saisit le poisson derrière les ouïes et la dépose sur le pré : »Elle fait ses quatre cent. » Il est 22 h 27. Le coup du soir est terminé, pour nous du moins. De gros sedges bruns courent, de plus en plus nombreux sur la surface de l’eau. À ras des roseaux, une toute belle se met à table. chassant goulûment les sedges qui essayent de rejoindre le bord.

    Saint-Pierre était belge est disponible dans la partie boutique de ce site.

     

     

     

  • Bonnes feuilles : Les bracos du dico

    Bonnes feuilles : Les bracos du dico

    Ce dictionnaire insolent de la pêche est le premier du genre. On le doit à Daniel Taboury et Thierry Dubosclard qui connaissent mieux que d’autres toutes les significations du mot pêche. Leurs définitions ne respectent pas grand chose. A lire avant de s’endormir comme le « petit Robert » (quand le pluriel n’est pas de mise.)

    Alevin, ceux issus des races dites nobles sont élevés dans des centres de sélection avant d’être introduits par nuées innombrables dans les milieux naturels. Hélas, la faune y régnant et l’insalubrité condamnent ces bébés poissons, tandis que les déversements, fort onéreux, sont de plus en plus discutés. À titre d’exemple, si les milliards de milliards d’alevins de truite fario précipités à la baille avaient connu une croissance normale, il aurait fallu remettre de l’eau dans les ruisseaux et rivières.

    Anneau, fixé sur la canne en nombre variable, l’anneau doit faciliter le coulissement du fil. En réalité, quelle que soit sa forme, leur positionnement, le type de matériau choisi pour leur réalisation, ils sont une source permanente d’ennuis. L’anneau scie avec traîtrise le nylon ; le fil boucle autour de lui ; il y congèle quelquefois. L’anneau, symbole de mariage, s’avère instrument de désunion. Il est à même de se désolidariser de son support. Il se laisse écraser sans opposer de résistance. Il se tord tout simplement parfois. Attention : des cannes à pêche sont commercialisées sans anneaux extérieurs ! Perfide artifice : masqués, dissimulés dans le corps des cannes, les anneaux sont responsables de nombre d’états dépressifs.

    Arc-en-ciel, variété de truites. Ah ! Si elle pouvait se reproduire dans nos eaux. Introduit à la fin du XIXe s., ce beau sujet d’Amérique du Nord offre une remarquable combativité en bout de ligne. Docile en élevage, sa croissance est remarquable. Hélas, précipitée dans des milieux souvent hostiles, l’arc-en-ciel éprouve de telles difficultés d’adaptation qu’elle se suicide. Soit le jour même de son introduction, quand un pêcheur l’y invite, soit en s’abandonnant au courant qui l’entraîne. Si.

    Black-bass, poisson d’origine américaine aux remarquables qualités de gymnaste. Ses sauts, ses chandelles et diverses autres acrobaties ont établi son renom. Capricieux, il n’aime que les eaux tempérées. Les femmes, qui apprécient son aptitude à demeurer au foyer pour élever les enfants, le donnent en exemple. Avec le réchauffement climatique, l’essor du Bass est inéluctable.

    Bord, « mieux vaut se retrouver au bord de l’eau qu’au bord de la ruine », affirme avec une infinie sagesse le proverbe qatari. Les avancées du libéralisme économique ont désormais rendu plausible la combinaison de ces deux suppositions.

    Casse, toujours du siècle. Toute casse du fil se produisant en l’absence d’un témoin digne de foi prête ensuite à une interprétation fabuleuse. Le récit de ces exploits supposés, de ces combats homériques au cours desquels la bête triomphe, contribue à la légende et montre enfin que nos eaux sont peuplées de monstres en puissance. Nous touchons là aux raisons les plus intimes, les plus lointaines, les plus exquises qui poussent le pêcheur à pêcher.

    Club (halieutique), association commercialisant plus ou moins du vent. « Si les impostures réussissent, c’est que le peuple est stupide. » Gabriel Naudé.

    Habitat, substantif le plus souvent associé à dégradé. On dégrade beau.

    Patience, présentée comme vertu cardinale du pêcheur ; il serait capable de passer des heures à fixer un flotteur immobile autant que lui-même. C’est une idée reçue. Il glande souverainement, voilà tout. Ou bien il cuve. Parfois, il n’attend rien. « Les gardes rouges interdisaient la pêche à la ligne sur les lacs de Pékin, activité qui incline à la méditation, à la contemplation donc antisocialiste. » Denis Tillinaccoup Pisciculteur, métier d’avenir.

    Saumonite, infection grave que les barrages ont éradiquée.

    Vairon, capture initiale, elle peut permettre de signer un bail avec tous les autres poissons. Indicateur de qualité des eaux, le vairon pique son fard en période d’amours (LOL). En user comme appât – mort ou vif – c’est un peu trahir son enfance.

    Waders, le scaphandre ne permet pas d’évoluer aisément et complique l’action de pêche. En conséquence, les waders sont préférables. Ainsi équipé, le pêcheur entrera dans l’eau jusqu’à la taille, voire au-delà, avant qu’une fuite invisible à l’oeil nu ne transforme la combinaison en sas humide. La chaleur du corps n’est pas toujours suffisante pour permettre un bain-marie (MDR).

    X, le diamètre de la queue-de-rat et les films mettant en scène des réparateurs d’équipements électroménagers sont ainsi classés.

    Le Dictionnaire insolent de la pêche est disponible dans la partie boutique de ce site.

     

     

  • Comment bien monter les mouches de légende. 3. La pheasant tail

    Comment bien monter les mouches de légende. 3. La pheasant tail

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    On peut parfois reprocher aux journaux leur éternel recommencement. Quoi de plus simple que de monter la célèbre nymphe de Frank Sawyer ? Mais encore faut-il le faire en faisant attention aux points clefs. La version qui est présentée ici est celle d’origine, sans fil de montage. C’est le fil de cuivre qui en fait l’office. Le choix de la plume de queue de coq faisan est très important ainsi que l’endroit où sont prélevés les herls (fibres qui composent la plume de chaque côté de la nervure). En bas de la longue plume, les herls sont marqués de noir en leur base. Ce sont aussi les fibres les plus longues. Et attention, il faudra pouvoir faire toute la mouche avec les mêmes fibres. La partie noire tombera alors naturellement là où se situe le thorax, ce qui est logique chez les éphémères. Cette nymphe universelle s’accommode bien d’un fil de cuivre qui apporte un discret clinquant. On peut d’ailleurs accentuer cet effet en grossissant un peu la tête. On obtient ainsi une nymphe d’une efficacité encore meilleure. Ci-dessus, les variantes avec de gauche à droite : une version à bille cuivre, une à tête blanche, la fameuse tête orange, une bille d’étain soudée façon Radix, la “flash back” avec son thorax en tinsel argenté et la version Sawyer originelle. Avec ce panel, on peut faire face à quasiment toutes les situations ! C’est ça les grandes mouches !

  • Fish Arrow,  Flash J Huddle et Flash J Split

    Fish Arrow, Flash J Huddle et Flash J Split

    Chez Pêches sportives, on avait un gros faible pour le Flash J et le Flash J Shad, qui donnent tous deux de très bons résultats avec les sandres comme avec les perches dans les tailles 3 et 4 pouces. Les brochets préfèrent souvent la version shad en 5 pouces. La famille s’agrandit avec deux nouvelles versions. Tout d’abord le Huddle à caudale en forme de queue de poisson de section ovale. Cela procure une action très rapide à la façon des leurres Stanley. Trois longueurs pour le moment : 4,6, 7,6 et 8,8 cm. La version Split est plus classique, dédiée essentiellement au drop shot. Existe en 3 et 4 pouces.

    Notre avis : la petite feuille métallique à l’intérieur y est sans doute pour beaucoup dans le succès des Flash J. Un des rares leurres souples à envoyer des éclats brillants à la façon d’une cuiller. De plus, si vous agitez ce leurre vous entendrez un bruit émis par la feuille d’aluminium ! Encore un autre petit plus !

  • Jungle Operator de Seven Bass, une embarcation qui sort du lot !

    Jungle Operator de Seven Bass, une embarcation qui sort du lot !

    L’univers du float-tube est en pleine mutation. On se cherche entre le kayak, le paddle, le float-tube classique et la micro-barque. Finalement, la solution que propose Seven Bass avec son Jungle Operator est un excellent compromis, puisque l’embarcation s’utilise comme un float-tube en action de pêche (avec des palmes), comme une barque lors des déplacements (avec des rames), s’avère aussi discret qu’un kayak et permet par temps calme de se tenir debout comme sur un paddle ! Le tout est gonflable, donc léger (24 kg !). L’encombrement reste raisonnable : 2,4 x 1,2 m. La structure est composée d’un procédé Dropstitch 15 cm en 2700g/m² en double ou triple couches qui a le don de rigidifier l’ensemble. A moins de 900 euros, le Jungle Operator reste une très bonne affaire. En pêche, il est aussi discret qu’un float-tube mais autorise les déplacement rapides à la rame (ce qui reste le gros point noir des flaot-tube sans rames). De plus une chaise est prévue à l’avant pour l’installation d’un moteur électrique.

  • JMC gilet Vertige

    JMC gilet Vertige

    Technique et fonctionnel, le gilet Jmc Vertige bénéficie d’un niveau de finition hors pair. Fabrication en microfibre imperméable respirante, doublé en “mesh” de haute qualité, il dispose de treize poches techniques et de nombreux accessoires. Ce gilet a la particularité d’être à la fois léger et très complet. Afin d’offrir un confort maximum, il est muni de renforts au niveau du col et des épaules pour une bonne répartition des charges, d’une fermeture centrale par clip réglable, et d’une patte de serrage intérieure basse qui permet un bon maintien du gilet pendant la pêche. Trois poches distributrices de fil, deuxgrandes poches verticales munies d’accroche- accessoires, deux poches moyennes verticales munies d’accroche-accessoires, un porte flacon Jmc, un Patch velcro accroche-mouche, un rétractor avec mousqueton, deux accroche-accessoires, un anneau épuisette, une poche bouteille dorsale, une grande poche dorsale, quatre poches intérieures.

    Notre avis : nous sommes nombreux à apprécier les poches verticales, qui ne gênent pas les mouvements et sécurisent parfaitement les objets à l’intérieur.

  • JMC SPC 240 HP 10

    JMC SPC 240 HP 10

    Une canne sortie l’an passé pour soie n°8 et qui a désormais une grande soeur pour soie n° 10. La SPC 240 est dédiée à la pêche du brochet à la mouche, mais aussi à toutes les pêches occasionnelles que l’on peut pratiquer en seconde catégorie. Le blank puissant est particulièrement renforcé.

    Notre avis : une très bonne canne pour tenter des brochets, des gros black-bass, des carpes, des amours, des barbeaux, etc. Vous pouvez y aller, elle est faite pour ça ! Cette nouvelle SPC 240 est plus à l’aise pour lancer des gros streamers ou des gros poppers que le modèle pour soie n°8 (la soie étant plus lourde).