Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Débits réservés en aval des centrales hydro-électriques, donnez votre avis !

    Débits réservés en aval des centrales hydro-électriques, donnez votre avis !

    Nous ne l’apprenons qu’aujourd’hui mais depuis le 5 août et jusqu’au 27 août, une consultation publique a été mise en place en prévision d’un projet de décret portant sur diverses modifications des dispositions du code de l’environnement relatives à la notion d’obstacle à la continuité écologique et au débit à laisser à l’aval des ouvrages en rivière (dit débit réservé).
    Si notre gouvernement se vante de ne pas prendre de vacances estivales, une bonne partie des français sont eux bien partis vers des congés bien méritées. Et ils ne verront sans doute pas passer ce texte dont la seconde partie, relative aux débits réservés de l’eau que doivent laisser passer les ouvrages pour garantir la vie du cours, a de quoi inquiéter les défenseurs de l’environnement. Le débit réservé est celui qui est imposé par l’Etat sur les ouvrages hydroélectriques, soit lorsque les turbines ne fonctionnent pas (pendant le remplissage du barrage), soit sur le tronçon entre le barrage et l’usine hydroélectrique située en aval pour les systèmes où les turbines ne sont pas sur le barrage mais en aval.
    Ce texte prévoit des cas où il serait possible de déroger au débit minimum garantit pour le réduire davantage. Il faut savoir que la loi pêche de 1984 a normalisé le débit réservé au :
    • 1/10e du débit annuel moyen (module) pour tout nouvel aménagement,
    • 1/20e pour les ouvrages situés sur un cours d’eau dont le module est supérieur à 80 m3/s
    • 1/40e pour les aménagements existants.
    Cela était devenu nécessaire car au début du siècle dernier, lorsque de nombreux ouvrages ont été construits, les débits réservés étaient ridicules, limités pour beaucoup à quelques dizaines de litres par seconde.
    En ces temps de sécheresse où 82 départements sont en alerte, ce texte est un non sens, car depuis une dizaine d’années, le déficit en eau en France se confirme et s’installe dans le long terme. Ces nouvelles mesures ne peuvent que dégrader davantage des cours d’eau fragilisé par la présences des ouvrages (réchauffement de l’eau en amont de l’ouvrage, stockage des sédiments, perturbation en aval en cas de marnages, etc.).
    N’hésitez pas à donner votre avis ici :
  • Une pétition pour mettre la haute rivière d’Ain en no-kill

    Une pétition pour mettre la haute rivière d’Ain en no-kill

    La haute rivière d’Ain (Jura, région de Champagnole) est quasiment la seule portion de rivière du Jura et du Doubs qui n’a pas encore connus de gros épisodes de mortalités parmi ses populations de truites, mais cet été, des pêcheurs déplorent des poissons malades ou morts, ce qui est complètement inhabituel à cette période de l’année. La Bienne étant fermée à la pêche pour cause de pollution, le report de la pression de pêche sur la haute rivière d’Ain est alors inévitable. Pour préserver les derniers poissons sauvages de toute une région, il semble urgent de classer cette portion de rivière en no-kil (remise à l’eau de tous les poissons pris dans les meilleures conditions possibles).  Rappelons que dans le département du Doubs voisin, la Loue est en no-kill pour toute l’année 2017, décision préfectorale prise suite au constat d’une continuelle baisse des peuplements de truites et d’ombres (pêche électriques d’inventaires), y compris sur la haute vallée.

    Il serait bon que le Jura, qui bientôt n’aura plus grand chose à proposer aux pêcheurs de truites, applique un principe de précaution, qui certes n’évitera pas la pollution, mais limitera la casse en préservant au mieux les peuplements.

    Une pétition est en ligne ici : Elle a pour but de faire appuyer une demande nécessaire, logique et raisonnable.

    https://www.change.org/p/p%C3%AAche-en-no-kill-des-salmonid%C3%A9s-sauvages-sur-les-grandes-rivi%C3%A8res-du-jura?recruiter=89338931&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_for_starters_page

  • La haute Loire dévastée sur plus de 25 kilomètres

    La haute Loire dévastée sur plus de 25 kilomètres

    La loire en no-kill total. L’Union Halieutique de la Loire Amont a pris ses responsabilités depuis les pluies torrentielles du 13 juin 2017. Les tributaires de la haute vallée de la Loire ont subi un cataclysme totalement inconnu jusqu’alors. En trois heures, trois mois de pluie (selon les données météorologiques, il s’agirait du troisième événement orageux le plus fort en France). Le moindre ravin s’est transformé en torrent dévastateur, les ruisseaux ont charrié des montagnes obstruant le lit de la Loire. Les conséquences pour la faune piscicole sont majeures et restent difficiles à mesurer à ce jour. Les ruisseaux concernés (ruisseau de l’Holme, ruisseau de Bethe, Fouragette, Ribeins) ont été anéantis : faune aquatique totalement absente, lit de la rivière totalement détruit.

    À l’aval de ces ruisseaux, le lit de la Loire a été obstrué, comblé et totalement colmaté. À ce cataclysme naturel vient s’ajouter une fraie 2016 anéantie elle aussi par la crue cévenole trentenale du 2 décembre. 

    Le constat est clair : population de salmonidés fortement perturbées sur la Loire, ruisseaux pépinières vides de vie et anéantis pour plusieurs décennies, absence de juvéniles de la dernière génération, réduction considérable de l’habitat des salmonidés, risque d’augmentation des températures d’eau en période d’étiage.

    Face à ces éléments , l’Union Halieutique de la Loire Amont regroupant les AAPPMA de Goudet, Pont de Chadron et Le Puy-en-Velay a obtenu après avis favorable de la Fédération de pêche 43 un arrêté préfectoral obligeant la remise à l’eau obligatoire des truites et ombres entre le Pont de Salettes et le Pont de Chadron (soit un peu plus de 22 km de linéaire).

    En fonction des éléments à venir (compte rendu de pêches électriques, fraie 2017), cette décision sera réévaluée.

    L’objectif est de permettre aux poissons survivants de re-coloniser progressivement les zones détruites.

     

     

  • La Bienne fluo pour le passage du tour de France !

    La Bienne fluo pour le passage du tour de France !

    Lors de l’étape Dole/ Les Rousses du tour de France le 8 juillet dans le Jura, les spectateurs et téléspectateurs ont pour une fois vu la rivière en se posant quelques questions. En effet, la Bienne, rivière fermée à la pêche depuis plusieurs années pour des raisons de pollutions, coulait verte fluo. Une opération qui visait à dénoncer l’inaction des politiques et des collectivités face à une rivière à l’agonie, car sur la Bienne l’assainissement des eaux usées est catastrophique. Les poissons meurent dans une indifférence générale. La couleur verte a été obtenue grâce à un traceur colorimétrique utilisé en spéléologie pour connaître le cheminement de l’eau, sans danger pour la faune et la flore.

    Nul doute que cette opération va faire parler d’elle. Et ça tombe bien car c’est le but !

  • Alpes : le Nant Bénin labellisé

    Alpes : le Nant Bénin labellisé

    Le Nant Bénin, est la première rivière des Alpes, et la 9ème Rivière en France, à recevoir le label Site Rivières Sauvages. Le Nant Bénin et ses affluents, réseau de tête de bassin d’environ vingt kilomètres dans le Parc National de la Vanoise, coulent dans une vallée magnifique et sauvage, entourée par les stations de ski de Tignes et la Plagne. L’Association du Nant Sauvage, porteur local du label Site Rivières Sauvages s’est mobilisé afin de renforcer la protection de ce précieux réservoir de biodiversité qui a été labellisé le 12 janvier 2017. En faisant connaitre ces richesses et cette biodiversité exemplaire, l’association, entourée des habitants de la vallée, entend préserver ce lieu de la menace qui pèse sur ce joyau d’eau courante, comme le projet de très controversé de construction d’une usine hydroélectrique. Le Nant Bénin, qui se jette dans le Ponthurin à Peisey-Nancroix est la dernière rivière libre de la Tarentaise, dont 97 % des milieux d’eau courante sont affectés par l’hydroélectricité.

    http://www.rivieres-sauvages.fr/2017/02/13/le-nant-benin-1ere-riviere-sauvage-des-alpes-et-9eme-riviere-sauvage-de-france/

  • Soutenez l’association Bloom contre la sur-pêche !

    Soutenez l’association Bloom contre la sur-pêche !

    Il est scientifiquement démontré que les subventions sont la cause majeure de la surcapacité de pêche et du développement de méthodes de pêche toujours plus performantes, responsables du pillage des ressources marines, de la destruction des emplois et de l’aggravation de l’insécurité alimentaire.

    Comme toutes les associations, Bloom a besoin de dons :

    http://subventions.bloomassociation.org/?utm_source=CO-ST&utm_medium=email&utm_campaign=subventionsjuin2017&utm_content=generique

  • Le Grand Pavois Fishing prend de l’ampleur !

    Le Grand Pavois Fishing prend de l’ampleur !

    La salon nautique du Grand Pavois aura lieu au début de l’automne, du 27 septembre au 2 octobre. C’est à la fois une date lointaine et très proche alors prenez votre agenda. Dans la lignée des éditions précédentes, cette édition 2017 laissera une grande place à la pêche. Avec un village pêche encore plus grand, un fameux tournoi de pêche aux leurre en bateau et une expo de bateau de pêche sportive. Les amateurs de pêche en mer ne peuvent rêver mieux !

    https://www.grand-pavois-fishing.fr

  • Rocket Fishing Rod, on arrête pas le progrès !

    Rocket Fishing Rod, on arrête pas le progrès !

    Après le hand spinner qui sert – assez mal – de manivelle de moulinet, voici le Rocket Fishing Rod, un truc détonnant, façon fusil à bouchon qui fait “shploiiing !” au moment où le ressort se détend. L’arme, car s’en est une lance à votre place, jusqu’à … soyons généreux, une petite dizaine de mètres. Et une fois le poisson au bout, vous ne bénéficiez pas de la flexion de la canne, car vous n’avez pas de canne, juste une sorte de fusil en plastique qui semble sorti d’une pochette surprise ! Le fusil harpon façon âge de pierre mais en plastique…

  • C’est parti pour Fleuves grandeur Nature !

    C’est parti pour Fleuves grandeur Nature !

    L’Union Européenne, la Ligue de l’Enseignement et de l’Education permanente, et ses partenaires (Solidarci en Italie et la Ligue de l’Enseignement 42 en France) lancent le projet  Fleuves Grandeur Nature. Durant les trois prochaines années, un travail collaboratif ambitieux devrait permettre le développement d’outils pédagogiques novateurs autour de la connaissance de nos bassins versants et de la compréhension de l’ensemble des enjeux inhérents à l’eau et aux milieux aquatiques. Les outils seront déclinés sous forme de malles pédagogiques diffusées sur chaque bassin ainsi que sous la forme d’un site internet interactif d’activités de découverte et d’apprentissage. Selon les sujets de travail, ces outils seront déclinés pour être utilisés par et pour un public très large ; éducateurs, animateurs, formateurs, enfants, grands publics… Le projet concerne huit bassins fluviaux en Europe dont deux en Belgique (Meuse, Escaut, Seine, Rhône, Loire, Garonne, Volturno et Tibre).

    Pour permettre une adaptation pertinente du concept, à chaque territoire, le projet va nécessiter la recherche, puis la participation, de près de 10 associations locales volontaires.

    Les organismes participants pourront :

    • Aider à construire le paysage du bassin versant de manière adaptée à l’usage local ;
    • transmettre des idées d’activités pédagogiques à intégrer dans les outils ;
    • tester les prototypes d’outils (malle pédagogique auprès de différents publics) et faire remonter l’évaluation.

    Contrepartie pour les organismes volontaires sélectionnés :

    En échange du soutien apporté, les organismes partenaires bénéficieront gratuitement de la malle ainsi que d’une formation à sa prise en main.

  • Comment faire un truc qui sert à rien avec un truc qui sert à rien

    Comment faire un truc qui sert à rien avec un truc qui sert à rien

    Le fidget spinner, ou hand spinner gadget conçu au départ pour les enfants autistes ou hyperactifs pour leur permettre de mieux gérer leur impatience devient le jouet numéro 1 des cours de récré. Le fidget spinner tourne et c’est à peu près tout. Certains pêcheurs lui voue des qualités qu’il n’a pas vraiment en lui demandant de remplacer la manivelle d’un moulinet de baitcasting. Et c’est toujours aussi nul, voire plus, car il a bien du mal à tourner…