Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • La continuité écologique de l’Arnon (Cher) rétablie au moulin de Lomoy

    La continuité écologique de l’Arnon (Cher) rétablie au moulin de Lomoy

    Depuis mi-octobre 2017, les pelles du moulin de Lomoy sont ouvertes. Les poissons peuvent à nouveau circuler librement sur le parcours de l’AAPPMA de Saint-Pierre-les Bois, Le Chatelet, Morlac et les sédiments peuvent descendre naturellement le cours de la rivière. C’est un retour à un Arnon “naturel” qui satisfait également les objectifs de la directive cadre européenne sur l’Eau (DCE) et les préconisations du SDAGE Loire Bretagne.
    Cette mesure décidée par l’AAPPMA et son président Jean Pierre Lambert, né au bord de la rivière, et qui la connait mieux que quiconque,  engendre un changement de morphologie du cours d’eau sur environ 800 mètres à l’amont du moulin.
    La retenue qui se trouvait juste à l’amont des pelles a disparue. Elle est maintenant remplacée par une portion de rivière plus étroite, plus fraîche, plus courante, plus oxygénée et complètement  limpide. Cette zone, qui auparavant contribuait au réchauffement de l’eau, est désormais devenue un biotope parfait pour la truite fario. Le fond, propre et caillouteux doit même offrir la possibilité de frayères naturelles.
    Les poissons nuisibles dans une rivière de première catégorie (poissons chat, perche soleil…) ne devraient plus se plaire dans ce nouvel environnement et vont progressivement disparaitre pour laisser place aux espèces de “poissons fourrage” (vairons, loches, chabot) qui sont une excellente source de nourriture pour les truites.
    Le niveau ayant baissé, les ragondins, eux, ont déjà, en grande partie déserté les lieux.
    Il faut noter que le débit de l’eau restant exactement  le même, cette action ne provoque aucune modification pour toute la partie de la rivière située à l’aval des pelles. De plus, le patrimoine historique des lieux est totalement respecté puisque aucune démolition n’a été nécessaire. 
    Il ne reste plus à l’AAPPMA, en collaboration avec la fédération départementale de pêche, qu’à mettre en œuvre une solution technique adaptée pour continuer d’alimenter le petit bras et garder une zone pêchable  “au bouchon” pour les jeunes et les anciens adeptes de ce mode de pêche. D’autres techniques, plus sportives, (lancer, toc, mouche) seront plus adaptées à la “nouvelle” rivière.
    Petit à petit, la végétation rivulaire va se réinstaller naturellement (la plantation d’espèces d’arbres adaptés est également prévue) et participera à la protection et la stabilisation des berges ainsi qu’à l’ombrage de la rivière et à l’apport de nourriture pour les poissons.
    L’AAPPMA de Saint-Pierre-les Bois, Le Chatelet, Morlac

     

  • Un film pour la reconquête du Léguer !

    Un film pour la reconquête du Léguer !

    Suite à la labellisation du Léguer le 20 octobre dernier, premier fleuve de Bretagne à obtenir le label national « Site Rivières Sauvages », un film est en cours de réalisation. Ce film, évoque l’histoire de la reconquête de la qualité des eaux du Léguer et met en valeur toute la richesse patrimoniale qui l’entoure. Il sortira à l’été 2018. Réalisation Philippe Laforge.
    Vous pouvez dès à présent découvrir la bande-annonce ici : http://www.vallee-du-leguer.com/Le-Leguer-le-film
  • Bio, le gouvernement s’en prend désormais aux aides à la conversion

    Bio, le gouvernement s’en prend désormais aux aides à la conversion

    Après avoir supprimé les aides au maintient pour les agriculteurs passés à un mode de production bio, le gouvernement s’en prend désormais aux aides à la conversion. L’incompréhension est totale  à une époque où chaque jour, ce sont 19 exploitations agricoles qui passent au bio.  La demande des consommateurs est plus forte que jamais. L’agriculture biologique est la seule alternative à l’agro chimie et la seule solution pour manger sain.  Sur 22 pays européens, la France est en 17ème position en terme de surfaces bio (6% seulement des surfaces agricoles du pays). Le ministère de l’agriculture se désengage du bio et invite les régions à prendre le relais pour distribuer les aides sous prétexte que les régions touchent des enveloppes de l’UE qui peuvent être utilisées à cette fin. Cette patate chaude qui tombe dans les mains des régions fait planer un énorme doute et immanquablement un gros flou sur ce secteur pourtant si important à notre époque. Car cela ressemble à une distribution un peu « à la tête du client”, en fonction de la couleur politique de la majorité au sein d’un région et sa sensibilité écologique. Tout cela est effectivement très peu rassurant.

    Une pétition en ligne vient d’être lancée par la Fédération national de l’agriculture biologique (FNAB).

    http://r.mailing6.agirpourlenvironnement.org/qujcvmqn3v7pvf.html

  • Nouveau moulinet Thierry Haart VTO

    Nouveau moulinet Thierry Haart VTO

    Dans le monde de la pêche, le matériel français se fait rare. Artisan alsacien, Thierry Haart est un concepteur et réalisateur de moulinets faits main. Le VTO est sa dernière création. Un moulinet mouche à pied décallé, anti-réserve, démultiplié, qui permet de reprendre 83 cm de soie au tour de manivelle. Tout cela pour seulement 118 g. Le VTO dispose d’une cage fermée, qui fait que la soie et le bas de ligne ne peuvent passer derrière la bobine (rares sont les moulinets à cage fermée). Capacité WF 5 et 120 m de backing 20 LBS. Frein à disque doux sans inertie au démarrage. Système breveté depuis 2006. Guide soie en inox. Réversible droitier/gaucher.

    Garantie 5 ans. Prix conseillé : 498 euros.

    http://thierry.haart.free.fr/01-Moulinets-Haart-VTO-FR.html

     

  • Salon des pêches à la mouche en Bretagne, rendez-vous les 24 et 25 février 2018

    Salon des pêches à la mouche en Bretagne, rendez-vous les 24 et 25 février 2018

    Le salon des pêches à la mouche en Bretagne, qui a lieu tous les deux ans, se tiendra les 24 et 25  février à l’Espace Glenmor à Carhaix. Dans cette grande région de pêche, en rivières, fleuves côtiers et en mer, toutes les pêches à la mouche sont pratiquées. Ce salon est donc un événement très attendu, car c’est l’occasion, le temps d’un week-end, de rencontrer tous les acteurs de se secteur, réunis autour de l’amour d’une région et d’une activité de passionnés.

    Entrée : 6 euros (gratuit pour les femmes et les enfants).

    Restauration sur place.

    Invités d’honneur : la Normandie et l’Irlande.

    salon-peche-mouche.fr

  • Manche. Les barrages de la Sélune seront détruits au printemps !

    Manche. Les barrages de la Sélune seront détruits au printemps !

    Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé mardi la destruction des barrages hydroélectriques de Vézins, propriété de l’Etat, et de La Roche-qui-Boit, propriété d’EDF, situés sur la Sélune dans le sud-Manche. L’objectif est la « restauration complète du fleuve côtier », qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel, et de sa « biodiversité », une opération « unique en Europe », ajoute le ministère dans un communiqué. Dans la Manche, on y croyait plus, car l’affaire rebondit depuis que, sous le gouvernement Sarkozy, Jean-Louis Borloo, s’était prononcé pour leur destruction, volonté remise en cause par Ségolène Royal quelques années plus tard à la surprise générale. Cette fois, les deux barrages devraient bien être arrasés définitivement. Et c’est 90 kilomètres de cours d’eau à poissons migrateurs qui vont être rouverts. Les travaux de  vidange du barrage de Vezins commenceront en avril 2018 et jusqu’en août. Mais la destruction de l’ouvrage n’aura lieu qu’au printemps 2019. Et l’autre barrage suivra.  La souche de saumon sur l’axe Sée/Sélune étant encore viable, les experts prévoient un bon avenir aux saumons de la Sélune qui, depuis un siècle, butaient sur un barrage situé très en aval du cours d’eau, sans possibilité pour les poissons de se reproduire. Il s’agissait surtout de saumon de la Sée. Dans cette affaire, le gouvernement a fait preuve de bon sens, car il est beaucoup plus réaliste de vouloir sauver un petit fleuve côtier qu’un grand fleuve comme le Rhin, devenu un canal multinational depuis longtemps et dont le retour du saumon est subventionné à grands frais pour des résultats qui se font toujours attendre.

     

  • Lozère, l’arrêté préfectoral pêche 2018 fait des vagues

    Lozère, l’arrêté préfectoral pêche 2018 fait des vagues

    La Compagnie des guides de pêche de Lozère s’inquiète de la réglementation, jugée peu restrictive, proposée pour l’arrêté préfectoral permanent qui s’appliquera dans le département en 2018. Celui-ci prévoit entre autre une taille légale de capture  de la truite ainsi qu’un quota journalier inadapté selon la compagnie des guides aux rivières à truites du département.

    Vous pouvez prendre connaissance de cette proposition d’ARP sur le site de la Compagnie des guides de pêche de Lozère et écrire à la Direction départementale du territoire de Lozère en utilisant l’adresse e-mail ci-dessous. La consultation publique est possible jusqu’au 8 décembre.

    http://www.guides-de-peche.fr

    [email protected]

     

  • Le Petit Tabuc en danger (Hautes-Alpes) !

    Le Petit Tabuc en danger (Hautes-Alpes) !

    La plus belle promenade de la vallée de Serre Chevalier, la montée au lac de la Douche, parcourue par des centaines de personnes chaque jour en été, est gravement menacée par le projet de microcentrale de la société EDSB, dont la réalisation constituerait une atteinte très grave à notre patrimoine collectif.

    La construction de la conduite forcée et l’exploitation de la microcentrale entraîneront des dommages inévitables sur l’écosystème :

    Très forte diminution du débit du cours d’eau sur la plus grande partie de son lit situé hors de la zone cœur du Parc des Ecrins.

    Destruction d’une partie de la flore rare, privée de ses réserves en eau et du taux d’humidité auquel elle est adaptée.

    Modification de la faune, de la flore et du milieu aquatique dans un cours d’eau en très bon état écologique et dégradation inévitable de cet état.

    Ambiance paysagère fortement perturbée.

    Protéger ce qui reste de nos cours d’eau, au même titre que les alpages, les forêts, les glaciers, les sentiers, les villages ou les chapelles, contribue à sauvegarder l’image de la vallée et son attractivité touristique.
    La production d’électricité obtenue en contrepartie de ces nuisances sera dérisoire : seulement 2,5 millions de kWh (soit la consommation moyenne annuelle de 105 voitures particulières d’après l’aménageur, la puissance de la microcentrale n’étant que de 500kW) disponibles essentiellement en été dans les périodes où les besoins en électricité sont plus que satisfaits. Elle n’apportera rien à l’équilibre ni à la transition énergétique du département ni de la région. Elle s’explique uniquement par le rachat garanti par EDF à prix artificiellement élevé de la très petite hydroélectricité, surcoût répercuté sur le consommateur final (voir ligne CSPE de votre facture d’électricité).
    Une pétition est en ligne via :
  • Une pétition contre la micro-centrale hydroélectrique de Chanteuges (Allier)

    Une pétition contre la micro-centrale hydroélectrique de Chanteuges (Allier)

    Le projet d’installer une micro-centrale hydroélectrique sur l’affluent de l’Allier juste en amont de la pisciculture à saumons de Chanteuges (Conservatoire National du Saumon Sauvage) reflète parfaitement l’incohérence du monde dans lequel nous vivons. L’Etat dépense des fortunes pour le retour du saumon dans l’Allier qui n’est en rien garanti, loin s’en faut, mais pour autant il ne juge pas politiquement correcte de s’opposer à l’hydroélectricité, mode de production qui est en grande partie responsable de la disparition du poisson roi sur l’axe Loire-Allier. Les barrages perturbent beaucoup les migrations de poissons et de sédiments, réchauffent l’eau en amont en la faisant stagner. Mais l’incohérence du monde moderne n’est pas à une contradiction près, car dans le même temps, les travaux de dérasement (rabaissement de 17 à 5 mètres) du barrage de Poutès Monistrol sur l’Allier commencent. Une pétition est en ligne pour s’opposer à ce projet de micro-centrale dont la production d’énergie est dérisoire et sans commune mesure avec les dommages causés pour longtemps au cours d’eau :

    https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/nonalamicrocentralesurladesgesachan-1848.html

  • Le 15e prix Charles C. Ritz pour l’AAPPMA de la haute Thur (Haut-Rhin)

    Le 15e prix Charles C. Ritz pour l’AAPPMA de la haute Thur (Haut-Rhin)

    Décerné par un jury composé de membres de l’International Fario Club, et de personnalités de la société civile, du lauréat de l’année précédente et d’experts du milieu halieutique, ce prix récompense une action en faveur de la protection des rivières et de leur biodiversité. Un chèque d’un montant de trois mille euros a été remis au Président de l’association de pêche de la haute Thur, Jean-François Hundsbuckler, ​l​e 8 novembre 2017 lors de la cérémonie de remise du Prix  dans les salons du Travellers Club à Paris. Le Jury, présidée par Ingrid Astier, écrivain, a tenu à récompenser l’association pour ses efforts de restauration des milieux, d’entretien des berges et des frayères, d’introduction de l’ombre mais aussi de formation par un Atelier Pêche Nature, un site pédagogique et un Conseil des Jeunes. Sur le podium l’an dernier, l’AAPPMA de la  haute-Thur a poursuivi son action en faveur des milieux aquatiques, de la truite fario et de l’ombre commun. Comme pour couronner son action, la commune de Wildenstein possédant un réseau de 20 kilomètres de berges, dont la source de la Thur, vient d’attribuer au gagnant la location de leurs baux de pêche pour son savoir-faire et sa gestion patrimoniale ! Félicitations à toute son équipe ainsi qu’aux trois autres finalistes, dont les dossiers méritants et complets ont été salués par le jury.

    www.farioclub.org