Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Des silures sur la basse rivière d’Ain…

    Des silures sur la basse rivière d’Ain…

    Depuis sa confluence avec le Rhône, la basse rivière d’Ain voit les silures remonter de plus en plus haut sur la rivière, jusqu’en amont de Chasey-sur-Ain et son célèbre parcours no-kill. L’espèce semble se plaire dans les eaux de l’Ain et cela inquiète beaucoup les sociétés de pêche locales, car la rivière d’Ain souffre du fonctionnement des barrages, du manque d’eau en été et de la prédation des cormorans et des harles. L’impact du silure dans ce milieu qui ne devrait pas être le sien (rivière à salmonidés et poissons d’eau vive) se fait tout autant et peut-être même davantage par concurrence avec les truites au niveau de l’habitat, plutôt que par prédation, car sur ce point rien n’est encore prouvé. Les petits silures occupent les mêmes caches, en particulier les enrochements naturels ou artificiels ainsi que les embâcles (très appréciées des gros silures) et cela suffit largement à faire peser sur les peuplements de truites sauvages une réelle menace. Sans habitat, les truites sauvages ne peuvent pas vivre.

    Les incultes qui introduisent les silures sans connaître les milieux devraient se renseigner avant de commettre ce genre d’acte lourd de conséquences. Car si sur l’Ain, il s’agirait des silures du Rhône qui remontent parce que le milieu, altéré, lui convient, dans bien d’autres endroits, ce sont des introductions volontaires qui sont constatées.  Comme le disait Audiard, “les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait”…

    Voici un vidéo de l’AUPRA  :

     

     

  • Hends half round lead wire, un plomb qui a du corps

    Hends half round lead wire, un plomb qui a du corps

    La marque de fly tying Hends propose un fil de plomb très différent de celui que l’on connaît qui est rond. Celui-ci est plat d’un côté et rond de l’autre, à la façon d’un vinyl D rib. En l’enroulant, on obtient un corps annelé du plus bel effet. Le plomb étant gris par nature, il faudra néanmoins le teinter, soit au feutre avec une finition vernie, soit avec une peinture à maquette transparente ou opaque. Large de 2 mm, ce fil de plomb convient pour des nymphes en tailles 16 à 12.

    Disponible chez flyshopeurope.com

  • Cellule Demeter, convoqué à la gendarmerie pour une interview

    Cellule Demeter, convoqué à la gendarmerie pour une interview

    Depuis la création en décembre dernier de la cellule anti-agribashing Demeter, le gouvernement suit les revendications du syndicat agricole FNSEA, connu pour défendre une agriculture conventionnelle et intensive. Et les premières convocations en gendarmerie n’ont pas tardé, comme par exemple avec le porte-parole de Source et Rivières du Limousin, qui s’est vu convoqué pour avoir répondu à une interview pour France 3 alors qu’il dénonçait le massacre de 5 hectares de zones humides pour la construction de serres à tomates hors-sol. Le prévenu se trouvait lors de l’interview sur un remblai, propriété de l’exploitant qui l’attaque alors pour “violation de domicile”. Cette affaire pourrait paraître des plus banales et relever du droit commun plutôt que de la cellule Demeter, mais pour le gouvernement, c’est ici clairement un moyen de faire taire les ONG qui œuvrent contre, non pas l’agriculture dans son ensemble, mais contre des pratiques agricoles intensives, qui comme chacun sait aujourd’hui, sont très préjudiciables pour l’environnement. Rappelons que Générations Futures, représentée par l’avocate Corinne Lepage,  a déposé un recours pour que cette cellule qui remet en cause la liberté d’expression soit démantelée. Que Demeter traque les voleurs d’animaux et de tracteurs est une choses, mais cette cellule traque aussi ceux qui œuvrent pour le bien commun, pour ce qu’il reste d’environnement préservé et pour l’avenir de nos enfants. Avec cette cellule, la démocratie dans notre pays se voit remise en cause.

    (Photo. ©Philippe Boisson, zone humide Haute-Saône).

  • Line Pallet C&F Design, un panier de lancer, sans panier…

    Line Pallet C&F Design, un panier de lancer, sans panier…

    La célèbre marque japonaise C&F Design propose un panier de lancer très original, puisqu’il est fait que du fond du panier. Ce sont les plots coniques qui se chargent de garder les boucles de soies en place. Le système existe en grand et petit modèle. L’avantage de ce plateau est de limiter l’encombrement. Lorsqu’il faut par exemple monter et descendre des talus. Un panier classique est dans ces conditions très handicapant. Le plateau, lui, peut facilement se rabattre contre le pêcheur le temps de passer le talus.

    Prix conseillé : 89 euros pour le grand modèle (photo) et 49 pour le petit.

  • Des paiements pour services environnementaux rendus

    Des paiements pour services environnementaux rendus

    L’Agence de l’eau a lancé un appel aux agriculteurs intéressés pour une démarche nouvelle, qui vise à les rémunérer pour services rendus à la protection de l’environnement. 30,5 millions d’euros seront donc réservés à ces paiements pour services environnementaux (PSE) en 2020. Les projets peuvent s’établir à l’échelle d’une aire d’alimentation de captage d’eau potable, de la préservation d’une zone écologiquement riche, d’une préservation de zone humide ou de milieux aquatiques sensibles, etc. Si cela peut aider des petites exploitations vertueuses qui ont du mal à s’en sortir, il est regrettable de constater qu’il faille encore payer le monde agricole pour qu’il respecte le Code de l’Environnement !

     

     

  • Les premières truites de mer sont arrivées… 

    Les premières truites de mer sont arrivées… 

    Avec le réchauffement constaté ces dernières jours, les premières truites de mer arrivent dans les parties basses des fleuves normands et du nord du pays. Ce n’est qu’un début, mais cela va s’intensifier dans les jours et les semaines à venir. De belles surprises en perspective avec des poissons en pleine forme fraichement arrivés de la mer ! La fermeture des restaurants pour cause de Covid-19 a sans doute épargné bon nombre de poissons des filets des pêcheurs professionnels à une période où les migrateurs attendent des conditions favorables autour des estuaires avant de s’engager en eau douce.

    Rappelons que cette pêche spécifique oblige le pêcheur  à acquitter le “timbre migrateur” (50 euros) et que cela donne droit à la prolongation de deux heures après le coucher du soleil, ainsi qu’à la prolongation de la saison jusqu’au dernier dimanche d’octobre.

  • Que devient le lac salé d’Oostvoorne ?

    Que devient le lac salé d’Oostvoorne ?

    C’était une des rares possibilités de pêche de la truite à la mouche aux Pays-Bas. Le lac d’eau salé d’Oostvoorne, non loin du port de Rotterdam produisait un biotope unique en son genre avec des petits crustacés très particuliers dont se nourrissaient des truites arc-en-ciel acclimatées à la salinité des eaux. De véritables “steelheads” infatigables dont certaines pesaient plusieurs kilos ! Ce vaste lac alimenté en eau de mer par une énorme pompe était un Paradis pour les pêcheurs à la mouche. Puis il y a trois ans, il fallu remplacer la fameuse pompe. Et se sont les associations de défense de l’environnement qui se chargèrent de trouver des fonds conséquents pour une nouvelle pompe qui aurait dû permettre de perpétuer le cycle de l’eau dans le lac. Seulement une (grosse) erreur s’est produite lors de la commande de la pompe. Le modèle choisi et financé n’était pas adapté à l’eau salée. Et bien entendu, personne ne s’en est inquiété avant sa mise en marche. Après un court fonctionnement, elle rendu l’âme. Espérons que tout revienne dans l’ordre dans un avenir proche…

  • High On The Fly, des vêtements sympas !

    High On The Fly, des vêtements sympas !

    Connaissez-vous la jeune marque américaine de vêtements pour pêcheurs à la mouche High On The Fly ? Si ce n’est pas le cas, allez faire un tour sur leur site, vous y découvrirez des casquettes, des tee shirt, des tours de cou, etc. Tout cela avec un graphisme sympa qui change des marques habituelles.

     

  • Une pétition pour sauver les rivières pyrénéennes

    Une pétition pour sauver les rivières pyrénéennes

    Les zones de montagne subissent encore plus qu’ailleurs les effets du dérèglement climatique. C’est aujourd’hui indiscutable et parfaitement mesurable avec le recul des glaciers.  Dans les Pyrénées, cela se traduit par des étiages interminables et des crues d’une violence inouïe. La vie dans la rivière doit s’adapter à ces nouvelles conditions ou disparaître. Il paraît alors évident que les gestionnaires de la pêche en France et dans les départements pyrénéens doivent adapter la réglementation pour permettre de préserver ce patrimoine inestimable que sont ces poissons en place depuis des dizaines de milliers d’années. Les  Nives, Gaves, Adour, Nestes, Garonne, Salat, Aude, et leurs affluents méritent tous une vrai gestion durable, raisonnée et réactive. C’est aux pêcheurs que la mission de préservation des milieux aquatiques incombe, et c’est donc à eux de réagir.
     
    Une pétition initiée par un groupe de pêcheurs pyrénéens sera adressée aux instances de la pêche en France et à l’Office Français pour la Biodiversité. Elle demande des quotas journaliers plus stricts, des tailles légales de captures qui permettent aux poissons de se reproduire, ce qui n’est pas toujours le cas, et une gestion de l’eau qui tienne compte des périodes d’étiages de plus en plus longues et marquées. Vous pouvez soutenir cette initiative en signant la pétition sur ce lien.
  • Déconfinement, certains Espaces Naturels Sensibles toujours fermés à la pêche

    Déconfinement, certains Espaces Naturels Sensibles toujours fermés à la pêche

    Certaines fédérations départementales de pêcheurs préviennent les pêcheurs que les Espaces Naturels Sensibles sont fermés au public de façon temporaire même après le déconfinement du 11 mai et pour une durée encore inconnue. Les ENS des départements français sont situés sur le littoral, mais aussi en zones de marais à l’intérieur des terres, dans des milieux préservés en montagne et même en zones urbaines.

    Renseignez-vous auprès de votre fédération départementale et en consultant ce PDF.