Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Haro sur le bar

    Haro sur le bar

    Vous avez aimé “L’Extermination des thons”, vous adorerez “Le Massacre des bars”. La dernière superproduction des studios de l’Apocalypse est en cours de tournage sur les frayères hivernales, où la bêtise humaine conspire à la décimation du poisson préféré des Français. C’est en quelque sorte le making of de ce carnage que FR3 Bretagne a proposé fin novembre à ses téléspectateurs dans l’une des meilleures enquêtes jamais réalisées sur le sujet du bar. Il y a du “Mondovino” dans le film de Erwan Le Guillermic et David Morvan, réalisé par Aligal Production.

    par Vincent Lalu 

    Haro sur le bar est l’un de ces réquisitoires dont la force vient de la rigueur de la construction et du sérieux de l’enquête. Pas de grandes phrases ni de grandes envolées, juste une série de témoignages dont l’agencement contribue à l’efficacité de la chronique de cette tragédie contemporaine.
    Tout le monde a la parole. Les bourreaux, leurs complices, ceux qui parlent au nom des victimes et, pour la première fois, tous paraissent d’accord : si cela continue, le bar est foutu. Le constat d’abord avec un ligneur de Sein, un endroit où voici peu on ignorait le sens du mot bredouille : ce qu’il a pris dans la saison tient sur les doigts d’une main.
    Ailleurs c’est pareil : soit les poissons ont disparu, soit ils sont plus petits qu’avant, bien plus petits. On passe aux coupables, bolincheurs (qui se sont rabattus sur le bar parce qu’ils étaient interdits d’anchois) ou chalutiers spécialistes des razzias sur les concentrations de poissons, et donc sur les frayères des bars en hiver. Ceux-là ont, paraîtil, droit à dix tonnes par semaine. Ils les respectent, mais ne savent pas si les autres sont aussi respectueux qu’eux.
    Dix tonnes de poissons grainés, dont un poissonnier navré nous dit qu’ils ne valent pas grand-chose et que surtout ils annoncent la fin prochaine de l’espèce.
    Et puis, il y a d’autres coupables. Nous, d’abord, qui aimons le bar dans notre assiette. Direction les restaurants de vacances et ce témoignage nécessaire d’un tenancier : « Si je ne mets pas de bar à la carte, je perds du chiffre d’affaires. » Ou la mine confite de cet autre prise la main dans le congélateur par l’inspecteur de la traçabilité, avec des filets d’origine inconnue. Tous les bars n’ont pas la même valeur.

    Celui d’élevage ne vaut, paraît-il, pas le sauvage (même s’il a subi les outrages du chalut), qui lui-même ne vaut pas, bien sûr, le bar de ligne, dont les fournisseurs ne sont pas toujours des professionnels patentés. On dit que la pêche sauvage du bar sauvage représenterait 50 % de la totalité des captures. Même si la statistique est invérifiable, et peutêtre excessive, il est incontestable que de nombreux soidisant plaisanciers participent à la razzia. La pêche du bar est devenue une composante essentielle de l’économie parallèle le long des côtes atlantiques, au vu et au su de tout le monde – on oublie, par exemple, de se demander comment certains titulaires du RMA font pour changer tous
    les trois-quatre ans des bateaux qui valent entre 50 et 100 000 euros. Et puis il y a les Ponce Pilate, scientifiques et politiques, qui regardent ailleurs pendant que se poursuit le massacre. Les premiers sont, dans le film et en général, regroupés sous la bannière de l’Ifremer, étrange institut dont notre confrère Philippe Dolivet rappelle opportunément qu’il a en charge, à la fois, d’évaluer la ressource et d’inventer les meilleurs engins pour la décimer. On apprend dans le film que l’Ifremer s’est enfin résolu à une enquête un peu plus sérieuse que la pantalonnade statistique proposée il y a quelques années au public pour le rassurer.
    On voit ses techniciens mesurer, taguer, puis relâcher des poissons pendant que leur chef, un rien agacée pour ne pas dire arrogante, explique au téléspectateur que tout cela est bien compliqué et qu’il est plus facile de compter les vaches dans les prés. A ce moment-là, on a envie de demander à la dame si cela ne dérange pas les gens de l’Ifremer que la France soit si souvent mise au banc des nations (comme, par exemple, dans le cas du thon rouge) pour sa politique systématique d’obstruction aux mesures de sauvetage des espèces en voie de disparition. Elle répondrait, et elle aurait – presque – raison, qu’il faut s’adresser à l’étage supérieur, au niveau des politiques, auxquels incomberait le courage de mettre fin au carnage. Car, dans l’absolu, les mesures ne sont pas très compliquées.

    La plus importante, la plus urgente, est sans nul doute d’interdire la pêche sur les zones de frayères pendant la période hivernale où les poissons se reproduisent. Cette seule mesure permettrait d’éviter que la prédation humaine ne conduise à franchir le seuil fatidique au-delà duquel la seule prédation naturelle interdit à la souche de se reconstituer de manière pérenne. C’est arrivé une fois pour les morues de Terre-Neuve, dont le stock n’est toujours pas reconstitué malgré une interdiction totale de pêche de plus de quarante années. Il est tout à fait envisageable qu’une telle tragédie concerne demain les populations de bars sur les côtes françaises. Ce serait un drame écologique, et une stupidité économique : l’interdiction de la pêche professionnelle du cousin américain du bar, le striped bass, a généré un très rentable marché de la pêche de loisirs de ce poisson.
    Mais, pour cela, il faudra un peu de courage à nos dirigeants et de raison aux pêcheurs amateurs, qui devront enfin comprendre que remplir le fond de son bateau de grands poissons d’argent est aujourd’hui devenu une performance dont il n’y a pas lieu d’être fier.

  • Une saison de pêche en France

    Une saison de pêche en France

    Tout est dans le titre. Il n’y a rien à ajouter, si ce n’est que nous vous encourageons à en faire autant, filmez-vous et mettez vos vidéos en ligne !! Pour voir ce film qui résume bien une année de pêche et pour faire honneur à Fabrice qui l’a réalisé et soutenir ses amis Phil et Vincent qui sont indispensables, cliquez ICI.

  • Découvrez le Street Fishing en Ile-de-France

    Découvrez le Street Fishing en Ile-de-France

    La
    Fédération de Seine et Marne pour la pêche et la protection
    du milieu aquatique organise un après-midi découverte du Street Fishing à
    Montereau le samedi 7 mai. Grâce à un partenariat avec le Club Carna77, le
    magasin Profil’pêche, Carnavenir et l’UPRM des animations multiples seront
    proposées : simulateur de pêche, exposition de poissons naturalisés,
    initiation au street fishing et démonstrations de pêche aux leurres. Le
    rendez-vous a été donné sur le quai de
    l’Yonne à 13 h 30. Une occasion de faire ses premiers pas dans la grande
    famille de la pêche de rue.

    Renseignements :
    Fédération de Seine et Marne pour la Pêche et la Protection du Milieu
    Aquatique
    Tél. : 01 64 39 03 08

  • Lac de la Tuillière, Vitrolles

    Lac de la Tuillière, Vitrolles

    Un petit lac artificiel où l’on peut pêcher truite, perche, brochet, carpe, blackbass et blancs.

    Gege13

  • Pêches Sportives Vidéo n°23 : Pêche à la nymphe au fil, pêche du loup avec Yannick Rivière

    Pêches Sportives Vidéo n°23 : Pêche à la nymphe au fil, pêche du loup avec Yannick Rivière

    Dans cette vidéo

    1. Pêche à la nymphe au fil avec Yannick Rivière sur l’Aube

    Guide de pêche dans l’Aube et membre de l’équipe de France de pêche à la mouche, Yannick Rivière est l’un des meilleurs pêcheurs à la nymphe au fil actuel. Il nous livre ici sa technique, sensiblement différente des autres et dont l’efficacité est surprenante. Accompagné de notre collaborateur Philippe Collet, Yannick nous fait découvrir sa technique, mais aussi sa rivière et sa très belle région.

    2. Pêche du loup en Kayak sur les étangs salins du littoral audois

    Véritables grand lacs en communication avec la mer, les étangs salins du département de l’Aube grouillent de vie. Yannick Rivière aborde ces grandes étendues peu profondes en Kayak, une embarcation très discrète et sportive pour pêcher le loup aux leurres. Se laisser guider par Yannick sur ces étangs qu’il connait si bien permet de découvrir des milieux sans cesse changeants en fonction du vent, de la température et de l’humeur des poissons.

  • Pêches Sportives Vidéo n°22 : Pêche du brochet à la mouche, montage waddington adapté

    Pêches Sportives Vidéo n°22 : Pêche du brochet à la mouche, montage waddington adapté

    Ancêtre du tube, le waddington est une hampe munie de deux oeillets aux extrémités. Les pêcheurs de truites de mer « steelheads » américain ont remis au goût du jour ce montage à l’origine armé d’un hameçon triple solidaire de la hampe pour en faire un système à l’hameçon simple décalé, placé sur deux brins de fluocarbone.

    Ainsi, le nombre de poissons perdus par le décrochage est considérablement réduit.

    Philippe Boisson nous explique comment il a  transposé ce montage aux mouche à brochets. Les avantages sont nombreux comparés au montage traditionnel avec de gros hameçons simples. Cette vidéo comprend également une partie montage pour réaliser convenablement une mouche à brochet avec ce système nouveau et prometteur.

  • Les gorges du Tarn, en Lozère.

    Les gorges du Tarn, en Lozère.

    Les Gorges du Tarn, se partagent entre l’Aveyron, en aval et la Lozère, en amont. Rivière calcaire et cristaline où la discrétion est de mise tant les eaux sont claires. Le Tarn a souvent été boudé mais depuis deux ou trois ans il redevient une des meilleures rivières française. Rivière très souvent précoce, il n’est pas rare d’y faire l’ouverture en sèche, les olives et les baetis sont indispensables, tout comme une soie de 5 et un long bas de ligne. La pêche en nymphe à vue donne de très bons résultats à condition d’être d’une discrétion de sioux ! Vos enemis sont les touristes, tout d’abord les places de parking sont rares au bord de l’eau…(ne vous aventurez pas à essayer de trouver une place en dehors des parkings prévus sur les bas côtés de la route, vous seriez très mal reçus par les riverains…) et la rivière n’est pas pêchable de mi Mai à début Spetembre, ou alors aux aurores et au crépuscule, tant la fréquentations en canoës et kayaks en tous genre est élevée ! Il existe des parcours No-Kill que nous vous recommandons, celui du château de la Caze (entre La Malène et St Chely du Tarn) d’une longueur de 1500m et, en 40 km en amont, celui du village de Bédoués. Si vous remontez jusqu’au village du Pont de Montvert, vous pourrez pêcher le « Parcours halieutique patrimonial des Sources du Tarn », 3700m sur le Tarn et 1500M sur la Vérié. Il y a aussi en amont du Pont de Monvert, sur l’Alignon, un parcours de 2000m où les petites truites noires sont vives comme des éclaires !   Nous vous recommandons bien entendu de pratiquer le « No Kill » sur toute la longueur de la rivière. Surveillez bien les niveaux des eaux avant de vous y rendre car un orage cévennole pourrait avoir vite raison de votre séjour de pêche… Si vous ne connaissez pas les gorges du Tarn, nous vous recommandons de prendre les services d’un guide et de vous adresser à la fédération de Lozère, qui n’est pas avare de bons conseils !

    Fédération de la Lozère pour la Pêche et la Protection du Aquatique
    12, avenue Paulin Daudé – 48000 Mende
    Tél. : 04 66 65 36 11 
    Guides de Pêche

    Sébastien Cabane
    06 87 28 83 61

    Stéphane Faudon
    48230 CHANAC
    06 72 94 64 80

    Serge Rollo
    48150 MEYRUEIS
    06 65 13 87 58

    Stéphane Faudon avec une

  • Une matinée sur l’Isère

    Une matinée sur l’Isère

    Julien Favard habite à Montréal, mais il sait où se trouvent les ombres et les nymphes de l’Isère. Faites comme lui, mettez vos vidéos en ligne sur Pêches-Sportives ! Rien de plus facile, vous vous enregistrez et vous suivez les explications ! La vidéo est ICI 

  • Pool 32

    Pool 32

    Que se t-il cache donc derrière ce nom barbare ? Au début on est interloqué par ce titre étrange, puis quand on découvre que le Pool 32 est le numéro d’un des plus célèbre pool à saumons de la rivière Mörrumsan en Suède et que ce « webzine » ne parle que de GROS poissons, on comprend mieux. Découvrez les fantastiques photos de ce numéro.

  • Reproduction naturelle du saumon sur la Fecht

    Reproduction naturelle du saumon sur la Fecht

    Le dimanche 5 décembre 2010, un saumon atlantique mort a été retrouvé par un membre de l’AAPPMA de Lapoutroie dans la Fecht, à hauteur d’Ingersheim. Par l’intermédiaire du président de cette AAPPMA, le grand poisson a été récupéré. Il s’agit d’une femelle de 90 cm. Un prélèvement d’écailles a été réalisé afin de déterminer son âge et de revenir à l’année d’alevinage, ainsi qu’un prélèvement de tissus afin de déterminer son origine génétique. Son état de maigreur laisse supposer une mortalité “postreproduction”.

    En nous rendant sur place, il a été possible de confirmer la présence d’une frayère. Deux autres grands salmonidés de 70 à 80 cm ont également été aperçus à proximité. Il s’agit à ce jour de la première reproduction naturelle du saumon atlantique mise en évidence dans le département du Haut-Rhin.