Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Plan apron, les dangers de la pisciculture

    Plan apron, les dangers de la pisciculture

    Une opération d’introduction d’aprons du Rhône (Zingel asper) a eu lieu à Blacons sur la Drome le 31 mai. Les déversements portent sur 4719 juvéniles et 26 adultes. Dans le cadre du “plan apron”, le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) Rhône-Alpes/PACA est a l’origine de ce programme expérimental d’introduction de ce poisson dont l’espèce est en voie d’extinction. Le CSRPN espère “installer une population viable d’aprons et recueillir un retour d’expérience complet de ces opérations pilotes d’ici 2020”. Au départ, l’élevage d’apron ne servait qu’à mieux connaître l’espèce et à la faire perdurer en cas de disparition totale dans le milieu naturel. Si l’apron sauvage a quasiment disparu, ce n’est qu’en raison de la dégradation des milieux. Les poissons d’élevage seront eux aussi condamnés. De plus, il existe un risque de croisement génétique entre populations sauvages et d’élevages, ce qui serait catastrophique. Cela nous ramène vingt ans en arrière avec la mode heureusement passée des piscultures de truites sauvages, qui elles non plus, n’ont pas empêcher les cours d’eau de se dégrader. Rappelons que l’apron du Rhône est protégé par la convention de Berne. L’association Pro Natura (Suisse) et le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises ont déposé une plainte devant la commission européenne pour le non respect des articles 7 et 9 de la même convention, estimant que cette espèce en voie d’extinction n’était pas suffisemment protégée. L’apron est donc un des chevaux de bataille pour l’amélioration de la qualité de l’eau et des milieux en Franche-Comté et dans tout le bassin du Rhône. L’apron survivra uniquement si les rivières retrouvent un réel bon état écologique. C’est une sentinelle, un bio indicateur qu’il serait bon de ne pas transformer en bête de foire, dont l’artificielle survie arrangerait bien du monde.

  • Saumons de l’Allier, saumons de papier

    Saumons de l’Allier, saumons de papier

    En 2009, nous avions publié un article signé du célèbre pêcheur de saumons auvergnat Emmanuel Gladel intitulé Saumons de l’Allier, saumons de papier. Cela n’avait pas plu à la direction du Conservatoire national du saumon sauvage (ex pisciculture de Chanteuges) qui croyait dur comme fer au retour du saumon sauvage. Sept ans plus tard, la situation du saumon sur l’axe Loire-Allier n’est toujours pas favorable au retour du poisson roi. Les remontées sont bon an mal an de 500 à 900 saumons pour 1 à 2 millions d’oeufs, d’alevins ou de smolts issus de l’élevage introduits dans la rivière Allier et ses affluents. L’efficacité est donc d’environ 0,0005 à 0,0008 % et seul un résidu de souche sauvage persisterait. Les oeufs sont issus de la reproduction en pisciculture loin du milieu naturel. Il faut aussi savoir que sur l’axe Loire/allier, environ 50 % des smolts de saumons et plus encore en ce qui concerne les anguilles finissent en rondelles dans les turbines ! Sur le site internet du Conservatoire (www.saumon-sauvage.org), on peut voir des photos de saumons adultes qui portent des graves blessures dues aux seuils et autres barrages. Et pour les survivants, les smolts dévalants doivent réussir à passer le bouchon vaseux de l’estuaire de la Loire et son million de tonnes de sédiments sur quelques kilomètres (variable selon les marées, les crues du fleuve, les grandes tempêtes, etc). Cette zone très pauvre en oxygène a toujours existé, mais la domestication du fleuve l’a très certainement modifiée (eau plus chaude). Parmi les bonnes nouvelles, l’abaissement du barrage de Poutès-Monistrol (2018) devrait permettre aux saumons de l’Allier d’atteindre de nouveau des zones de frayères qui leur étaient interdites depuis le début des années 1940, période de construction du barrage. Là encore, il aura fallu trente ans de combat ( WWF France, SOS Loire-Vivante et d’autres ONG) pour qu’enfin une décision soit prise. Et même si on aurait tous souhaité l’arasement total, la “féé électricité” a fini par céder en partie. Là encore, le blocage dépassait de très loin la simple réalité économique, car le bras de fer était politique.

  • Fourmis, simulis, chironomes, les incontournables de l’été

    Fourmis, simulis, chironomes, les incontournables de l’été

    Tout bon pêcheur à la mouche se doit d’avoir réservé un coin de sa boite à des modèles qui imitent des petites bestioles noires, notamment des fourmis volantes pour le “cas où”. Elles peuvent parfois ne pas en sortir durant des mois mais quand cela devient nécessaire, on est toujours ravi de les retrouver ! Voici quelques bonnes imitations de ces insectes indispensables en rivière comme en lac. Montages Florent Baillly

    Si dans le domaine des mouches artificielles, il existe bon nombre de modèles, voire de catégories qui ne sont pas indispensables, il n’en va pas de même avec tout ce qui imite les fourmis et autres moucherons comme les simulis ou les chironomes. En France, les pêcheurs à la mouche savent bien à quel point les truites préfèrent les fourmis, qui pourtant ne vivent pas dans la rivière car il s’agit d’insectes terrestres, aux insectes aquatiques que sont les éphéméroptères ou les trichoptères. Les retombées de fourmis volantes ont lieu principalement l’été et le plus souvent en fin d’après-midi. Les fourmis dégagent une forte odeur qui serait utilisée pour se reconnaître entre elles et rejeter les intrus au sein de la colonie. Chez les insectessociaux, la défense implique la fermeture coloniale, autrement dit, l’hermétisme d’une colonie à tout individu étranger et chez les fourmis, cela passe par des signaux chimiques. Pour les poissons, ces signaux n’ont aucune signification mais le goût des fourmis plait beaucoup aux truites sauvages. Le pêcheur à la mouche se doit donc d’avoir dans sa boite plusieurs imitations, en plusieurs tailles. Celles que nous propose Florent Bailly sont à la fois réalistes et bien positionnées sur l’eau avec l’abdomen qui doit être en partie immergé. A l’étranger, notamment en Scandinavie, de nombreux “moucherons” petits et sombres constituent une bonne part de l’alimentation des poissons. Ces eaux acides, glacées et sans lumière durant l’hiver sont très pauvres. Les poissons doivent donc se nourrir de ce qui est disponible.

    Les vagues successives de glaciation qui ont frappé la Scandinavie l’ont plusieurs fois dépeuplée et dépourvue de faune et flore terrestres. Diptères et chironomes sont donc régulièrement au menu des truites et des ombres faute de mieux. En prévision d’un voyage sur l’une de ces rivières nordiques, il peut être intéressant voire indispensable de se renseigner sur les particularités entomologiques des lieux convoités. Cela permet d’éviter de pêcher toute la semaine avec des imitations inadaptées. Pour être sûr de tomber juste, il suffit de s’inspirer de l’altière, ce moucheron mis au point par Raymond Rocher et qui fait l’objet de la “mouche de légende“ de ce numéro. Avec cette mouche à tout faire qui imite autant une fourmi, qu’un chironome ou un simuli, vous pouvez pêcher toutes les rivières de Scandinavie, de l’Islande à la Finlande ! Car le noir caractérise ces insectes. A vous de varier les plaisirs en prévoyant un large panel de tailles et de niveau de flottaison. En lacs de montagne, où vous passerez peut-être vos vacances en famille, ces mêmes mouches sont aussi des classiques. La sélection de modèles qui fait l’objet de cette rubrique comprend à la fois des mouches sèches, une nymphe et une mouche noyée. De quoi faire face à toutes les situations, bien que des dizaines de variantes soient possibles.

    Fourmi parachute

    Le montage parachute, qui colle la mouche sur l’eau, convient très bien à cette fourmi. D’autant que le dubbing de l’abdomen ne demande qu’à être imbibé. La position sur l’eau est donc très réaliste.

  • Quatre rivières où pêcher cet été

    Quatre rivières où pêcher cet été

    Si le chemin des vacances vous fait passer par la Basse Normandie ou par la Haute- Marne et que pêche occasionnelle et vie de famille ne sont pas forcément sujets à une déclaration de guerre, quatre parcours bien cachés se nichent au fond de vallées dont on ne soupçonne pas les richesses…

    L’Orne

    De la région de Basse Normandie, les touristes connaissent les plages du débarquement, la cathédrale de Lisieux, le camembert, le Livarot, le cidre et les pêcheurs surtout les fleuves à truites de mer. Mais la Basse Normandie a aussi sa Suisse, montagneuse, verte et paisible ! Dans cette Helvétie inattendue qui s’étend sur 34 communes dans le département de l’Orne, les rivières ne se voient que si l’on fait l’effort d’aller les rencontrer, blotties au fond des vallées. C’est le cas du fleuve Orne en aval du barrage de Rabodanges. Le parcours débute juste sous l’ouvrage pour sa partie amont et s’étend sur environ huit kilomètres. Pas de route, tout juste un sentier. Le lit est parsemé d’innombrables blocs rocheux. La progression en wading demande de bien assurer une jambe avant de bouger l’autre. Le lit se trouve divisé en multiples micros bras qui quasiment tous abritent des truites, des milliers de truites ! Ce ne sont pas des monstres mais leur robe est magnifique, à la fois brune et violacée. La pêche à la nymphe au fil, à la mouche sèche, à l’ultraléger ou au toc demande de la précision et de la méthode tant les postes sont nombreux. En avril avec l’ami Gaël, nous avions oublié les cassecroûtes et aussi l’eau par la même occasion. Mais la journée fut si bien occupée que nous n’avons pas eu le temps d’avoir faim ou soif ! A deux, nous avons pêché au maximum 500 m de cours d’eau sur une journée entière sans temps mort. Une dérive en appelle une autre ainsi de suite ! En fin de matinée une éclosion de sedges (apparemment Bracchycentrus subnubilus) a fait s’animer la rivière avec de beaux gobages. Le lendemain, Tchouc (Guillaume Le Garrec) s’est joint à nous pour pêcher le secteur aval là où la vallée s’ouvre un peu. Cet endroit m’évoque les gorges de l’Ellé, dans le Finistère que j’ai toujours

     

  • Où pêcher ? Le Rognon sort de l’ombre !

    Où pêcher ? Le Rognon sort de l’ombre !

    Entre Vosges et Bourgogne / Franche- Comté, la Haute- Marne est restée un peu oubliée des touristes pêcheurs. Dans ce département, je suis surtout habitué aux températures glaciales lorsque je pêche le carnassier du côté de Langres l’hiver. Je n’avais jamais pêché le Rognon, ou plutôt si, une fois il y a… 25 ans. J’étais très jeune et complètement incapable de juger de l’état de santé d’un cours d’eau. Presque 25 ans plus tard, l’envie de faire un rapide diagnostic fut plus forte que moi lorsque la fédération départementale de pêche de Haute-Marne m’a invité à venir découvrir le parcours qu’elle venait de labelliser. La première chose que je regarde face à un cours d’eau que je découvre est son état physique. Si la rivière est érodée, incisée, s’il n’existe qu’une principale vitesse d’écoulement, ou plusieurs.

    Si la rivière ressemble à un canal sans habitats, inutile d’espérer développer du tourisme pêche. La découverte de ce secteur du Rognon m’a vraiment agréablement surpris. J’ai été si souvent déçu dans l’Est de la France que je n’ose jamais imaginer trouver une rivière qui ressemble encore à une rivière. Le secteur de ce parcours Passion (c’est son nom) concerne les 7,5 km de son cours aval jusqu’à la confluence avec la Marne sur la commune de Donjeux. Sans doute que tout n’est pas parfait, mais quel plaisir de voir autant de variété : longs radiers, fosses, éléments minéraux de tailles variées, courants, parties lentes, etc. Le Rognon semble en bon état physique ce qui est rassurant. Accompagné de Maxence Lemoine, chargé de développement à la fédération départementale et de Brice Sylvain, guide

  • N°2. La pêche en baitcasting

    N°2. La pêche en baitcasting

    Le moulinet à tambour tournant est de plus en plus utilisé par les pêcheurs français, mais nous sommes parmi les derniers en Europe à succomber aux charmes de ces drôles de machines devenues indispensables pour tracter des leurres à brochets de plus en plus gros et lourds ou pour ramener lentement des leurres faits pour ça. Voici des techniques, trucs, matériel pour vous perfectionner dans la maitrise de la pêche au baitcasting.

    Vous pouvez aussi regarder notre vidéo N°43 qui traite de ce sujet.

    L’ancêtre des moulinets. de pêche à la traîne.

    Interdite en France depuis des lustres sans raison valable et sérieuse, la pêche à la traîne est autorisée quasiment partout dans le monde. Cet aspect de la réglementation fait que les moulinets à tambours tournants sont restés quasiment inconnus des pêcheurs français jusqu’au début des années 2000. Le moulinet à tambour fixe a toujours été la norme dans l’Hexagone et c’est toujours le cas car c’est dans notre tradition halieutique. Aux Etats-Unis, c’est plutôt l’inverse car les premiers moulinets de baitcasting (littéralement “appât lancer”) date des années 1950. Les productions de Meisselbach, Lew Childre, Ocean City, Abu ou Skakespeare sont toutes des évolutions des moulinets de pêche du thon ou des poissons à rostres à la traîne signés Edward Vom Hofe ou Penn. D’un moulinet qui n’était qu’un treuil, le tambour tournant a évolué pour permettre de lancer. Au fil du temps, la forme ronde a peu évolué, le frein en étoile et la double manivelle ont résisté à l’épreuve du temps, mais sont du mauvais côté dans leur pays d’origine. En effet, les moulinets de “big game” sont équipés d’une manivelle à droite pour un pêcheur droitier. Pour pomper un très gros poisson et ramener des centaines de mètres de fil, c’est le bras qui tient la manivelle qui se fatigue le plus (l’autre est maintenu tendu). La présence de la manivelle à droite sur les moulinets de baitcasting actuels aux Etats-Unis prouve si besoin était leur filiation directe avec les moulinets de pêche à la traîne. Sauf que pour pêcher le black-bass, ou le brochet, une manivelle à gauche (toujours pour un pêcheur droitier) serait vraiment plus pratique. Car les pêcheurs américains droitiers doivent changer la canne de main après avoir lancé ! Même les grands champions comme la légende KVD ou Mike Iaconelli, tous deux droitiers, lancent en tenant leur canne dans la main droite puis reprennent leur canne main gauche une fois que le leurre a touché l’eau pour pouvoir mouliner avec la main droite. C’est d’autant plus incompréhensible que la raison rique n’a rien à voir avec l’utilisation d’un moulinet de baitcasting puisque les moulinets de pêche à la traîne sont incapables de propulser quoi que ce soit ! Attention donc si vous envisagez d’acheter un moulinet aux USA, vous devrez prendre un modèle pour gaucher si vous êtes droitier.

    Les avantages du baitcasting

    Le but de cette Petite Classe n’est pas de vous “vendre” un moulinet de baitcasting qui n’aurait que des avantages et jetterait aux orties le bon vieux tambour fixe. Les deux types de moulinets ne sont que des outils avec chacun sa spécialité. On ne peut donc parler des avantages du tambour tournant sans définir les limites de ce genre de matériel. Pour lancer loin des leurres de moins de 10 g (et même près !) le tournant n’est vraiment pas fait pour cela. Pour pêcher avec des micros tresses de moins de 13/100 (sauf pour la pêche à la verticale) ou des nylons fins, ce n’est pas mieux. Pour récupérer plus de 80 cm au tour de manivelle, certains tambours fixes font mieux. Mais alors, à quoi peut bien servir le baitcasting ? Pour comprendre ce type de matériel, il faut simplement penser la pêche aux leurres complètement autrement. N’oublions pas que dans l’histoire de la pêche aux leurres, les pêcheurs français n’ont décidé de rien. Les leurres sont essentiellement américains et la plupart d’entre eux sont conçus pour être utilisés avec des moulinets de baitcasting au ratio plutôt faible d’environ 6:1. Les crankbaits, plus encore les spinnerbaits et les gros swimbaits souples ou rigides sont des leurres qu’il ne faut pas brusquer.

    Ramener un spinnerbait avec un moulinet qui récupère un mètre au tour de manivelle n’est d’une part pas agréable, surtout si c’est un tambour fixe et d’autre part juste bon à le voir se retourner car il ne peut suivre la cadence. Nombreux sont les leurres qui “décrochent” si on les ramènent trop rapidement. C’est le cas des spinnerbaits, des gros shads, de certains crankbaits et jerkbaits, soit plus de la moitié des leurres les plus vendus en France ! Les gros swimbaits rigides comme le légendaire Buster Jerk et toutes ses variantes qui se désaxent franchement demandent également une récupération lente, entrecoupée de poses. Ces gros leurres de 50 à plus 100 g ne peuvent pas être lancés et ramenés avec n’importe quel moulinet. Sur le plan mécanique, un tambour tournant est fait pour treuiller du lourd, avec le fil en prise directe sur la bobine (d’où leur origine de pêche des gros poissons à la traîne). Comparativement, un moulinet à tambour fixe n’est pas fait pour cela en raison du galet de pick-up qui créé un angle à 90°. Seuls les

  • Pêche en lac de montagne : prenez de la hauteur !

    Pêche en lac de montagne : prenez de la hauteur !

    Quel plaisir de joindre l’utile à l’agréable en mariant la randonnée en montagne avec la pêche à la mouche. Cette activité estivale est pour beaucoup d’entre nous une sorte de pèlerinage, un retour aux sources dans le cadre magique des Alpes ou des Pyrénées. Voici comment aborder la pêche en lac de montagne du bon côté avec un habitué des lacs des Hautes-Alpes et des Alpesde- Haute-Provence.

    La pêche en lac de montagne a ses spécialistes. Il s’agit souvent plus d’amoureux de la montagne et de la randonné que de monomaniaques de la canne à mouche. La pêche peut être très différente selon que l’on pratique dans des lacs reculés alevinés à l’hélicoptère ou des lacs plus accessibles gérés de façon patrimoniale. Dans le premier cas, la pêche peut-être franchement facile et si on aurait tort de bouder son plaisir, il faut quand même reconnaître que l’attrait principal est celui de la balade entre amis. Mais dans le second cas, la donne n’est plus du tout la même : un plan d’eau fréquenté, des truites ou des ombles autochtones qui ont le temps de vieillir et si la nourriture en poisson fourrage est présente (souvent des vairons), les conditions sont réunies pour que les poissons ne se jettent pas sur le premier plumeau venu. Que vous optiez pour l’un ou l’autre, lacez vos chaussures et prenez votre sac à dos : je vous emmène vers les hauteurs.

    Lac du haut ou lac du bas ?

    Avant de monter au pays des marmottes et des edelweiss, il faut quand même reconnaître que ceux qui ont baptisé les lacs ne se sont pas foulés. Dans chaque massif vous trouverez le lac du haut, le lac du bas sans oublier celui du milieu. Il y aura aussi le lac rond, le lac long (pas de carré à ma connaissance). Je vous épargne les couleurs : le blanc, le vert, le noir… Chez moi, il y en a même un “des neufs couleurs”… Donc, après une marche d’approche proportionnelle à votre sens du masochisme, vous montez enfin votre 9 pieds soie de 5 “mikado” et si vous n’avez pas laissé le moulinet dans le coffre de la voiture, vous pouvez appréhender sereinement les quelques heures qui vont s’offrir à vous. Première question : fête foraine ou poissons malins ? Ce sera vite vu. Le charme de la pêche en montagne est que même une truite écervelée qui n’a pas mangé depuis le mois d’octobre de l’année précédente peut avoir le bec cloué quand la pression atmosphérique se casse la figure d’un seul coup et qu’un air polaire vous transi la doudoune et le bermuda. Mais l’agréable de la chose, c’est que tout ce petit monde qui passe l’hiver à sucer les glaçons et à se peler les ouïes peu franchement rigoler quand vient le dégel et un beau soleil

  • Les vertus du vernis noir

    Les vertus du vernis noir

    A l’origine, le vernis noir servait surtout à terminer une mouche afin d’éviter que la ligature en fil de montage ne se défasse. Accessoirement, le résultat imitait aussi la tête de la mouche. Avec les fils synthétiques actuels, beaucoup se passent d’ajouter du vernis ou cèdent à la tentation du monde moderne avec les résines UV. Cette finition vernie passée tellement inaperçue qu’elle tend à disparaître joue pourtant un rôle majeur dans l’efficacité de certaines mouches. Car le rendu du vernis noir est unique, profond, brillant et plaît beaucoup aux poissons.

    La brillance du vernis noir à quelque chose de naturel, à la façon de l’écaille de tortue qui dévoile ses nuances en contrejour. Peut-être même que les truites, les ombres ou les saumons voient ces nuances que nous ne voyons pas. A l’époque où les gens prenaient encore le temps de faire de belles mouches – ça existe encore heureusement – les têtes étaient finies au vernis et dans bien des cas au vernis noir. Certains modèles sont indissociables de cette petite tête brillante d’un noir profond. Les mouches les plus apparentées à cette touche cosmétique sont les mouches à saumon. Prenez une Jock Scott ou une green highlander et faites deux versions, une avec une tête passée plusieurs fois au vernis noir et une autre non vernie, même si le fil de montage est noir et vous comprendrez immédiatement qu’il manque quelque chose de très important. Ce quelque chose, qui est une brillance particulière, ajoute un plus indéniable à l’attractivité d’une mouche sur les poissons. Et cette brillance existe grâce à la couleur qui sert de support, un noir profond. Pourtant, je ne pense pas que le vernis noir que l’on trouve chez tous les vendeurs de fly tying soit issu d’un processus complexe et secret, car ce n’est tout de même pas du vinaigre balsamique de Modène grand cru !

    La pheasant-tail de Norbert Morillas

    Le célèbre pêcheur à la nymphe et hydrobiologiste franc-comtois décédé en 2004 avait la réputation – légèrement exagérée – de ne pêcher qu’avec deux nymphes. Pour avoir partagé la plupart de ses parties de pêche durant une dizaine d’années et avoir monté des milliers de mouches en sa compagnie chaque hiver, je connais très bien ces deux nymphes simplissimes mais d’une grande efficacité qui devaient bien avoir quelque chose de plus que la plupart des autres modèles plus complexes mais moins attractifs. Outre une pseudo pheasant- tail montée en héron teinté à l’acide picrique à 2 % avec une grosse tête en fil de montage

     

  • Etats-Unis Pêche à la mouche dans les parcs nationaux d’Amerique d’Est en Ouest

    Etats-Unis Pêche à la mouche dans les parcs nationaux d’Amerique d’Est en Ouest

    Le tout premier guide de pêche à la mouche dans les parcs nationaux des Etats-Unis est enfin disponible. Eh oui, cela n’avait jamais été fait ! 25 National Parks to Fly Fish a été écrit et édité par Wendy et Terry Gunn et Bennett Mintz, alors que l’introduction revient à Jonathan B Jarvis, le directeur du service des Parcs nationaux des USA. A propos de chaque parc, les chapitres ont été écrits par des guides, des propriétaires de magasins de pêche et des « out fitters » qui travaillent dans ces parcs ou aux alentours. On y trouve toutes les informations sur chaque parc : comment y accéder, quelles espèces peut-on y pêcher, les conseils sur les mouches, le matériel de pêche, les meilleures saisons, les accès aux rivières et aux lacs, ainsi que des photos et des cartes détaillées, les centres d’urgence médicale les plus proches, etc. Parmi les 57 parcs nationaux que comptent les Etats–Unis, 29 proposent des possibilités de pêcher à la mouche en eau douce ou en eau salée. Grace à ce livre, il est possible d’organiser un road trip de pêche à la mouche depuis le Nord Est, puis en direction du Sud en passant par le parc Shenandoah et en poursuivant jusqu’à l’Ouest.

    La pêche à la mouche est depuis longtemps une tradition dans certains parcs nationaux mais il existe aussi des parcs célèbres essentiellement connus pour le rafting, la randonnée, l’escalade, le tourisme en général…. Et dont la plupart des pêcheurs ignore les possibilités de pêche exceptionnelle ”, explique l’éditeur Robert Clouser. Le Conagree National Park dans la Caroline du Sud près de Columbia est une région de marécages avec une grande variété d’espèces de poissons. On y trouve un grand nombre de black-bass. Au printemps des « stripers » (bars rayés) qui peuvent atteindre les 40 livres, remontent la rivière Conagree pour frayer puis migrent vers la rivière Saluda pour y passer l’été. Il en est de même pour le Parc National d’Acadia dans le Maine, qui accueille 2,5 millions de visiteurs chaque année mais qui est oublié des pêcheurs. Pourtant dans ces 22 lacs et plans d’eaux on peut y pêcher des ombles autochtones, des truites de lac, des ouananiches (saumons d’eau douce), des black-bass mais aussi pêcher en eau salée des bluefish, des maquereaux ou des bars rayés. Si les auteurs ont écrit un chapitre sur chaque parc, le Yellowstone National Park du fait de sa taille et du nombre de rivières et lacs à pêcher à l’intérieur et aux alentours a exigé quatre chapitres pour être décrit !

    Prix conseillé : 32.95 dollars

    Stonefly Press www.stoneflypress.com

    [email protected]

  • APNLE, reprise des cours en septembre

    APNLE, reprise des cours en septembre

    Le Club mouche APNLE (Amicale de Pêche de Neuilly Levallois et Environs) reprendra ses activités à partir de début septembre 2016. Les cours de lancer reprendront le samedi 3 septembre 2016 à 10 heures à l’étang de l’Abbaye près du pont de Suresnes, (ils ont lieu les samedis, dimanches et lundis de 10h00 à 12h00 de septembre à mars). Les cours de montage de mouches reprendront le vendredi 7 octobre à 20 heures à la Maison de la Pêche et de la Nature sur l’île de la Jatte, (les vendredis de 20h00 à 22h00 d’octobre à mars). Pour marquer ce début de saison le Club sera présent les 17 et 18 septembre 2016 entre 10h00 et 18h00 au festival Pêche en Seine qui se tiendra à la Maison de la Pêche de Levallois sur l’île de la Jatte : atelier de montage de mouches, lancer sur cible, présentation du Club Mouche APNLE. Adresse Postale : Maison de la Pêche et de la Nature – 22, allée Claude Monet 92300 Levallois.

    Centre d’entraînement du club mouche : Chemin de l’Abbaye, Bois de Boulogne 75016 Paris.

    Mail : [email protected] Site : www.clubmoucheapnle.fr

    Tél. : 01 42 24 18 95 (aux heures des cours de lancer).