Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La pêche à la mouche en barque

    La pêche à la mouche en barque

    La pêche à la mouche en bateau offre de nombreux avantages : approche discrète des postes, dégagement arrière lors des lancers, prospection de grandes étendues d’eau, présentation optimale des mouches, etc. Dans les réservoirs qui proposent la location de barques, de nombreux pêcheurs sont des inconditionnels de cette pêche. Ils apprécient le confort qu’elle procure, surtout quand un moteur électrique remplace la paire de rames. Pour autant, beaucoup d’entre nous sous-estiment ce fabuleux outil. Un petit point sur le sujet ne semble pas inutile.

    Par Philippe Collet

    De nombreux pêcheurs pratiquent debout dans les barques. Dans cette position, ils sont plus à leur aise pour lancer. Ils oublient toutefois qu’ils alertent beaucoup plus de poissons qu’en position assise car leur silhouette se découpe plus haut dans le ciel. Ils pêchent debout pour lancer plus loin, mais doivent lancer plus loin parce qu’ils sont debout ! En pêchant debout ils prennent le risque de tomber plus facilement à l’eau sur un déséquilibre, surtout si la barque est petite ou instable et que le collègue de pêche est peu attentif et bouge de façon brusque.
    Il est tout à fait possible de lancer assis, il faut simplement ne pas être trop bas. Or, sur les bancs de la plupart des barques du commerce on a les genoux plus hauts que le bassin, position plutôt inconfortable et peu propice à de bons lancers. Ces bancs bas incitent à se lever régulièrement pour se dégourdir les jambes, ne permettent aucun rangement en dessous et compliquent la progression dans le bateau puisque les affaires sont rangées à côté, occupant l’espace disponible pour les pieds.

    Fabriquer son banc

    Pour remédier à cela, le plus simple est retirer les bancs d’origine et d’utiliser des bancs maison, que l’on pose en travers du bateau, appuyés sur les plats bords, en s’asseyant à califourchon dessus. Cette solution est d’après moi la plus simple, la moins onéreuse et la plus efficace. Ces bancs peuvent être glissés où l’on veut vers l’avant ou l’arrière pour régler l’assiette du bateau ou l’écart entre les deux pêcheurs. Ils sont faciles à réaliser pour moins de 10 euros de matériaux. Il suffit de couper une planche d’environ 20 cm de large pour 2,5 ou 3 cm d’épaisseur sur une longueur légèrement supérieure à la largeur du bateau, d’y fixer à chaque extrémité, à l’aide de deux ou trois vis, un petit morceau de tasseau d’un centimètre de côté dans le sens de la largeur pour former une butée et éviter que la planche ne glisse du bord du bateau. Un petit coup de ponçage voire de vernis, si l’on veut faire luxueux, et le tour est joué. Ces petites butées sont indispensables. Sur une simple planche le pêcheur finira tôt ou tard les quatre fers en l’air en ayant voulu avancer ou reculer sans vraiment en décoller ses fesses (croyez-en mon expérience !). Lors de ma première visite en Angleterre, je n’avais pas de banc et avais souffert de pêcher, des jours entiers, assis trop bas au milieu du bateau ou sur une fesse à l’avant ou à l’arrière. Lors de ma visite suivante j’avais emmené mon banc maison, bien moins cher que les bancs en aluminium vendus sur place et avais pêché dans de bien meilleures conditions. Il m’arrive encore d’emmener ce bête bout de bois quand je sais que les bateaux n’en sont pas équipés. Le plus souvent je regrette de ne pas l’avoir pris. Messieurs les gestionnaires de réservoirs, si ce n’est déjà fait, équipez vos barques de cette façon, vous pouvez proposer un réel confort à vos clients pour un investissement minime. Vous verrez moins de pêcheurs debout et diminuerez nettement le risque d’en voir un passer par-dessus bord un jour ou l’autre.


    Travailler son lancer

    Si, malgré une assise haute, vous avez encore du mal à lancer correctement sans toucher l’eau à l’arrière, vous devez apprendre à relever légèrement votre bras, au fur et à mesure de sa progression vers l’arrière, puis à bien le bloquer en maintenant la canne verticalement. Vous devez proscrire les lancers en rotation autour de votre poignet ou de votre coude, quivous conduisent rapidement à coucher votre canne presque à l’horizontale et à ne plus contrôler correctement votre soie, qui va alors toucher l’eau.


    Pêcher vent dans le dos

    On voit aussi de nombreux pêcheurs lancer de tous côtés, en étoile, autour de leur embarcation, voire même contre le vent dans le sillage de leur dérive. Lorsqu’on est ancré sur un poste ou accroché à une bouée, comme l’imposent certains plans d’eau pour le respect des pêcheurs pratiquant depuis la berge, il est possible, surtout si le temps est calme, de lancer en étoile autour de la barque. Il est toutefois rare que le vent ne soit pas un peu de la partie. A ce moment-là, il vaut vraiment mieux s’en faire un allié et l’utiliser pour porter ses mouches vent arrière ou de travers au lieu de lutter contre. Pour les pêcheurs débutants, la barque peut être l’occasion de s’essayer à la pêche avec un train de deux ou trois mouches, à condition de bien bloquer son lancer arrière et d’ouvrir largement sa boucle sur le lancer avant en visant vers le ciel. Lorsque le vent est établi et ride le plan d’eau, les poissons actifs, à la recherche de nourriture, ont plutôt tendance à le remonter. Lancer le vent dans le dos permet alors de poser la mouche en premier vers des poissons qui remontent vers vous. C’est beaucoup plus productif que de poser derrière des poissons qui vont s’éloigner de vous sans avoir vu vos mouches, ou dessus, car vous les aurez alors alertés en les couvrant avec le bas de ligne ou, pire, avec la soie.
    Pour bien pêcher à deux le vent dans le dos, il vaut mieux accrocher le bateau à l’ancre par le côté et pêcher assis à califourchon sur les bancs. Sur un bateau accroché par la pointe, la pêche sera bien moins confortable et productive. Il se peut toutefois que l’action du vent, sur une soie posée en plein travers de ce dernier, génère une animation intéressante du train de mouches. Mais cette animation n’est généralement pas la plus intéressante, surtout si le vent est fort.

    Respecter son collègue de pêche

    La pêche en barque à deux nécessite une certaine discipline si l’on ne veut pas risquer des emmêlages sévères, voire la casse d’une canne. Un moucheur habitué à pêcher en barque attendra toujours que son collègue ait fini de lancer pour relever sa canne et relancer. Il lancera canne verticale au-dessus de sa tête et non canne couchée au-dessus de celle de son voisin. Le pêcheur le moins aguerri se placera de façon que sa soie passe au-dessus de l’eau plutôt que par-dessus la tête de son voisin. En barque, il est vivement recommandé de porter une casquette et des lunettes; pour éviter un accident si l’on prend une mouche du voisin dans le visage. L’alternance des lancers est primordiale, une certaine courtoisie est alors de mise, on ne cherchera pas à griller le tour du voisin en ramenant précipitamment pour relancer avant lui. Rien n’est plus gênant en barque qu’un collègue de pêche qui bouge sans arrêt, qui fait du bruit et qui lève sa canne quand vous lancez.

    Etre un tant soit peu ordonné

    En barque l’espace est réduit, il convient donc de ne pas trop étaler de matériel. La soie, l’épuisette peuvent se prendre dedans et il faut pouvoir se déplacer. Si un objet tombe à l’eau, il est en général perdu. Le matériel nécessaire devra être disposé à portée de main pour y accéder sans être obligé de systématiquement se lever.


    Pêcher en dérive

    La pêche à la mouche en barque dérivante permet de prospecter une étendue d’eau plus importante. La barque va vers les poissons. Il n’est donc pas nécessaire de faire de longs lancers pour les trouver. Un bas de ligne long est par contre un avantage, puisqu’il permet d’éviter de les effaroucher. Les barques à clins irlandaises longues, lourdes et quillées, dérivent parfaitement perpendiculaires au vent et ne nécessitent pas forcément d’ancre flottante. Cette dernière ne sert avec ces bateaux qu’à ralentir la vitesse de dérive. Peu utilisée en Irlande, l’ancre flottante est systématiquement utilisée sur les grands réservoirs anglais. Pour les embarcations plus modestes, au fond généralement plat, que nous utilisons sur nos plans d’eau, l’ancre flottante permet de ralentir mais aussi de stabiliser la dérive. Elle cale le bateau perpendiculaire au vent. La fixation de cette ancre doit être placée au bon endroit sur le bateau pour éviter qu’il ne s’oriente de travers. Une astuce consiste à emmener avec soi un serre-joint pour régler précisément le point d’accrochage de l’ancre. Ce dernier s’adaptera à la plupart des formes de coques et, s’il est choisi avec des protections en plastique, ne leur laissera aucune trace.


    L’ancre flottante

    C’est un morceau de toile, percé ou non en son centre, dont les 4 angles sont accrochés à un bout de cordon.
    Les 4 cordons sont ensuite rassemblés pour former un parachute sommaire. Dans l’eau ce parachute se gonfle et oppose toute sa surface à la force de dérive provoquée par la poussée du vent sur le bateau. Lorsqu’on relève l’ancre flottante sur une barque relativement légère, c’est le bateau qui revient vers l’ancre et non l’inverse.
    Très utilisées au Royaume-Uni, ces ancres sont faciles à trouver là-bas. Elles font le plus souvent 25 pieds carrés ou 2,32 mètres carrés, ce qui correspond à un carré de 1,5 mètre de côté, car une règle internationale définit leur taille pour la compétition. Tous les bateaux en compétition dérivent ainsi sensiblement à la même vitesse (à taille égale).


    La pose de l’ancre

    Pour un maximum d’efficacité, la pêche en dérive demande une bonne coordination entre les équipiers.
    Il convient en fin de dérive de relever ses cannes en même temps sur proposition d’un des pêcheurs et des les poser après avoir accroché les mouches pour qu’elles ne risquent pas de retourner à l’eau. L’un s’occupe de l’ancre, l’autre du moteur. Pour relever l’ancre, il faut tirer dessus jusqu’à pouvoir saisir un des quatre cordons. A ce moment-là elle vient comme un drap, sans aucune résistance, au lieu de peser un poids considérable.
    Si la dérive est courte, l’équipier peut garder l’ancre à la main au-dessus de l’eau pour la reposer rapidement. Sinon il la range soigneusement sans l’emmêler et sans rentrer trop d’eau dans le bateau. Pour poser l’ancre efficacement, il convient d’arriver lancé, légèrement en amont de la dérive projetée et si possible dans l’axe de cette dernière. On lance ou on lâche alors l’ancre, qui, si tout va bien, accroche l’eau rapidement et se gonfle en disparaissant sous l’eau. Elle oblige alors le bateau à décrire un demi-cercle (un peu comme un chien au bout d’une laisse) pour se placer perpendiculairement aux lignes de vent. Lorsqu’on pêche sur un grand lac anglais, dans un vent fort, la berge battue des vagues jusqu’à la dernière seconde, à la recherche des poissons qui la longent, la rigueur et la coordination des équipiers doivent être dignes de celle exigée dans une régate de voile, pour ne pas finir échoué.


    Prendre correctement une dérive

    Si un secteur du plan d’eau est productif et qu’on en est sorti, il convient de se replacer. Pour cela on évite de traverser directement la zone de pêche et on prend le temps de la contourner, suffisamment largement, surtout si l’on utilise un moteur thermique. La pratique des micro-dérives peut être envisagée si le poste de pêche est très précis, une cassure par exemple. On ne perdra pas de temps en amont en arrivant lancé et pas trop en aval en attendant de s’être juste suffisamment éloigné du point chaud pour ne pas alerter les poissons en redémarrant. Un bon rodage dans l’exécution des gestes permet alors d’être très efficace. On évite de se replacer devant ou trop près d’un bateau qui dérive déjà ou de traverser sa dérive au moteur. On passe derrière. Toutes ces recommandations pourraient s’appliquer de la même façon, en mer, à la pêche du bar, ancre flottante en moins.

    La pêche des lignes de vent

    Si vous ne connaissez pas un plan d’eau et que le vent est suffisamment fort pour créer des couloirs ou des lignes de vent, pêchez-les, il y aura forcément des poissons en maraude dedans, le nez vers l’amont du courant créé. Ces lignes de vent se matérialisent par une concentration de bulles et d’objets divers : plumes, brins d’herbiers, feuilles… mais aussi insectes aquatiques. Pour pêcher une ligne de vent, on place le bateau dedans pour la pêcher en vent arrière. On peut la pêcher en vent de travers si l’on s’en écarte légèrement, mais on veille toujours à passer ses mouches sous les bulles.

  • Molix / Sligo worm

    Molix / Sligo worm

    Dans la grande famille des imitations de vers (worms), on trouve un peu de tout, avec des leurres bien conçus et d’autres beaucoup moins… Molix a réussi un coup de maître avec ce Sligo, dont la première qualité est la souplesse, ce qui lui confère un grand réalisme dans l’eau. Il est produit dans un plastique de densité moyenne. Son utilisation est prévue pour les techniques du split shot, drop shot ou du texas rig. Il peut aussi être monté sur une tête lestée avec hameçon texan ou sans leste pour plus de discrétion. Les pêcheurs trouveront avec ce leurres des applications très différentes pour la pêche du black-bass. Le Sligo est disponible en tailles 100 mm (2,5 mm) et 125 mm (4 g). Les six coloris disponibles sont très bien choisis avec quatre teintes naturelles et deux moins réalistes (chartreuse et violet).

    Conseils d’utilisation
    Par la variété des montages qu’il autorise, le Sligo sait quasiment tout faire. En drop shot et en split shot, il tressaute à ravir. En montage non lesté, il est aussi naturel qu’un vrai lombric. Avec le même montage non lesté il réagit très bien aux twitchs latéraux car il se désaxe franchement. Une réussite !
    Prix conseillé : 5,50 euros le sachet de 10.

    Liste des points de ventes : www.molix.fr

  • Gilles Bastos, un moniteur guide spécialiste de l’Alsace

    Gilles Bastos, un moniteur guide spécialiste de l’Alsace

    Fraîchement installé en tant que moniteur-guide de pêche en Alsace, ce spécialiste de la gestion des milieux aquatiques, détenteur d’un Bp Jeps, propose, notamment à l’attention des écoliers, des séances d’initiation aux problématiques environnementales, abordant le cycle de l’eau à l’échelle d’une rivière ou d’un bassin versant. Gilles Bastos peut également vous guider sur la superbe Fecht, en vallée de Munster, pour la mouche, et sur le Rhin pour la pratique des pêches sportives de carnassiers (brochet, mais surtout aspe). Enfin, si vous souhaitez vous initier ou vous perfectionner à la mouche ou au leurre, des sessions individuelles ou en groupes restreints sont également proposées. Tous les détails des prestations sont sur le site Internet animé par Gilles Bastos.

    Renseignements :

    www.vert-peche.fr

    Gilles Bastos

    62, Chemin du Bretzel 68140 Munster

    Tél. : 06 19 76 43 11

    [email protected]

  • La pêche au streamer selon Sébastien Allatissière

    La pêche au streamer selon Sébastien Allatissière

    La pêche au streamer n’est pas forcément une technique aussi mécanique et rébarbative que l’on veut bien le croire ou le dire. Elle peut paraître simpliste lorsqu’elle est pratiquée au petit bonheur la chance sur des poissons frais, mais devient intéressante et gratifiante lorsqu’elle est pratiquée, avec méthode et intuition, sur des poissons relativement éduqués. Sébastien Allatissière, le maître incontesté de la pêche au streamer en réservoir, va nous révéler l’essentiel de sa technique au fil de cet article. Vous y trouverez nombre des trucs qui lui ont permis et lui permettent encore de si souvent réussir en compétition.

    Par Philippe Collet


    La distance de lancer

    Tous ceux qui se sont frottés à Sébastien en compétition savent qu’il ne pêche pas dans le même plan d’eau que les autres. Il pose ses mouches régulièrement à très grande distance (au-delà de 35 mètres, parfois tout près de 40 mètres) et réalise quasi systématiquement des posés de qualité, bien en ligne. Il sollicite ainsi des poissons moins vigilants car se sentant en sécurité, hors d’atteinte. Il ne s’embarrasse alors pas à essayer de leurrer des poissons visibles en bordure. Il les intéressera à un moment ou un autre en ramenant ses mouches vers la berge.
    Le lancer à distance permet un gain d’efficacité considérable dans l’action de pêche. Les mouches non seulement pêchent plus loin, mais aussi beaucoup plus longtemps une fois en place, c’est-à-dire une fois arrivées à la bonne profondeur, bien en ligne avec la soie. Alors qu’un pêcheur moyen va pêcher efficacement sur environ 20-25 mètres, Sébastien le fera sur au moins 30-35 mètres, soit environ un tiers de plus, ce qui va lui permettre la mise en oeuvre efficace d’animations spécifiques. En posant ses mouches bien en ligne, Sébastien peut détecter la touche instinctive d’un poisson surpris par l’arrivée du leurre sur son territoire. Les posés en paquet, à grande distance, qui sont souvent l’apanage des soies de type shooting mal utilisées, ne permettent pas ces prises. Le poisson est le plus souvent affolé par la soie proche de la mouche. Si toutefois il s’empare de cette dernière, il peut la gober et la recracher plusieurs fois avant que le pêcheur n’ait résorbé les 3 ou 4 mètres de soie nécessaires à la prise de contact.

    Une couverture en éventail

    Sébastien veille à pêcher chaque poste en éventail. Si la configuration de l’arrière du poste le permet, il modifie son angle d’attaque à chaque lancer. Il se déplace aussi latéralement. Cela permet d’aborder les poissons différemment et d’éviter de matraquer systématiquement la même zone. La distance de lancer évoquée précédemment contribue aussi à augmenter l’intervalle entre les posés et à moins effaroucher les poissons.

    Ne pas hésiter à changer d’animation, de mouches, de soie

    Un autre secret de la réussite de Sébastien réside dans le changement régulier de mouches, de densité de soie et d’animation. Au moins, tant qu’il n’a pas trouvé une technique dont l’efficacité est flagrante. J’ai eu l’occasion de pêcher à côté de lui en compétition. Alors qu’il venait de prendre des poissons avec une technique, il rembobinait tranquillement sa soie, raccrochait sa mouche et changeait de canne, donc de densité de soie et de style de streamers. Il anticipait en fait l’accoutumance des poissons situés devant lui, en leur proposant autre chose, avant même d’enregistrer un ralentissement dans leur réaction. Pour ma part, je cherchais désespérément ce qui pouvait fonctionner et me serais volontiers cantonné à reproduire une technique efficace ! Tentant de copier ce qu’il faisait : mêmes soies, mêmes couleurs, je me suis vite retrouvé totalement déboussolé. N’essayez pas de “prendre” Sébastien au streamer, il est quasiment impossible de le suivre à cette technique. Il a déstabilisé plus d’un de ses voisins en compétition. Si vous pêchez pour le plaisir, pensez à changer régulièrement de poste pour solliciter des poissons “neufs”, alternez les animations, vous pourrez ensuite vous tourner vers un changement de mouches, puis de soie, jusqu’à trouver une technique qui vous permet d’enchaîner les prises de façon régulière. La journée passant, avec ses conditions météorologiques parfois changeantes, vous aurez intérêt à remettre votre technique en cause régulièrement pour continuer à toucher des poissons.

    Le matériel

    Pour cette pêche, Sébastien utilise des cannes de 10 pieds pour soie de 7 ou de 8, des Loomis GLX 2 brins traditionnelles. Il ne s’embête pas avec les moulinets et se sert toujours de ses vieux Dragonfly Cartridge 395. Ses soies préférées sont les intermédiaires Partridge Réservoir en taille 7, les soies Airflo intermédiaires rapides et S3 (coulante de 3) traditionnelles Delta Polyfuse en 7, une S 6 Cortland s’apparentant plus à une S 4 ou une S 5 qu’il affectionne pour son placement rectiligne sous l’eau (pas de ventre). Sébastien pêche aussi au streamer en soie flottante avec une soie Cortland 444 SL en WF 7. Il utilise du fil fluorocarbone Falcon en 21,5, 19,8, 17,7 ou 15,9 centièmes. Les petits diamètres sont réservés à la pêche en soie flottante. Pour la pêche en soies plongeante ou intermédiaire,Sébastien noue ses mouches le plus souvent sur un 21,5. Il peut être amené à réduire à un 19,8 si l’eau est claire ou pour améliorer la nage de ses streamers si les poissons sont un peu trop regardants. Quand les poissons sont difficiles, la pêche en soie flottante permet à Sébastien de placer ses mouches au même niveau qu’avec une soie intermédiaire, mais de ralentir considérablement son animation. A ce moment-là, il doit réduire le diamètre du fil utilisé car l’animation lente laisse plus de temps au poisson pour observer le montage. Il peut pêcher plus fin car la soie flottante oppose moins d’inertie à la touche et l’animation plus douce occasionne moins de risques de casse.


    Les bas de ligne

    Le bas de ligne est raccordé directement à la boucle de la soie réalisée en nylon de 40 centièmes (montage détaillé dans le n° 64 de Pêches sportives). Sébastien réalise ses potences avec des noeuds de pendu à 4 et 4 tours ou, si le fil est fin, 4 et 5 tours pour le brin le plus fin. La potence est toujours réalisée avec le brin qui remonte vers la soie. Pour la pêche avec des soies plongeantes ou intermédiaires, il utilise le plus souvent du fluorocarbone de 21,5 centièmes et en noue de 1,80 m à 2 mètres, de la soie à la première mouche. Il espace ensuite les deux mouches de 2,20 m. Les potences mesurent de 15 à 25 cm. Elles font en fait 25 cm au départ de la partie de pêche et réduisent progressivement en taille au fur et à mesure des changements de streamers. Pour la pêche en soie flottante, les longueurs sont identiques, mais les diamètres de fil sont plus faibles : 19,8 entre la soie et la première mouche, 17,7 ou 15,9 entre les deux mouches. Sébastien peut aussi n’utiliser qu’un seul streamer, notamment lorsque l’eau est très claire. Il allonge alors son bas de ligne pour placer la mouche à environ 4 mètres de la soie.
  • Le Cercle Mouche Mulhouse, un club dynamique

    Le Cercle Mouche Mulhouse, un club dynamique

    Le Cercle Mouche Mulhouse est un club de moucheurs du Haut-Rhin, ouvert à tous, où l’on partage sa passion, sans esprit de compétition. Ce club dispose de très nombreux atouts : une salle à disposition pour les soirées montages de mouches, une bibliothèque et une vidéothèque, ainsi que la possibilité de s’entraîner au lancer sur le stade du complexe sportif. Régulièrement, des sorties sont organisées (ouverture à Goumois, sorties sur la Loue, sur le Dessoubre, sur la Thur, en réservoir… voir même à l’étranger.)

    Thierry Haart, pêcheur émérite et concepteur de moulinets de pêche à la mouche, dont nous avons déjà parlé dans nos colonnes, fréquente notamment le Cercle. Si vous souhaiter vous initier ou vous perfectionner à la pêche à la mouche et que vous habitez dans la région n’hésitez pas à franchir la porte de ce club convivial et dynamique. Il se réunit, le jeudi soir, à partir de 19 h 00 dans une salle du complexe sportif du Waldeck à Riedisheim, tout près de Mulhouse.

     

    Renseignements :

    Cercle Mouche Mulhouse

    www.cerclemouche.over-blog.com

    Complexe sportif ASPTT Mulhouse

    Rue des bois 68400 Riedisheim

    Clément Lavaux

    Tél. : 06 12 33 69 45

  • La Labrax Cup 2011 pour Richard et Yvan Crenn

    La Labrax Cup 2011 pour Richard et Yvan Crenn

    Organisé par l’association « Pêche plaisir en mer d’Iroise » (PPMI), le dernier open de la Labrax Cup 2011, qui s’est déroulé les 15 et 16 octobre dernier, a tenu ses promesses, bouleversant le classement général provisoire au terme d’un suspens intense. Les frères Crenn ont remporté l’open et dominent ainsi le classement général de la Labrax Cup 2011. « Nous étions extrêmement stressés lors de cette dernière compétition. En effet il nous fallait absolument un podium pour signer la victoire finale, en tout cas être devant Yoann Houssais et Nicolas Jeanne. Quand la houle s’est levée dimanche matin, nous avons repris espoir car nous savions qu’il y aurait du poisson au large du Four et que cette houle allait le ramener dans les basses. Nous réalisons notre quota de suite. En cours de la manche, nous ramenons des bars de 71, 61 et 58 cm. Nous sommes très fiers d’avoir pu battre Yoann et Nicolas car ce sont des « pointures » dans le monde de la pêche.»

    Au terme de cette saison, les frères Crenn sont donc parvenus à dominer l’équipe couronnée à trois reprise et composée de Yoann Houssais et Nicolas Jeanne. Avec trois victoires dans la saison (opens des Glenan, de Cherbourg et celui de ce week-end sur l’Iroise), le team Navicom/Rnb’Y de Richard et Yvan Crenn arrache finalement la victoire dans ce challenge national de pêche du bar aux leurres Labrax Cup. Bravo !

    Classement Open Iroise Cup :

    1. Team Navicom/RNB’Y :
    Richard Crenn/Yvan Crenn

    2. Team AR Milou :
    Erwann Tual/Erwan L’Hostis

    3. Team LS Passion :
    Marc Gojon/David Perros

    Classement général LABRAX CUP 2011 :

    1. Team Navicom/RNB’Y :
    Richard Crenn/Yvan Crenn : 452,54

    2. Team Illex/Navicom :
    Yoann Houssais/Nicolas Jeanne : 433,87

    3. Team Les Barbillons
    : Pierre-Yves Le Rouzo/Frédéric Bernard : 364,83

    4. Team Wan’s Up : Erwann Troadec/Erwann Lemesle : 362,92

    5. Team Berkley/Gulp
    alive/Humminbird : Cedric Mouchel/Nicolas Dumond/Gael Even : 352,96

    6. Team Fiiish, Mathieu
    Guennal/Jérémy Sergent/Cédric Paint : 348,95

    7. Team
    Lowrance/Berkley/Powerbait : Denis Christien /Lionel Varin/Arnault Varin :
    346,24

    8. Team Breizh –Iles :
    Benoit Pin/Laurent Henri/Raoul Malcoste : 340,82

    9. Team Barbouzes :
    Manu Loric/Pierre Guillard/Frédéric Gauer : 321,07

    10. Team Powerline:
    Olivier Pinedo/Gaetan Pinedo/Romain Leroux : 317,60

    Renseignements :

    www.labrax-cup.com

     

    Photo : © Labrax Cup

  • Illex / Gambit Golgoth

    Illex / Gambit Golgoth

    Le Golgoth est un leurre souple de type créature spécialement adapté pour la pêche des carnassiers les plus méfiants, notamment le black-bass, poisson pour lequel le Golgoth a été conçu. Son corps fin est plat et annelé sur sa partie ventrale, des appendices vibratoires de formes différentes ont été volontairement disposés sur les côtés, ainsi que des mèches de poils de cervidés placés en son milieu pour reproduire l’allure d’un petit crustacé. Sa tête et certains de ses appendices sont munis d’une cavité d’air permettant le redressement du Golgoth pour une meilleure présentation. Ce modèle est particulièrement adapté aux montages de type “light texas”, “light carolina”, “split shot” ou sur une tête Illex Gambit Texas Jig Head. Le Gambit Golgoth est disponible en deux tailles. Deux modèles de 7,6 et 10 cm.

    Conseils d’utilisation
    Dans la désormais grande famille des leurres Illex Gambit, le Golgoth est spécifiquement dédié au black-bass, même si ce type de leurre plaît bien au brochet. Le montage de base pour notre leurre est le texan, avec sa balle percée et son hameçon simple dissimulé. Ce montage permet au Golgoth de passer partout et d’aller provoquer les black-bass dans leur refuge. Un conseil : pêchez ainsi à très courte distance, afin d’être plus précis et de ne pas rater les touches !
    Prix conseillé : 6,50 euros le sachet de 8.

    Vente en magasins spécialisés www.illex.fr

  • Epandage : le gouvernement français publie un décret scélérat

    Epandage : le gouvernement français publie un décret scélérat

    Le décret publié mardi 11 octobre qui donne l’autorisation aux agriculteurs d’augmenter de 20% leurs épandages en azote est une véritable provocation pour les associations de défense de l’environnement. Ce texte constitue un coup de pouce supplémentaire du gouvernement français à l’élevage intensif, qui est en grande partie à l’origine de la prolifération d’algues vertes sur le littoral breton mais également sur une grande partie des cours d’eau français.

    Comble du cynisme, ce décret est présenté comme une application de la directive européenne sur la protection des eaux contre la pollution par les nitrates de sources agricoles (qui date elle-même de 1991), le décret, signé du premier ministre, des ministres de l’écologie et de l’agriculture, traite de l’épandage des fertilisants azotés responsables des excès de nitrates. Autrement dit, il réglemente les quantités de déjections animales déversées chaque année dans les champs. Il rappelle que la limite maximale s’élève à 170 kg d’azote par hectare de « surface agricole utile », alors que la référence précédente était la «surface potentiellement épandable». Or cette modification, anodine en apparence, a de lourdes conséquences. La différence entre les deux modes de calcul reviendrait à autoriser le versement d’un surcroît d’azote de 20 %. Plusieurs associations nationales envisagent un recours auprès de la commission européenne, qui vient d’adresser à l’État français – le 18 juillet 2011- onze pages de questions sur la situation déplorable des cours d’eau français et du littoral breton.
    Nul doute que ce décret va aggraver les choses et que l’on se dirige vers une nouvelle condamnation qui sera payée par le contribuable. Pourquoi se gêner puisque se sont les “pollués” qui payent !

    Extrait du communiqué de presse du 18 octobre 2011 du Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises

    Renseignements :
    www.arrete.net

  • Nymphe à vue, l’art de l’animation

    Nymphe à vue, l’art de l’animation

    L’animation des nymphes s’apprend, se perfectionne, de façon très personnelle. C’est un art, précis, où chaque geste est pesé. Avant d’en comprendre la technique, une observation des larves et des nymphes dans leur milieu est indispensable pour disposer ensuite de ce petit plus qui fait une grosse différence.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Pour qui consacre un peu de temps à l’observation des truites et des ombres par simple curiosité, la connaissance du comportement de ces poissons s’en trouve considérablement accrue. Ainsi donc est-il fréquent de voir les truites et les ombres s’élancer soudainement à la poursuite de nymphes comme si elles étaient sur le point de leur échapper. Combien de pêcheurs à la nymphe ont pris le temps d’observer les nymphes en mouvement dans l’eau ? Il est facile de s’en procurer quelques-unes et de les mettre dans un bocal ou un aquarium. On apprend beaucoup ainsi sur l’agilité avec laquelle certaines larves d’éphémères se déplacent dans l’eau. La force développée par ces petites bestioles dans un milieu 800 fois plus dense que l’air est véritablement prodigieuse.
    Elles évoluent par saccades de 5 à 10 cm avec une grande vivacité. C’est cela que le pêcheur à la nymphe devra reproduire. Parmi les tours de main à connaître par les pêcheurs à la mouche, l’animation de la nymphe est l’un des plus subtils. Avant d’arriver à le maîtriser, bon nombre de débutants en abusent un peu trop. Souvent, le nympheur en herbe pense qu’il est impossible que la truite ou l’ombre arrive à distinguer cette petite imitation qui dérive au gré du courant. L’animation de la nymphe est alors exagérée, dans le seul but de montrer au poisson “qu’on est là !”. En réalité, les poissons voient très bien les nymphes, et les prennent souvent aussi lorsqu’on ne les anime pas. Certains pêcheurs rencontrent le problème inverse, qui est de ne pas animer suffisamment. Le plus souvent, ils veulent le faire, mais une mauvaise gestion de la longueur de la soie et du bas de ligne lors de la dérive fait que le mouvement imprimé à la canne ne se transmet pas jusqu’à la nymphe.

    Juste éveiller l’attention des poissons

    C’est un classique de la pêche aux leurres en général, qu’il s’agisse de mouches, de cuillers ou autres poissons nageurs. Autant les poissons peuvent réagir pleinement à une nymphe animée, autant ils s’en méfient si celle-ci a eu lieu trop tôt. Pourquoi ? L’explication est à la base même de la pêche à la mouche d’aujourd’hui, pratiquée sur des parcours publics très fréquentés s’entend. En animant la nymphe, on déclenche un réflexe chez la truite ou l’ombre qui, comme la plupart des animaux, réagissent très bien aux mouvements. La première étape est donc réussie. Mais si elle a lieu trop loin du poisson, l’effet est immédiatement cassé au moment où, inévitablement, la nymphe drague. En animant, on tire forcément sur le bas de ligne. Le phénomène est accentué par le fait que cette animation ne sert, nous l’avons vu, qu’à éveiller l’attention des poissons convoités. Le relâcher qui suit est un modèle de dragage, la nymphe replongeant en biais en direction du pêcheur. Ne perdez jamais de vue que, moins vous animez, moins la nymphe risque de draguer au relâcher. L’animation ne doit servir qu’à éveiller l’attention du poisson, rien d’autre. Pour être efficace, vous devrez apprendre à animer au dernier moment, alors que votre nymphe qui dérive dans le courant s’approche du poisson. En pratique, il faut arriver à le faire à 15 ou 20 cm du poisson. Toute la difficulté vient du fait qu’il faut savoir précisément où se situe sa nymphe qui dérive au fil du courant. C’est là où il faut du “métier”. Les meilleurs pêcheurs à la nymphe savent toujours à 1 ou 2 cm près où est leur nymphe, y compris sur des dérives de souvent plus de 10 mètres. Cela s’apprend par la répétition, par la pratique. C’est une perception qui comprend l’observation des réactions du poisson ainsi que l’appréciation que l’on a des dérives que l’on effectue. Pour débuter, il est conseillé de choisir un secteur peu profond avec un courant qui coule de façon régulière, sans turbulences. A partir d’une certaine vitesse de courant (un peu moins d’un mètre par seconde), les choses se compliquent. Car, même si l’on sait exactement où est sa nymphe, il est indispensable d’anticiper l’animation, ce qui correspond au temps nécessaire pour créer le mouvement imprimé à la canne et au bas de ligne. Il est fréquent dans ces conditions d’animer trop tard, une fois que la nymphe est passée au niveau du poisson.

    Entre la truite et l’ombre, des différences notables

    Les ombres réagissent plutôt mieux que les truites à l’animation des nymphes. Certains jours, il est même quasiment impossible de les faire s’intéresser aux nymphes si on ne les anime pas de façon relativement énergique. Les ombres montent parfois chercher une nymphe animée assez loin au-dessus ou même derrière eux, comme ilsle font parfois pour intercepter des nymphes naturelles. A croire que ces diables de poissons ont des yeux derrière la tête ! On observe cela sur les radiers au courant qui accélère progressivement. Pour la truite, l’animation est beaucoup plus discrète. Juste ce qu’il faut pour qu’elle la voie. Ensuite, c’est à elle de se déplacer.

    Un geste qui s’apprend

    Il existe plusieurs façons d’animer une nymphe. Une des plus efficaces consiste en un mouvement latéral du poignet de droite à gauche, en continu. Pour que la nymphe soit animée, vous devrez lever légèrement votre canne tout en continuant le mouvement du poignet. La nymphe remonte alors par petites saccades de 5 à 10 cm, d’une façon très réaliste, à la manière de nombreuses espèces de larves et de nymphes naturelles. Ce geste n’est pas très fluide au début, mais il s’apprend vite. Evitez de crisper le bras et le poignet. Au contraire, détendez-vous, ça ira beaucoup mieux !

    Et pour la nymphe “au fil” ?

    L’animation des nymphes concerne aussi les techniques de pêche à la nymphe en aveugle, mais reste beaucoup plus limitée. Elle peut intervenir en fin de dérive. C’est même une technique à part entière, qui marche très bien. La nymphe est lancée très en amont du pêcheur et coule librement. Arrivée au niveau du pêcheur, celui-ci lève lentement la canne, ce qui a pour effet de tendre – dans l’ordre – la soie, le bas de ligne, puis de faire remonter la nymphe. La remontée s’effectue alors en continu et non plus par saccades. Cette remontée continue permet de déceler les touches lors de l’arrêt du bas de ligne, en général. Yann Caléri nous a fait découvrir cette technique dans le détail dans le DVD Pêches sportives n° 9.

  • Open AFCPL de la Dordogne : Samir Kerdjou et Nasser Khanfour l’emportent

    Open AFCPL de la Dordogne : Samir Kerdjou et Nasser Khanfour l’emportent

    La septième édition de l’open
    AFCPL de la Dordogne s’est déroulée le 8 et 9 octobre dernier sur la Dordogne,
    sur les 14 kilomètres de la rivière « Espérance ». L’organisateur Bass Team
    Périgord a de nouveau réussi une très belle compétition, où des pêcheurs venus
    de toute la France ont tenté de séduire
    sandres, perches, brochets et black bass.

    Les triples champions du
    circuit national D1 AFCPL, Samir Kerdjou et Nasser Khanfour du team Rapala / Humminbird, après
    plusieurs mois d’absence ont fait leur rentrée sur le circuit D2. Une rentrée
    réussie puisqu’il s’adjuge cet open après une compétition serrée. Vainqueurs du
    circuit D1 en 2007, 2008 et 2009, il semble que nous devions continuer à compter
    sur le duo.

    Résultats:

    1. Kerdjou / Khanfour – Team
    Rapala / Humminbird

    2. Basset/Ripoche

    3. Bergdoll/Grignon


    Renseignements :

    www.afcpl.eu

    Photo : © AFCPL