Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Lucky Craft RV-s90

    Lucky Craft RV-s90

    Voici un spinnerbait très bien conçu et qui sort de l’ordinaire, ceci pour plusieurs raisons. Très bien conçu car muni d’un très bon hameçon, d’une vraie gorge où s’insère la jupe de rubber legs et d’un émerillon de qualité qui permet à la palette de tourner même à très faible vitesse. Qui sort de l’ordinaire car ce modèle est pourvu de billes métalliques situées dans deux tubes dissimulés par la jupe. Les spinnerbaits sont faits pour ne pas passer inaperçus et le RV-s90 applique la recette à merveille. Muni d’une seule palette et d’un poids total de 9 grammes, il sait rester discret à l’impact tout en s’immergeant suffisamment vite ensuite. Belle démonstration réalisée par un grand nom du poisson nageur qui prouve, si besoin était que lorsqu’on sait mettre au point un type de leurre, on peut extrapoler son talent sans craindre le ridicule…

    Conseils d’animation
    Les spinnerbaits se récupèrent de façon linéaire, c’est-à-dire en moulinant lentement et régulièrement. Ceci étant, cette récupération doit tenir compte du relief du fond. Avec ces neuf grammes et sa simple palette, notre RV-s90 se “pilote” facilement le long des tombants. Muni d’un trailer (leurre souple que l’on enfile sur l’hameçon) il descend lentement mais reste actif même à faible vitesse ce qui autorise une prospection dans les meilleures conditions. Là encore, le recours à une paire de lunettes polarisantes (verres jaunes) permet de le guider au plus près des herbiers, et vous place en première loge pour voir les attaques.

    Fiche technique

    Poids : 9 g.

    Longueur : 90 mm.

    Prix conseillé : 16 euros.

    Renseignements : www.luckycraft.fr

     

  • Le développement des oeufs dans les frayères : vulnérabilité et adaptations des populations

    Le développement des oeufs dans les frayères : vulnérabilité et adaptations des populations

    La reproduction de la truite en rivière est étroitement liée à une multitude de paramètres. Le cycle de développement des oeufs sous les graviers est de nos jours perturbé par des phénomènes naturels ou artificiels qui compromettent parfois totalement ou partiellement la fraie. Ces perturbations sont aujourd’hui bien connues des spécialistes. Nous vous proposons de les découvrir afin de mieux comprendre pourquoi la reproduction de la truite n’obtient plus des “rendements” d’antan dans bon nombre de cours d’eau de notre pays.

    Par Arnaud Caudron et Denis Caudron

    Comme vous le savez, le cycle de développement de la truite passe, durant plusieurs mois, par une phase de vie sous graviers. En effet, avant de se reproduire la femelle, en se mettant sur son flanc et en ondulant énergiquement son corps, creuse sur un fond principalement de graviers une dépression dans laquelle les oeufs viennent se déposer juste après la fécondation des ovules. Ensuite, toujours grâce au travail de la femelle, les oeufs sont entièrement enfouis dans le substrat à des profondeurs pouvant varier de 5 à plus de 30 cm.
    C’est à partir de ce moment que commence la phase de vie sous graviers. Celle-ci correspond en fait à une phase de développement embryonnaire et larvaire permettant aux oeufs de s’embryonner, puis d’éclore pour donner des larves (alevins avec une vésicule vitelline) qui vont se développer, grossir et prendre des forces en puisant dans leur sac vitellin. Lorsque les réserves sont vides, les jeunes alevins vont pouvoir enfin émerger des graviers et apprendre à s’alimenter par la bouche. Cet enfouissement dans le substrat représente d’une part une bonne protection mécanique évitant aux oeufs et larves d’être emportés par le courant et d’autre part une cachette les protégeant contre les prédateurs. Ce développement embryo-larvaire représente l’étape la plus périlleuse de la vie de la truite car les organismes, complètement immobiles dans le substrat, sont à la merci des éléments du milieu qui peuvent leur être défavorables.

    Attention aux variations de débit

    Un des principaux dangers est tout simplement la destruction de la frayère dans laquelle se trouvent les oeufs. En effet, bien que le substrat représente une protection, celle-ci a ses limites en particulier lors de variations brutales de débit qu’elles soient d’origine naturelle ou anthropique. En zone de montagne, des crues importantes et destructrices peuvent intervenir en période hivernale et printanière à la faveur d’un redoux ou d’une forte pluie qui va entraîner une fonte massive de neige. Cependant, il y a rarement une destruction totale des frayères car les populations naturelles adaptées à ces conditions onttrouvé des parades permettant de limiter les pertes, telles la multiplication et la diversification des lieux de pontes : les poissons d’une rivière ne se reproduisent pas tous sur le même secteur. Le comportement de migration préalable à la reproduction permet aux futurs géniteurs de se répartir au sein d’un réseau hydrographique entre les rivières principales et les affluents. Ainsi lorsqu’une crue destructrice intervient sur une rivière, les frayères non touchées présentes sur les autres rivières viendront limiter les pertes. De même, au sein d’un même secteur, les géniteurs utilisent des habitats de fraie très différents.
    Si la traditionnelle tête de radier ou fin de plat est très utilisé, on observe également des frayères dans des microhabitats atypiques comme l’arrière de gros blocs, en sousberge, dans des contres courants créés par des abris (blocs ou bois mort) ou au fond de fosse au pied d’une chute d’eau. Cette diversité des sites de pontes permet de limiter les casses liées aux crues grâce à la localisation de certaines frayères au sein d’abris hydrauliques et de sélectionner les poissons les plus aptes à vivre dans ces milieux.
    Les variations brusques de débit peuvent intervenir également artificiellement à l’aval des usines hydroélectriques fonctionnant par éclusées. Sur ces secteurs les pertes peuvent être très importantes et les adaptations des poissons plus difficiles en raison d’un remaniement régulier voire constant des fonds. Cette artificialisation des tronçons est aggravée par les faibles débits existant entre les phases de lâchers d’eau et la présence de seuils et barrages qui empêchent aux poissons de trouver d’autres lieux de reproduction et de diversifier leurs habitats de pontes. Sur ces tronçons artificiels, les variations brusques de niveau d’eau provoque souvent un à sec des zones de reproductions. Les oeufs se retrouvent donc en contact avec l’air et ne tardent pas à mourir. Ces nuisances sont très bien connues des gestionnaires qui tentent de restaurer les populations de saumon Atlantique sur la Dordogne mais elles sont également fréquentes sur de nombreux tronçons de rivières à truites à l’aval des aménagements hydroélectriques fonctionnant en éclusées.

    L’oxygénation : un paramètre primordial

    Durant cette phase, un des paramètres les plus importants permettant d’assurer unbon développement des oeufs dans les graviers est la teneur en oxygène. La concentration en oxygène dans l’eau interstitielle circulant entre les graviers est directement en rapport avec la perméabilité du substrat et le diamètre des particules formant ce substrat. Ainsi plus le fond est formé de graviers de gros diamètre, plus il est perméable et plus il permet une meilleure oxygénation des oeufs dans les frayères. A l’inverse, un substrat composé de particules de plus petit diamètre (graviers plus fins) n’assura pas une oxygénation opti et mum des frayères. Le diamètre moyen idéal des graviers pour garantir des conditions favorables en oxygène est compris entre 0,6 et 1,5 cm. Ces tailles de graviers permettent également de faciliter l’émergence des alevins. La teneur en oxygène dans les frayères et donc la survie des oeufs sera donc largement dépendante des processus de sédimentation. Sur les zones riches en matières en suspension et en dépôts de sédiments fins, les survies seront nettement plus faibles en raison du colmatage des interstices existants entre les graviers qui va entraîner une asphyxie des oeufs. En outre, la baisse de la teneur en oxygène dans le milieu interstitiel entraîne des réactions chimiques provoquant une baisse de la teneur en nitrate et l’apparition dans ce milieu de nitrite et d’ammoniac, tous deux pouvant être toxiques et provoquer des retards de croissance ou l’apparition de maladies ou malformations. Là encore les populations naturelles répondent à ce risque en multipliant les micro-habitats de reproduction ainsi il y aura toujours des sites avec des micro-conditions favorables qui assureront une bonne survie des oeufs et des alevins.

    Des températures ni trop chaudes, ni trop froides

    La température de l’eau est déterminante durant la phase de vie sous graviers. Chose très importante, elle conditionne la durée du développement embryo-larvaire. La totalité de cette phase de développement, de la fécondation à l’émergence, nécessite environ un total de 800° Celsius/jours. C’est-à-dire que si la température de l’eau reste constante à 10°C, les alevins émergeront environ 80 jours après la fécondation, et si la température est de 5°C, la durée totale de vie sous graviers sera de 160 jours. Bien sûr, dans la réalité il est très rare d’avoir des températures d’eau constantes pendant toute cette période de développement qui dure plusieurs mois. Au début, pendant l’hiver, le développement est lent en raison des faibles températures d’eau puis au fur et à mesure que le printemps approche et que les températures se réchauffent le développement devient plus rapide. Le fait qu’un organisme cale sa vitesse de développement embryolarvaire en fonction de la température du milieu dans lequel il vit lui permet d’émerger dans ce milieu quand les conditions sont favorables pour commencer son alimentation par la bouche (présence de ses proies). Ceci est d’autant plus important que les températures varient énormément d’une année sur l’autre.
    Pendant cette phase de vie sous graviers, la température de l’eau ne peut-être ni trop basse, ni trop élevée. L’oeuf puis la larve sont sensibles et pour éviter toute mortalité la température de l’eau interstitielle ne doit pas être inférieure à 1°C et supérieure à 12°C. Les populations naturelles de truites présentes depuis plusieurs milliers d’années dans les torrents de montagne ont su s’adapter en décalant leur période de reproduction, qui peut être, selon les conditions rencontrées, plus précoce et commencer début octobre ou plus tardive vers le mois de mars. De même, on observe sur certaines rivières que les poissons localisent préférentiellement leurs frayères sur des zones de résurgences de nappe phréatique qui apportent des eaux ayant une température plus élevée que celle de la rivière. Certains petits affluents alimentés par des sources ou des résurgences présentant des températures quasi constante toute l’année entre 8 et 10°C sont très utilisés par les géniteurs. Grâce à leurs conditions très favorables, ils apportent une contribution non négligeable au recrutement naturel.


    L’eutrophisation sous estimée

    Des études récentes ont montré l’influence que pouvait avoir certains paramètres physico- chimiques de l’eau des rivières sur la survie des oeufs de truite dans les frayères. Si dans les lacs, les impacts négatifs de l’eutrophisation sur la survie des oeufs des salmonidés (corégone, omble chevalier, cristivomer) sont assez bien connus, il semble qu’ils aient par contre été très largement sous estimés en rivière. Or, même sur des écosystèmes d’eau courante comme les cours d’eau à truite, il est possible de parler  d’eutrophisation du milieu.
    L’enrichissement des sédiments des rivières en matières organiques crée au sein des frayères un déficit en oxygène. Ce déficit est d’autant plus aggravé que la matière organique produite favorise en plus le colmatage des frayères en facilitant, par le biais de colloïdes, l’agglomération des particules fines dans les interstices. Sur les cours d’eau eutrophes présentant des teneurs moyennes en phosphate de 0,3 mg/l, les taux de survie dans les frayères ne dépassent pas 30%. En condition très eutrophe (1 mg/l de phosphate), la survie au stade embryo-larvaire est quasi nulle. Nous voyons ici l’influence de la qualité chimique des eaux sur la survie des oeufs et donc sur le recrutement naturel d’une population de truites. Les stades juvéniles de la truite lors de leurs phases sédentaires sont très sensibles à la pollution des eaux de surfaces ce qui en font d’excellents indicateurs, qui mériteraient d’être d’avantage utilisés.

    Une expérience riche en enseignements

    Il est tout à fait possible pour les gestionnaires, avec un peu d’organisation et de matériels, d’évaluer assez simplement la survie dans les frayères. L’expérimentation consiste à enfouir dans les graviers, au sein de zones de reproduction, des incubateurs artificiels contenant des oeufs. Les incubateurs cylindriques d’une longueur de 10 cm et d’un diamètre de 5 cm sont fabriqués avec du grillage à moustiquaire et des bouchons pour tube PVC. Chaque incubateur est rempli au trois quart avec des graviers de 0,5 à 3 cm dans lesquels sont délicatement placés 100 oeufs de truite commune. Ensuite, les incubateurs sont placés en milieu naturel sur la zone de frayères à étudier. Il est nécessaire pour chaque zone étudier de placer au moins 20 incubateurs en raison des fortes variations des taux de survie qui existent entre les différents micro-habitat de frai. Chaque incubateur est placé au sein d’une fausse frayère creusée à la main dans les graviers. Une fois enterrés, les oeufs présents dans les incubateurs peuvent être considérés dans les mêmes conditions que ceux déposés naturellement par une femelle. Il peut être utile mais pas obligatoire d’attacher chaque incubateur à une tige métallique enfoncée dans le fond du cours d’eau afin d’éviter de perdre le dispositif en cas de grosse crue. Il ne reste plus grâce à un contrôle régulier de la température de l’eau qu’à revenir au moment de l’émergence des alevins pour récupérer les incubateurs et compter dans chacun d’entre eux le nombre d’alevins restant. Vous aurez ainsi une évaluation du taux de survie moyen sur la zone étudiée. Ce type d’expérience est particulièrement intéressante pour mieux connaître localement la réussite du recrutement naturel en particulier sur des sites perturbés situés à l’aval de rejets d’eaux usées, dans des tronçons en débit réservé ou soumis à éclusés. Les résultats obtenus permettent d’apporter des arguments supplémentaires et irréfutables très utiles à la défense de la qualité de nos rivières.

  • Storm / Spin Tail Shad

    Storm / Spin Tail Shad

    Les shads agrémentés d’une palette sont à la mode. Il est vrai que ces leurres cumulent les effets d’une cuiller et d’un leurre souple. Pour la pêche du brochet, mais aussi du black-bass, de la perche et accessoirement du sandre, Storm propose un leurre très polyvalent, capable d’intéresser tous ces carnassiers, le Spin Tail Shad. Lesté à l’intérieur, il n’est armé que d’un hameçon simple, ce qui le rend utilisable depuis le bord sans trop risquer de le perdre dans les obstacles. Ce leurre au rapport qualité/prix très favorable est équipé d’un hameçon VMC à pointe aiguille d’excellente qualité. Ce leurre existe aussi en version plus imposante, de 15,5 cm pour 28 g. Toutefois le grand frère n’est pas conçu de la même manière puisqu’un hameçon triple se trouve en queue.


    Conseils d’utilisation

    L’effet de la palette, qui tourne de façon continue, produit des éclats en permanence, tandis que le corps du leurre permet de faire varier la profondeur de nage. Ce leurre peut être utilisé en récupération continue, ou en l’animant de façon ample pour modifier la vitesse de nage. Le Spin Tail Shad est un leurre qui convient autant au novice qu’au pêcheur expérimenté.
    Prix conseillé : 4,50 euros.
    Longueur : 10 cm.
    Poids : 10 g.
    Liste des points de ventes : www.ragot.fr

  • Têtes lestées : leçon de brasses coulées

    Têtes lestées : leçon de brasses coulées

    En quelques années, la forme des têtes lestées s’est considérablement diversifiée afin de permettre d’autres nages que celle, rectiligne, d’un leurre souple. L’offre est aujourd’hui large et certains modèles obtiennent sans problème leur certificat de nage libre. Nous les avons testées cet été sur les bars bretons, les perches et les brochets.

    Rappelons-nous qu’il y a quelques années seulement, on avait le choix entre les têtes sphériques et le plomb sabot, généralement moulés sur des hameçons de piètre qualité. La nage des leurres souples permettait alors une animation verticale, mais pas moyen de quitter la trajectoire sur le plan horizontal. En désaxant l’oeillet des têtes plombées vers l’arrière et en allongeant la forme de la tête, la nage devient aléatoire, prête à décrocher à la moindre tirée brève sur la ligne. Certaines sont même incapables d’aller tout droit ! Animées sèchement canne basse, elles simulent parfaitement la panique d’une proie qui cherche à sauver sa peau. Du coup, le champ d’application des leurres souples se trouve considérablement élargi. Le bar, la perche et le brochet (en été) sont particulièrement séduits par ces leurres à la nage rapide imprévisible. Rappelons-nous également que les poissons nageurs ont subi la même métamorphose avec l’arrivée des premiers leurres japonais comme le Lucky Craft Flash Minnow il y a une quinzaine d’années.

    A prendre ou à laisser

    Le principe des têtes lestées nageuses est basé sur la rapidité d’une nage qui change constamment d’orientation.

  • Greenpeace met la pression sur le groupe Intermarché

    Greenpeace met la pression sur le groupe Intermarché

    L’association écologiste Greenpeace a entamé une campagne contre Intermarché. Le 28 octobre, des militants de l’ONG ont symboliquement barré la route d’un chalutier de Scapêche, la flotte du groupe de distribution. Sur terre, les écologistes ont visité 22 magasins Intermarché aux quatre coins de l’hexagone afin d’alerter les clients sur la surpêche. Le groupe de grande distribution possède la plus grande flotte de chalutage profond de France, cette technique de pêche faisant des ravages dans les écosystèmes. Pour l’association, cette pêche symbolise les errements de la pêche industrielle européenne. Nous ne la contredirons pas…

    Renseignements :

    http://oceans.greenpeace.fr/peche-profonde-laction-se-poursuit-a-terre

  • Base de loisirs du lac de la Moselotte

    Base de loisirs du lac de la Moselotte

    La base de loisirs du lac de
    la Moselotte est située à
    Saulxures-sur-Moselotte,
    dans les hautes Vosges, à proximité
    de Gérardmer et Remiremont. Elle
    abrite un lac d’une superficie de 9 ha
    issu de l’extraction de granulats et
    implanté en longueur dans l’axe de la
    vallée de la Moselotte. Les profondeurs
    de ce plan d’eau s’échelonnent
    de 8 à 11 mètres avec des berges aux
    pentes assez marquées, sauf sur son
    côté amont où une plage de sable
    blanc destinée à la baignade a été
    créée. La base abrite aussi un camping et une trentaine des chalets de différentes tailles, un local avec snack-bar et point de dépannage en matériel de pêche et mouches.

    Renseignements :
    www.lac-moselotte.fr/peche

  • Des stages mouche en Bourgogne

    Des stages mouche en Bourgogne

    Après avoir constater le succès de son premier stage, le Groupement des pêcheurs sportifs de l’Yonne nord, un club carnassier à la mouche affilié à la Fédération française de pêche à la mouche et au lancer (FFPML), récidive le 21 et 22 janvier 2012 dans la région de Sens (89) en salle, sur la rivière l’Yonne et un réservoir de l’AAPPMA. Au programme : révision du lancer à la française, montage de mouches pour les carnassiers, étude du milieu et sortie pêche. Le stage est encadré par deux éducateurs diplômés de la FFPML. Les organisateurs pourront vous prêter du matériel si vous en avez besoin. A noter qu’une réduction est octroyée aux adhérents de la FFPML.

     

    Renseignements :

    Jean-Max Plaut

    Tél. : 03 86 65 06 00

    Email : [email protected]

  • Gary Yamamoto Flapping Hog

    Gary Yamamoto Flapping Hog

    Ce leurre étrange appartient à la famille des “créatures”, puisque, contrairement aux apparences, il n’imite pas spécifiquement une écrevisse (on fait beaucoup mieux dans ce domaine !). Polyvalent, le Flipping Hog proposé par Gary Yamamoto peut s’utiliser en montage texan ou carolina, mais aussi sur une tête jig avec ou sans pattes en caoutchouc (rubber legs). Le montage sans leste à un hameçon texan à hampe courbe (wide gape) est également possible puisque comme tous les leurres Gary Yamamoto, le Flapping Hog est salé à 45 %, ce qui lui permet de couler lentement mais sûrement. Bien entendu, ce leurre très utilisé aux Etats-Unis a été imaginé pour pêcher le black-bass. Il fait savoir qu’il donne également de très bons résultats sur les perches en utilisation jig.

    Conseils d’animation

    Gary Yamamoto est l’auteur de plusieurs best-sellers et non
    des moindres comme le Senko ou le Ika. Sa gamme compte peu de modèles, mais
    ceux qui y figurent ne sont pas là par hasard. Le Flapping Hog est un leurre qui
    doit vivre autant lorsqu’il est presque arrêté que lorsqu’il se déplace par
    à-coups. Pour cela, il est muni de multiples appendices qui jouent – par paires – dans
    tous les registres de mobilité. La meilleure façon de le découvrir est de
    l’utiliser non lesté, ce qui permet de comprendre sa façon si particulière de se mouvoir,
    notamment lorsqu’il est

    presque à l’arrêt.


    Fiche technique

    Longueur : 10 cm.
    Prix conseillé : 8,50 euros les 7 leurres.
    En vente en magasins spécialisés. Cinq coloris. Renseignements et liste des points de vente : www.luckycraft.fr

  • L’Andelle au niveau du château de Radepont

    L’Andelle au niveau du château de Radepont

    Certes, l’Andelle n’est plus cette rivière mythique fréquentée par Charles Ritz et Ernest Hemingway, mais on y passe encore de bien bons moments. La quiétude de ce parcours no kill de 10 km, qui s’étend de part et d’autre du château de Radepont, n’est troublée que par la présence occasionnelle de quelques kayakistes. En début de saison, à l’instar de la plupart des rivières normandes, la mouche noyée y obtient les meilleurs résultats.


    Renseignements
    :
    AAPPMA Mouche charlevalaise
    5, avenue du Château
    27360 Pont-Saint-Pierre
    Tél. : 06 85 73 61 19
    www.parcours-mouche-andelle.com

  • Nymphe à vue : à quel niveau solliciter les poissons ?

    Nymphe à vue : à quel niveau solliciter les poissons ?

    La question peut faire sourire : a-t-on vraiment le choix ! Et que l’on ait le choix ou non, le bon sens n’est-il pas de solliciter les truites au niveau où elles se trouvent et se nourrissent ? Vrai, mais pas toujours…

    Par Jean-Christian Michel

    Dans la pratique les choses peuvent être suffisamment compliquées pour s’estimer assez heureux lorsque la truite parvient à voir notre nymphe…Vitesse du courant, profondeur, couvert végétal, visibilité réduite sont autant de facteurs qui limitent notre marge de manoeuvre dans le choix d’une stratégie permettant d’intriguer un salmonidé et de l’inciter à prendre. Quand la truite a l’humeur légère (ça existe encore ?), la nymphe peut se trouver à son niveau, à ras du fond ou presque en surface, et si elle a envie de s’en saisir, elle se déplacera pour ramasser votre tortillon de plumes là où il se trouve. Dans une saison, ces journées fastes se comptent sur les doigts d’une main et l’éducation des farios peut nécessiter la mise en oeuvre de stratégies différentes afin de tromper leur méfiance. On peut miser sur une nymphe miracle (celle qui bouge les pattes comme une danseuse de french cancan et fait saliver les vieux bécards), on peut également utiliser le dernier fluorocarbone à 30 euros les 10 mètres… mais on s’apercevra vite que certains pêcheurs réussissent aussi bien avec un bon vieux pole fishing et une phaesant tail famélique… Indice que l’essentiel n’est peutêtre pas autant dans le matériel que dans l’oeil et la main du pêcheur. La plus grande satisfaction de la pêche à vue est d’arriver à identifier le comportement des truites pour, en fin de compte, parvenir à les provoquer. Il existe certainement des Konrad Lorenz de la truite fario, mais ceux que je connais n’ayant pas laissé de somme scientifique je me bornerai seulement à quelques observations empiriques.

    La truite “facile”

    Imaginons un cas idyllique : une fario se tenant dans un courant régulier et faisant des écarts à droite et à gauche pour intercepter ses proies. Si la nymphe attire son attention sans que le pêcheur ait fait de faute auparavant, cette truite peut prendre à tous les étages, avec en priorité tout ce qui monte devant son nez, comme c’est le cas lors de l’ascension des nymphes. On aura tout intérêt à présenter court afin de régler progressivement nos dérives sans l’effrayer. Attaquée ainsi, il y a de grandes chances que la truite s’avance nettement pour prendre, indication précieuse pour déclencher le ferrage peu après son arrêt. Or, tout le monde pêche ainsi, en allant au plus simple. Et dès que la zébrée se sera fait piquer le bout du nez, elle deviendra vite moins curieuse. Il faudra alors que votre nymphe arrive sur elle de façon très précise, sans dragage et avec la légèreté d’une proie naturelle pour parvenir à la tromper…

    La truite “occupée”

    Souvent les truites se nourrissent uniquement sur le fond. C’est le cas quand elles picorent entre les galets les gammares d’avril. Elles peuvent se déplacer nettement, se retourner, même, pour saisir les bestioles qui partent dans leurs dos, mais il faut impérativement pêcher à ras du fond et il y a peu de chance qu’une nymphe présentée à l’étage supérieur les intéresse tant la cueillette est facile sur le fond. Autre cas, celui de ces farios qui se nourrissent uniquement tête en bas, et non plus légèrement audessus. Quand une truite est sur les escargots d’eau ou sur les nymphes nageuses qui se faufilent entre les galets, la pêche peut devenir très énervante, car si votre leurre ne sort pas des galets à moins de 20 centimètres de sa tête il y a peu de chance qu’elle le voie. La précision est une fois de plus indispensable. Une petite nymphe assez plombée peut se révéler prenante si on parvient à pêcher “au coup de fusil”, c’est-à-dire en posant la nymphe au fond et en effectuant un aguichage marqué mais de faible amplitude. Ce saut de puce doit être réalisé juste devant le nez de la fario pour être efficace… plus facile à dire qu’à faire !

    La truite “indifférente”

    Hauteur d’eau importante, courant nul et truite apathique, pendue entre deux eaux ou bien posée sur le fond… la guerre des nerfs peut commencer ! La tentation est grande de lancer presque sur le poisson et de faire descendre le leurre à son niveau… Or, en procédant ainsi, l’impact de la nymphe et son immersion se font dans le champ visuel de la truite… le pire que l’on puisse faire ! Il n’existe pas de solution miracle, mais on a tout intérêt à essayer de pêcher ce poisson en surface et assez loin de sa tête. Le but est que la dérive de votre nymphe soit très lente et s’arrête au moment où elle entre dans le champ visuel du poisson afin de ne pas lui laisser le loisir d’inspecter le leurre sous toutes ses coutures. Il arrive parfois que la truite se réveille et démarre franchement comme lorsqu’elle monte du fond pour cueillir un insecte esseulé avant de replonger aussitôt pour continuer sa sieste. Dans tous les cas, le plombage des nymphes est à effectuer au plus léger, sauf cas particulier (micro-nymphes, pêche dans des profondeurs inhabituelles…).
    Pour que l’artificielle coule facilement, on privilégiera des modèles de type phaesant tail ou quill de paon ébarbé avec des cerques très clairsemés réalisés en pardo. En revanche, si on souhaite que la nymphe reste pendue dans la veine d’eau et plane sans draguer, on privilégiera les modèles duveteux ou de type oreille de lièvre. Enfin, lors d’une dérive, une fois que la nymphe a atteint la profondeur désirée grâce à un posé détendu, il est possible d’arrêter son enfoncement en tendant légèrement la soie… à utiliser avec parcimonie, sous peine de dragage !