Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Déficit sédimentaire : des causes connues mais quels remèdes ?

    Déficit sédimentaire : des causes connues mais quels remèdes ?

    Privées d’une bonne part de leurs sédiments piégés dans les bassins des barrages, les rivières alpines et méditerranéennes ont au fil du temps perdu leur substrat et avec lui leur vie. Depuis peu, des programmes de recharges sédimentaires sont mis en place sur ces rivières sous contrôle de l’Onema et de l’Agence de l’eau.

    Constat. L’activité humaine a davantage changé le visage des rivières de France en un siècle qu’en des millénaires. Endiguements, recalibrages, seuils, barrages : des décennies plus tard, les pêcheurs se comptent au premier rang des témoins qui comprennent l’impact que ces transformations morphologiques des cours d’eau ont sur la vie des espèces aquatiques. Ces bouleversements ne sont pas neutres car si en apparence l’eau coule toujours à peu près au même endroit, les espèces aquatiques, elles, voient leur milieu de vie modifié au point de le rendre inhabitable. Pourquoi des rivières jadis productives voient encore et toujours leur biomasse s’effondrer malgré des progrès réalisés en terme d’assainissement et de gestion quantitative des débits ? Pourquoi sur ces rivières, les populations de salmonidés autochtones sont-el les saines (présence de reproduction, de juvéniles, de sub-adultes et d’adultes) mais beaucoup plus faibles que par le passé (divisées par deux ou par dix en quelques décennies) ? Une des principales causes réside dans le déficit sédimentaire (surtout en PACA) dont souffrent les cours d’eau impactés par les activités anthropiques. Ce phénomène est encore plus accentué dans les rivières de régime méditerranéen au lit naturellement très large et fluctuant où la divagation des sédiments et des bras de rivière après chaque crue était caractéristique de l’identité et de la dynamique de ces cours d’eau. La disparition des sédiments entraîne une perte de diversité des écoulements et donc de l’habitat piscicole pour des poissons d’âges et d’espèces différentes, mais elle entraîne aussi une diminution des surfaces favorables à la reproduction. Lorsque les sédiments ont totalement disparu comme on peut l’observer dans quelques cas extrêmes où les contraintes hydrauliques sont très fortes, notamment à l’aval des barrages, cette disparition des sédiments provoque également une diminution drastique de l’habitat des invertébrés qui sont la base du régime alimentaire des poissons

  • Le Pêcheur Belge disponible en version numérique !

    Le Pêcheur Belge disponible en version numérique !

    Pas évident de trouver le magazine Le Pêcheur Belge dans l’Hexagone. C’est depuis peu beaucoup plus simple puisque le journal de nos confrères et voisins est disponible en version numérique. Cette version qui nécessite un abonnement est enrichie de nombreuses vidéos, photos, liens hypertextes, etc. Une version très didactique donc pour progresser dans toutes les techniques et se tenir informé à propos des événements qui se déroulent dans ce pays qui offre de vraies possibilités pour la pêche sportive (réservoirs, rivières wallonnes, plans d’eau à carnassiers, canaux sans oublier le littoral). L’abonnement peut se prendre sur le site Internet du journal.

  • Sylvain Brice La trentaine, le cap “souffrancier »

    Sylvain Brice La trentaine, le cap “souffrancier »

    Le guide de pêche qui officie entre la Haute-Marne et le Pays Basque, Sylvain Brice s’est lancé dans un premier roman à base de sensations naturalistes et de sentiments du bord de l’eau. Il nous convie a marcher sur ses pas, à quitter le sentier pour contempler une orchidée, à voir la rivière à 360° tous les sens en éveil, le tout avec la pudeur de quelqu’un qui n’est jamais là pour se faire remarquer. Très autobiographique, ce livre mêle avec un vrai talent littéraire la réalité et les fantasmes d’un bord de l’eau foisonnant qui ne manque jamais de stimuler l’imagination de l’auteur.

    www.edilivre.com

    Format : 134 x 204 cm

    Nombre de pages : 180.

    ISBN : 9782334068284

  • De la cohérence d’une boîte à nymphe

    De la cohérence d’une boîte à nymphe

    La pêche à la nymphe est une pêche de simplicité dont la nymphe artificielle n’est que l’élément le plus visible mais sans doute pas le plus important… Pourtant, ce sont bien ces petites créations de plumes et de poils qui obnubilent l’imaginaire des pêcheurs et qui remplissent les revues de pêche, les catalogues et les boîtes. Il y a du fétichisme dans tout cela et une bonne dose de croyance magique en des pouvoirs occultes dont seuls les initiés maîtriseraient l’alchimie !

    Plutôt que de vous livrer mes modèles magiques (vous rêvez ou quoi ?) et de vous en mettre plein la vue avec des montages catégorie champion du monde, je vous propose plutôt de chercher à comprendre ce qui fait la pertinence du choix d’une nymphe et donc, la cohérence qui va présider à la construction de votre boîte. Il faut bien comprendre que dans une boîte bien pensée, les mouches doivent prendre sens les unes par rapport aux autres et répondre à des besoins précis. S’il y a une chose dont j’ai horreur, c’est de la bonne âme que l’on croise au bord de la rivière et qui décroche une nymphe de sa boîte pour vous la donner en disant avec une sincère gentillesse : “tiens, prends celle-là, avec elle, j’ai fait des pêches du tonnerre dans les gorges du Pouflon”. Bien évidement, vous ne pouvez pas connaître le lestage du cadeau mais le pire c’est que vous ne savez rien des circonstances et des choix qui, le jour J, ont fait de son machin insignifiant une arme fatale. Ainsi naît cette croyance en un pouvoir occulte des nymphes artificielles au nom de l’idée que ce qui a été bon un jour sera bon toujours. Je connais quelques crédules dont les boîtes à trésors sont remplies de machins glanés ici ou là, au gré des lectures et des rencontres, remisées et multipliées avec une superstition médiévale ! Une collection au petit bonheur, sans savoir. Parfois c’est suffisant… mais rarement.

    Alors bien sûr, si vous vous rendez dans les gorges du Pouflon et que vous avez la veine de rencontrer les mêmes circonstances que votre bienfaiteur, il peut vous arriver de faire mouche. Les blogs fourmillent de ces bons conseils au vitriol… mais cette approche atteint vite ses limites car avec des poissons sauvages et des parcours très fréquentés, mieux vaut avoir un coup d’avance qu’un coup de retard. A attendre qu’on vous donne la bonne mouche, vous accumulerez les échecs en regardant réussir ceux qui sont capables de se forger seuls leur expérience et de pêcher juste et précis devant chaque situation. A la pêche comme ailleurs, il y a les humbles et ceux qui ont tout fait et tout vu et s’il faut renoncer à tenter quoi que ce soit pour remettre les seconds dans le sens de l’eau, j’aimerais en revanche faire quelque chose pour les premiers, surtout lorsqu’ils sont débutants et veulent se forger avec humilité leur propre expérience de nympheur. Je reste convaincu qu’il vaut mieux avoir deux modèles de mouches dans sa boite et de savoir comment les utiliser plutôt que d’en avoir dix incohérents.

  • Coup de chapeau à nos confrères de Voyages de Pêche

    Coup de chapeau à nos confrères de Voyages de Pêche

    Dans son numéro n° 118 (daté août – septembre) Le Magazine des Voyages de Pêche consacre un dossier de 14 pages fort instructif intitulé “Catch and release, les conseils des pros”. Il n’est certes pas évident de remettre à l’eau un mérou goliath de 200 kilos qui fait le bouchon en surface après avoir été remonté trop rapidement, un marlin encore plus lourd qui fait la planche ou un requin tigre qui lui, doit toujours nager pour ne pas couler comme une enclume. Le no-kill, fondement de la pêche sportive, n’a de sens que si l’acte de remettre à l’eau les poissons se soucie de la survie de ceux-ci. Et le no-kill devient de plus en plus une obligation en mer comme en eaux douces. Pratiquée dans de mauvaises conditions, une remise à l’eau peut être fatale à n’importe quel poisson, petit ou gros. A travers le monde, les guides de pêche ont développé des astuces, devenues de véritables techniques pour chaque espèce, avec parfois des systèmes surprenants pour renvoyer certains poissons dans les profondeurs qu’ils viennent de quitter pour les aider à décompresser (cas des mérous notamment mais aussi des percidés).

  • Une nouvelle saison qui s’annonce bien pour le réservoir d’Arenthon

    Une nouvelle saison qui s’annonce bien pour le réservoir d’Arenthon

    Ce très beau plan d’eau au cadre montagneux géré par le guide de pêche bien connu Stéphane Poëncet ouvrira de nouveau ses portes aux pêcheurs le 22 octobre 2016. La fermeture aura lieu le 15 avril 2017. Ce plan d’eau de 5 ha est une ancienne gravière. Toutes les techniques de pêche à la mouche sont pratiquées y compris la pêche à la nymphe à vue grâce à la clarté des eaux. Fermeture hebdomadaire: le mardi et le jeudi, sauf réservation minimum de six personnes.

    Réservation par téléphone conseillée et obligatoire pour les barques.

    Tél. : 06 08 25 39 57.

    E-mail : [email protected]

    www.guidepechemouchepoencet.com

  • Boîte à nymphes, de la logique sinon rien !

    Boîte à nymphes, de la logique sinon rien !

    Une des clefs de la pêche à la nymphe “au fil” ou « à vue” se conçoit à terre, notamment durant l’inter saison. Si vous voulez progresser dans cette pratique exigeante, profitez-en pour apporter de la logique dans vos boîtes à nymphes.

    Quand l’occasion se présente, j’aime jeter un oeil curieux dans la boîte à nymphes des pêcheurs qui croisent ma route. Durant les toutes premières secondes, cet oeil capte en premier lieu la teinte générale, puis les couleurs les plus colorées l’attirent naturellement. Ensuite je regarde la cohérence des modèles et des tailles. C’est en général ce qui permet de savoir en moins de dix secondes si le pêcheur qui m’ouvre son “livre” à nymphes est un bon monteur (parfois un peu trop), un pêcheur-monteur plus pêcheur que monteur ou quelqu’un qui achète ses nymphes. Bien entendu, ce dernier cas saute aux yeux. Les rangées semblent incomplètes. Il manque les déclinaisons, c’est-à-dire les modèles complémentaires si utiles en cas de refus. Pourquoi monter ou acheter plusieurs centaines de nymphes si ce n’est pour contrer tous les problèmes qu’on sera amené à rencontrer ? A quoi bon avoir 500 nymphes dans ses boîtes si on est incapable de proposer trois modèles de taille et de poids identiques mais de teintes différentes pour pallier l’indifférence ou le refus ? Parfois, c’est une infime différence de poids qui débloque la situation. Au final, face au seul poisson pris dans cet exemple théorique, on se retrouve avec la nécessité d’être en mesure de pouvoir proposer au moins deux lestages et trois teintes. Et comme tous les postes sont différents, on en revient à décliner chaque modèle en quatre lestages et entre trois et cinq tailles d’hameçons. C’est pour cette raison que je n’aime pas multiplier les modèles, car cela implique au final des milliers de nymphes.

    Pour la truite, je n’en ai que six ou sept au maximum. Il faut comprendre qu’une nymphe comme ma Fressane, une imitation de trichoptère dans les tailles 16, 14 et 12 ne pourra jamais m’aider lorsque que je bute sur une truite en alerte dans 20 cm d’eau au mois d’août. C’est pourquoi certaines imitations, comme un gammare ou une pheasant-tail à tête orange fluo, sont indispensables mais dans certaines conditions seulement. Ces nymphes ne sont complémentaires que des modèles qui se montent dans les mêmes tailles. A l’inverse, une pheasant- tail, modèle ultra généraliste est totalement déclinable de l’hameçon de 24 au 10. Il existe aussi dans mes boîtes quelques bizarreries que je n’ai jamais montées autrement que d’une seule et unique façon, lestage compris. Tous les ans, je me dis qu’il faudrait décliner, mais j’ignore pourquoi je n’ai jamais franchi le pas. Le pêcheur le plus rigoureux à la fois dans les déclinaisons et dans le plus faible nombre de modèles était Norbert Morillas. Nous avons consacré un article dans notre dernier numéro à sa pheasant-tail très particulière. Il existe aussi des grands pêcheurs à la nymphe qui ne montent pas leurs mouches. J’avoue que je ne comprendrai jamais comment ils peuvent pratiquer ainsi et j’espère qu’ils ne regrettent pas trop tous les poissons qu’ils ont dû laisser derrière eux faute de munitions adaptées !

  • Sécheresse, qui l’eût cru(e) ?

    Sécheresse, qui l’eût cru(e) ?

    Y a plus de saison mon bon monsieur ! Après les crues printanières exceptionnelles qui ont touché une bonne partie du pays, la fin de l’été s’avère chaude et sèche. A un point tel que même les régions réputées pour leur climat pluvieux, comme la Normandie ou la Franche- Comté en sont rendues à faire la danse de la pluie. A l’heure où nous bouclons ce journal (début septembre), la présentatrice de la météo est toute heureuse d’annoncer un radieux soleil avec des températures anormalement chaudes pour la saison. Une situation qui arrange bien certains, qui une fois de plus escamotent leur responsabilité derrière le réchauffement climatique. La Touques a rarement été aussi basse à cette saison et dans le Jura, l’administration parlait de fermer prématurément la pêche sur la haute rivière d’Ain, du jamais vu ! Bien sûr, les arrêtés préfectoraux sécheresse ne sont pas respectés par les agriculteurs, qui connaissent cette saison une situation délicate suite aux précipitations qui ont gâté les cultures au printemps. Rares seront toutefois les pêcheurs qui s’apitoieront sur le sort des riches céréaliers qui, contrairement aux guides de pêche, seront sans doute indemnisés !

  • Le bar (bientôt) fermé

    Le bar (bientôt) fermé

    La décision n’est pas encore prise, mais il ne fait guère de doute que la Commission européenne décide d’interdire toute pêche du bar au-delà du 48e parallèle. Et bientôt en deça. Sur recommandation de son Conseil pour l’exploitation de la mer. Accusés n°1 les pêcheurs français, au premier rang desquels les ravageurs pélagiques. Explication.

    La Commission européenne devrait décider d’interdire en urgence, toute pêche du bar dans la zone nord de l’Europe maritime. Ce moratoire total s’imposera dès 2017 aussi bien aux pêcheurs professionnels qu’aux pêcheurs de loisirs. En revanche il ne concernera vraisemblablement que la Manche, les cotes anglaises et le nord Bretagne, la pêche restant possible en deça du 48° parallèle c’est-à-dire au sud de Brest. L’organisme à l’origine de l’avis, le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) justifiant sa décision de ne recommander pour le sud qu’une baisse de 20 % des captures par… sa méconnaissance de l’état des stocks sur la façade atlantique du Morbihan au golfe de Gascogne. Or là où on dispose depuis très peu de temps d’ailleurs, d’études sérieuses sur les populations, le constat est simple : la survie même de l’espèce est en jeu. On est sûr aujourd’hui que les stocks de la zone nord (mais il y a de fortes chances pour qu’il en soit de même du sud d’Audierne à l’Espagne) ont non seulement chuté en deça de la Bpa (biomasse de précaution) mais sont en train de franchir la Blim (biomasse limite) en deça de laquelle l’effondrement des stocks ne garantit pas la pérennisation de l’espèce comme il en fut, au siècle dernier des morues de Terre Neuve ou des daurades du Moras. La mission du CIEM est d’être le garant du fameux RMD (pour rendement maximum durable) qui concilie le maintien à un niveau pérenne du stock de reproducteurs et du recrutement en juvéniles.

    Car le bar est un poisson à croissance plus ou moins lente selon les régions. Un bar de 42 cm, l’actuelle taille légale (au lieu de 36 pendant des années) est âgé de 5 à 6 ans, un bar de 70 cm peut avoir jusqu’à 20 ans. Cette caractéristique de l’espèce n’aidera pas à la reconstitution des stocks. Le bar dont les scientifiques et autres professionnels de la surveillance des ressources marines nous disaient encore jusqu’en 2013 qu’il n’appartenait pas à la catégorie des espèces menacées, au point de ne pas faire l’objet d’un TAC (total admissible de captures) comme le maquereau, la morue, le merlu ou l’anchois, le bar dont la France est de loin le premier producteur européen (5000 tonnes jusqu’à ces dernières années contre 1000 à chacun de ses voisins anglais, irlandais, hollandais) le bar, Dicentrarchus labrax est peut-être en train des disparaître. Sans que, en France, personne parmi les pouvoirs publics ou les lobbies et syndicats de la pêche professionnelle ne se soit à ce jour mobilisé pour empêcher cette catastrophe écologique dont les principales victimes seraient des centaines d’artisans pêcheurs dont c’était la principale ressource. Sans compter l’effet induit que cette affaire d’État risque d’avoir sur le tourisme halieutique et les milliers d’emplois concernés par le fiasco.

    Car il s’agit bien d’une affaire d’État : depuis des années des voix de moins en moins isolées s’élèvent pour dire que le discours officiel sur l’état des stocks est mensonger, pour dénoncer l’inefficacité stupéfiante de l’Ifremer, l’établissement public et commercial dont la principale mission aurait du être d’alerter les autorités. (Comme il le dit lui même, « L’Ifremer contribue, par ses travaux et expertises, à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral et au développement durable des activités maritimes. À ces fins, il conçoit et met en oeuvre des outils d’observation, d’expérimentation et de surveillance, et gère des bases de données océanographiques. ») Sauf que là, il n’a rien surveillé du tout : « depuis 20 ans, accusent les membres de la plateforme de la pêche artisanale française, nous alertons les scientifiques sur la diminution de la ressource

  • Le Chéran : Trois bassins supplémentaires sur la passe à poisson du seuil de la Capetaz

    Le Chéran : Trois bassins supplémentaires sur la passe à poisson du seuil de la Capetaz

    Les travaux de réalisation de trois bassins supplémentaires ont démarré sur la passe à poisson du seuil de la Capetaz à Alby-sur-Chéran. Dans le cadre de ses missions, le Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran (SMIAC) exerce une surveillance des ouvrages réalisés dans le cadre du contrat de rivière Chéran. Le Chéran à l’aval du seuil naturel de Banges (commune d’Allèves), ne présente que trois ouvrages artificiels. Des projets d’effacement (suppression des ouvrages) sont engagés sur les deux seuils situés en aval sur les communes de Rumilly, Boussy, Sales et Marigny-Saint-Marcel pour répondre aux objectifs de restauration de la continuité écologique. A moyen terme, le seuil de la Capetaz, à Alby-sur-Chéran (propriété de la commune d’Alby-sur-Chéran) sera donc le seul obstacle artificiel équipé d’une passe à poissons jusqu’au seuil naturel de Banges. Les observations de terrain de la passe à poissons (réalisée en 1998) qui équipe ce seuil, ont mis en lumière un dysfonctionnement de l’ouvrage, qui ne permet plus aux truites sauvages de remonter vers leurs sites de reproduction en amont du Pont Vieux, lorsque les débits du Chéran sont à l’étiage. Le Chéran subit depuis la fin des années 90 une baisse de près de 30 % de son débit moyen annuel et limite ainsi les possibilités de franchissement de cet obstacle artificiel pour les truites sauvages, qui sont un indicateur précieux de la qualité de l’eau du Chéran. Après une première phase d’étude réalisée en 2015, et après mise à disposition de l’ouvrage par la commune d’Alby-sur-Chéran, le SMIAC a engagé début septembre des travaux de reprise de la passe à poisson pour l’équiper de trois bassins supplémentaires afin de répondre aux objectifs réglementaires liés à la continuité piscicole.