Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Street Fishing de Lyon : Jean-Michel Marcon domine chez les gones

    Street Fishing de Lyon : Jean-Michel Marcon domine chez les gones

    Le dernier des quatorze opens de street fishing de l’AFCPL
    2011 s’est disputĂ© sur le RhĂŽne avec 50 concurrents dans le cƓur de la citĂ© des
    Gones. Cette étape restera mémorable avec un record de 397 poissons maillés
    capturés. Le public lyonnais était au rendez-vous et a pu découvrir cette
    discipline urbaine en échangeant avec les street fishers. Jean-Michel Marcon,
    du Team Rapala-Shimano-G.Loomis et vainqueur de cet open, explique : « ils
    viennent lĂ  Ă  cĂŽtĂ© de vous et regardent la technique de pĂȘche de chacun. Les
    gens prennent le temps de discuter sur l’intĂ©rĂȘt de remettre le poisson Ă  l’eau,
    sur les différentes espÚces présentes et les compétiteurs sont accessibles.
    C’est ça tout l’art du street, c’est qu’il se pratique au contact du public
    . » Au terme de sept heures de compétition,
    Jean-Michel Marcon a donc remportĂ© l’épreuve en signant un autre record :
    le meilleur score jamais établi en compétition street avec 5358 points (22
    perches maillĂ©es et 1 sandre de 441). Une saison 2011 qui s’achĂšve donc en
    fanfare !


    Résultats :

    1. Jean-Michel Marcon, Team Rapala-Shimano-G.Loomis

    2. Morgan Calu, team Cabela’s France

    3. Jean-François Desgranges



    Renseignements : www.afpcl.eu


    Photo : © AFCPL

  • Les sept familles de la pĂȘche – Les Indiens

    Les sept familles de la pĂȘche – Les Indiens

    Et si les millions de pĂȘcheurs qui parcourent les ocĂ©ans et riviĂšres du monde se rĂ©partissaient en quelques grandes familles de caractĂšres ? Ces cousins de l’onde ne manquent pas de signes de ralliement. Il y a ainsi les « pressĂ©s », les « mythos », les « équipĂ©s », les « scientifiques », les « mĂ©fiants », les « viandards ». Vous les dĂ©couvrirez bientĂŽt en ligne sur ce site. En commençant aujourd’hui par les Indiens. Noble catĂ©gorie dont peut-ĂȘtre faĂźtes-vous partie…

    Par Vincent Lalu

    Savez-vous ce qui differencie un Indien d’un autre pĂȘcheur ? Ce n’est pas la tenue (l’Indien ne porte pas de plume, ni sur la tĂȘte ni ailleurs, il n’a pas de tomawak accrochĂ© Ă  la ceinture et ne fume que rarement de l’herbe de bison). Ce n’est pas non plus la façon de sauter sur un mustang – qu’il n’a pas – ni d’envoyer des ronds de fumĂ©e depuis son havane. Non, ce qui distingue l’Indien de l’autre pĂȘcheur, c’est que l’Indien lance Ă  peu prĂšs cent fois moins souvent, mais prend dix fois plus de poissons. Le “pressĂ©â€, par exemple, dont nous parlerons une autre fois, commence dĂ©jĂ  Ă  fouetter alors qu’il n’a pas encore claquĂ© la portiĂšre de sa voiture. Les autres ne valent guĂšre mieux. Ils pensent tous que pour prendre du poisson il suffit de balancer sa ligne comme un mĂ©tronome en travers de la riviĂšre, histoire d’attraper les truites au lasso ou de les assommer Ă  coups de cuiller. Certains, dont quelques disciples de l’ami Eric Joly, s’entraĂźnent plus qu’ils ne pĂȘchent. EncouragĂ©s par quelques thĂ©ories audacieuses, notamment Ă©laborĂ©es par les saumoniers,selon lesquels un leurre qui est dans l’eau a plus de chance d’ĂȘtre pris qu’un leurre qui est dans l’air.
    L’Indien ne voit pas les choses de cette façon. Pour lui, avant de pĂȘcher, il faut regarder, comprendre pour apprendre, trouver sa place, se faire oublier. L’acte lui-mĂȘme ne viendra que plus tard, au bon moment, quand l’Indien jugera que le sifflement de sa soie ne risque pas d’envoyer tout le monde aux abris. MĂ©mĂ© Devaux, qui comme Henri Bresson appartient Ă  la sous-catĂ©gorie des Indiens pressĂ©s (trĂšs vite en pĂȘche, mais dans la discrĂ©tion), me donna un jour ce conseil de pĂȘcheur au toc : “Quand tu arrives sur un poste, surtout si la riviĂšre est Ă©troite, ne commence pas Ă  pĂȘcher avant deux ou trois minutes.” Lui fumait une cigarette pour laisser l’écho de son pas sur la berge se diluer dans les tourbillons apaisants du courant, le temps que ce qui Ă©tait la voĂ»te de leur caverne cesse d’infliger aux truites le supplice de ses vibrations telluriques. Ainsi sont les Indiens. Toujours capables de se mettre Ă  la place des poissons qu’ils traquent.
    Les Indiens n’arrivent jamais en terrain conquis, ils se font discrets, modestes, transparents, comme s’il leur fallait d’abord se faire accepter par l’écrin de leur passion, faire ami ami avec la vĂ©gĂ©tation, la lumiĂšre, les roches et enfin la riviĂšre, qui leur saura grĂ© de d’abord s’intĂ©resser Ă  elle, Ă  ses courants, ses graviĂšres, ses cathĂ©drales de tuf et au rythme de ses eaux. On trouve souvent des manouches dans les rangs des Indiens. On tombe dessus au dernier moment, au dĂ©tour d’un saule, absorbĂ©s par le feuillage, attentifs au moindre dĂ©tail, armĂ©s de cette infinie patience qui vaut mieux que la meilleure des mouches. Celui-lĂ  pĂȘchait en nymphe derriĂšre le tennis d’Is-sur-Tille, Ă  deux pas d’un parking, un courant famĂ©lique, nĂ©gligĂ© par les autres pĂȘcheurs. Il y posa trois fois sa ligne en “catgut”, au bout de laquelle se dĂ©battit bientĂŽt une jolie fario de 35 cm, qui prit son galet et trĂšs vite la direction du panier.
    Les Indiens sont une confrĂ©rie Ă  part. Ils n’ont pas grand-chose en commun avec les autres pĂȘcheurs, si ce n’est qu’ils s’intĂ©ressent, eux aussi, aux poissons. Et encore, pas forcĂ©ment aux mĂȘmes poissons. L’Indien sera toujours plus tentĂ© par la capture qui validera son statut de dĂ©nicheur unique que par celle qui remplira sa musette. En revanche, les Indiens se reconnaissent facilement entre eux, mĂȘme lorsqu’ils n’ont pas conscience d’en ĂȘtre, et qu’ils laissent au regard des autres le soin de les nommer. Leur rencontre et la reconnaissance qui en dĂ©coule se font forcĂ©ment au bord de l’eau, avec ou sans canne. Deux Indiens peuvent trĂ©bucher l’un sur l’autre parce qu’ils ne se voyaient pas, trop occupĂ©s qu’ils Ă©taient Ă  se fondre dans le paysage, Ă  se faire oublier du monde, et quelquefois des autres pĂȘcheurs qui adorent leur casser le coup juste pour leur dire : “Tu l’as vue celle-lĂ  ? – Oui je l’ai vue, juste avant que tu la fasses barrer.” J’ai deux amis. Appelons-les Philippe B. et Pierre A. Le premier a 12/10 aux deux yeux, le second est tellement miro que, s’il Ă©tait peintre, il ferait dans l’abstrait. Vous me direz qu’il est normal que Philippe B. voie les poissons et Pierre A. ne les voie pas. Et vous auriez raison. Enfin, presque. Car est-ce l’oeil qui fait le faucon ou le faucon qui fait l’oeil ? Je ne suis pas loin d’opter pour la deuxiĂšme solution : on n’est pas miro – que par hasard – ou, autrement dit : mĂȘme si cela est trĂšs injuste, c’est le plus mal Ă©quipĂ© des deux qui renonce le premier Ă  essayer de voir les poissons sur le fond de la riviĂšre. Je conçois bien volontiers que ce genre de raisonnement n’est pas pour plaire aux vrais handicapĂ©s de la rĂ©tine. Mais, franchement, combien de titulaires d’une excellente vue ont cessĂ© depuis belle lurette de tenter de voir les truites avant de songer Ă  les pĂȘcher ? Et marchent ainsi chaque jour sur le nez d’une bonne douzaine de poissons jusque-lĂ  bien disposĂ©s Ă  leur Ă©gard ? Conclusion, c’est souvent plus le regard que la vue qui manque aux pĂȘcheurs.
    Il n’y a pas d’ñge pour ĂȘtre un Indien, mais il y a peut-ĂȘtre un Ăąge pour en devenir un. Question d’éducation, d’initiation.
    Celui-lĂ , assurĂ©ment, Ă©tait nĂ© comme ça. Le fils de son pĂšre, maçon de son Ă©tat, qui l’emmenait Ă  la pĂȘche depuis son plus jeune Ăąge et qui s’était vite aperçu que le petit Ă©tait diffĂ©rent, qu’il voyait les poissons quand lui ne les voyait pas, qu’il avait une façon de se dĂ©placer au bord de l’eau Ă  la fois innĂ©e et unique, une Ă©conomie de gestes et une prĂ©cision stupĂ©fiantes.
    Quand je les ai croisés tous les deux, le papoose avait dix ans et décrivait déjà le poisson qui allait succomber au maniement de son vairon.
    “Tu vois le brochet sur la vase, lĂ , devant l’herbier ?” Non, je ne voyais pas. “Mais si, regarde bien, il y a une herbe juste au-dessus des deux yeux
 Oh ! il n’est pas gros. Peut-ĂȘtre 50. Tiens, le voilĂ .” Et la monture s’en alla planer du cĂŽtĂ© de l’herbier. OĂč Ă©tait le brochet qui faisait bien 50 et atterrit sur l’herbe, devant mes pieds. L’enfant s’en saisit et, trĂšs vite, le rendit Ă  son Ă©lĂ©ment. “Tu sais que tu n’as pas le droit de faire ça. On est en premiĂšre catĂ©gorie. Il est interdit de remettre un brochet Ă  l’eau, quelle que soit sa taille.” Junior sourit. Manifestement, les brochets, il les prĂ©fĂ©rait dans la riviĂšre. Je n’ai revu ni le pĂšre ni le fils. Et je ne sais si en grandissant l’enfant est restĂ© l’indien qu’il Ă©tait dans son jeune Ăąge. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’une initiation intelligente peut faire d’un enfant passionnĂ© un indien tout Ă  fait convenable. Un indien qui saura, par exemple, que pour que la riviĂšre vous livre son poisson il faudra d’abord lui donner beaucoup de temps, de patience, d’attention humble. Etre un aspirant Ă©mu, Ă©perdu de passion silencieuse, prĂȘt pour l’aventure de la grande fusion. Que la riviĂšre est une femme – eh oui, encore –, qu’il faut la conquĂ©rir, elle et tout ce qui l’entoure, et qu’une fois conquise, et une fois seulement, elle vous donnera son coeur oĂč nagent les poissons que vous convoitez.

  • Smith ULM 115 LLS

    Smith ULM 115 LLS

    Les stick-bait coulants sont moins nombreux que leurs homologues flottants. Ils sont toutefois trĂšs utiles pour pĂȘcher des poissons Ă©duquĂ©s qui rechigent Ă  venir s’emparer d’un leurre trĂšs bruyant en surface. C’est pour cette raison que Smith Ă  mis au point l’ULM 115 LLS. ÉquipĂ© de billes qui le stabilise et lui confĂšre une densitĂ© qui lui permet de couler trĂšs lentement, ce n’est cependant pas un leurre bruiteur. Cette discrĂ©tion est Ă©galement volontaire pour leurrer des poissons Ă©duquĂ©s, notamment les bars, poissons pour lequel il a Ă©tĂ© conçu. NouveautĂ© 2006, ce leurre a donnĂ© de trĂšs bons rĂ©sultats lors des compĂ©titions de pĂȘche au bar cette annĂ©e. Sa forme fine en fait une bonne imitation de lançon.CotĂ© armement, rien Ă  craindre, car les deux hameçons Owner Cultiva ST 46, reprĂ©sentent ce qu’il se fait de mieux. Il existe aussi une version Ă  petite bavette (ULM 115 RAF), dont la nage est plus proche de celle d’un jerk bait.

    Conseils d’animation
    Les stick-baits coulants sont trĂšs intĂ©ressants Ă  faire nager. Le panel d’animation qu’ils autorisent est beaucoup plus large qu’avec les modĂšles flottants. L’Ulm 115 LLS a une densitĂ© trĂšs proche de celle de l’eau et de ce fait, il Ă©volue Ă  quelques dĂ©cimĂštres sous la surface. Comme tous les stick-baits, il se dĂ©saxe aprĂšs chaque tirĂ©e sĂšche suivie d’un relĂąchĂ©. Les variations d’amplitudes de cette animation lui font effectuer des Ă©carts plus ou moins larges tant sur le plan horizontal que verticale. Ainsi, il vient parfois crever la surface avant de repartir sur le cotĂ© de façon trĂšs convaincante qui plaĂźt particuliĂšrement aux bars.


    Fiche technique

    Longueur : 115 mm. Poids : 16 gr.
    Prix conseillé : 20 euros.
    Existe en 6 coloris.
    Renseignements : www.smith-pro.com

  • La pĂȘche du bar au leurre souple en profondeur

    La pĂȘche du bar au leurre souple en profondeur

    Cet article traite des pĂȘches lourdes pratiquĂ©es Ă  la verticale d’un bateau dans des profondeurs de 20 mĂštres et plus. Cette technique demande un matĂ©riel particulier : cannes, moulinets, tresses, leurres et tĂȘtes plombĂ©es
 et pas mal d’application, mais le jeu en vaut la chandelle.

    Par Philippe Collet

    Les cannes

    Les cannes doivent ĂȘtre tactiles et rapides tout en supportant la traction sur des tĂȘtes plombĂ©es lourdes, de plus ou moins 100 grammes. Elles doivent avoir suffisamment de rĂ©serve de puissance pour extraire de gros poissons des obstacles, dans des fonds et des courants importants. Ces cannes doivent toutefois rester lĂ©gĂšres pour ne pas ĂȘtre trop fatigantes. Leur taille se situe entre 1,80 m et 2,20 m, ce qui Ă©vite un bras de levier trop important et fatigant. Elles sont souvent monobrins pour garder toute leur puissance, avec une poignĂ©e dĂ©montable pour minimiser leur encombrement. Le choix du haut ou du bas de la fourchette de longueur est une question de goĂ»t personnel et de façon de pĂȘcher. J’ai tendance Ă  prĂ©fĂ©rer une canne d’environ 2,10 m pour me sentir plus Ă  l’aise dans mes animations et ma perception du fond. Une telle taille me permet de contourner plus facilement l’avant ou l’arriĂšre du bateau en cas de passage en dessous, voire d’accrochage Ă  ce moment lĂ .
    Certains pĂȘcheurs bien plus avertis que moi ne jurent que par des cannes de 1,90 m, mais il ne semble pas y avoir de rĂšgle tant que l’on reste dans une fourchette de tailles raisonnables. Selon le type de pĂȘches au leurre souples pratiquĂ©es on privilĂ©giera des cannes plus ou moins fortes. Certaines cannes sont ultra spĂ©cialisĂ©es, d’autres plus polyvalentes. Il est mĂȘme possible de pĂȘcher avec les cannes traditionnelles (non mentionnĂ©es ici) destinĂ©es Ă  la pĂȘche aux leurres souples ou durs du bar. Beaucoup plus lĂ©gĂšres, elles risqueront toutefois la casse et amortiront considĂ©rablement les animations qu’elles ne pourront retranscrire en totalitĂ©.


    La pĂȘche en casting

    Les cannes de casting (moulinet Ă  tambour tournant) ont fait leur apparition en mer, notamment pour cette pĂȘche particuliĂšre.
    Certaines ont des anneaux montĂ©s en spirale pour Ă©viter la casse du blank par vrillage de la fibre. Les moulinets qui les Ă©quipent permettent de laisser filer la tĂȘte plombĂ©e en dĂ©brayant la bobine jusqu’à toucher le fond. Avec ces moulinets le contact avec le fond demeure bien visible. Au mieux, la bobine s’arrĂȘte avant de redĂ©marrer doucement sous l’effet d’un courant modĂ©rĂ©. Au pire, dans les courants violents, le fil saute d’un centimĂštre environ Ă  l’intĂ©rieur du moulinet sans que l’on puisse vraiment percevoir d’arrĂȘt de la bobine. Il convient alors d’embrayer cette derniĂšre et de dĂ©coller le leurre du fond. La pĂȘche en casting permet de facilement dĂ©tecter les touches Ă  la descente car le fil reste tendu et de cette façon, transmet de nombreuses informations. Le ferrage peut intervenir plus rapidement avec un tambour tournant en bloquant la bobine avec le pouce ou en la rĂ©enclenchant Ă  la manivelle mais ce n’est pas forcĂ©ment le plus important.
    Avec ce type de matĂ©riel, le frein de lancer doit ĂȘtre rĂ©glĂ© correctement : suffisamment dur pour Ă©viter l’emballement, suffisamment doux pour ne pas trop freiner la descente. Le leurre n’aura pas la mĂȘme nage descendante que s’il est en chute libre avec un moulinet Ă  tambour fixe ouvert. Il ira moins vite ce qui peut parfois faire la diffĂ©rence. Certains inconditionnels du tambour fixe diront qu’ils contrĂŽlent parfaitement la descente de leur leurre et sentent les touches pouvant se produire Ă  ce moment lĂ . Il s’agit de personnes habituĂ©es Ă  laisser filer leur ligne entre le pouce et l’index, ce qui semble ĂȘtre un exercice un peu plus difficile. Le tambour tournant prĂ©sente l’avantage de la soliditĂ© et de la lĂ©gĂšretĂ©. Ce type de moulinet s’use moins vite qu’un moulinet Ă  tambour fixe. La retransmission des touches est aussi plus directe avec un minimum de renvois d’angles. Les cannes sont trĂšs tactiles et permettent un contact direct de la main sur le blank. L’inconvĂ©nient des moulinets de casting est leurs faibles ratios, souvent infĂ©rieurs Ă  60 cm par tour de manivelle. Il convient de rechercher un moulinet permettant de ramener 70 Ă  80 cm par tour de manivelle, mais ce n’est pas un exercice encore trĂšs facile. Pour les moulinets Ă  tambour fixe, il convient de les prĂ©voir solides et fiables (car ils sont sollicitĂ©s) mais toutefois, lĂ©gers, un modĂšle 4000 Ă  6000 convient parfaitement. Le moulinet doit bien Ă©quilibrer la canne.

    De la tresse Ă  jigger

    Pour cette pĂȘche, la question du nylon ou de la tresse ne se pose pas. La tresse est indispensable pour maintenir son leurre dans des fonds importants malgrĂ© le courant. Les tresses, d’un diamĂštre de 15 Ă  25/100, demeurent trĂšs solides, elles fendent plus facilement le courant et permettent une retransmission de nombreuses informations, notamment le contact avec le fond.
    Certains fabricants proposent des tresses Ă  jigger multicolores. Des marquages de diffĂ©rentes couleurs tous les 1,5 ou 10 mĂštres, permettent la visualisation prĂ©cise de la profondeur de pĂȘche. C’est un atout considĂ©rable surtout lorsqu’on pĂȘche des roches qui remontent rapidement (exemple passage de 40 Ă  20 mĂštres). La tresse est prolongĂ©e de 1,5 Ă  2 mĂštres de fluorocarbone de 40 Ă  60 /100, choisi pour sa rĂ©sistance Ă  l’abrasion et son invisibilitĂ©. Le leurre est fixĂ©, soit grĂące Ă  une agrafe solide, soit en direct avec un noeud lorsqu’on s’accroche souvent ou que la pĂȘche ne demande pas un changement frĂ©quent de taille de tĂȘtes plombĂ©es.


    Les tresse à jigger du marché (liste non exhaustive)

    Daiwa : Tresse Tournament Accu Depth Multicolor, 15, 20, 30 lbs, marquée tous les mÚtre et 5 mÚtres avec une couleur différente tous les 10 mÚtres.
    Varivas : Tresse Varivas Avani Jigging 10*10, 23 lbs, 35 lbs, une couleur différente tous les 10 mÚtres.
    Distribution Way Of Fishing

    L’utilisation de l’électronique

    Cette pĂȘche qui permet d’aller chercher les poissons dans leur repĂšre nĂ©cessite beaucoup de prĂ©cision et laisse peu de place Ă  l’improvisation. Lorsqu’on pĂȘche des tĂȘtes de roches ou des cassures profondes et invisibles depuis la surface, il est impossible de s’en sortir en aveugle sans casse. Une brusque remontĂ©e de plusieurs mĂštres est sanctionnĂ©e par un inĂ©vitable accrochage. La simple lecture de la profondeur Ă  l’échosondeur peut permettre de limiter les dĂ©gĂąts, en rĂ©agissant trĂšs vite, Ă  condition que le montage ne devance pas le bateau. Un GPS permettra de rĂ©ellement anticiper la remontĂ©e ou ladescente du leurre le long des obstacles en surveillant sa position sur une carte intĂ©grĂ©e ou en visualisant les points enregistrĂ©s lors de prĂ©cĂ©dentes dĂ©rives et souvent en faisant les deux. Les secteurs les plus chaotiques sont bien sur les plus prolifiques, la rĂ©ussite de cette pĂȘche rĂ©side dans la capacitĂ© du pĂȘcheur Ă  frĂŽler les obstacles pour y trouver des poissons embusquĂ©s.
    Lorsqu’ils chassent, les bars ou les lieux remontent dans la couche d’eau. Il est alors possible de les leurrer plus facilement en pĂȘchant Ă  distance des obstacles. Lorsqu’ils ne sont plus aussi mordeurs, voire lorsqu’ils sont apathiques, la prĂ©cision est de rigueur. Seul un passage du leurre trĂšs prĂ©cis est payant. C’est Ă  ce moment lĂ  que les bons pĂȘcheurs font la diffĂ©rence.

    Les leurres et leur armement

    Les leurres sont choisis parmi les gros leurres souples du marchĂ©. ArmĂ©s de tĂȘtes plombĂ©es lourdes pesant de 60 Ă  200 grammes, ils doivent s’y adapter correctement. Il ne parait pas vraiment concevable d’armer une leurre de 10 cm avec une tĂȘte de 100 grammes. Un leurre de 15 cm conviendra mieux. Les fabricants proposent, depuis peu, de nombreux modĂšles de tĂȘtes plombĂ©es lourdes, pour rĂ©pondre Ă  la demande de cette technique spĂ©cifique. La moyenne des leurres utilisĂ©s se situe Ă  environ 15 cm pour un poids de tĂȘte de 100 g. Le poids est adaptĂ© Ă  la profondeur, mais surtout Ă  la force du courant. On veillera toujours Ă  trouver le meilleur compromis, contact avec le fond/poids du leurre. Les meilleurs pĂȘcheurs dans cette technique allĂšgent progressivement leurs montages. Les leurres n’ont pas tous la mĂȘme forme. Les formes shad sont les plus utilisĂ©es pour le signal qu’elles Ă©mettent, elles descendent moins vite que les autres, Ă  poids de tĂȘte Ă©gal, car leur caudale pousse beaucoup d’eau. Il ne faut pas nĂ©gliger les formes slug ou finesse qui peuvent parfois ĂȘtre plus attractifs. Des tĂȘtes plombĂ©es articulĂ©es sont proposĂ©es par de nombreux fabricants. Elles conviennent bien pour l’armement des shads auxquels elles donnent plus de souplesse et de fluiditĂ© dans la nage. Cette souplesse peut ĂȘtre prĂ©servĂ©e en utilisant des tĂȘtes fixes aux hameçons courts et bien ouverts (nouveaux hameçons VMC 7161 TI, hameçons Jigg 11 Decoy par exemple) proportionnĂ©es Ă  la taille des leurres (5 ou 6/0 pour un leurre de 15 cm). Le leurre ne doit pas ĂȘtre bridĂ© par l’hameçon sur plus du tiers de sa longueur.

    L’action de pĂȘche

    L’action de pĂȘche consiste Ă  laisser descendre le leurre en contrĂŽlant sa chute. Une fois le contact Ă©tabli avec le fond il faut le dĂ©coller rapidement pour Ă©viter l’accrochage. On peut alors animer le leurre avec la canne en la remontant puis la rabaissant pour retrouver le fond. S’il y a un peu de courant on perd rapidement le contact. Il faut donc redonner un peu de tresse pour retrouver le fond et ainsi de suite. Quand on a sorti trop de tresse et que la reprise de contact devient trop difficile, on remonte le leurre en surface pour recommencer l’opĂ©ration. Le moulinet de casting permet de relĂącher du fil trĂšs facilement par simple pression du pouce sur la gĂąchette, puis en bloquant, dĂ©bloquant le dĂ©videment de fil sur la bobine manuellement. Avec un tambour fixe, on rend du fil entre les doigts pick-up ouvert. Il faut essayer de ne pas pĂȘcher sous le bateau mais plutĂŽt derriĂšre, car en cas d’accrochage, avec un frein rĂ©glĂ© serrĂ©, les risques de casser la canne sont importants. Les dĂ©rives sont souvent trĂšs rapides et l’accrochage avec le fond s’apparente alors Ă  l’accrochage d’une “locomotive”. Cette pĂȘche permet l’exploration de fonds allant jusque plus de 60 mĂštres avec des tĂȘtes de plus de 200 grammes, plus elle est profonde, plus elle est technique, car le poisson occupe souvent des postes marquĂ©s avec de rĂ©els risques d’accrochage. Cette technique est gourmande en leurres mais elle permet de dĂ©loger de leur repaire de gros poissons peu sollicitĂ©s. D’apparence grossiĂšre elle est en fait trĂšs subtile.

  • TempĂ©rature d’eau et poissons, un Ă©quilibre fragile et complexe

    TempĂ©rature d’eau et poissons, un Ă©quilibre fragile et complexe

    La grande majoritĂ© des pĂȘcheurs n’accordent pas assez d’importance Ă  l’impact de la tempĂ©rature de l’eau sur l’activitĂ© des poissons. Animaux Ă  sang froid, ils subissent directement les diffĂ©rences de tempĂ©rature. Cet article permet de bien comprendre quelles sont les consĂ©quences chez les poissons lors des variations de tempĂ©rature de l’eau, car c’est souvent un facteur dĂ©terminant pour leur alimentation.

    Par Arnaud Caudron

    Certains ĂȘtres vivants comme les mammifĂšres ou les oiseaux ont une tempĂ©rature corporelle constante. Ces espĂšces sont dites homĂ©othermes. Les poissons, par contre, sont incapables de garder leur tempĂ©rature interne constante et celle-ci varie en fonction de la tempĂ©rature de l’eau. Dans le jargon technique, on les appelle des poĂŻkilothermes. Ensuite, on peut distinguer les espĂšces eurythermes, susceptibles de supporter de grandes amplitudes de tempĂ©rature, qui vivent prĂ©fĂ©rentiellement en zone de plaine (cyprinidĂ©s), et les espĂšces stĂ©nothermes qui, elles, au contraire ne tolĂšrent que des variations faibles autour d’une valeur moyenne et qui gĂ©nĂ©ralement prĂ©fĂšrent les eaux froides, par exemple la truite. Ces espĂšces sont donc doublement dĂ©pendantes et sensibles aux valeurs de la tempĂ©rature de l’eau. On comprend mieux pourquoi la tempĂ©rature de l’eau est un facteurĂ©cologique primordial et les raisons pour lesquelles ses variations au cours de l’annĂ©e jouent un rĂŽle direct sur la vie des poissons. Ainsi, la tempĂ©rature de l’eau intervient directement sur certaines fonctions vitales comme le mĂ©tabolisme, donc la croissance, l’activitĂ© hormonale, la reproduction, mais peut aussi intervenir indirectement, par exemple, pour certaines pathologies qui sont favorisĂ©es par l’élĂ©vation de la tempĂ©rature de l’eau.

    Température, exigences et qualité du milieu

    La tempĂ©rature intervient directement dans la qualitĂ© chimique des eaux puisqu’elle agit sur les concentrations des diffĂ©rents composĂ©s essentiels prĂ©sents dans l’eau, par exemple l’azote, qui peut prendre diffĂ©rentes formes au cours de son cycle (nitrite, nitrate, ammonium, ammoniac), le calcium et Ă©galement la concentration en dioxygĂšne et le taux d’oxygĂšne dissous. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, une Ă©lĂ©vation de tempĂ©rature accĂ©lĂšre le mĂ©tabolisme du poisson et donc stimule sa croissance alors qu’une baisse de la tempĂ©rature provoque l’effet inverse. Lorsque la tempĂ©rature de l’eau augmente, la demande en oxygĂšne aussi augmente car le poisson est plus actif et s’alimente plus pour rĂ©pondre Ă  la demande mĂ©tabolique. Cependant, en mĂȘme temps que le poisson augmente sa consommation d’oxygĂšne, la disponibilitĂ© de cet oxygĂšne dans l’eau diminue car l’augmentation de la tempĂ©rature limite la solubilitĂ© des gaz. De plus, l’élĂ©vation de la tempĂ©rature provoque un changement des concentrations relatives des composĂ©s de l’azote en augmentant le taux d’ammoniac, forme toxique del’azote. Il existe donc un Ă©quilibre instable dans l’interaction entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments, qui varie continuellement en fonction de la valeur de la tempĂ©rature d’eau. D’autres Ă©lĂ©ments, comme la charge en matiĂšres organiques, peuvent influencer cet Ă©quilibre prĂ©caire. Ainsi, dans des eaux polluĂ©es par surcharge organique, par exemple l’aval des rejets de stations d’épuration peu performantes, la prolifĂ©ration des bactĂ©ries aĂ©robies, qui augmente avec la tempĂ©rature, entraĂźne une diminution de la teneur en oxygĂšne.
    Des variations de tempĂ©rature ont lieu, bien sĂ»r, au cours de l’annĂ©e, par exemple entre l’étĂ© et l’hiver, oĂč l’amplitude tourne en gĂ©nĂ©ral autour de 15 Ă  20 °C, mais, chose moins connue, les conditions de tempĂ©rature d’un cours d’eau peuvent Ă©galement varier de 4 Ă  10 °C au cours d’une mĂȘme journĂ©e. Ces informations peuvent expliquer les diffĂ©rences d’activitĂ© des poissons, que l’on observe au cours d’une journĂ©e de pĂȘche. Outre l’effet des variations thermiques, certaines valeurs extrĂȘmes de tempĂ©rature (Ă©levĂ©e ou basse) peuvent rendre les conditions de vie plus difficiles en provoquant un dĂ©sĂ©quilibre entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments, qui fait qu’au moins un de ces Ă©lĂ©ments atteint unevaleur qui n’est plus compatible avec les exigences Ă©cologiques d’une espĂšce. Alors le poisson rentre en Ă©tat de stress, arrĂȘte de s’alimenter, bloque son mĂ©tabolisme et, cas extrĂȘme, cherche Ă  migrer ou peut mourir si certaines valeurs dĂ©passent ses limites vitales. Par exemple, pour la truite commune, qui est une espĂšce trĂšs Ă©tudiĂ©e et pour laquelle des donnĂ©es prĂ©cises existent, on estime son preferendum thermique entre 4 et 19 °C. C’est-Ă dire que, lorsque la tempĂ©rature d’eau est en dessous de 4 °C ou au-dessus de 19 °C, la truite rentre en Ă©tat de stress et rĂ©duit fortement son mĂ©tabolisme et cesse de s’alimenter. Au-delĂ  de 25 °C, les conditions du milieu deviennent lĂ©tales ou sublĂ©tales pour ce poisson. En plus, en fonction du stade de vie (embryon, larve, juvĂ©niles, adultes) et de l’état physiologique (maturitĂ© sexuelle), les exigences Ă©cologiques vis-Ă -vis de la tempĂ©rature ne sont pas les mĂȘmes.


    Température et reproduction

    La quasi-totalitĂ© des poissons sont dĂ©pendants de la tempĂ©rature d’eau pour l’ensemble de leur cycle de reproduction.
    Chaque espĂšce a ses propres preferenda thermiques, en rapport avec la pĂ©riode de l’annĂ©e durant laquelle se dĂ©roule la reproduction. L’étape de maturation sexuelle et de formation des gamĂštes est souvent dĂ©clenchĂ©e par un changement brusque de la tempĂ©rature (Ă©lĂ©vation ou baisse) ou l’atteinte d’une valeur seuil Ă  partir de laquelle les gĂ©niteurs commencent Ă  maturer. Par exemple, pour la truite, la reproduction est systĂ©matiquement prĂ©cĂ©dĂ©e par une chute de la tempĂ©rature de l’eau. Les comportements migratoires, particuliĂšrement chez les salmonidĂ©s, permettant aux gĂ©niteurs d’accĂ©der aux zones de frayĂšres, sont Ă©galement souvent dĂ©clenchĂ©s par une chute de la tempĂ©rature de l’eau.
    Enfin, la durĂ©e du dĂ©veloppement embryo-larvaire, en particulier chez les salmonidĂ©s, est dĂ©terminĂ©e par la tempĂ©rature de l’eau. Cette durĂ©e est alors exprimĂ©e en degrĂ©s-jours. Par exemple, pour la truite commune, l’éclosion des oeufs intervient environ 400 degrĂ©s-jours aprĂšs la fĂ©condation. Aussi, pour connaĂźtre la durĂ©e d’incubation, on additionne chaque jour la valeur moyenne de la tempĂ©rature de l’eau jusqu’à atteindre un total de 400 °C. Ainsi, thĂ©oriquement, si la tempĂ©rature est constante et reste tous les jours Ă  10 °C, il faudra 40 jours d’incubation pour atteindre le seuil de 400 °C. Dans le cas de la truite, il faut encore presque 400 degrĂ©s-jours pour que la larve se dĂ©veloppe et Ă©merge des graviers. Dans la nature, la valeur de la tempĂ©rature n’est bien sĂ»r pas constante au cours du dĂ©veloppement embryonnaire, puisque l’eau se rĂ©chauffe progressivement au fur et Ă  mesure que le dĂ©veloppement a lieu. Mais, globalement, lorsque les tempĂ©ratures d’un cours d’eau sont plus Ă©levĂ©es, la durĂ©e de vie sous graviers sera plus courte. Les premiĂšres Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en milieu naturel montrent que la durĂ©e totale de vie sous graviers pour la truite commune peut varier de 115 Ă  180 jours selon les sites, soit de quatre Ă  six mois. Il semble qu’au-delĂ  de 180 jours le dĂ©veloppement ne soit pas viable et que la mortalitĂ© des alevins soit totale.

    Température et pathologie

    La tempĂ©rature de l’eau est aussi un facteur important pour l’état sanitaire des poissons, en particulier concernant le dĂ©veloppement des pathologies. Pour la totalitĂ© des poissons, les diffĂ©rents types de pathologies possibles, bactĂ©riennes, virales, parasitaires, sont conditionnĂ©s ou influencĂ©s par les valeurs de tempĂ©ratures de l’eau. Les pathologies sont le plus souvent liĂ©es Ă  un rĂ©chauffement des eaux ou Ă  l’atteinte d’une valeur seuil importante. L’exemple le plus parlant, et qui est d’actualitĂ©, est le dĂ©veloppement de la tetracapsulose ou maladie rĂ©nale prolifĂ©rative chez les truites et les ombres, appelĂ©e plus communĂ©ment PKD (proliferative kidney disease). La PKD est une maladie infectieuse qui provoque une hypertrophie des reins et, Ă©ventuellement, du foie et de la rate, qui peut entraĂźner dans les populations des taux de mortalitĂ© relativement importants, notamment chez les juvĂ©niles. L’agent infectieux est un parasite nommĂ© Tetracapsula bryosalmonae, qui infecte en premier lieu des petits invertĂ©brĂ©s de nos cours d’eau, les bryozoaires, mais qui peut Ă©galement parasiter les salmonidĂ©s lorsque les conditions du milieu deviennent favorables.
    La tempĂ©rature de l’eau joue un rĂŽle primordial dans le cycle de dĂ©veloppement de ce parasite, qui se propage dans le milieu naturel lorsque celle-ci atteint 9 °C. L’apparition des consĂ©quences cliniques sur les truites semble nĂ©cessiter une tempĂ©rature d’au moins 15 °C pendant environ deux semaines. Si, Ă  premiĂšre vue, ces conditions de tempĂ©rature peuvent paraĂźtre rares, en rĂ©alitĂ© les relevĂ©s thermiques qui commencent Ă  se mettre en place sur diffĂ©rents rĂ©seaux hydrographiques montrent que de nombreux sites sont concernĂ©s, et pas seulement dans les riviĂšres de plaine. D’ailleurs, plusieurs sites montrant des truites atteintes de PKD ont Ă©tĂ© dĂ©couverts en France, en Suisse et en Grande-Bretagne. On perçoit mieux le rĂŽle dĂ©terminant que joue la tempĂ©rature de l’eau sur les poissons et l’influence qu’elle peut donc avoir sur la structure d’un peuplement ou d’une population. Ce facteur doit donc ĂȘtre pris en compte de maniĂšre prioritaire dans les Ă©tudes piscicoles ou de qualitĂ© du milieu et il doit ĂȘtre Ă©tudiĂ© sur un cycle annuel, car chaque stade de dĂ©veloppement a ses propres exigences. Il est vrai que c’est bien souvent l’augmentation de la tempĂ©rature qui pose des problĂšmes, en particulier pour les espĂšces stĂ©nothermes, etce constat n’est pas rassurant maintenant que l’on sait que le rĂ©chauffement climatique dont on nous parle tant est inĂ©vitable. En effet, on ne cherche plus Ă  Ă©viter ce rĂ©chauffement, car il est trop tard, mais on cherche dĂ©sormais Ă  prĂ©voir ce qu’il provoquera comme bouleversements biologiques, Ă©cologiques et humains. Concernant les milieux aquatiques, de premiĂšres Ă©tudes par modĂ©lisation prĂ©voient Ă  long terme une rĂ©duction importante de l’aire de rĂ©partition des espĂšces stĂ©nothermes comme la truite et une banalisation des peuplements sur la majoritĂ© des milieux, car le rĂ©chauffement va profiter aux espĂšces les moins exigeantes. Et ce qui est vrai pour le poisson l’est Ă©galement pour les invertĂ©brĂ©s et les plantes aquatiques. Par contre, ce que ne prennent pas en compte ces Ă©tudes prospectives est la capacitĂ© d’adaptation des espĂšces face Ă  ce changement. Nous pouvons donc raisonnablement espĂ©rer que ce changement sera suffisamment progressif pour permettre aux espĂšces ayant une plasticitĂ© Ă©cologique importante de s’acclimater.

  • Les 3 Lacs

    Les 3 Lacs

    Le site des 3 Lacs, en IsĂšre,
    plus connu sous le nom de
    réservoir de Trept, propose
    depuis plus de vingt ans la pĂȘche Ă 
    la mouche du brochet en complément
    de celle de la truite.
    L’intĂ©rĂȘt du site des 3 Lacs rĂ©side
    dans la variĂ©tĂ© des pĂȘches et des
    poissons qu’il propose, puisqu’il
    est possible de pĂȘcher la truite dans
    un plan d’eau de 6,5 ha, le brochet
    dans un autre plan d’eau de 4 hectares
    et le black-bass dans un plan
    d’eau de deux hectares.

  • Contrefaçon : DSM Dyneema accuse une marque chinoise

    Contrefaçon : DSM Dyneema accuse une marque chinoise

    La société DSM Dyneema, fabricant de fibres synthétiques
    notamment de fils de pĂȘche Ă  l’usage des pĂȘcheurs de loisir, a annoncĂ© dans un
    communiquĂ© publiĂ© le 8 novembre qu’elle avait pris des actions prĂ©ventives
    contre la société chinoise Fast Dart pour utilisation abusive de sa marque Dyneema.
    A l’occasion du 2011 Fishing Show de Langfang, qui s’est tenu du 26 au 29
    juillet dans la province chinoise de Heibei, des fonctionnaires chinois de
    l’Administration du commerce et de
    l’industrie, accompagnĂ©s par le reprĂ©sentant de la marque en Chine, ont
    saisi des catalogues et des brochures, oĂč la marque DSM Dyneema Ă©tait
    frauduleusement utilisée. DSM Dyneema se félicite de la coopération du
    gouvernement chinois. A noter que Fast Dart exporte ses produits vers l’Europe,
    donc soyez prudents


    Photo :
    © DSM Dyneema

  • Un ensemble parfait pour la pĂȘche au bar en traction

    Un ensemble parfait pour la pĂȘche au bar en traction

    Canne Illex Ashura S-250 XH, moulinet DaĂŻwa Saltiga 3500, tresse DaĂŻwa Tournament 8 Braid Acudeph

    Cet ensemble, que vous avez pu dĂ©couvrir dans notre reportage sur la pĂȘche du bar en traction, mĂ©ritait un coup de zoom. Il est parfait pour la pĂȘche du bar au leurre souple mais aussi pour d’autres espĂšces marines de tailles raisonnables ainsi que pour la pĂȘche du silure de taille moyenne.

    Cette canne de 2,50 m est la plus puissante de la gamme Ashura mais ce n’est pas pour autant une trique inconfortable. Elle est particuliĂšrement bien Ă©quilibrĂ©e et lĂ©gĂšre (200 g). Son blank a une forte action de pointe qui permet de lancer loin avec beaucoup d’aisance et de prĂ©cision, et ce dĂšs les petits grammages. La canne est trĂšs douce de pointe et trĂšs forte de talon, ce qui lui permet de laisser travailler les leurres, d’assurer les prises en limitant les dĂ©crochĂ©s, tout en ayant la capacitĂ© d’extraire en force les poissons pris au milieu des obstacles. Elle est donnĂ©e pour une plage de poids de leurres de 14 Ă  80 g. Elle devient vraiment agrĂ©able Ă  utiliser Ă  partir de tĂȘtes plombĂ©es de 21, 28 g montĂ©es sur des leurres souples de 10 Ă  12 cm. Elle est trĂšs Ă  l’aise avec des tĂȘtes de 40, 50, 60 g et peut encore envoyer de gros leurres souples montĂ©s sur des tĂȘtes plombĂ©es lourdes de 100 g ou un peu plus, mais il faut alors Ă©viter d’appuyer ses lancers. Sa longueur permet d’avoir une grande amplitude d’animation. Elle se prĂ©sente en deux brins inĂ©gaux pour prĂ©server l’action du scion et garantir sa soliditĂ©. Son encombrement est limitĂ© Ă  1,69 m. Elle est livrĂ©e dans une housse de toile compartimentĂ©e et un tube rigide.
    Cette canne est trĂšs agrĂ©able Ă  utiliser, peu fatigante et particuliĂšrement tactile. Elle est parfaitement adaptĂ©e Ă  la technique de pĂȘche du bar en traction et permet de propulser des leurres lourds Ă  grande distance. Elle a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e par les testeurs Illex, dont Yoann Houssais, vainqueur des derniĂšres Labrax Cup et grand adepte de la pĂȘche en traction. C’est une trĂšs bonne canne pour la pĂȘche du bar mais aussi bien adaptĂ©e Ă  la pĂȘche des silures moyens aux leurres, sans fatigue. La courbe est parfaite, avec une action marquĂ©e de pointe qui permet d’avoir une large plage d’utilisation en grammages de leurres. La pointe souple amortit les coups de tĂšte du poisson et minimise les dĂ©crochages, alors que la rĂ©serve de puissance du talon permet d’imposer sa loi si nĂ©cessaire. La canne en deux brins inĂ©gaux se dĂ©boĂźte Ă  quelques dĂ©cimĂštres au-dessus de la poignĂ©e, ce qui minimise son encombrement. La poignĂ©e de l’Ashura en mousse haute densitĂ© intĂšgre un porte-moulinet Ă  vis Fuji trĂšs agrĂ©able pour la main. L’association de cette canne lĂ©gĂšre avec le Saltiga Game 3500 est parfaite.

    Le Saltiga Game 3500

    Trouver un moulinet robuste, rĂ©sistant aux pĂȘches fortes mais tout de mĂȘme lĂ©ger pour garder un vĂ©ritable confort de pĂȘche, n’est pas chose facile. Le Saltiga Game rĂ©pond Ă  ce cahier des charges. Outre ses 14+1 roulements, son frein micromĂ©trique, son bĂąti et rotor en alliage d’aluminium, sa bobine avec lĂšvres titanium, son axe flottant qui permet de rĂ©duire de 30 % la friction, etc., il a la particularitĂ© de ne pas s’encombrer d’un bouton d’activation de l’anti-retour, puisque ce dernier est permanent. Cela minimise les risques de dysfonctionnement. Dans le mĂȘme esprit, son pick-up ne se rabat qu’à la main. Lorsqu’il est ouvert, le rotor est freinĂ© pour ne pas tourner lors du lancer. Cela Ă©vite le trĂšs dĂ©sagrĂ©able rabattage intempestif du pickup qui peut arriver parfois sur des lancers appuyĂ©s. Ce moulinet, concentrĂ© de technologie Daiwa, est Ă©purĂ© au maximum. Il possĂšde un ratio de 4,9/1, ramĂšne 81 cm au tour de manivelle et peut appliquer une force de 7 kg de frein. Il ne pĂšse que 390 g. C’est un trĂšs bon moulinet pour la pĂȘche en traction. Reste Ă  casser sa tirelire car nous entrons lĂ  dans le haut de gamme de la marque.

    La tresse Ă  jigger Daiwa Tournament 8 braid Accudepth

    Cette tresse conçue et fabriquĂ©e au Japon remplace la prĂ©cĂ©dente tresse Ă  jigger Daiwa, une des premiĂšres Ă  avoir Ă©tĂ© proposĂ©e sur le marchĂ©. Elle est fabriquĂ©e en huit brins, ce qui lui assure une douceur et une rĂ©sistance aux noeuds exceptionnelle. Son procĂ©dĂ© de fabrication permet d’obtenir un profil rond qui offre moins de prise Ă  l’eau et au vent et d’excellentes performances de lancer. Elle est enfin teintĂ©e d’une couleur diffĂ©rente tous les 10 mĂštres et possĂšde des repĂšres tous les mĂštres, constituĂ©s d’un trait jaune barrĂ© d’un trait noir. Cela permet de pĂȘcher trĂšs prĂ©cisĂ©ment en verticale et de tout de mĂȘme pouvoir visualiser la tresse grĂące Ă  ces petites marques jaunes et noires lorsqu’on pĂȘche en traction par exemple. Le modĂšle 16/100 prĂ©sentĂ© ici rĂ©siste Ă  13,7 kg. La tresse Accudepth est aussi proposĂ©e en coloris vert fluo, si l’on souhaite bien visualiser sa ligne, ou vert plus classique si on prĂ©fĂšre qu’elle se fonde dans son environnement.

    P.C.

  • L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres


    L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres


    Dix ans aprĂšs son dĂ©veloppement spectaculaire dans le Rhin, puis dans la Moselle, l’aspe continue discrĂštement son Ă©volution sur le territoire français. Le temps est donc venu de faire le point sur sa situation gĂ©ographique, sa pĂȘche et ses moeurs. Le plus chasseur de tous les cyprins n’a pas fini de faire rĂȘver les pĂȘcheurs aux leurres, tant son activitĂ© en surface est spectaculaire.

    Par Jean-Marc Theusseret

    SignalĂ© pour la premiĂšre fois en 1972 dans le dĂ©partement du Bas-Rhin, l’aspe (Aspius aspius, LinnĂ© 1758) se conduisit en arlĂ©sienne jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 2000, comme avant lui le sandre et le silure.Voyageurs clandestins, ces trois espĂšces ont migrĂ© discrĂštement, via les canaux, depuis le bassin du Danube pour rejoindre le Rhin franco-alĂ©manique. A la fin des annĂ©es 1990, le Conseil supĂ©rieur de la pĂȘche (CSP) le recense sur six des sept stations (essentiellement des passes Ă  poissons) des riviĂšres Lauter, Sauer, Hot, Modern Rossmoerder, l’Ill et bien sĂ»r celle du Rhin canalisĂ© (grand canal d’Alsace). Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi une espĂšce nouvelle dans un milieu peut rester en “sommeil” durant plusieurs dĂ©cennies avant de se dĂ©velopper de façon spectaculaire, il semblerait que les annĂ©es de fortes chaleurs soient favorables au dĂ©veloppement de l’aspe. Selon les pĂȘcheurs alsaciens, l’étĂ© caniculaire de 2003 fut le dĂ©clencheur de son dĂ©veloppement massif dans l’Ill Ă  Strasbourg. Comme tous les cyprinidĂ©s, l’aspe se nourrit et se dĂ©place lorsque les eaux se rĂ©chauffent. Les trois derniers Ă©tĂ©s que nous venons de vivre, particuliĂšrement secs et chauds dans l’Est de la France, pourraient donc parfaitement donner lieu Ă  une nouvelle phase d’expansion.

    DĂ©veloppement de l’espĂšce

    Depuis qu’il a colonisĂ© le Rhin sur la quasi-totalitĂ© de son cours canalisĂ©, mais Ă©galement son lit originel (vieux Rhin), l’aspe peut compter sur les canaux pour conquĂ©rir de nouveaux territoires : celui de la Marne au Rhin oĂč il est de plus en plus signalĂ© par les pĂȘcheurs au coup qui prennent des individus juvĂ©niles et celui du RhĂŽne au Rhin, oĂč il semble en revanche bloquĂ© depuis presque dix ans dans la banlieue est de Mulhouse.

  • Entre Loue et Doubs

    Entre Loue et Doubs

    À15 km à l’ouest de
    Besançon, le réservoir
    Entre Loue et Doubs s’est
    trÚs vite fait remarqué pour sa
    population intéressante de gros
    brochets, bien qu’il s’agisse avant
    tout d’un lac (environ 10 hectares)
    qui est frĂ©quentĂ© par les pĂȘcheurs
    de truites. Quelques spécialistes de
    la pĂȘche du brochet Ă  la mouche se
    consacrent spécifiquement à cette
    technique, avec un succĂšs certain.