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Auteur/autrice : admin_lvdr

Street Fishing de Lyon : Jean-Michel Marcon domine chez les gones
Le dernier des quatorze opens de street fishing de l’AFCPL
2011 s’est disputé sur le Rhône avec 50 concurrents dans le cœur de la cité des
Gones. Cette étape restera mémorable avec un record de 397 poissons maillés
capturés. Le public lyonnais était au rendez-vous et a pu découvrir cette
discipline urbaine en échangeant avec les street fishers. Jean-Michel Marcon,
du Team Rapala-Shimano-G.Loomis et vainqueur de cet open, explique : « ils
viennent là à côté de vous et regardent la technique de pêche de chacun. Les
gens prennent le temps de discuter sur l’intérêt de remettre le poisson à l’eau,
sur les différentes espèces présentes et les compétiteurs sont accessibles.
C’est ça tout l’art du street, c’est qu’il se pratique au contact du public. » Au terme de sept heures de compétition,
Jean-Michel Marcon a donc remporté l’épreuve en signant un autre record :
le meilleur score jamais établi en compétition street avec 5358 points (22
perches maillées et 1 sandre de 441). Une saison 2011 qui s’achève donc en
fanfare !Résultats :
1. Jean-Michel Marcon, Team Rapala-Shimano-G.Loomis
2. Morgan Calu, team Cabela’s France
3. Jean-François Desgranges
Renseignements : www.afpcl.eu
Photo : © AFCPL

Les sept familles de la pêche – Les Indiens
Et si les millions de pêcheurs qui parcourent les océans et rivières du monde se répartissaient en quelques grandes familles de caractères ? Ces cousins de l’onde ne manquent pas de signes de ralliement. Il y a ainsi les « pressés », les « mythos », les « équipés », les « scientifiques », les « méfiants », les « viandards ». Vous les découvrirez bientôt en ligne sur ce site. En commençant aujourd’hui par les Indiens. Noble catégorie dont peut-être faîtes-vous partie…
Par Vincent Lalu
Savez-vous ce qui differencie un Indien d’un autre pêcheur ? Ce n’est pas la tenue (l’Indien ne porte pas de plume, ni sur la tête ni ailleurs, il n’a pas de tomawak accroché à la ceinture et ne fume que rarement de l’herbe de bison). Ce n’est pas non plus la façon de sauter sur un mustang – qu’il n’a pas – ni d’envoyer des ronds de fumée depuis son havane. Non, ce qui distingue l’Indien de l’autre pêcheur, c’est que l’Indien lance à peu près cent fois moins souvent, mais prend dix fois plus de poissons. Le “pressé”, par exemple, dont nous parlerons une autre fois, commence déjà à fouetter alors qu’il n’a pas encore claqué la portière de sa voiture. Les autres ne valent guère mieux. Ils pensent tous que pour prendre du poisson il suffit de balancer sa ligne comme un métronome en travers de la rivière, histoire d’attraper les truites au lasso ou de les assommer à coups de cuiller. Certains, dont quelques disciples de l’ami Eric Joly, s’entraînent plus qu’ils ne pêchent. Encouragés par quelques théories audacieuses, notamment élaborées par les saumoniers,selon lesquels un leurre qui est dans l’eau a plus de chance d’être pris qu’un leurre qui est dans l’air.
L’Indien ne voit pas les choses de cette façon. Pour lui, avant de pêcher, il faut regarder, comprendre pour apprendre, trouver sa place, se faire oublier. L’acte lui-même ne viendra que plus tard, au bon moment, quand l’Indien jugera que le sifflement de sa soie ne risque pas d’envoyer tout le monde aux abris. Mémé Devaux, qui comme Henri Bresson appartient à la sous-catégorie des Indiens pressés (très vite en pêche, mais dans la discrétion), me donna un jour ce conseil de pêcheur au toc : “Quand tu arrives sur un poste, surtout si la rivière est étroite, ne commence pas à pêcher avant deux ou trois minutes.” Lui fumait une cigarette pour laisser l’écho de son pas sur la berge se diluer dans les tourbillons apaisants du courant, le temps que ce qui était la voûte de leur caverne cesse d’infliger aux truites le supplice de ses vibrations telluriques. Ainsi sont les Indiens. Toujours capables de se mettre à la place des poissons qu’ils traquent.
Les Indiens n’arrivent jamais en terrain conquis, ils se font discrets, modestes, transparents, comme s’il leur fallait d’abord se faire accepter par l’écrin de leur passion, faire ami ami avec la végétation, la lumière, les roches et enfin la rivière, qui leur saura gré de d’abord s’intéresser à elle, à ses courants, ses gravières, ses cathédrales de tuf et au rythme de ses eaux. On trouve souvent des manouches dans les rangs des Indiens. On tombe dessus au dernier moment, au détour d’un saule, absorbés par le feuillage, attentifs au moindre détail, armés de cette infinie patience qui vaut mieux que la meilleure des mouches. Celui-là pêchait en nymphe derrière le tennis d’Is-sur-Tille, à deux pas d’un parking, un courant famélique, négligé par les autres pêcheurs. Il y posa trois fois sa ligne en “catgut”, au bout de laquelle se débattit bientôt une jolie fario de 35 cm, qui prit son galet et très vite la direction du panier.
Les Indiens sont une confrérie à part. Ils n’ont pas grand-chose en commun avec les autres pêcheurs, si ce n’est qu’ils s’intéressent, eux aussi, aux poissons. Et encore, pas forcément aux mêmes poissons. L’Indien sera toujours plus tenté par la capture qui validera son statut de dénicheur unique que par celle qui remplira sa musette. En revanche, les Indiens se reconnaissent facilement entre eux, même lorsqu’ils n’ont pas conscience d’en être, et qu’ils laissent au regard des autres le soin de les nommer. Leur rencontre et la reconnaissance qui en découle se font forcément au bord de l’eau, avec ou sans canne. Deux Indiens peuvent trébucher l’un sur l’autre parce qu’ils ne se voyaient pas, trop occupés qu’ils étaient à se fondre dans le paysage, à se faire oublier du monde, et quelquefois des autres pêcheurs qui adorent leur casser le coup juste pour leur dire : “Tu l’as vue celle-là ? – Oui je l’ai vue, juste avant que tu la fasses barrer.” J’ai deux amis. Appelons-les Philippe B. et Pierre A. Le premier a 12/10 aux deux yeux, le second est tellement miro que, s’il était peintre, il ferait dans l’abstrait. Vous me direz qu’il est normal que Philippe B. voie les poissons et Pierre A. ne les voie pas. Et vous auriez raison. Enfin, presque. Car est-ce l’oeil qui fait le faucon ou le faucon qui fait l’oeil ? Je ne suis pas loin d’opter pour la deuxième solution : on n’est pas miro – que par hasard – ou, autrement dit : même si cela est très injuste, c’est le plus mal équipé des deux qui renonce le premier à essayer de voir les poissons sur le fond de la rivière. Je conçois bien volontiers que ce genre de raisonnement n’est pas pour plaire aux vrais handicapés de la rétine. Mais, franchement, combien de titulaires d’une excellente vue ont cessé depuis belle lurette de tenter de voir les truites avant de songer à les pêcher ? Et marchent ainsi chaque jour sur le nez d’une bonne douzaine de poissons jusque-là bien disposés à leur égard ? Conclusion, c’est souvent plus le regard que la vue qui manque aux pêcheurs.
Il n’y a pas d’âge pour être un Indien, mais il y a peut-être un âge pour en devenir un. Question d’éducation, d’initiation.
Celui-là, assurément, était né comme ça. Le fils de son père, maçon de son état, qui l’emmenait à la pêche depuis son plus jeune âge et qui s’était vite aperçu que le petit était différent, qu’il voyait les poissons quand lui ne les voyait pas, qu’il avait une façon de se déplacer au bord de l’eau à la fois innée et unique, une économie de gestes et une précision stupéfiantes.
Quand je les ai croisés tous les deux, le papoose avait dix ans et décrivait déjà le poisson qui allait succomber au maniement de son vairon.
“Tu vois le brochet sur la vase, là, devant l’herbier ?” Non, je ne voyais pas. “Mais si, regarde bien, il y a une herbe juste au-dessus des deux yeux… Oh ! il n’est pas gros. Peut-être 50. Tiens, le voilà.” Et la monture s’en alla planer du côté de l’herbier. Où était le brochet qui faisait bien 50 et atterrit sur l’herbe, devant mes pieds. L’enfant s’en saisit et, très vite, le rendit à son élément. “Tu sais que tu n’as pas le droit de faire ça. On est en première catégorie. Il est interdit de remettre un brochet à l’eau, quelle que soit sa taille.” Junior sourit. Manifestement, les brochets, il les préférait dans la rivière. Je n’ai revu ni le père ni le fils. Et je ne sais si en grandissant l’enfant est resté l’indien qu’il était dans son jeune âge. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’une initiation intelligente peut faire d’un enfant passionné un indien tout à fait convenable. Un indien qui saura, par exemple, que pour que la rivière vous livre son poisson il faudra d’abord lui donner beaucoup de temps, de patience, d’attention humble. Etre un aspirant ému, éperdu de passion silencieuse, prêt pour l’aventure de la grande fusion. Que la rivière est une femme – eh oui, encore –, qu’il faut la conquérir, elle et tout ce qui l’entoure, et qu’une fois conquise, et une fois seulement, elle vous donnera son coeur où nagent les poissons que vous convoitez.
Smith ULM 115 LLS
Les stick-bait coulants sont moins nombreux que leurs homologues flottants. Ils sont toutefois très utiles pour pêcher des poissons éduqués qui rechigent à venir s’emparer d’un leurre très bruyant en surface. C’est pour cette raison que Smith à mis au point l’ULM 115 LLS. Équipé de billes qui le stabilise et lui confère une densité qui lui permet de couler très lentement, ce n’est cependant pas un leurre bruiteur. Cette discrétion est également volontaire pour leurrer des poissons éduqués, notamment les bars, poissons pour lequel il a été conçu. Nouveauté 2006, ce leurre a donné de très bons résultats lors des compétitions de pêche au bar cette année. Sa forme fine en fait une bonne imitation de lançon.Coté armement, rien à craindre, car les deux hameçons Owner Cultiva ST 46, représentent ce qu’il se fait de mieux. Il existe aussi une version à petite bavette (ULM 115 RAF), dont la nage est plus proche de celle d’un jerk bait.
Conseils d’animation
Les stick-baits coulants sont très intéressants à faire nager. Le panel d’animation qu’ils autorisent est beaucoup plus large qu’avec les modèles flottants. L’Ulm 115 LLS a une densité très proche de celle de l’eau et de ce fait, il évolue à quelques décimètres sous la surface. Comme tous les stick-baits, il se désaxe après chaque tirée sèche suivie d’un relâché. Les variations d’amplitudes de cette animation lui font effectuer des écarts plus ou moins larges tant sur le plan horizontal que verticale. Ainsi, il vient parfois crever la surface avant de repartir sur le coté de façon très convaincante qui plaît particulièrement aux bars.
Fiche technique
Longueur : 115 mm. Poids : 16 gr.
Prix conseillé : 20 euros.
Existe en 6 coloris.
Renseignements : www.smith-pro.com
Température d’eau et poissons, un équilibre fragile et complexe
La grande majorité des pêcheurs n’accordent pas assez d’importance à l’impact de la température de l’eau sur l’activité des poissons. Animaux à sang froid, ils subissent directement les différences de température. Cet article permet de bien comprendre quelles sont les conséquences chez les poissons lors des variations de température de l’eau, car c’est souvent un facteur déterminant pour leur alimentation.
Par Arnaud Caudron
Certains êtres vivants comme les mammifères ou les oiseaux ont une température corporelle constante. Ces espèces sont dites homéothermes. Les poissons, par contre, sont incapables de garder leur température interne constante et celle-ci varie en fonction de la température de l’eau. Dans le jargon technique, on les appelle des poïkilothermes. Ensuite, on peut distinguer les espèces eurythermes, susceptibles de supporter de grandes amplitudes de température, qui vivent préférentiellement en zone de plaine (cyprinidés), et les espèces sténothermes qui, elles, au contraire ne tolèrent que des variations faibles autour d’une valeur moyenne et qui généralement préfèrent les eaux froides, par exemple la truite. Ces espèces sont donc doublement dépendantes et sensibles aux valeurs de la température de l’eau. On comprend mieux pourquoi la température de l’eau est un facteurécologique primordial et les raisons pour lesquelles ses variations au cours de l’année jouent un rôle direct sur la vie des poissons. Ainsi, la température de l’eau intervient directement sur certaines fonctions vitales comme le métabolisme, donc la croissance, l’activité hormonale, la reproduction, mais peut aussi intervenir indirectement, par exemple, pour certaines pathologies qui sont favorisées par l’élévation de la température de l’eau.
Température, exigences et qualité du milieu
La température intervient directement dans la qualité chimique des eaux puisqu’elle agit sur les concentrations des différents composés essentiels présents dans l’eau, par exemple l’azote, qui peut prendre différentes formes au cours de son cycle (nitrite, nitrate, ammonium, ammoniac), le calcium et également la concentration en dioxygène et le taux d’oxygène dissous. D’une manière générale, une élévation de température accélère le métabolisme du poisson et donc stimule sa croissance alors qu’une baisse de la température provoque l’effet inverse. Lorsque la température de l’eau augmente, la demande en oxygène aussi augmente car le poisson est plus actif et s’alimente plus pour répondre à la demande métabolique. Cependant, en même temps que le poisson augmente sa consommation d’oxygène, la disponibilité de cet oxygène dans l’eau diminue car l’augmentation de la température limite la solubilité des gaz. De plus, l’élévation de la température provoque un changement des concentrations relatives des composés de l’azote en augmentant le taux d’ammoniac, forme toxique del’azote. Il existe donc un équilibre instable dans l’interaction entre les différents éléments, qui varie continuellement en fonction de la valeur de la température d’eau. D’autres éléments, comme la charge en matières organiques, peuvent influencer cet équilibre précaire. Ainsi, dans des eaux polluées par surcharge organique, par exemple l’aval des rejets de stations d’épuration peu performantes, la prolifération des bactéries aérobies, qui augmente avec la température, entraîne une diminution de la teneur en oxygène.
Des variations de température ont lieu, bien sûr, au cours de l’année, par exemple entre l’été et l’hiver, où l’amplitude tourne en général autour de 15 à 20 °C, mais, chose moins connue, les conditions de température d’un cours d’eau peuvent également varier de 4 à 10 °C au cours d’une même journée. Ces informations peuvent expliquer les différences d’activité des poissons, que l’on observe au cours d’une journée de pêche. Outre l’effet des variations thermiques, certaines valeurs extrêmes de température (élevée ou basse) peuvent rendre les conditions de vie plus difficiles en provoquant un déséquilibre entre les différents éléments, qui fait qu’au moins un de ces éléments atteint unevaleur qui n’est plus compatible avec les exigences écologiques d’une espèce. Alors le poisson rentre en état de stress, arrête de s’alimenter, bloque son métabolisme et, cas extrême, cherche à migrer ou peut mourir si certaines valeurs dépassent ses limites vitales. Par exemple, pour la truite commune, qui est une espèce très étudiée et pour laquelle des données précises existent, on estime son preferendum thermique entre 4 et 19 °C. C’est-àdire que, lorsque la température d’eau est en dessous de 4 °C ou au-dessus de 19 °C, la truite rentre en état de stress et réduit fortement son métabolisme et cesse de s’alimenter. Au-delà de 25 °C, les conditions du milieu deviennent létales ou sublétales pour ce poisson. En plus, en fonction du stade de vie (embryon, larve, juvéniles, adultes) et de l’état physiologique (maturité sexuelle), les exigences écologiques vis-à-vis de la température ne sont pas les mêmes.
Température et reproductionLa quasi-totalité des poissons sont dépendants de la température d’eau pour l’ensemble de leur cycle de reproduction.
Chaque espèce a ses propres preferenda thermiques, en rapport avec la période de l’année durant laquelle se déroule la reproduction. L’étape de maturation sexuelle et de formation des gamètes est souvent déclenchée par un changement brusque de la température (élévation ou baisse) ou l’atteinte d’une valeur seuil à partir de laquelle les géniteurs commencent à maturer. Par exemple, pour la truite, la reproduction est systématiquement précédée par une chute de la température de l’eau. Les comportements migratoires, particulièrement chez les salmonidés, permettant aux géniteurs d’accéder aux zones de frayères, sont également souvent déclenchés par une chute de la température de l’eau.
Enfin, la durée du développement embryo-larvaire, en particulier chez les salmonidés, est déterminée par la température de l’eau. Cette durée est alors exprimée en degrés-jours. Par exemple, pour la truite commune, l’éclosion des oeufs intervient environ 400 degrés-jours après la fécondation. Aussi, pour connaître la durée d’incubation, on additionne chaque jour la valeur moyenne de la température de l’eau jusqu’à atteindre un total de 400 °C. Ainsi, théoriquement, si la température est constante et reste tous les jours à 10 °C, il faudra 40 jours d’incubation pour atteindre le seuil de 400 °C. Dans le cas de la truite, il faut encore presque 400 degrés-jours pour que la larve se développe et émerge des graviers. Dans la nature, la valeur de la température n’est bien sûr pas constante au cours du développement embryonnaire, puisque l’eau se réchauffe progressivement au fur et à mesure que le développement a lieu. Mais, globalement, lorsque les températures d’un cours d’eau sont plus élevées, la durée de vie sous graviers sera plus courte. Les premières études réalisées en milieu naturel montrent que la durée totale de vie sous graviers pour la truite commune peut varier de 115 à 180 jours selon les sites, soit de quatre à six mois. Il semble qu’au-delà de 180 jours le développement ne soit pas viable et que la mortalité des alevins soit totale.Température et pathologie
La température de l’eau est aussi un facteur important pour l’état sanitaire des poissons, en particulier concernant le développement des pathologies. Pour la totalité des poissons, les différents types de pathologies possibles, bactériennes, virales, parasitaires, sont conditionnés ou influencés par les valeurs de températures de l’eau. Les pathologies sont le plus souvent liées à un réchauffement des eaux ou à l’atteinte d’une valeur seuil importante. L’exemple le plus parlant, et qui est d’actualité, est le développement de la tetracapsulose ou maladie rénale proliférative chez les truites et les ombres, appelée plus communément PKD (proliferative kidney disease). La PKD est une maladie infectieuse qui provoque une hypertrophie des reins et, éventuellement, du foie et de la rate, qui peut entraîner dans les populations des taux de mortalité relativement importants, notamment chez les juvéniles. L’agent infectieux est un parasite nommé Tetracapsula bryosalmonae, qui infecte en premier lieu des petits invertébrés de nos cours d’eau, les bryozoaires, mais qui peut également parasiter les salmonidés lorsque les conditions du milieu deviennent favorables.
La température de l’eau joue un rôle primordial dans le cycle de développement de ce parasite, qui se propage dans le milieu naturel lorsque celle-ci atteint 9 °C. L’apparition des conséquences cliniques sur les truites semble nécessiter une température d’au moins 15 °C pendant environ deux semaines. Si, à première vue, ces conditions de température peuvent paraître rares, en réalité les relevés thermiques qui commencent à se mettre en place sur différents réseaux hydrographiques montrent que de nombreux sites sont concernés, et pas seulement dans les rivières de plaine. D’ailleurs, plusieurs sites montrant des truites atteintes de PKD ont été découverts en France, en Suisse et en Grande-Bretagne. On perçoit mieux le rôle déterminant que joue la température de l’eau sur les poissons et l’influence qu’elle peut donc avoir sur la structure d’un peuplement ou d’une population. Ce facteur doit donc être pris en compte de manière prioritaire dans les études piscicoles ou de qualité du milieu et il doit être étudié sur un cycle annuel, car chaque stade de développement a ses propres exigences. Il est vrai que c’est bien souvent l’augmentation de la température qui pose des problèmes, en particulier pour les espèces sténothermes, etce constat n’est pas rassurant maintenant que l’on sait que le réchauffement climatique dont on nous parle tant est inévitable. En effet, on ne cherche plus à éviter ce réchauffement, car il est trop tard, mais on cherche désormais à prévoir ce qu’il provoquera comme bouleversements biologiques, écologiques et humains. Concernant les milieux aquatiques, de premières études par modélisation prévoient à long terme une réduction importante de l’aire de répartition des espèces sténothermes comme la truite et une banalisation des peuplements sur la majorité des milieux, car le réchauffement va profiter aux espèces les moins exigeantes. Et ce qui est vrai pour le poisson l’est également pour les invertébrés et les plantes aquatiques. Par contre, ce que ne prennent pas en compte ces études prospectives est la capacité d’adaptation des espèces face à ce changement. Nous pouvons donc raisonnablement espérer que ce changement sera suffisamment progressif pour permettre aux espèces ayant une plasticité écologique importante de s’acclimater.
Les 3 Lacs
Le site des 3 Lacs, en Isère,
plus connu sous le nom de
réservoir de Trept, propose
depuis plus de vingt ans la pêche à
la mouche du brochet en complément
de celle de la truite.
L’intérêt du site des 3 Lacs réside
dans la variété des pêches et des
poissons qu’il propose, puisqu’il
est possible de pêcher la truite dans
un plan d’eau de 6,5 ha, le brochet
dans un autre plan d’eau de 4 hectares
et le black-bass dans un plan
d’eau de deux hectares.
Contrefaçon : DSM Dyneema accuse une marque chinoise
La société DSM Dyneema, fabricant de fibres synthétiques
notamment de fils de pêche à l’usage des pêcheurs de loisir, a annoncé dans un
communiqué publié le 8 novembre qu’elle avait pris des actions préventives
contre la société chinoise Fast Dart pour utilisation abusive de sa marque Dyneema.
A l’occasion du 2011 Fishing Show de Langfang, qui s’est tenu du 26 au 29
juillet dans la province chinoise de Heibei, des fonctionnaires chinois de
l’Administration du commerce et de
l’industrie, accompagnés par le représentant de la marque en Chine, ont
saisi des catalogues et des brochures, où la marque DSM Dyneema était
frauduleusement utilisée. DSM Dyneema se félicite de la coopération du
gouvernement chinois. A noter que Fast Dart exporte ses produits vers l’Europe,
donc soyez prudents…Photo :
© DSM Dyneema
L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…
Dix ans après son développement spectaculaire dans le Rhin, puis dans la Moselle, l’aspe continue discrètement son évolution sur le territoire français. Le temps est donc venu de faire le point sur sa situation géographique, sa pêche et ses moeurs. Le plus chasseur de tous les cyprins n’a pas fini de faire rêver les pêcheurs aux leurres, tant son activité en surface est spectaculaire.
Par Jean-Marc Theusseret
Signalé pour la première fois en 1972 dans le département du Bas-Rhin, l’aspe (Aspius aspius, Linné 1758) se conduisit en arlésienne jusqu’au début des années 2000, comme avant lui le sandre et le silure.Voyageurs clandestins, ces trois espèces ont migré discrètement, via les canaux, depuis le bassin du Danube pour rejoindre le Rhin franco-alémanique. A la fin des années 1990, le Conseil supérieur de la pêche (CSP) le recense sur six des sept stations (essentiellement des passes à poissons) des rivières Lauter, Sauer, Hot, Modern Rossmoerder, l’Ill et bien sûr celle du Rhin canalisé (grand canal d’Alsace). Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi une espèce nouvelle dans un milieu peut rester en “sommeil” durant plusieurs décennies avant de se développer de façon spectaculaire, il semblerait que les années de fortes chaleurs soient favorables au développement de l’aspe. Selon les pêcheurs alsaciens, l’été caniculaire de 2003 fut le déclencheur de son développement massif dans l’Ill à Strasbourg. Comme tous les cyprinidés, l’aspe se nourrit et se déplace lorsque les eaux se réchauffent. Les trois derniers étés que nous venons de vivre, particulièrement secs et chauds dans l’Est de la France, pourraient donc parfaitement donner lieu à une nouvelle phase d’expansion.
Développement de l’espèce
Depuis qu’il a colonisé le Rhin sur la quasi-totalité de son cours canalisé, mais également son lit originel (vieux Rhin), l’aspe peut compter sur les canaux pour conquérir de nouveaux territoires : celui de la Marne au Rhin où il est de plus en plus signalé par les pêcheurs au coup qui prennent des individus juvéniles et celui du Rhône au Rhin, où il semble en revanche bloqué depuis presque dix ans dans la banlieue est de Mulhouse.

Entre Loue et Doubs
À15 km à l’ouest de
Besançon, le réservoir
Entre Loue et Doubs s’est
très vite fait remarqué pour sa
population intéressante de gros
brochets, bien qu’il s’agisse avant
tout d’un lac (environ 10 hectares)
qui est fréquenté par les pêcheurs
de truites. Quelques spécialistes de
la pêche du brochet à la mouche se
consacrent spécifiquement à cette
technique, avec un succès certain.

