Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le réservoir de la Motte-Tilly

    Le réservoir de la Motte-Tilly

    Dominant une boucle de la Seine non loin de Provins, le Château de la Motte-Tilly (XVIIIe) est aussi un lieu où la pêche à la mouche se pratique dans le plan d’eau du parc. Si cette pièce d’eau en forme de T n’est pas très originale, il n’en reste pas moins que le cadre est somptueux ! La pêche se déroule au streamer, en sèche ou au chironome.
    Renseignement et réservations : Emmanuel Favin : 06 87 47 89 71.

  • Illex Bonnie 128 NF

    Illex Bonnie 128 NF

    Le Bonnie 128 NF est un leurre de surface de type stickbait parmi les plus efficaces. Concurrent direct du Lucky Craft Sammy 128 et du Excalibur Super Spook, il fait merveille autant sur les bars que sur d’autres espèces marines. À l’étranger, et dans une moindre mesure en France, c’est également un très bon leurre à brochet. Nous avons eu la chance de pouvoir l’utiliser en Suède dans la mer Baltique (Archipelago). Il faisait monter des brochets fous de rage dans trois mètres d’eau ! Attention à ne pas oublier d’enlever l’hameçon central si vous pêchez en eau douce en France avec ce leurre, la réglementation n’en autorise que deux. Ces billes en tungstène font vraiment beaucoup de bruit et contribuent tout autant à son équilibre. Le Bonnie 128 NF s’expédie à grande distance sans forcer, restant parfaitement dans l’axe lors du lancer.

    Conseils d’animation
    Le Bonnie 128 NF s’anime par petits coups de scion brefs entrecoupés systèmatiquement d’arrêts. Ainsi, il se déporte une fois à gauche, une fois à droite. cette nage en zig-zag caractéristique des stick-baits s’obtient facilement avec ce leurre. De ce fait, il convient très bien aux pêcheurs n’ayant pas l’habitude d’animer un leurre de ce type. Par mer formée, il reste facilement manoeuvrable, car il bénéficie d’un niveau de flottaison assez haut sur l’eau. On veillera à bien relâcher la bannière après chaque impulsion afin de ne pas le brider et le laisser se désaxer librement. Nous conseillons de l’utiliser avec une tresse de 15 à 20/100 et avec un bas de ligne en fluorocarbone d’environ 50 cm de 60/100.


    Fiche technique

    Longueur : 128 mm. Poids : 25 gr.

    Prix conseillé : 17,60 euros.

    Existe en 10 coloris et en versions 90 et 110 mm.



    Renseignements :

    Site Internet : www.illex.fr

  • Technique lancer : le contrôle des dérives à la cuiller

    La pêche de la truite à la micro-cuiller, à l’aide d’un lancer ultraléger, permet toujours de prendre de belles truites sauvages. Contrairement aux apparences, la récupération des cuillers peut être beaucoup plus active qu’on ne l’imagine. Accélérer la traverser d’une veine de courant, ralentir la récupération, décaler les axes, sont autant d’astuces pour déclencher les attaques.

    Par Alain Foulon

    Si la pêche aux leurres connaît un engouement certain auprès des pêcheurs actuels, elle le doit essentiellement à l’avènement des poissons nageurs modernes. Principalement issus du Japon, ils sont, il est vrai, très performants et relativement faciles à animer. Pour autant, la cuiller tournante conserve la même efficacité sur tous les types de cours d’eau, plus particulièrement quand il s’agit de prospecter une rivière rapide. Même si certains pêcheurs continuent à penser que son emploi est d’une simplicité enfantine, il n’en demeure pas moins que cette technique est beaucoup plus subtile qu’il n’y paraît et demande une connaissance approfondie de certains paramètres. En effet, ramener correctement une cuiller tournante n’est peut-être pas aussi facile que l’on voudrait bien le croire. Certains esprits chagrins continuent à critiquer cette pêche même si elle est pratiquée depuis plusieurs décennies en France, plus particulièrement par les pêcheurs de truites, avec un plaisir sans cesse renouvelé. Ainsi, j’entends toujours les mêmes remarques désobligeantes au bord de l’eau ou à l’occasion des salons. Ses plus grands détracteurs sont généralement des personnes pensant connaître cette technique ou l’ayant pratiquée durant leur jeunesse puis délaissée au profit d’une technique plus noble. Les principaux griefs formulés contre la cuiller sont souvent infondés et davantage issus de l’héritage laissé par des praticiens peu scrupuleux qui n’ont pas eu la sagesse de limiter leurs prises à une époque où les prélèvements étaient faits sans aucune retenue. Durant ces années, les pêcheurs pratiquant la mouche fouettée ou celle aux appâts naturels se comportaient de la même manière ; l’apparente facilité d’emploi de cette pêche et l’extrême efficacité du lancer léger mirent néanmoins en émoi le petit monde halieutique qui crut sincèrement que ce mode de pêche allait « vider les rivières de leurs poissons ». Aujourd’hui, il devient plus difficile de prendre quelques poissons. La diminution de certaines populations et l’atteinte des milieux aquatiques rendent la pratique de notre sport plus compliquée et impliquent une meilleure maîtrise technique de la part du praticien. Le contrôle et la qualité des dérives sont incontestablement les clefs de la réussite. En effet, récupérer une cuiller ne consiste pas obligatoirement à lui faire décrire une trajectoire linéaire entre un point A et un point B. Si ce mode de pêche peut convenir à des poissons particulièrement agressifs ou des truites surdensitaires – on pourrait d’ailleurs le comparer à une prospection au moyen d’un crankbait – il convient d’aborder cette technique avec davantage de pragmatisme et de recul.
    Il existe en fait plusieurs manières d’animer une cuiller et de contrôler sa trajectoire. Le choix du mode de récupération dépendra bien évidemment de l’humeur des poissons, de la saison mais également du profil de la rivière. On pourrait en retenir trois principales, bien que ce nombre ne soit pas exhaustif.


    Les dérives naturelles lors d’une prospection « down stream »

    Dans ce cas de figure, il s’agit de propulser votre cuiller vers l’amont et de la récupérer de manière à lui faire suivre une veine d’eau pouvant abriter des poissons. La problématique réside dans la difficulté à maintenir la bonne rotation de la palette malgré les turbulences du courant et les nombreuses contraintes provoquées par l’élément liquide. Votre récupération doit être légèrement plus rapide que la vitesse des flots afin de permettre au leurre de tourner sans interruption. D’apparence facile, ce mode de prospection nécessite beaucoup de concentration, plus particulièrement quand il faut employer un modèle de cuiller ultra-léger. En règle générale, les pêcheurs néophytes ne parviennent pas à « sentir » les vibrations de leur leurre qui n’est pas récupéré à la bonne vitesse. Si ce dernier est ramené trop rapidement, il aura tendance à monter en surface et à devenir totalement inopérant. Dans le cas inverse, la cuiller sera entraînée par le courant et cessera d’émettre toute vibration. Un bon pêcheur au lancer doit donc mémoriser des séquences lui indiquant que son leurre est véritablement opérant. Jouant sur la vitesse de récupération de son moulinet et l’inclinaison de sa canne à lancer, il devra rester concentré sur la « dérive active » de son leurre. Il est toujours très impressionnant de suivre la « trajectoire utile » d’une cuiller qui suit une veine d’eau avec la plus grande fluidité. Elle donne l’impression d’être « sur un rail » en épousant les moindres contours des obstacles caressés par les flots.
    Dans une autre perspective, vous constaterez également que son cheminement sur le plan horizontal n’est pas rectiligne mais épouse la topographie du fond. Pour parvenir à ce résultat, il est indispensable de jouer sur le poids de la cuiller et la vitesse de récupération afin de trouver le juste équilibre. Vous l’aurez compris, ce type de trajectoire est indispensable quand les poissons sont méfiants et refusent d’intercepter un leurre traversant consécutivement plusieurs veines d’eau.


    Les dérives naturelles lors d’une prospection en travers

    A priori, on pourrait penser que ce type de dérive est semblable à la précédente. En fait, la présence de plusieurs veines d’eau entre la trajectoire devant être suivie par votre leurre et la pointe du scion complique sensiblement la tâche. Un peu comme un bas de ligne subissant la pression irrégulière de nombreux courants et provoquant le draguage de la mouche artificielle, la cuiller peut être entraînée et sortir subitement de la dérive naturelle que vous souhaitiez prospecter. En effet, la bannière, en raison de sa longueur, est particulièrement sensible à la pression de l’eau quand elle est presque totalement immergée. Il est donc importantde relever la pointe du scion afin de soustraire la ligne à la force des flots. Ce travail canne haute doit également être associé à un léger mouvement d’accompagnement, similaire au geste exécuté par les pêcheurs aux appâts naturels. Il est effectivement important de maintenir la cuiller dans la bonne veine d’eau. En jouant sur l’inclinaison de la canne à lancer, sur la vitesse de récupération au moulinet – on mouline beaucoup moins vite car la pression du courant exercée sur un leurre légèrement de biais par rapport à l’axe du courant autorise un meilleur maintien de la cuiller – et le maintien d’une bannière légèrement « détendue », il est possible de ralentir la dérive et de pêcher beaucoup plus creux.
    Faites-en l’expérience et vous serez convaincu du bien fondé de cette approche. La conduite de votre leurre devient alors extrêmement technique et n’a plus rien à envier aux autres modes de pêche. Cette maîtrise gestuelle est un mode opératoire pratiqué par les pêcheurs les plus aguerris ; c’est aussi un moyen simple de différencier le niveau technique des uns et des autres !

    Le dernier type de dérive correspond aux trajectoires « up stream » d’une cuiller entraînée par le courant

    Tout le monde connaît la formation du fameux arc de cercle de la ligne en fin de récupération. Si ce mouvement déclenche souvent l’attaque d’une truite surdensitaire, il convient de rester plus prudent avec ce type de trajectoire quand il s’agit de tromper la méfiance d’un poisson sauvage ou posté en « pleine eau ». En raison de la position parfaitement visible du pêcheur, il est souvent nécessaire d’attaquer les postes de plus loin. En effectuant un lancer trois-quarts aval, il est en revanche possible de prospecter de nombreux postes de chasse ou de repos entre le point d’impact du leurre et le prolongement exact du pêcheur. Ainsi, vous pourrez aisément jouer sur l’inclinaison de votre canne pour permettre à votre leurre de slalomer entre les différents obstacles présents dans le lit de la rivière. N’hésitez pas à modifier l’inclinaison de votre canne à lancer et à adapter la vitesse de récupération de votre moulinet. Dans certains cas, il est même nécessaire de démouliner pour maintenir une pression suffisante sur votre cuiller tournante. Le pêcheur dispose également de toute la longueur de son bras pour prolonger son mouvement et compenser ainsi les écarts de vitesse du leurre directement soumis à la force du courant et aux variations des différentes veines d’eau. Dans les cas extrêmes, il est également possible de maintenir une cuiller, devant un poste et en équilibre instable ou de l’accompagner en la laissant descendre une veine d’eau profonde. En employant ces différentes techniques, le pêcheur au lancer augmente naturellement ses chances de capture. Mais au-delà de l’efficacité, je vois davantage un moyen de prouver aux autres pêcheurs que la pêche à la cuiller tournante est beaucoup plus subtile et technique qu’on ne le pense !

  • En 2012, JMC innove…

    En 2012, JMC innove…

    L’équipe des Mouches de Charrette – JMC a publié courant octobre son catalogue pour l’année 2012. 208 pages pour retrouver tous les produits qui font la réputation de la marque. Parmi les nouveautés programmés l’année prochaine, nous pouvons citer les float-tubes Expédition et Raptor, les gammes de cannes Tentation, Compétition et Excellence, les moulinets Météor, Gamma et le Galaxy anti-reverse que la marque annonce dans un communiqué publié le 14 octobre dernier comme « très innovant». Vous trouverez également une large gamme de mouches et tout le matériel nécessaire aux monteurs de mouches. A noter que JMC sera présent sur plusieurs salons dédiés à la pêche : Clermont-Ferrand, Charleroi, Paris, Isles-sur-la-Sorgues et Fillinges.

     

    Renseignements :

    www.mouchesdecharette.com

  • Carnassier : de l’importance du bas de ligne

    Carnassier : de l’importance du bas de ligne

    Depuis très longtemps, les bas de ligne destinés aux poissons carnassiers susceptibles de couper le nylon sont réalisés en acier. Avec le temps, les poissons se sont adaptés à ce système et aujourd’hui l’acier les fait fuir. Les fils de gros diamètre en fluorocarbone remplacent avantageusement l’acier. Alban Choinier nous explique comment et pourquoi.

    Par Alban Choinier

    Tous les poissons susceptibles d’être intéressés par un leurre, que ce soit en eau douce ou en mer s’adaptent à la pression de pêche. Le choix de la couleur, de la forme, du type ou de la vitesse de récupération a bien évidemment une énorme importance pour déjouer leur méfiance. Mais les poissons ne sont pas seulement focalisés sur le leurre, le bas de ligne entre aussi dans leur champ de vision. Les moucheurs l’ont bien compris et portent beaucoup d’intérêt à ces quelques mètres de nylon. Dans la pêche aux leurres, le choix du matériau qui sera devant le leurre a lui aussi une très grande importance.

    EN MER

    Le bar est l’espèce principalement recherchée par les pêcheurs aux leurres sur la côte française. La pêche de ce poisson a littéralement explosé ces cinq dernières années tant du côté de la pêche professionnelle que de la pêche récréative. D’une part le stock de poissons semble diminuer irrémédiablement, d’autre part la quantité de bars que prenaient les pêcheurs aux leurres il y a quelques années est souvent supérieure à ce qu’elle peut être aujourd’hui. Je suis intimement persuadé que ce phénomène n’est pas seulement dû à la diminution des effectifs. Les bars ont acquis au fil des années une réelle méfiance vis-à-vis de nos artifices.
    Le problème de la confection d’un bas de ligne ne se posait pas quand les pêcheurs équipaient leur moulinet de nylon. Le leurre était simplement attaché au corps de ligne. Avec l’apparition des corps de ligne tressé, la situation change du tout au tout. Ce nouveau matériau est tellement performant (absence d’élasticité, finesse, résistance) que 90 % de pêcheurs l’ont adopté. J’ai été surpris de voir cet été au cours de parties de pêche sur notre littoral que de nombreux pêcheurs utilisant de la tresse ne confectionnent pas de bas de ligne. Ils montent leur leurre directement sur la tresse. Les corps de ligne tressés présentent de nombreux avantages, mais ils sont opaques et particulièrement visibles sous l’eau. J’ai eu l’occasion de plonger pour observer le travail des leurres sous l’eau. J’ai été très surpris par l’aspect que prend la tresse sous l’eau : c’est une véritable corde à linge. Aussi fine soit-elle, l’absence de discrétion est un handicap qu’il faut impérativement compenser. La meilleure astuce consiste à intercaler un bas de ligne d’un matériau transparent entre la tresse et le leurre. Ce matériau peut être soit un nylon translucide soit un fluorocarbone. À titre personnel, j’aurais un petit faible pour le fluorocarbone. Il présente de nombreux avantages sur le nylon : son indice de réfraction de la lumière est très proche de celui de l’eau (quasi invisible), il est étanche à l’eau et insensible aux UV (bon vieillissement) et ne possède aucune mémoire. Pour que le bénéfice de la discrétion soit réel, le brin de fluorocarbone doit mesurer environ un mètre. La liaison entre le bas de ligne et le corps de ligne est constituée par un noeud. En effet, seul un noeud peut passer dans les anneaux sans gêner la pêche. Le choix du diamètre du bas de ligne a de l’importance dans la traque du bar. L’aspect à ne pas négliger est l’absence d’élasticité de la tresse. Toutes les sollicitations mécaniques vont se concentrer sur la seule partie élastique de la ligne : le mètre de fluorocarbone. Il faut donc sur-dimensionner le diamètre du bas de ligne. Un 40/100 représente l’idéal. Cela peut sembler élevé compte tenu de la taille moyenne du poisson ciblé mais c’est totalement justifié. Le 40/100 est capable d’encaisser les rushs les plusviolents, la résistance à l’abrasion est très bonne (les moules et les huîtres sont des aimants à bar…), et sa relative raideur empêche le leurre de boucler dans le bas de ligne lors des rafales de vent. J’ai eu souvent l’occasion de pêcher cet été à côté de pêcheurs qui avaient monté leur leurre directement sur la tresse. Le phénomène était souvent le même, de nombreux poissons suivaient leurs leurres sans attaquer. Quand un bar fait trois ou quatre remous derrière votre leurre de surface sans jamais le toucher, je vous assure qu’il y a de quoi s’arracher les cheveux. Les bars se méfiaient de la tresse. Avec un simple mètre de fluorocarbone le résultat était différent.

    EN EAU DOUCE

    Que ce soit en rivière ou en étang, les avantages et les inconvénients de la tresse sont exactement les mêmes qu’en mer. Nous pêchons rarement dans des eaux boueuses et il ne faut pas sous-estimer la vision des poissons. D’autant plus que la pression de pêche est souvent inversement proportionnelle au nombre de poissons. En dehors de la recherche spécifique de la truite ou du black bass, nous sommes susceptibles de capturer un brochet à chaque fois que nous mettons un leurre à l’eau. Bien évidemment, personne ne s’en plaindra ! Par contre, le brochet est équipé de 700 dents particulièrement aiguisées. La pêche du brochet est associée à l’utilisation systématique d’un bas de ligne en acier. La technique traditionnelle en France était un gros vif attaché par un bas de ligne en acier de 15 kg (on ne sait jamais, il paraît que les requins bouledogue remontent en eau douce) remuant sous un bouchon. Avec tant de subtilité, le brochet avalait profondément le vif. Dans ce cas précis, un bas de ligne en acier se justifiait. D’autant plus que la capture d’un brochet était profondément associée à la nourriture. La problématique est actuellement différente. La pêche est un sport et non plus un moyen de subsistance. Nous pouvons nous permettre l’éventuel risque de perdre un poisson qui, de toute façon, serait retourné dans son milieu naturel après sa capture. De plus, en pêchant aux leurres, la touche étant retransmise via la main du pêcheur en temps réel, c’est assez rare que le poisson ait le temps de gober complètement le leurre. Les bas de lignes spécifiques pour la traque du brochet : acier, kevlar, tresses diverses présentent les mêmes inconvénients. Ils sont opaques et lourds. Aussi fins qu’ils puissent être, ils se voient comme le nez au milieu de la figure. La seconde gêne, beaucoup moins connue, est le poids. En effet, les poissons nageurs modernes possèdent des nages absolument superbes qui ne supportent pas de contrainte. L’acier est lourd, il entrave la nage de certains leurres, empêche les leurres flottants de remonter correctement et fait systématiquement couler les leurres suspending (densité neutre). Il existe un stratagème pour avoir un bas de ligne discret sans pour autant se faire couper par maître Esox. Le fluorocarbone ou le nylon de diamètre important est une solution miracle. Le fluorocarbone a ma préférence pour les raisons citées précédemment et pour une résistance à l’abrasion supérieure au nylon. Afin de ne pas se mettre d’obstacle dans le choix du diamètre, il faut partir du principe que, quel que soit son épaisseur, le fluorocarbone reste invisible sous l’eau. Afin de résister aux frottements contre les dents, seuls les diamètres compris entre 50 et 60/100 sont réellement efficaces. Les tailles supérieures sont difficiles à nouer. J’ai employé presque tous les diamètres compris entre 50 et 60/100, depuis quatre ans que je pêche le brochet avec des bas de ligne en fluorocarbone, sans voir de réelle différence quant au résultat. Je pêche en ce moment avec un 55/100 acheté dans une boutique mouche qui me satisfait complètement. Bien sûr, plus le diamètre est important et plus la sécurité est grande. J’ai dû capturer plus de cinq cents brochets avec du fluorocarbone comme bas de ligne, dont certains très gros et d’autres qui avaient correctement avalé le leurre. Je ne me suis fait couper qu’une dizaine de fois. Le nombre de touches avec un bas de ligne transparent est tellement plus important qu’avec tout autre type de bas de ligne que je veux bien accepter de perdre un brochet sur cinquante ! D’une façon assez surprenante, ce sont toujours des brochets de petite taille qui m’ont coupé le bas de ligne. Les gros poissons ont les dents plus écartées et beaucoup moins dangereuses. En ce qui concerne la longueur du bas de ligne, comme pour le bar, un mètre semble être la taille idéale.
    Concernant les autres espèces de poissons, que ce soit les perches, les silures ou les sandres, ils ne font pas la différence entre un bas de ligne de 20 et de 40/100, le fluorocarbone est virtuellement invisible. Le fait que votre bas de ligne soit un peu épais et rigide ne gène en rien la nage de votre leurre, bien au contraire. Par contre, il est nécessaire de rester cohérent sur le rapport entre la taille de votre leurre et le diamètre du bas de ligne. Si vous désirez pêcher des perches ou des black bass avec un petit leurre léger de 5 cm, c’est évident qu’un bas de ligne en 50/100 risque d’entraver sa nage. Il n’existe pas de vérité en matière de pêche. Soit vous pêchez avec un bas de ligne en 25 ou 30/100 et prenez le risque de vous faire couper, soit vous mettez un bas de ligne en 50/100 et votre leurre nagera moins bien. Rien n’est parfait ! Dans tous les cas, un gros monofilament sera toujours meilleur que l’acier !

    COMMENT ATTACHER SON LEURRE ?

    Toujours dans un souci d’efficacité et de discrétion, l’attache entre le bas de ligne et le leurre doit être la plus simple possible. La plupart des leurres (poissons nageurs, leurres souples avec tête plombée…) nagent sur un axe. Le risque de vrillage est donc nul. À part pour les cuillères tournantes, l’utilisation d’un émerillon est inutile. Plutôt que de gêner la nage du leurre avec un émerillon agrafe, préférez l’utilisation d’une agrafe simple. Il existe dans le commerce de nombreuses marques qui proposent des petites agrafes en inox très solides de conception diverses. Les agrafes Rapala n° 2 et celles de marque Ilex sont excellentes, mais il en existe d’autres d’aussi bonne qualité. La réussite d’une partie de pêche ne tient pas à grand-chose. On peut essayer de mettre un maximum de chances de son côté en étudiant tous les aspects du matériel. Les pêcheurs attachent généralement beaucoup d’importance à la forme ou à la taille des leurres et assez peu à la conception de leur bas de ligne. Pourtant, c’est sûrement la partie de la ligne qui va passer le plus de temps dans l’eau au cours d’une partie de pêche. Toutes les techniques de pêches, que ce soit la pêche à la mouche ou la pêche aux leurres, ont un dénominateur commun : discrétion rime souvent avec efficacité…

  • 20 conseils pour réussir à la mouche en réservoir

    20 conseils pour réussir à la mouche en réservoir

    Si elle peut paraître basique, la pêche en réservoir est au contraire faite de petits détails techniques qui, au final, font toute la différence. Agrément des conditions de pêche, amélioration des performances de lancers, facilité à régler sa hauteur de pêche sont autant de conseils pratiques pour réussir là où d’autres galèrent.

    Par Jean-Marc Theusseret

    1- N’oubliez pas les bordures

    Trop souvent délaissées, les bordures sont pourtant aussi importantes à bien prospecter qu’en rivière. Les truites de réservoir sont toujours très présentes le long des berges, surtout si celles-ci sont riches en végétation. On peut les aborder en lançant parallèlement à la rive.


    2 – Ne ramenez pas votre mouche dans l’axe de la canne

    C’est sans doute l’erreur la plus couramment constatée. On lance, puis on ramène la soie et la mouche dans l’axe de la canne. Le poisson prend franchement et c’est la casse dans la demi-seconde qui suit. Un angle de 50 à 90° entre la canne et la soie permet d’amortir une attaque violente sur du fil fin.

    3 – Écartez le poisson pris du banc en activité

    Lorsqu’on a trouvé un banc de truites mordeuses, il est important, dans la mesure du possible, de très vite écarter les poissons piqués de la zone d’activité des autres poissons. Même s’il s’agit de poissons d’élevage, ils ne tarderont pas à se méfier en voyant leurs congénères se débattre étrangement au bout d’une ligne.


    4 – Limitez les faux lancers

    Lancer toute une journée au bord d’un lac où les distances de lancer paraissent si faibles face à l’étendue d’eau devient rapidement éprouvant. En limitant les faux lancers au strict minimum, on gagne beaucoup en temps de pêche réel, mais, en plus, cela permet de s’économiser physiquement.

    5 – Lubrifiez régulièrement votre soie flottante

    Pour de longs shoots qui économisent des efforts inutiles, prenez l’habitude de lubrifier votre soie avant chaque partie de pêche. De nombreux produits permettent à votre soie de glisser à toute vitesse dans les anneaux.


    6 – Observez les éclosions

    En réservoir aussi, les éclosions déclenchent l’activité des poissons. Cela peut paraître évident, alors pourquoi insister bêtement au streamer alors que les poissons gobent des chironomes ? La présence de truites gobeuses traduit souvent une grosse activité sur les nymphes dans la couche d’eau. C’est le moment de pêcher au chironome.

    7 – En cas de multiples suivis, essayez une mouche non ramenée

    Lorsqu’ils sont beaucoup sollicités, les poissons d’élevage finissent par comprendre que dans les eaux inertes du lac où on les a déversés, tout ce qui nage en direction de la berge ou de la coque d’un bateau est un leurre. En cas de multiples refus, une technique est très payante. À l’aide d’une soie flottante et d’un long bas de ligne, laisser couler une nymphe plombée sans la ramener. Souvent, le poisson part avec la mouche, ce qui se traduit par une tirée continue sur le bas de ligne.

    8 – Prévoir une sélection de micro-mouches

    Les éclosions de micro-diptères, de chironomes minuscules sont très fréquentes en lac. Et lorsque les poissons s’attablent sur des insectes de quelques millimètres de longueur, mieux vaut avoir quelques imitations dans ses boîtes. Des imitations de fourmis font l’affaire. C’est avant tout une question de taille. Les micro-nymphes pour la pêche en rivière sont également très utiles.


    9 – Profitez des coups de folie des poissons

    Où que ce soit, les truites arc-en-ciel réagissent par des périodes de pleine activité suivies de temps morts plus ou moins longs où plus rien ne semble les intéresser. Lorsqu’un moment de frénésie se déclenche, il faut en profiter car cela ne dure jamais très longtemps.


    10 – Conservez votre instinct de pêcheur en rivière

    Si la pêche en réservoir est artificialisée à plus d’un titre, elle n’en reste pas moins plus efficace si l’on prend le temps d’observer les habitudes alimentaires des poissons. Les pêcheurs en rivière qui ont l’habitude d’observer avant de pêcher peuvent déceler des comportements très intéressants avec les truites arc-en-ciel : circuits, agressivité, attitude face aux insectes flottants, etc.


    11 – Prospection ou pêche à poste, mariez les deux !

    Si les techniques sont bonnes, elles ont aussi leurs inconvénients. La pêche à poste fait prendre le risque d’être “à côté de la plaque”, tandis que la prospection fait encourir celui de ne pas assez insister et de rater des bons coups. Il peut être intéressant de jouer sur les deux tableaux et de varier les deux techniques.

    12 – Choisissez votre heure

    En hiver, les poissons deviennent très actifs sur le coup de midi, c’est-à-dire quand tout le monde rejoint le “club house” pour se réchauffer et se restaurer. Décaler l’horaire de son déjeuner vaut souvent la peine, car vous aurez des poissons actifs et le lac pour vous !

    13 – Ne courez pas après les truites !

    Lorsqu’on pêche à vue ou que les gobages sont nombreux, il est facile de perdre patience et de courir plusieurs truites à la fois. C’est très naturel mais pas très productif. Mieux vaut se concentrer sur un poisson et le pêcher plus calmement. Ce n’est pourtant pas facile !

    14 – En bateau, recherchez les coulées de vent

    Sur un lac, le vent est rarement uniforme, il prend des couloirs qui rident la surface. Les poissons présents en dessous peuvent être beaucoup plus agressifs sur ces zones que sur des parties plus calmes du lac. Une mouche tricotée lentement en sens inverse du vent est particulièrement attractive.

    15 – Apprenez à compter !

    Les réservoirs sont parfois profonds et les truites ne se tiennent pas toujours très proches de la surface. Les soies plongeantes s’imposent pour trouver des poissons. Estimer la profondeur de pêche devient un casse-tête. La meilleure solution consiste à compter durant la descente de façon à pouvoir entamer la récupération à la même profondeur sur plusieurs lancers. Cela reste approximatif mais tout de même assez juste.

    16 – Variez les vitesses de récupération

    La vitesse de récupération des streamers et des mouches noyées est très importante pour “pêcher juste” et obtenir le maximum de touches. C’est pourquoi il faut la modifier jusqu’à trouver un rythme “payant”.


    17 – Dégraissez votre bas de ligne

    Pour toutes les pêches sous la surface (nymphe, chiro, streamer, etc.) Une pointe de bas de ligne qui coule mal ne permet pas d’atteindre la profondeur souhaitée avec aisance. Le fil peut être gras. Il faut alors le dégraisser avec un produit spécifique.

    18 – Observez la façon de pêcher des autres pêcheurs et comparez les résultats

    On est rarement seul en réservoir. Chacun choisi une technique et tout le monde se regarde du coin de l’oeil… Les résultats obtenus par les uns et les autres sont très intéressants à analyser : distances de pêche, techniques choisies, fréquences des prises, etc.

    19 – Les lunettes polarisantes salvatrices

    Lorsque les eaux sont claires, les lunettes polarisantes sont d’un grand secours pour observer l’attitude des truites face aux mouches comme les suivis timides, les refus catégoriques. Il faut alors les interpréter et ajuster la taille des mouches, les vitesses de récupération ou la grosseur du fil.

    20 – En sèche, un mot d’ordre, restez patient !

    Que c’est dur d’attendre que son imitation ballottée par les vagues finisse enfin par être happée ! Le doute s’installe inévitablement. Suis-je sur un bon poste ? Ai-je lancé assez loin ? Et cette mouche, va t-elle intéresser les truites ? C’est imparable, mais il faut pourtant rester patient. Il est normal qu’en lac, les poissons ne repassent pas au même endroit très régulièrement.

  • Micropolluants et milieux aquatiques

    Micropolluants et milieux aquatiques

    Sylvain Richard aborde ici les micropolluants dérivés des métaux lourds qui se retrouvent dans les milieux aquatiques. Des informations malheureusement bien utiles dans nos cours d’eau…

    Les métaux lourds

    On appelle métaux lourds les éléments métalliques naturels, métaux ou métalloïdes , caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5 grammes par centimètre cube. Ils sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, mais en général en quantités très faibles ; on dit ainsi qu’ils sont présents “en traces”. Ce sont ainsi près de quarante et un métaux qui correspondent à cette définition générale, dont notamment l’aluminium, l’arsenic, le cadmium, le chrome, le cuivre, le fer, le mercure, le plomb ou encore le zinc. L’appellation métaux lourds est cependant une appellation courante qui n’a ni fondement scientifique, ni application juridique. La classification en métaux lourds est d’ailleurs souvent discutée car certains métaux toxiques ne sont pas particulièrement “lourds” (le zinc par exemple), tandis que certains éléments toxiques ne sont pas tous des métaux (l’arsenic qui est un métalloïde*). Pour ces différentes raisons, la plupart des scientifiques préfèrent à l’appellation métaux lourds, l’appellation “éléments en traces métalliques” – ETM – ou par extension “éléments traces”. Parmi les nombreux métaux lourds susceptibles de contaminer les milieux aquatiques, trois éléments principaux sont particulièrement suivis : le mercure, le plomb et le cadmium. En effet, ces trois métaux présentent une certaine toxicité pour l’homme, entraînant notamment des lésions neurologiques plus ou moins graves (ils sont cancérigènes et modifient le fonctionnement du système nerveux, du sang et de la moelle osseuse).
    Tandis que tous les autres métaux ont une utilité dans le processus biologique – certains métaux (les oligo-éléments) sont même indispensables à la vie (fer, cuivre, nickel, chrome…), les trois métaux cités sont des éléments uniquement toxiques. Par ailleurs, s’ils se transportent et changent de forme chimique, ils ne se détruisent pas et ils ont une conductivité électrique élevée qui fait qu’ils sont utilisés dans de nombreuses industries. Le plomb est issu d’un minerai, la galène. L’utilisation du plomb est directement liée à la métallurgie, avec deux pics notables. À l’Antiquité, l’utilisation métallurgique du plomb a connu son apogée sous l’empire romain, lorsqu’il était utilisé pour la production de monnaie, les canalisations, la vaisselle… A tel point que ce phénomène peut être parfaitement suivi par l’analyse des glaces polaires. La révolution industrielle a entraîné de nouvelles utilisations massives de plomb. Pendant la première moitié du XXè siècle, il était utilisé dans l’industrie, l’imprimerie, les peintures. Dans la seconde moitié, son utilisation dominante était liée aux carburants automobiles, le plomb étant ajouté à l’essence comme antidétonant (cette utilisation est aujourd’hui prohibée).
    Le cadmium est un élément naturel, présent dans certains minerais (notamment le zinc) sous forme d’impuretés. Ce métal était inconnu jusqu’au XIXè siècle, jusqu’à ce que ses caractéristiques physico-chimiques soient mises en évidence et utilisées notamment dans les batteries. Il a été abondamment utilisé dans des utilisations diffuses pour protéger l’acier contre la corrosion ou comme stabilisant pour les plastiques et les pigments.
    Le mercure, quant à lui, est rare dans le milieu naturel : il se trouve sous forme de traces dans les roches. Comme le plomb, il est utilisé depuis l’Antiquité et ses capacités à s’associer à d’autres métaux ont été mises à profit pour extraire l’or. Il a aussi été utilisé pour ses propriétés biologiques, y compris biocides (tannerie, médecine pour traiter la syphilis). Extrêmement volatile, il est aujourd’hui utilisé dans la production du chlore et quelques produits de consommation ou de mesures (piles, thermomètres…).

    Les sels métalliques contaminent les milieux aquatiques

    Les métaux sont utilisés sous forme solide en alliage, lorsqu’ils se combinent avec un autre métal, ou en sels, lorsque le métal est combiné avec certains éléments non métalliques. Sans rentrer dans les détails complexes de la formation des sels métalliques, nous pouvons simplement préciser que leur formation découle d’une attaque oxydante : le métal est oxydé en un ion positif (cation) et se combine alors avec un ion négatif (anion) pour donner un sel. Les anions les plus courants pour former un sel avec les métaux sont les chlorures (de mercure, d’aluminium), les sulfures (de plomb, d’arsenic) ou encore les oxydes (de fer, de plomb). La plupart des sels métalliques sont solubles dans l’eau et c’est sous cette forme que les métaux contaminent l’environnement. L’eau est ainsi un vecteur privilégié dans la propagation des métaux lourds, car elle va entraîner des réactions chimiques plus ou moins complexes liées à son acidité, son alcalinité, sa température, son oxygénation… Même rejetés en quantité très faible, ils sont de nature à entraîner des nuisances par la coexistence des deux phénomènes de bioaccumulation – accumulation dans certains tissus d’un organisme d’un composé toxique non métabolisé et/ou excrété – et de biomagnification – concentration des composés toxiques au fur et à mesure des absorptions dans la chaîne alimentaire, augmentant par là même leur toxicité pour les organismes. Même si aujourd’hui les principaux établissements industriels se sont dotés de dispositifs d’épuration spécifique, avec plus ou moins de réussite il est vrai, l’eau des rivières et des fleuves a longtemps été l’exutoire des effluents industriels, des eaux résiduaires ou encore des déchets liquides. Actuellement, comme le rapporte un récent rapport sénatorial, tout le monde s’accorde à reconnaître que l’industrie est responsable de la quasi-totalité des rejets de métaux lourds dans l’eau.

    Les hydrocarbures et les solvants

    Les produits de combustion de matières organiques ou de dérivés du pétrole, les hydrocarbures polycycliques aromatiques, sont également des substances très toxiques rencontrées dans les eaux, parfois à des concentrations importantes. Ils peuvent provenir soit de la pollution atmosphérique, car ces composés sont fréquents à l’état d’aérosol, soit de ruissellement d’origine routière ou autoroutière, soit de colorants industriels.
    Ces substances sont connues pour contaminer l’atmosphère des zones densément peuplées ainsi que les cours d’eau importants qui irriguent ces zones urbaines. Leur présence en concentrations significatives n’a jamais été mise en évidence pour les cours d’eau de moyenne montagne ou de têtes de bassin référentielles. Les solvants ont, quant à eux, pour origine l’activité industrielle, notamment métallurgique.

    La grande famille des pesticides

    Les pesticides, utilisés dans l’agriculture et le traitement du bois, sont des substances obtenues le plus souvent par synthèse chimique, dont les propriétés toxiques permettent de lutter contre les organismes nuisibles, tout en assurant le bon développement des cultures et en préservant les rendements et la qualité des denrées alimentaires. D’un point de vue réglementaire, on distingue les pesticides utilisés principalement pour la protection des végétaux que l’on appelle produits phytopharmaceutiques ou plus communément produits phytosanitaires, des autres que l’on appelle biocides. Dès l’Antiquité, l’usage de produits pour la protection des plantes existait : Homère signalait l’action du soufre comme fumigeant, Pline l’Ancien celle de l’arsenic comme insecticide. Mais l’emploi courant de substances phytosanitaires en agriculture date du XIXe siècle et se développe avec la croissance démographique et le développement urbain. En 1939, le DDT (dichlorodiphényl- trichloro-éthane) est découvert et, à partir de là, de nombreux produits organiques de synthèse vont faire leur apparition. À partir de 1970, les problèmes de pollution dus à l’usage de produits phytosanitaires sont soulevés et, à compter de 1972, de nombreux pesticides organochlorés sont interdits, dont le DDT, l’aldrine ou la diedrine. Aujourd’hui, les substances actives utilisables en agriculture sont au nombre de 800 environ, dont environ 400 utilisées en France, et entrent dans la composition de plus de 6 000 produits. Ces produits doivent bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché, délivrée par le ministère chargé de l’agriculture, après une procédure d’évaluation du risque pour la santé publique et l’environnement.

    * Un métalloïde est un élément qui combine certaines caractéristiques du métal et d’autres caractéristiques opposées, l’absence de conductivité électrique par exemple. L’arsenic est, par exemple, un métalloïde.

  • Frayères sur le Doubs : une vidéo anti-dépression

    Frayères sur le Doubs : une vidéo anti-dépression

    Voici des images qui redonnent le
    moral. Patrice Malavaux a filmé les frayères sur le Doubs tout près de Goumois.
    Des images sous-marines magnifiques, mises en ligne le 8 décembre dernier, où l’on distingue même les œufs solidement
    ancrés sur le fond préalablement nettoyé par les poissons. Merci Patrice pour
    ce petit cadeau de Noël avant l’heure !

  • Flashmer dévoile ses nouveautés

    Flashmer dévoile ses nouveautés

    Flashmer achève actuellement son catalogue 2012. Prévu pour la fin du mois de décembre, vous y trouverez tous les produits développés par Flashmer, ainsi que les nombreuses marques qu’il distribue en France. En attendant, vous pouvez déjà saliver en consultant le site Internet de Flashmer, où vous pouvez consulter la liste complète des nouveautés 2012. Pour cette nouvelle saison, la marque Asso propose 15 nouveaux fils et 3 nouvelles tresses. Les grandes marques de leurres étrangers (Yo-Zuri, Lunker Cit, Bass Assassin, etc.) distribuées par Flashmer ne sont pas en reste avec de nombreuses nouveautés annoncées.

    Renseignements :

    http://www.flashmer.com

  • Les poissons et moi  : quand Pierre Perret part à la pêche…

    Les poissons et moi : quand Pierre Perret part à la pêche…

    Vous connaissez Pierre Perret, le chansonnier, celui du Zizi, des Jolies colonies de vacances ou encore de Mon p’tit Loup, vous connaissez peut-être même le Pierre Perret bon vivant et gastronome, voici Pierre Perret le pêcheur. Publié le 29 septembre dernier par le Cherche midi éditeurs, son nouvel ouvrage, Les poissons et moi, dévoile cette facette moins connu du chanteur. Avec son ton léger, il adresse ici une déclaration d’amour à la pêche, aux poissons et aux pêcheurs. En un tour du monde halieutique, vous retrouverez la tendresse et la plume d’un grand enfant de 77 ans qui reste un des grands noms de la chanson française.

    Les poissons et moi par Pierre Perret. Cherche midi éditeurs. Prix public : 17 euros.