Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le lac de Bonlieu

    Le lac de Bonlieu

    Ce lac naturel situé sur la route des lacs du Jura est un véritable écrin. Le lac de Bonlieu est surtout réputé pour la pêche du brochet et dans une moindre mesure pour la perche. Juste avant la fermeture, si le temps reste doux, c’est l’occasion de faire une belle pêche. Location de barque sur place.
    Réservations barque et cartes de pêche :
    www.restaurant-au-chalet.com
    www.peche-jura.com

  • Le Domaine de Sommedieue

    Le Domaine de Sommedieue

    Faut-il encore présenter cet endroit unique niché au cœur de la Meuse ? Pour ceux qui ne le connaissent pas, sachez que le Domaine de Sommedieue est situé dans un massif forestier de 12000 ha, aux pieds de Côtes de Meuse. Le domaine est clos de murs sur 13 ha et offre un parcours intimiste de 4.5 km de rives, limité uniquement à 15 pêcheurs. Eaux cristallines même par fortes précipitations. Quatre lacs sont reliés entre eux par des rivières, dont une de première catégorie. La moyenne de la température de l’eau se situe toute l’année à
    10°C, ce qui rend la pêche possible quelle que soit la saison. Les lacs ne
    gèlent jamais. Site idéal pour pêcher à la nymphe à vue.

    C’est pour toutes ces raisons que ce site est unique !


    Renseignements et réservations : Bruno Fenaux.Tél. : 03 29 85 78 70 ou 06 22 61 17 40.

  • RISE 2012 : 6e édition pour le festival

    RISE 2012 : 6e édition pour le festival

    RISE 2012, le festival de films de pêche à la mouche est une aventure unique au monde qui prendra l’année prochaine une nouvelle dimension puisqu’il part en tournée ! Le festival est devenu un événement incontournable pour la communauté des pêcheurs à la mouche. Pour cette édition 2012, le magazine Pêches sportives est partenaire du festival.

    Organisé par le Club mouche Haute Vallée de la Loire et la société Gin-Clear Media, RISE vous propose en exclusivité et en avant-première les meilleurs films de pêche à la mouche en France et dans le monde (Slovénie, Nouvelle-Zélande, Alaska et Etats-Unis). Le Rise Festival 2012 s’arrêtera à Caen

    (25/2/2012), Pau (02/3/2012) et Le Puy-en-Velay (03/3/2012) ainsi que dans de nombreuses autres villes européennes. Un événement à ne pas rater pour tous les amoureux de la pêche à la mouche et des films halieutiques de qualité !

     

    Renseignements : www.flyfishingfilmfestival.eu

  • La vérité sur l’état alarmant des rivières jurassiennes

    La vérité sur l’état alarmant des rivières jurassiennes

    Le projet du DVD, “Les rivières jurassiennes, l’envers du décor” arrive à terme après 13 mois de travail. Il sera pressé dans les jours à venir à près de 6000 exemplaires. Pour Nicolas Germain, le réalisateur, le plus gros du travail reste à faire, mais le challenge en vaut la peine. En plus des 6000 DVD, cette vidéo sera en téléchargement gratuit. Pour être sur de ne pas manquer sa date de disponibilité (mi-janvier), vous pouvez vous inscrire sur :
    http://dvd.nicolas39-peche-mouche.com/

  • Et si l’on parlait des soies plongeantes

    Et si l’on parlait des soies plongeantes

    Cet article vient compléter celui que nous avons déjà publié (ICI) relatif aux soies intermédiaires. Il traite de soies encore plus denses, les soies plongeantes, très utiles au pêcheur en réservoir.

    Par Philippe Collet

    Les soies plongeantes sont classées de peu plongeant S2 à très plongeant S7 ou 8 en passant par tous les autres numéros. « S » veut dire « Sinking » en anglais ou coulant. Le numéro correspond approximativement à la vitesse de coulée de la soie en inches ou pouces (2,54 cm) par seconde. Ainsi une soie S3 coule à environ 3 inches/s soit 7,5 cm/s, une S7 à près de 18 cm/s. Certains fabricants remplacent le « S » par «type» et/ou affichent des vitesses de coulée plus importantes. Certains enfin ne spécifient pas les vitesses de coulée. Des tests exhaustifs lourds seraient nécessaires pour réaliser un comparatif précis des vitesses de descente des différentes soies disponibles sur le marché et connaître la réalité de leur compensation de densité. D’autant que selon leurs tailles (WF 6, 7 ou 8 par exemple) deux soies de la même gamme et de la même densité ne doivent pas se comporter de façon semblable. On ne se risquera donc pas à une comparaison des différents modèles présentés.

    Leur fabrication

    Les soies plongeantes sont réalisées par enrobage d’une âme monobrin ou multibrins avec un apprêt plastique plus ou moins chargé en billes de verre ou en poudre de tungstène. L’âme de ces soies est le plus souvent constituée d’un brin de monofilament, qui permet une meilleure détection des touches et une meilleure pénétration de l’hameçon au ferrage.


    Leurs profils

    Les profils sont les mêmes que ceux des soies intermédiaires (déjà décrits dans l’article du précédent numéro de la revue) : WF classiques, Triangulaires ou de type shooting heads soudées à un long running line. Ces sortes de shooting heads ont une tête longue de 8 à 13 mètres et ne doivent pas être confondues avec d’autres soies à pointes plongeantes plutôt destinées à pêcher des courants puissants sur les grandes rivières (Teeny T200, T400… ou Rio Sinking tip). Ces dernières, avec une tête plus courte raccordée à un fuseau de soie flottante, sont destinées à maintenir le corps de la soie en surface pendant que sa pointe descend vers le fond, alors que les soies de type shooting head sont raccordées à un running line fin flottant (soies Vision Extreme Distance) ou intermédiaire (soies AIRFLO Forty Plus) qui ne soutient pas la partie plongeante et reste dans le prolongement de celle-ci lors des ramenés, permettant une bonne détection des touches et un ferrage efficace.

    La densité compensée

    La grande majorité des soies plongeantes ont une densité compensée pour prendre en compte le diamètre variable dû à leur profil. Ainsi, elles coulent de façon uniforme (Uniform Sink chez Scientific Anglers) dans la masse d’eau et non en formant un ventre au niveau du fuseau. Une soie qui coule bien droite, dans un plan horizontal ou penché vers l’avant permet une meilleure présentation des mouches, une détection des touches plus fine et un ferrage plus efficace. L’effet ventre produit par des soies non compensées ou des soies flottantes à pointe plongeantes (décrites plus haut) est responsable de nombreux ratés dans les pêches en eau calme.

    La profondeur de pêche

    Avec une animation normale, une soie S 2 pêchera de 1,5 à 2,5 m, une S 3 de 2 à 4 m, etc. De façon simple, on peut estimer qu’une soie plongeante permet de pêcher à une profondeur, en mètres, proche du numéro suivant le « S » ou le « Type ». Ainsi une S 2 ou Type 2 permet de pêcher aux alentours de 2 mètres, une S3, 3 mètres, une S5, 5 mètres… Cette règle de base varie bien sûr un peu selon les marques et le type d’animation réalisée. A l’extrême, on peut utiliser une soie de type 7 dans moins de 2 mètres d’eau, en pêchant canne sous le bras en rolly pully ; ou, à l’inverse, en animation très lente, atteindre des profondeurs conséquentes avec une soie de type 2. La longueur du lancer a aussi son importance. Plus elle est importante, moins la soie doit être dense, pour qu’en fin de ramené la (les) mouche(s) ne s’accroche(nt) pas au fond. A animation égale et pour pêcher à la même profondeur, un débutant lançant à 15 mètres utilisera une soie plus dense qu’un pêcheur chevronné déposant sesmouches à plus de 30 mètres. Comme pour les soies intermédiaires on règle le choix de sa soie sur la profondeur où l’on pense que se tient le poisson. Il vaut toujours mieux commencer à pêcher avec une soie peu coulante, en la laissant descendre de plus en plus longtemps avant d’animer, jusqu’à détecter les premières touches, plutôt que de pêcher trop bas. Si le temps d’attente est trop long pour atteindre le niveau de pêche favorable, on passe alors à une soie plus dense, qui ira plus vite la bonne profondeur. Avec des soies plongeantes ou très plongeantes, on peut très rapidement passer sous les poissons et à côté de la pêche. Ces derniers réagissent en effet beaucoup mieux à une mouche ou un leurre qui leur passe au dessus de la tête que l’inverse.
    On peut dans certains cas s’apercevoir que l’on pêche trop bas lorsqu’on enregistre des touches peu après le lancer, à la descente et à la fin du ramené, à la remontée. On ne pêche alors efficacement que pendant deux phases assez courtes du ramené. Il convient alors de changer rapidement de soie pour une moins dense. Le changement de soie est facilité par l’usage demoulinets à bobines interchangeables ou à cassettes moins encombrantes.

    Petite astuce pour un changement rapide de soie

    Lorsqu’on utilise un bas de ligne plus long que la canne, on rentre celui-ci complètement dans les anneaux, en coupant si nécessaire les mouches situées en potence, pour laisser la mouche de pointe se bloquer dans l’anneau de tête de la canne. On enlève alors la bobine contenant la soie à changer et la remplace par celle qu’on a choisie d’utiliser. On coupe enfin le bas de ligne au niveau de la boucle de la première soie et le reconnecte directement à la boucle de la nouvelle soie. Il reste alors à tirer sur la mouche de pointe pour ressortir la soie des anneaux. Cette manipulation rapide, très utile lorsqu’on pêche en barque notamment, n’est réalisable que si l’ensemble de ses soies comporte des boucles et qu’elles sont dépourvues de bas de ligne. Elle permet d’économiser du fil (le plus souvent du fluorocarbone assez onéreux), car on ne refait pas un bas de ligne adapté au plan d’eau pêché à chaque changement de densité de soie. Elle demande toutefois d’utiliser un bas de ligne de plus de trois mètres, ce qui est souvent le cas si l’on pêche à plusieurs mouches.


    Taille des soies et des cannes

    On pêche avec une canne de 9 à 10 pieds. Les soies plongeantes sollicitant beaucoup les cannes, on opte pour des cannes de puissance de 7 ou 8 chargées au numéro de soie préconisé ou parfois un numéro en dessous, si elles peinent au lancer. On peut opter pour des tailles 5 ou 6 lorsqu’on souhaite pêcher avec un fil un peu plus fin ou réaliser des posés plus discrets.

    Les différentes techniques de pêche en soies plongeantes

    L’usage le plus courant des soies plongeantes est la pêche au booby. La soie est posée au fond et bloque la remonté d’une ou plusieurs mouches flottant grâce à leurs yeux en mousse. Selon la taille du bas de ligne, les mouches évoluent de moins de 50 cm à plusieurs mètres du fond. On utilise aussi régulièrement les soies plongeantes pour animer de un à trois streamers au niveau où se tiennent les poissons. Il convient alors de bien régler la densité de soie sur la vitesse d’animation afin de ne pas pêcher trop profond et aussi de ne pas accrocher le fond, notamment à la fin du ramené à proximité de la berge.
    Une autre technique parfois redoutable consiste à laisser volontairement traîner ses mouches sur le fond à l’aide d’une soie très plongeante. Celles-ci en levant de petits nuages de sédiments deviennent souvent irrésistibles, même pour des poissons éduqués. Cette technique n’est bien sûr applicable qu’aux plans d’eau à fonds propres.
    Un fond de cailloux, ou de vase couverte de débris végétaux ne permettra pas de l’utiliser. Ces soies peuvent aussi servir à animer un train de chironomes en profondeur et à la remontée, par étapes successives. Cette technique pratiquée couramment dans les réservoirs anglais est surtout efficace en barque, parfois depuis une berge abrupte. Les soies plongeantes sont les seules à permettre encore de lancer les jours de grand vent. Elles peuvent percer un vent soutenu et sauver une partie de pêche. Si le poisson se tient près de la surface, de courts lancers et une animation rapide permettront de solliciter des poissons proches de la berge qui n’auront pas forcément détecté la présence du pêcheur, masquée par le clapot ou les vagues.

    Les bas de ligne

    Avec ce type de soie, les bas de ligne sont plutôt courts et le diamètre du fil important. On privilégie le fluorocarbone pour sa rigidité et sa forte densité, mais il est possible d’utiliser un nylon moins cher et plus solide, qui, bien que moins dense, est de toute façon immédiatement entraîné par la soie (surtout si l’on n’utilise qu’une mouche, supprimant le problème de l’emmêlement des potences qui demandent un fil rigide). On descend rarement en dessous d’un diamètre de 18 centièmes et on pêche plutôt en 20 ou 25 centièmes si l’on ne veut pas souvent casser à la touche avec ces soies denses à forte inertie. Sous l’eau, si elle n’est pas trop claire, la distance entre la soie et la mouche, ou la première mouche d’un train peut être raccourcie à 90 cm. Un bas de ligne court à une mouche mesure de 90 cm à 1,5 mètre, un bas de ligne court à deux mouches 90 centimètres de la soie à la potence, 1 m à 1 m 20 jusqu’à la mouche de pointe, la potence mesure environ 20 cm. Ces valeurs sont bien sur minimales, car si un bas de ligne court est plus facile à dérouler correctement on gagne en discrétion et efficacité lorsqu’on l’allonge. Ces tailles ne s’appliquent pas à la pêche au booby ou l’on peut encore nettement réduire les longueurs, la soie étant posé sur le fond et plus facilement soustraite à la vue du poisson. Le bas de ligne peut être connecté directement à la boucle de la soie sans porte pointe.


    Quelles soies choisir ?

    Bien que je possède de nombreuses soies de différentes densités, je réalise la majorité des mes pêches en soie plongeante avec une S 3, une S 5 et une S 7. Si vous possédez déjà une soie intermédiaire rapide, vous opterez pour une S 3 ou une S4 qui vous permettra de couvrir de nombreuses pêches jusqu’à la pêche au booby. Si vous pêchez régulièrement au booby privilégiez l’achat d’une soie de type S 6 ou S 7 qui se posera plus rapidement au fond. Ne vous encombrez pas de trop de densités différentes, vous pourriez passer plus de temps à choisir et changer vos soies qu’à pêcher !

  • A la rencontre du Taïmen en Mongolie

    A la rencontre du Taïmen en Mongolie

    Voici un avant-goût en vidéo du
    reportage publié dans le prochain numéro du magazine Pêches sportives (N°90) et réalisé par Kathleen et Jean-Pierre
    Piccin. Une plongée dans une nature immense et sauvage à la rencontre de
    poissons magnifiques. La musique mongole, profonde et hypnotique, qui
    accompagne les images, accentue cette impression d’ailleurs. Un beau film pour
    rêver d’horizons halieutiques nouveaux…

  • Fête de la pêche à la mouche de Charleroi : rendez-vous les 28 et 29 janvier

    Fête de la pêche à la mouche de Charleroi : rendez-vous les 28 et 29 janvier

    Organisée par l’Amicale des Pêcheurs à la Mouche de Charleroi, la Fête de la Pêche à la Mouche fêtera début 2012 sa 17ème édition. Ce salon est la plus grande exposition de matériel de pêche à la mouche de Belgique. Les plus grandes marques sont représentées pour un total de plus de cent exposants de tous pays (Angleterre, Pologne, Allemagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Tchéquie, etc…). Le coté cosmopolite de ce salon est une occasion unique de trouver tout le matériel qui fait notre bonheur. Profitons de cette annonce pour rendre hommage à tous les bénévoles de l’Amicale des pêcheurs à la Mouche de Charleroi (plus de cinquante personnes), qui chaque année travaillent d’arrache pied pour que ce magnifique salon ait lieu. Partenaire du salon, Pêches sportives fera partie des exposants.

    La Fête de la Pêche à la Mouche aura lieu les 28/01/2012 et 29/01/2012 au hall Sambrexpo. Rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Le salon ouvrira ses portes gratuitement aux visiteurs de 9h30 à 18h00.

    Pour en savoir plus : www.apmc.be

  • Nouvelle équipe et nouveau départ pour l’association Anper TOS

    Nouvelle équipe et nouveau départ pour l’association Anper TOS

    Fondée en 1958, reconnue d’utilité publique, l’association initialement intitulée Truite Ombre Saumon (TOS) fut durant très longtemps l’une des seules a défendre les cours d’eau français. Après une période de restructuration et de recherche de membres motivés pour reprendre le flambeau, Anper Tos se jette à nouveau dans la bataille de la défense de l’eau. Un nouveau bureau a été élu cet été. Lucien Drouot en est le nouveau président national. Le principe des antennes régionales est reconduit.

    Les actions de TOS à continuer et à développer sont les suivantes : – l’action contentieuse. La veille et les premières mesures sont assurées par les délégations régionales suivant le guide procédural. La décision d’ester en justice est prise par le président après avis de la commission juridique. – L’action de réflexion politique : une politique nationale et une ligne de conduite TOS doit être définie et appliquée dans les différentes instances locales et nationales où nous siégeons – L’action de développement : pour promouvoir l’image de TOS et développer son importance et son influence – L’édition de bulletins d’information et de documentation Il est décidé de fonctionner pour le moment en deux commissions : 1- Une commission Juridique, Pollution et Nuisances. Son rôle est d’assurer la veille juridique, la rédaction et la mise à jour des guides juridiques, d’analyser les dossiers précontentieux, de suivre les dossiers contentieux. Ces membres sont : François Grebot, Thierry Valet, Jacques Gerbod, Claude Champredon. Le président en sera membre de droit. 2- Une commission Animation et Développement. Son rôle sera de faire connaître TOS, d’organiser la communication, de coordonner les délégations régionales. Ces membres sont Christel Bulthé, Frédéric Serre, Claude Varenne-Paquet, Josselin de Lespinay.


    Renseignements :

    Association Nationale Pour la protection des Eaux et des Rivières TOS Le site Internet étant en cours de (re)construction, voici les coordonnées téléphoniques du Vice Président, François Grebot.
    Tél. : 04 73 92 51 82.
    Fax : 04 73 25 05 13.

  • Les bassins Rhône-Méditerranée et Corse en mauvais état écologique

    Les bassins Rhône-Méditerranée et Corse en mauvais état écologique

    La moitié des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse est actuellement en mauvais état écologique. L’Agence régionale de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse a publié le 6 décembre son rapport annuel 2010 qui explique que seul 51 % des rivières des bassins qu’elle surveille sont dans un bon état écologique. L’agence souligne que l’objectif de 66% d’ici à 2015 inscrit dans le Grenelle de l’environnement est encore loin. Au banc des accusés : les pesticides et les trop nombreux aménagements et altérations du lit des rivières. L’étude s’appuie sur 3 millions de mesures effectuées dans 1 500 stations. A noter que c’est la première fois qu’un telle étude est rendue publique.

  • Pêche en mer :  techniques d’automne

    Pêche en mer : techniques d’automne

    Avant l’arrivée des premiers grands froids, les carnassiers marins comme le bar, les thonidés, la liche, le tassergal ou les maquereaux se nourrissent abondamment. Il est encore temps de réaliser de très belles pêches pour peu que l’on connaisse les habitudes des poissons et les techniques appropriées pour les pêcher.

    Par Georges Rambaldi

    La pêche automnale signe la fin de saison pour de nombreuses espèces. La raison est simple. Avec l’arrivée de l’hiver, la température de l’eau descend et les poissons fourrages vont réagir à cette baisse de température en recherchant des zones plus chaudes. Suite aux premiers “coups de froid”, la couche de surface va être la première à se refroidir. Les poissons vont immédiatement fuir cette couche d’eau pour se réfugier plus en profondeur. Les couches profondes bénéficient encore de la chaleur accumulée durant l’été. La pêche entre 5 et 25 mètres de profondeur permet de retrouver toutes les espèces que l’on pêchait souvent en surface quelques semaines plus tôt. C’est là que l’on trouvera les prédateurs que sont les bars, lieux, liches, sérioles, tassergals, maquereaux communs et espagnols, les bonites, pélamides, etc.

    LA TRAÎNE CÔTIÈRE

    La petite traîne, encore appelée traîne côtière fait de plus en plus d’adeptes, notamment en Méditerranée. Premièrement, c’est une reconversion naturelle pour tous les pêcheurs de thons au large qui malheureusement depuis plusieurs années, connaissent des bredouilles à répétition. Cette année encore, les thons se sont fait rares dans les eaux de la grande bleue. Les prises sont de plus en plus petites, à tel point qu’un poisson de 200 livres est considéré aujourd’hui comme une prise très respectable. Deuxièmement, la traîne côtière permet de prendre de fabuleux poissons de sport, au premier rang desquels se trouve la sériole (le fameux amberjack aux Etats-Unis). Les sérioles de Méditerranée atteignent couramment des poids de 50 à 80 livres, ce qui, sur du matériel de traîne léger, procure une sensation forte qui s’apparente à ce que connaissent les pêcheurs de thons aujourd’hui. La sériole est, de l’avis des plus grands spécialistes, un poisson au moins aussi puissant qu’un thon du même poids. La liche amie, superbe carangue migratrice, fréquente la côte nord de la Méditerranée jusqu’au début de l’automne, puis migre, via le détroit de Gilbraltar le long des côtes du Maroc et jusqu’au Sénégal pour y passer l’hiver. Le tassergal se pêche également très bien à la traîne aux poissons- nageurs de grande taille ou au poisson mort (mulet, maquereau, orphie, barracuda). Pour tous ces poissons, l’utilisation d’un down rigger, lest muni d’une pince pour tenir le fil, puis le libérer à la touche, est indispensable pour maintenir un leurre ou un appât à la profondeur souhaitée. Une connaissance approfondie des fonds marins est toujours garante de succès. Un bon sondeur, un GPS et une carte sédimentaire de la Direction du service hydrogéographique et océanique de la marine (Shom) constituent des atouts précieux pour connaître la nature des fonds marins (vase, sable, roche), ainsi que la carte des épaves éditées par le même organisme(1).

    AUX LEURRES, N’INSISTEZ PAS EN SURFACE SI LES ATTAQUES SE FONT RARES

    Il est possible cependant, si le temps reste clément, d’enregistrer encores des attaques sur les leurres de surface, qu’ils soient traînés derrière un bateau ou ramenés à l’aide d’une canne à lancer. Mais si les résultats tardent à venir, inutile de perdre son temps à changer de leurre en se disant qu’une fois qu’on aura trouvé le bon… C’est en dessous que cela se passe. Généralement, l’essai de leurres plongeants procure beaucoup plus de touches. Là encore, un écho-sondeur facilite grandement la localisation des poissons.

    LE JIG EN SECOURS

    On entend par jigs les leurres destinés aux animations verticales. Cette technique est généralement pratiquée entre 3 et 20 mètres de profondeur. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux conditions de pêche automnale quand il faut aller chercher les poissons là où ils se trouvent. Les épaves, si vous en connaissez, comptent parmi les meilleurs postes pour pêcher aux jigs. Les gros prédateurs ont élu domicile dans ces vieux bateaux qui font office de récifs artificiels. Parmi les jigs les plus efficaces, on trouve le Swimming jig de Spro, un leurre dense qui s’anime de façon très réaliste tant à l’ascension qu’à la descente où il plane en feuille morte. Les leurres souples comme le Mega Shad de Flashmer font également merveille. Toutes les grandes marques de leurres (Smith, Illex, Lucky Craft… proposent plusieurs modèles de jigs). Inutile de préciser que l’utilisation d’un sondeur est ici d’un grand recours.

    EN MÉDITERRANÉE, PROFITEZ DES DERNIERS RAYONS DU SOLEIL

    C’est en Méditerranée que l’on pourra bénéficier le plus longtemps d’une température clémente. Le mois de novembre offre encore de bonnes possibilités, notamment dans sa partie ouest et sur les côtes espagnoles. Au fur et à mesure que l’eau se refroidit le long de la côte nord, les poissons prennent la route du sud, et pour certaines espèces comme les liches, c’est le déclenchement de la migration hivernale. On peut encore les intercepter, mais cet événement ne dure guère plus de deux ou trois semaines.

    DEPUIS LE BORD, FAITES LES ESTUAIRES

    Grand classique de la pêche en Méditerranée, les estuaires sont des postes privilégiés pour la pêche en surf casting et aux leurres. Si de plus une grosse crue vient troubler les eaux de la rivière, c’est le moment d’en profiter. Les sédiments arrachés aux bassins versant de la vallée font transiter un millier de tonnes d’organismes vivants tant animaux (insectes) que végétaux. Le poisson fourrage foisonne dans la zone d’eau trouble arrivée en mer. Et comme toujours, cette concentration attire les prédateurs. Citons le delta du Rhône, l’embouchure du Vidourle, de l’Aube ou de l’Hérault.

    (1) Direction du service hydrogéographique et océanique de la marine (SHOM) 3, avenue O. Gréard, BP5, 75007 Paris.
    Tél. : 01 44 38 41 16.