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Auteur/autrice : admin_lvdr

Mobilisation pour la Bienne : manifestation le 2 juin
Retenez bien cette date sur votre agenda : le 2
juin ! Ce jour-là, tous les amoureux de la Bienne se mobilisent et
manifestent pour alerter les pouvoirs publics et l’opinion sur le drame que vit
actuellement cette rivière. Ils se retrouveront à Jeurre dans le Jura sur les
bords de la Bienne. La Bienne sera bien sûr au centre des préoccupations, mais
pas seulement. Ce sont toutes les rivières comtoises qui souffrent
aujourd’hui : Bienne, Loue, Ain, Doubs, même combat ! Rendez-vous
donc à 15 heures, le 2 juin, sur le pont de Jeurre !Renseignements :

Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’
Difficile de ne pas être tenté par ce leurre souple hyper réaliste qui fait dans l’imitatif. Par les éclats qu’il envoie lors de sa nage, le Flash J Shad joue clairement sur le terrain des cuillers ondulantes ou du poisson manié.
Par Jean-Marc Theusseret
Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un shad aussi bien fini. Le réalisme est donc bien le cheval de bataille de la très confidentielle marque japonaise Fish Arrow, dirigée par Takeshi Matsumoto. La gamme des Flash J se décompose en deux versions : shad et “finesse”, le tout disponible en 3, 4 et 5 pouces. Nous avons choisi de tester le modèle 5 pouces en version shad, car il s’agit du plus polyvalent dans nos eaux. Grâce à lui nous avons pu aussi bien rechercher le brochet ou le sandre, que le silure, le black-bass ou bien le bar. Si la gamme propose plus de dix coloris, nous pensons que les teintes naturelles sont celles qui s’accordent le mieux avec le réalisme de ce leurre. Les teintes watermelon (vert foncé tirant sur le brun) ou “neon flick” (un bleu clair très naturel ) sont celles qui semblent les plus à même de simuler un petit poisson. Les Flash J sont tous pourvus d’une lamelle métallique argentée, dorée ou rouge, dont l’effet est très naturel. C’est ainsi que dans l’eau, lorsqu’il nage, le leurre envoie des éclats latéraux très significatifs. C’est ce qui fait du Flash J un leurre souple très particulier, qui évoque autant une cuiller ondulante qu’un poisson mort animé. Très efficace pour la pêche du brochet, il l’est aussi pour celle du sandre. Nous avons pu le tester cet hiver en Hollande, notamment à Goimeer, lac réputé difficile car très pêché aux leurres souples, et il s’en est très bien sorti. Techniquement, le Flash J Shad est un leurre souple relativement simple. Ça sent le plastique et rien d’autre ! Les amateurs de leurres aromatisés seront donc déçus. En revanche, la lamelle argentée émet un bruit nettement perceptible dès que le leurre est en mouvement. Est-ce un plus ? Toujours est-il que le Flash J Shad a déjà été adopté par quasiment tous ceux qui l’ont essayé. La finesse de sa caudale lui permet en outre de bien nager avec seulement 3g de lest, ce qui est un très bon point pour les pêches légères du brochet au-dessus des herbiers.
Prix conseillé : 9 euros le sachet de trois leurres (taille 5’’)
Renseignement et liste des points de vente sur le site Internet de l’importateur pour la France : www.smith-pro.com

River2Sea / Dahlberg Diver Frog 60 F
Larry Dahlberg est un célèbre pêcheur américain doublé d’un “lures designer” reconnu. On peut dire qu’avec cette grenouille, il a frappé un grand coup. Je vous recommande de voir la vidéo sur le site Internet de River2Sea (www.river2sea.fr/frogs/dahlberg-diver-frog.html) afin de prendre conscience des qualités nageuses de cette grenouille qui n’a à première vue rien de particulier comparé aux innombrables autres modèles du marché, dont certains sont particulièrement mauvais. Les pattes nagent comme une vraie tant sur l’eau que sous l’eau. Car la Dalhberg Diver Frog est particulièrement inclassable Elle flotte, mais elle peut couler jusqu’à 60 cm si on la récupère canne basse et si l’eau libre entre les herbiers lui en laisse la place. Contrairement à beaucoup d’autres modèles équipés d’hameçon double dont les pointes sont posés sur le dos d’un corps qui se dégonfle à l’attaque, l’hameçon de la Dahlberg est apparent. En revanche il est protégé des herbes par l’extension de la bavette qui lui sert à plonger.
Longeur : 60 mm (pattes au repos).
Poids : 28 g.
Conseils d’utilisation
Idéale pour prospecter les trouées d’herbiers en surface en faisant des poses (les brochets aiment ça). La Dahlberg sait aussi plonger sur les zones plus ouvertes.Prix conseillé : 10,95 euros.
Deux coloris disponibles (vert ou brun).
Têtes de bassin versant : l’habit ne fait pas le moine…
Les diverses pollutions de l’eau et la destruction des habitats aquatiques sont les deux principaux fléaux subis par nos rivières. Ces deux types de pressions se rencontrent en milieu urbain mais également dans nos campagnes : rejets agricoles et recalibrages font en effet payer un lourd tribut à nos cours d’eau. Les têtes de bassin versant semblent encore épargnées et sont considérées en bon voire en très bon état écologique. Mais, concrètement, est-ce vraiment le cas ?
Par Sylvain Richard et Guy Périat
L’examen d’une carte du réseau hydrographique national nous montre que les petits ruisseaux se rencontrent un peu partout et ne sont pas cantonnés uniquement aux zones de montagnes ou de plateaux d’altitude. En dehors des secteurs à la géologie particulière, de type karstique, les sources qui donnent naissance aux petits rus peuvent en effet apparaître sur tous les terrains naturels. Malheureusement, les petits cours d’eau des zones urbanisées à forte démographie ou sur les territoires à agriculture intensive n’existent plus en tant que tels depuis longtemps : recalibrés voire enterrés, ils s’apparentent maintenant plus à des fossés insalubres qu’aux ruisseaux chantants chers à Élisée Reclus…
Les têtes de bassins plus isolées de ces activités apparaissent quant à elles en meilleure santé. Point de rejets d’égouts ou d’industries, de grands barrages structurants, d’extractions massives de granulats, de recalibrage et d’endiguements importants, etc… Et pourtant, dans certains cas, lorsque des études hydrobiologiques sont conduites, les résultats sont sans équivoque : très peu de truites sont capturées, la morphologie du cours d’eau apparaît dégradée, la macro faune benthique est décimée ou encore les sédiments sont contaminés par des micropolluants de diverse nature…
Des sources de perturbations plus pernicieuses à mettre en évidence, issues d’activités humaines passées ou encore en vigueur, peuvent donc altérer plus ou moins grandement l’intégrité et le fonctionnement de certains petits ruisseaux…
Un passé minier florissant !Le sol français est riche, ou du moins l’a été : la carte du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) présentant la répartition des activités minières en France en témoigne et la plupart des massifs montagneux ou des socles anciens, amont des bassins versants, sont ou ont été exploités.
Ces activités ont en général de très lourds impacts sur les eaux de surface. En fonction du type d’exploitation, l’ouverture d’une mine peut engendrer un déboisement systématique des alentours, ce qui peut modifier grandement les écoulements de surface. Les exhaures et terrils issus de l’exploitation sont des sources de pollutions permanentes, chargés en métaux lourds notamment. Enfin, les travaux d’extraction nécessitent de grandes quantités d’eau, prélevée dans les cours d’eau situés à proximité.
En région minière, le réseau hydrographique a donc souvent subi de profondes transformations. Si elles sont très anciennes et que l’activité minière est abandonnée, la forêt peut recoloniser le secteur. Toutefois, les rivières et ruisseaux de têtes de bassin, à énergie modeste, n’ont que très rarement la capacité de reformer par eux mêmes leur intégrité physique. Ils restent donc dans une situation perturbée, malgré l’abandon de l’activité industrielle. En outre, dans certains cas, les traces de contamination en métaux lourds se retrouvent dans les sédiments et certains organismes aquatiques des dizaines d’années après la fermeture de la mine.Des sols remplis de déchets…
Pendant bien des années, l’enfouissement des déchets de toutes sortes était une pratique très courante dans nos campagnes… Combes, thalweg, zones humides ou encore avens des régions karstiques (les « emposieus » du Jura) ont ainsi servi de dépotoirs idéaux pendant de longues décennies. Ce n’est qu’à partir de 1975 que ces pratiques sont interdites par la loi et depuis, des travaux d’assainissement sont mis en place. Néanmoins, le travail est monumental et de nombreuses décharges sauvages, plus ou moins anciennes, sont encore découvertes !
Nos sols regorgent donc de déchets toxiques enfouis essentiellement durant le 20ème siècle. Et leur durée de vie, donc leurs effets inhibiteurs sur les organismes aquatiques, peuvent dépasser plusieurs centaines d’années… Si, à juste titre, la lumière a été faite récemment sur les pollutions aux polychlorobiphényles (les fameux PCB) sur les grands cours d’eau drainant de grands bassins industriels, mercure, plomb, zinc, ou encore cuivre, sont couramment retrouvés dans les cours d’eau de plus faibles dimensions… dès que l’on veut bien les chercher !
Retracer l’histoire du bassin versant, en consultant des archives mais également en s’entretenant avec les personnes locales, permet de fournir des informations essentielles sur les pratiques passées. Il est malheureusement assez rare qu’aucune ingérence ne soit intervenue.
Une sylviculture peu respectueuse…Du Moyen-Âge jusqu’au début de la révolution industrielle, d’importantes coupes et défrichements dans la forêt primaire ont permis de gagner des surfaces agricoles et de fournir du bois pour divers usages (chauffage, constructions…). Tant et si bien que sur cette période, les surfaces boisées sont passées de 90% à seulement 15% du territoire. Les forêts telles que nous les connaissons aujourd’hui sont donc récentes et pour l’essentiel issues de plantations, gérées pour des besoins commerciaux. Les cours d’eau ont payé un lourd tribut à cette exploitation forestière. Les conséquences sur la ressource en eau, l’érosion des sols et la qualité morphologique peuvent être très importantes, notamment sur les têtes de bassins. En effet, sur ces zones peu accessibles, le cours d’eau a souvent servi de piste de débardage du bois. Dès que son gabarit le permettait, le bois était même transporté par flottage, sur des embarcations spécifiques ou en larguant directement les grumes au fil de l‘eau. Afin de faciliter la tâche de l’exploitant, la dynamite aidait souvent à supprimer quelques gros blocs gênant le passage ou, dans certains cas, le cours d’eau était tout simplement recalibré. Regardez pour vous en convaincre le film « Les Grandes Gueules » de Robert Enrico, avec Bourvil et Lino Ventura, qui se passe dans les Vosges…
Ces interventions musclées sur la colonne vertébrale des cours d’eau ont encore des conséquences aujourd’hui. En effet, ils n’ont plus la dynamique leur permettant de remplacer ces gros blocs et éléments minéraux de grande taille, très attractifs pour la faune piscicole, et leur qualité morphologique s’en trouve ainsi durablement banalisée et altérée.
Afin d’augmenter les rendements sylvicoles, les hauts bassins versants ont souvent été plantés de monocultures de résineux (épicéa, douglas…). Or, ces essences ne sont pas adaptées aux milieux humides et des opérations de drainage des petits cours d’eau et zones humides ont dans certains cas été mises en œuvre par les exploitants, dans l’objectif d’assécher les sols environnants et de gagner des terrains aisément accessibles et exploitables. Plantées trop près des cours d’eau, ces essences engendrent de forts impacts sur leur morphologie : en fuyant l’humidité et a fortiori l’immersion, leurs racines s’enfoncent moins profondément dans les sols et l’encorbellement des berges disparaît. Celles-ci s’en trouvent alors déstabilisées et, en s’effondrant, entraînent l’élargissement progressif du lit d’étiage et l’altération des habitats piscicoles.
Enfin, tout en fermant le milieu à la lumière, ces plantations sont à l’origine d’une acidification marquée des sols et demandent également des traitements en herbicides ou fongicides assez poussés les premières années, afin d’éviter le développement de la végétation herbacée concurrente ou l’infestation de pucerons. La dominance de résineux aux alentours proches des ruisseaux de tête de bassin n’est en général pas signe de bonne santé du milieu. Il suggère plutôt de fortes interventions humaines passées.
… accompagnée d’une industrie de traitement du boisL’activité sylvicole s’accompagne d’une industrie de traitement du bois, les scieries, rencontrées traditionnellement au bord des cours d’eau : la force hydraulique servait en effet à actionner les scies et autres machines outils nécessaires à la découpe des grumes. Là encore, cette industrie a pu imposer des pressions supplémentaires sur la morphologie mais également le régime hydrologique des cours d’eau, en détournant une partie des débits.
Avec l’essor de l’industrie chimique, la lutte contre les insectes xylophages et autres moisissures, ravageurs des bois coupés, a entraîné l’utilisation de nombreuses substances toxiques. Divers cycles de traitement sont couramment mis en place afin de préserver les charpentes, les poteaux téléphoniques, les traverses de chemins de fer et autres produits de construction dérivés du bois.
Certains produits ont été développés pour attaquer directement la carapace chitineuse des xylophages. En milieu naturel aquatique, ils sont de ce fait particulièrement virulents contre les écrevisses, les coléoptères et les gammares. En effet, contrairement aux Plécoptères, Éphéméroptères ou Trichoptères qui présentent une phase aérienne et peuvent ainsi éviter une pollution ponctuelle, d’autant plus si celle-ci intervient après l’émergence des imagos, les écrevisses et autres gammares vivent tout leur cycle de vie dans l’eau et n’ont aucun échappatoire à de telles contaminations. Mais c’est toutefois bien l’ensemble du peuplement de macro invertébrés qui apparaît fragilisé par la présence de polluants rémanents issus du traitement du bois.
En conclusion, la situation actuelle de bon nombre de petits ruisseaux aux eaux cristallines de nos contrées est finalement l’héritage de plusieurs décennies d’artificialisation ou de contaminations diverses subies sur le bassin versant. En fonction de leur dynamique, de la nature et de l’intensité des différentes pressions, certains cours d’eau auront pu se reconstituer péniblement, d’autres non. Mal connues, ces petites masses d’eau peuvent donc être dans une situation très éloignée du sacro-saint bon état écologique. Sans investigations particulières et précises, la mise en évidence de certaines altérations pernicieuses n’est pas possible…
Des solutions techniques s’offrent aux gestionnaires : la situation n’est donc pas désespérée ! Les financeurs ont malheureusement plutôt tendance à cibler leurs aides sur les milieux de plus grande taille, aux pressions plus évidentes ou consensuelles comme les problèmes de qualité de l’eau ou de continuité écologique.
Il n’est pas ici question d’opposer l’intérêt de certains types de cours d’eau plus que d’autres : c’est bien à l’échelle du bassin versant que la restauration des fonctionnalités des milieux aquatiques doit être raisonnée. Mais dans ce contexte, les têtes de bassins devraient être quelque peu reconsidérées car elles méritent toutes nos attentions : véritables pouponnières à truites, elles sont la première pierre de la reconquête de la qualité de nos cours d’eau. Et ce d’autant plus que les rapports coûts / gains biologiques de leur restauration sont bien souvent très intéressants… Qu’on se le dise !
Finalement la pêche sera bien fermée sur la basse Bienne
Après diverses informations contradictoires concernant le sort de la pêche sur la basse Bienne suite aux graves problèmes de mortalités pisciaires, le préfet du Jura a tranché. La zone concerne les 24 kilomètres de l’aval de la rivière jusqu’à l’entrée dans le lac de Coiselet. Ils seront donc fermés à la pêche pour une durée indéterminée.
Daté du 4 avril, voici le communiqué de la Fédération départementale de pêche du Jura au sujet de la situation sur la Bienne :
Mortalité piscicole sur la Bienne – Point au 4 avril 2012Les prélèvements de poissons moribonds réalisés sur la Bienne le 14/03/12 par la Fédération de Pêche du Jura assistée par le service départementale de l’ONEMA du Jura ont été déposés le jour même au laboratoire départemental d’analyses du Jura à Poligny. Le docteur vétérinaire Mme Pozet, spécialiste des pathologies piscicoles, nous a rendu ses conclusions le 28/03/12.
Sur les 2 ombres capturés, une mycose (saprolégnia) a été isolée de chacun des sujets au niveau des lésions cutanées. Le bilan global fait apparaître un mauvais état général avec des lésions de saprolégniose. Cette infection est classiquement observée sur des individus affaiblis, plus souvent sur des géniteurs juste après la reproduction, alors qu’ils n’ont pas encore repris une alimentation normale du fait des températures basses.
A cette période du mois de mars, les poissons devraient avoir repris une alimentation normale, ce qui n’a pas été observé.
Sur les 4 truites, les examens bactériologiques ont permis également d’isoler une bactérie de type Yersinia ruckeri à partir du rein de ces dernières. Cette bactérie est un pathogène majeur, associé à une inflammation très forte de l’appareil digestif d’où les lésions de « bouche rouge » pour désigner couramment cette infection.
La yersiniose est une maladie bactérienne extrêmement fréquente en pisciculture, la bactérie ayant tendance à se développer au moment du réchauffement des eaux. Les poissons peuvent s’être contaminés par le biais de l’eau qui peut contenir cet agent infectieux dans la matière organique, les doses infectieuses n’ont pas besoin d’être très importantes si par ailleurs les poissons sont en état de stress et d’affaiblissement intense. Concernant la saprolégniose, il semblerait d’après les premiers résultats de biologie moléculaire qu’on ait à faire à une souche émergente et dont le pouvoir pathogène serait supérieur aux plus anciennes connues.
En conclusion de ces analyses, il ressort que les poissons de la Bienne ont subit un stress et un affaiblissement intense qui les ont conduit à développer les maladies listées précédemment. Même si la bactérie Yersinia ruckeri a été pour la première fois détectée dans un épisode de mortalité touchant l’arc jurassien, ce n’est qu’un pathogène de plus.
Qui de surcroît se retrouve dans un cours d’eau sur lequel toute introduction de poisson est proscrite depuis 2009. Si ces poissons meurent aujourd’hui, c’est donc surtout en raison de l’état de délabrement de ce cours d’eau.
Suite à la publication de ces résultats, une réunion de concertation a eu lieu le mercredi 28/03/12 en Préfecture du Jura à laquelle participait l’ensemble des acteurs : DDT, ARS, DREAL, ONEMA, FDPPMA, AAPPMA, LDA 39, … Le LDA a présenté les résultats de ses recherches sur les poissons récupérés par la fédération de pêche et l’ONEMA afin que toutes les personnes présentes comprennent la complexité du phénomène : les poissons ont certes développé certaines pathologies, mais cela n’aurait pas été possible sans un affaiblissement prononcé lié au mauvais état de leur milieu de vie. Des pistes de travail ont été évoquées sans calendrier prévisionnel.
La Fédération a donc précisé qu’elle s’engageait financièrement à faire réaliser des analyses de sédiments afin de rechercher la trace d’éventuelles cyanobactéries. Ceci contre l’avis de la DREAL qui compte tenu de la conclusion des résultats de l’expertise collective coordonnée par ONEMA sur les mortalités de poissons et les efflorescences de cyanobactéries de la Loue, ne jugeait pas pertinentes de telles investigations.
Sans compter que, depuis les conclusions de cette expertise, les budgets alloués à ces recherches ont été fortement réduits. Les répercussions de ces décisions sont d’autant plus injustes qu’elles grèvent nos capacités d’investigations qui sont à la base de la compréhension de ces phénomènes de mortalité massive, très différents au demeurant.
Vouloir transposer les conclusions de l’expertise sur la Loue à la Bienne c’est faire fie des différences fondamentales qui existent entre ces deux bassins versants très singuliers en matière d’occupation du sol. La décision a également été prise de fermer la pêche par principe de précaution.
En effet, compte tenu des éléments rapportés par Mme Pozet, la pratique de la pêche pouvait faire courir des risques supplémentaires aux poissons de cette rivière mais également aux autres rivières que les pêcheurs étaient susceptibles de contaminer par leurs accessoires. Même si l’eau et les poissons sont les principaux vecteurs de ces éléments pathogènes, il nous a été précisé que le matériel utilisé par les pêcheurs (bottes, cuissardes, waders, épuisettes, …) pouvait être un vecteur supplémentaire. Quant à la consommation du poisson, même si ces éléments pathogènes ne touchent que les poissons, il a été décidé d’interdire cette dernière par principe de précaution.
Enfin, la pratique du No-Kill n’a pas été jugée pertinente compte tenu du risque accru de contamination de ces poissons après manipulation. La fragilité de ces derniers étant d’autant plus importante qu’ils sont soumis à un épisode de stress conséquent lié à leur capture. Des analyses seront également réalisées sur les 2 piscicultures du bassin de la Bienne afin de rechercher l’origine des pathogènes observées sur les truites. Après plusieurs semaines d’attente, les débits sont enfin redescendus à une valeur similaire à celle du début de l’épisode de mortalité.
Le 2 avril 2012 nous avons ainsi pu échantillonner, en collaboration avec l’ONEMA, 10 stations réparties entre l’aval du barrage de Lavancia et l’amont de la ville de St Claude. Toutes les stations d’épuration sur ce secteur ont été encadrées afin de vérifier leur impact sur le milieu. Les résultats sont attendus la semaine prochaine.Fédération du Jura pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
395 rue Bercaille
39000
Lons-le-Saunier
Site internet : www.peche-jura.com
Le lac de Tignes
Le plus urbain des lacs de montagne du massif alpin n’en reste pas moins l’un des plus intéressant à pêcher à la mouche. Perché à 2100 mètres d’altitude au cœur de la station de ski, le lac de Tignes est accessible en voiture. Certains y verront un inconvénient, d’autres un avantage ! La pêche est à mi-chemin entre celle d’un réservoir, car une population de truites arcs-en-ciel et farios y est entretenue par des introductions de poissons de tailles variables, et celle d’un lac de montagne au sens où certains poissons sont issus de la reproduction naturelle. Une population de cristivomers est également bien présente et compte des poissons dont la taille peut atteindre le mètre. La superficie du lac, de 25 hectares d’eau pour une profondeur maximale de 40 mètres, en fait l’un des plus grands lacs naturels du massif à cette altitude.
Hervé Genet, guide de pêche : http://herve.genet.pagesperso-orange.fr

Cuillers à Silure : Pezon & Michel
La marque Pezon & Michel s’est lancée l’année dernière dans la commercialisation de cuillers ondulantes adaptées à la traque du silure au lancer. Ces cuillers sont taillées pour aller chercher les gros poissons. Leurs accessoires : hameçons triples, anneaux brisés et émerillons sont renforcés. Elles permettent de pêcher les grands courants de nos fleuves notamment. Agrémentées de teasers octopus ou de jupes en silicone, elles offrent une bouchée conséquente apte à séduire les plus gros spécimens. Pezon & Michel propose ainsi 4 modèles de cuillères aux nages différentes. Malgré leur poids important, ces cuillers ne nagent pas toutes très profondément. Il est possible, en accélérant leur animation, de faire nager les modèles les plus volumineux dans moins de deux mètres d’eau. Malgré tout, ces leurres sont à réserver à la prospection d’une bonne lame d’eau. Ils necessitent en outre un matériel adapté pour pouvoir les lancer et les animer avec aisance.
Renseignements et liste des points de vente :
www.pezonetmichel.com
Slovénie, paradis perdu : la réponse de l’institut de la pêche slovène
Dans notre dernier numéro, l’article de Philippe Boisson intitulé Slovénie, paradis perdu, a suscité de vives réactions chez nos lecteurs, ainsi qu’au sein même du gouvernement slovène, qui a souhaité, et c’est bien légitime, publier dans nos colonne un droit de réponse, que voici :
Permettez-moi de vous contacter au sujet de l’article paru dans votre revue Pêches Sportives, qui est une des revues les plus importantes et les plus lues en France comme en Europe. Dans votre dernier numéro, vous avez publié sur quelques pages un article consacré à la pêche à la mouche dans les rivières slovènes, plus particulièrement dans la Krka et la Sava Bohinjka. Lorsque j’ai lu cet article avec mes collègues, nous avons été surpris du point de vue exprimé par votre journaliste, M. Boisson, sur l’état des rivières en Slovénie.
En tant que connaisseur des rivières de pêche à la mouche et des parcours en Europe et dans le monde, vous savez que la Slovénie gère son patrimoine piscicole selon des objectifs précis et qu’elle prépare avec beaucoup de précision et de professionnalisme des plans de gestion pluriannuels de ses ressources piscicoles. Ces plans sont ensuite approuvés par le Ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire ainsi que le Ministre de l’agriculture, des forêts et de l’alimentation. Avec ces plans de gestion, nous essayons de garantir une biodiversité optimale ainsi qu’une bonne qualité des eaux même si, au cours des dix dernières années, les cours d’eau en Slovénie ont malheureusement beau- coup changé sous l’influence de divers facteurs et se sont dégradés.
Dans son article, M. Boisson cite un certain nombre de faits (par ex. le jet de nourriture aux poissons du haut d’un pont, la présence d’une cage contenant des poissons malades, le mauvais état des truites dans la Radovna, le nombre trop important de truites arc-en-ciel dans les rivières slovènes, le vendeur de cartes de pêche appelant le garde-pêche pour que ce dernier relâche des truites arc-en- ciel pour la pêche, etc. ), qui, je pense, ne tiennent pas debout ou n’ont été que le fruit hasardeux d’un concours de circonstances.
J’aimerais souligner que nous réprouvons l’acte de nourrir des poissons du haut d’un pont sans le porter à notre connaissance. Nous condamnons et pourchassons de telles activités. Je suis donc persuadé que ceci n’a été que le fruit du hasard ou bien l’action irréfléchie de personnes individuelles. Je suis également d’accord avec le fait que la cage, qui a été aperçue dans le cours supérieur de la Krka, ne devrait pas être là. A la suite d’une enquête menée auprès des habitants, nous avons constaté par après que la cage mentionnée dans l’article appartenait à l’un des habitants et que les poissons qu’elle contenait étaient destinés à des pique-niques et donc en aucun cas au déversement. Comme cet acte est interdit par la loi, nous avons transmis ce dossier à l’Inspection.
En ce qui concerne le lâcher de truites arc-en-ciel, auquel cet article accorde le plus d’importance, j’aimerais dire que nous ne lâchons que des truites arc-en-ciel stériles et que leur nombre a diminué de 30% au cours des quatre dernières années, comme le confirment les documents officiels. Il convient également de souligner que toutes les truites arc-en-ciel qui sont lâchées dans les cours d’eau pour les besoins de la pêche sont élevées dans des piscicultures spéciales possédant une licence, ce qui équivaut à dire qu’elles sont soumises à un contrôle rigoureux.
Ceci est une réponse très succincte aux allégations de M. Boisson sur l’état des rivières destinées à la pêche en Slovénie. J’espère ou bien je crois que M. Boisson a eu de la malchance quant au choix des dates et des lieux de pêche et que cet article ne décrit pas la situation réelle. Mais avant tout, je me pose la question de savoir si sa pêche a vraiment été une telle catastrophe pour que l’auteur lui ait consacré autant de place dans la revue ? Après avoir pris connaissance de cet article, nous avons aussitôt lancé une vaste enquête sur la pêche en Slovénie au sein des nombreux enthousiastes de la pêche et des guides locaux et étrangers. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons reçu aucune opinion négative. Des pêcheurs à la mouche du monde entier viennent en Slovénie et sont pour la plus grande part ravis. Notamment, nous remarquons avec plaisir que le pourcentage de pêcheurs à la mouche français a presque doublé.
Je vous serais reconnaissant de nous permettre de publier dans le prochain numéro de votre revue un article dans lequel nous présenterions d’un point de vue professionnel le système de gestion des cours d’eau en République de Slovénie et montrerions que le point de vue exprimé par votre journaliste ne se base que sur une visite très rapide et qu’il ne correspond pas à la situation réelle.
Cher M. Samuel Delziani
Je me suis permis d’écrire cette lettre car j’ai été surpris de voir avec quelle légèreté des faits qui discréditent la pêche à la mouche en Slovénie sont mentionnés ; faits que nous ne pouvons pas et n’avons pas le droit de généraliser à la gestion de la pêche dans son entier. Comme M. Boisson, à la suite d’un concours de circonstances qui n’avait pas de lien avec la gestion des parcours de pêche, n’a pas pu goûter à tous les plaisirs de la pêche à la mouche en Slovénie, je l’invite, avec vous, à venir nous rendre visite une nouvelle fois.
J’espère pouvoir bientôt vous rencontrer et vous prie d’agréer mes meilleures salutations.Dejan Pehar
Directeur de l’Institut de la pêche en Slovénie – Zavod za ribistvo Slovenije

