Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Nouveauté : JMC / soies Competition et Kamouline R2T

    Nouveauté : JMC / soies Competition et Kamouline R2T

    Nouvelle série de soies Compétition chez JMC développée pour les compétiteurs en réservoirs mais pas uniquement. La gamme comprend 5 modèles de flottante à S7 (très plongeante) dans trois tailles (6,7 et 8). De quoi pêcher en surface, juste en dessous (intermédiaire) ou plus en profondeur. Dans tous les cas, le running line est flottant, relativement dur pour bien glisser. Leur profil long autorise de très longs lancers qui permettent de bien aligner un long bas de ligne souvent armé de trois mouches. Surface micro-striée qui augmente la glisse par réduction du frottement.
    De son coté, la soie Kamouline se destine à la rivière et à la pêche de la truite en eaux claires. Cette soie alterne les couleurs naturelles pour un maximum de discrétion lors des lancers et une fois posée sur l’eau. Revêtement LB qui améliore la glisse. Le profil triangulaire R2T, bien connu des pêcheurs à travers les soies Symbol, assure une grande vitesse de lancer, une boucle serrée qui perce le vent tout en permettant un poser plus délicat qu’avec un profil WF. Taille 3 à 6.

    Prix conseillé : 69,90 euros pour la série Compétition (soit le modèle et 64,90 euros pour la soie Kamouline).

    Notre avis : les besoins des pêcheurs à la mouche évoluent et c’est une bonne nouvelle de voir des produits qui s’adaptent aux contraintes des pêcheurs français.

  • Production de produits de la mer : record battu en 2011

    Production de produits de la mer : record battu en 2011

    Malgré l’affaiblissement des stocks et une inquiétude
    légitime sur l’avenir du secteur, l’année 2011 a battu tous les records de
    production halieutique mondiale. Selon la FAO, ce n’est pas de 152 millions de tonnes
    de produits de la mer qui ont été produits. Ces chiffres s’expliquent notamment
    par la reprise des captures de petits pélagiques du Pacifique sud-américain
    grâce à des conditions climatiques clémentes et par le développement de
    l’aquaculture un peu partout sur le globe. A noter qu’en terme de consommation,
    22 pays concentrent 84 % de la consommation mondiale. Le podium de tête étant occupé par la Chine, le
    Japon et les Etats-Unis. La France se place en 12e position.

  • En 2012, les plages françaises restent parmi les mauvaises élèves européennes

    En 2012, les plages françaises restent parmi les mauvaises élèves européennes

    L’Agence
    européenne de l’environnement (AEE) a publié le 23 mai une étude sur la qualité
    des eaux des plages européennes. Les analyses d’eau ont été effectuées en 2011
    dans plus de 22 000 sites de baignade en eau de mer et en eau douce. Les
    nouvelles sont plutôt positives :«Bonne nouvelle
    pour les vacanciers sur les plages en Europe cet été : 92,1 % des eaux de
    baignade en Union européenne remplissent maintenant les critères minimum de
    qualité
    »a commenté l’institution communautaire
    dans un communiqués. Par
    contre la situation en France est loin d’être idyllique. En effet, alors que le
    pays concentre 16 % des lieux de baignades en Europe, seuls deux tiers des eaux
    sont d’excellentes qualités.

    Jacqueline McGlade, la
    directrice de l’AEE,
    explique :«
    Dans certains pays il y a encore un problème causé par l’agriculture et
    les eaux usées, nous devons donc voir davantage d’efforts pour garantir des
    eaux sûres et propres au public
    ».

  • 290 milliards de microplastiques flottent en Méditerranée

    290 milliards de microplastiques flottent en Méditerranée

    Le chiffre est
    difficilement compréhensible tant il est élevé : 290 milliards de
    microplastiques flottent à
    la surface de la Méditerranée.
    L’Expédition MED 2010-2013 regroupe des environnementalistes, des scientifiques
    européens, des artistes et des enseignants organisés en association loi 1901. Son
    but est de collecter de données scientifiques en mer et de se mobiliser pour la
    protection de la biodiversité marine en Méditerranée, et la lutte contre les
    déchets en mer.  Ce collectif vient donc de publier ce chiffre fruit des données
    collectées lors de deux expéditions.

    Après s’être morcelés sous l’effet conjugué du soleil et
    de l’eau de mer, les fragments de plastique peuvent atteindre une dimension proche de celle du plancton. Le plancton est un élément essentiel de
    la chaîne alimentaire et pour les animaux qui s’en nourrissent la méprise est
    inéluctable. Ces déchets finissent dans les estomacs des poissons et pervertissent l’ensemble
    de la chaîne alimentaire.

    Renseignements :

    http://www.expeditionmed.eu/

  • Cinéma : Ubu part à la pêche au saumon

    Cinéma : Ubu part à la pêche au saumon

    Nous avons pu découvrir en avant-première l’adaptation au
    cinéma du célèbre roman du Britannique Paul Torday Salmon fishing in the
    Yemen
    (Edité en France sous le nom Partie de pêche au Yémen). La version française du film a pour
    titre : Des saumons dans le Yémen.

    L’histoire débute par une proposition sonnant comme une
    blague absurde : un riche cheik yéménite (Amr Waked) propose à un scientifique britannique (Ewan Mc Gregor),
    spécialiste du saumon, d’introduire le fameux salmo salar au cœur de
    la péninsule arabique. Cette demande insensée devient une affaire d’Etat quand
    la directrice des relations publiques (Kristin Scott Thomas) du Premier
    ministre britannique se met en quête d’une bonne nouvelle en provenance du
    Moyen-Orient… Entre attentats, manifestations hostiles à l’occident et prises
    d’otages : difficile de trouver
    une image positive. Alors lorsque cette histoire de saumon survient, la spin
    doctor saute sur l’occasion.

    Entre conte, comédie romantique et satyre politique, le
    film navigue entre les styles mais reste résolument britannique, avec un humour
    tout en finesse et en tact. Alors certes, l’équipe du film aurait pu choisir un
    conseiller pêche plus scrupuleux,on
    n’échappe pas à quelques
    contresens techniques, mais on passe tout de même un bon moment. Le casting est
    une réussite. Avec au passage une mention spéciale à Kristin Scott Thomas pour
    sa prestation décapante d’une spécialiste de la manipulation politique, un
    personnage cynique et violent, au verbe acide et définitif.

    Cette fable pose aussi la question du
    conformisme, de sa remise en question et de l’hybris prométhéen d’un cheik aux
    ambitions nobles mais libérées du principe de réalité. La saumon et sa lutte
    contre le courant « dominant » étant la parfaite illustration de
    ce combat contre la pensée « dominante ». D’ailleurs, lorsque le
    scientifique accepte ce pari fou, le réalisateur choisit de le filmer,
    remontant à contre-courant le flot d’une foule dense et pressée. Tel un saumon
    urbain remontant le courant de la masse, le courant du « bon sens ».

    N’allez pas voir
    ce film pour le réalisme des parties de pêche, ni pour découvrir le Yémen
    ou encore le saumon. Non, Des
    saumons dans le Yémen
    est juste l’occasion de passer un
    moment agréable et songer un peu à Prométhée et son feu. Et de se poser une
    question essentielle : le titan damné pêchait-t-il à la mouche ?

    Des saumons
    dans le Yémen
    de Lasse Hallström. Sortie le 6
    juin.

    Samuel Delziani

    Crédit photo : © 2005 Metropolitan Filmexport

  • Monica, une nouvelle de Vincent Lalu

    Monica, une nouvelle de Vincent Lalu

    Le saumon est une femme. Il en a la grâce, l’endurance et la détermination. D’ailleurs seuls les saumons peuvent égaler une femme dans l’art de faire cavaler les hommes. C’est sans doute pour cette raison que l’on a donné des noms de femme à quelques endroits où les hommes ont beaucoup cavalé après les saumons. Monica est un de ces lieux bénis des dieux, peut-être le plus beau, un courant de près de  400 mètres ( le “Monica run”) qui relie deux pools formidables (le Monica du haut et le Monica du bas) sur la rivière Kola dans la presqu’île russe éponyme, où la densité de salmo salar fait penser certains jours aux heures chaudes du RER A entre Châtelet et Gare-de-Lyon.

    Une bredouille à Monica n’est pas donnée à tout le monde (j’ai failli y parvenir mais un gros grisle en fin de journée ne l’a pas permis). Car à Monica les saumons sont à la fois nombreux et bienveillants. Ils se prennent de passion pour votre mouche quand elle défile dans ce courant sublime, le plus beau du monde d’après cet habitué des plus beaux pools de la planète, un courant qui fait voyager votre Cascade ou votre Green Highlander en première classe, ni trop vite ni trop fort, juste comme il est nécessaire pour que leurs parures les présentent sous leur meilleur jour. Autour, les poissons font des galipettes, des remous, des sauts, quelques touchettes sans conséquence. Et puis très vite, comme dans toutes les maisons de rendez-vous, ça téléphone.

    La vraie Monica existe, je ne l’ai pas rencontrée mais il me paraît urgent de préciser à ce stade du récit que c’est une femme dont la vertu ne se prête guère au genre de métaphore douteuse employée à propos de son pool. Monica n’est peut-être pas la plus belle femme du monde, mais d’avoir donné son nom à l’un des plus beaux pools de la planète lui confère une sorte de magistère d’émotion dans l’inconscient des pêcheurs. Pour donner son nom à un tel endroit, Monica ne pouvait qu’être une femme épatante. On ne devient pas sans raison la marraine d’une avenue si glorieuse que Sunset Boulevard, à côté, a tout d’une rocade à Châteauroux.

    Emmener une femme à la pêche n’est pas une mince affaire : soit cela se passe tout de suite mal et vous avez vraiment intérêt à avoir tenté l’expérience à proximité d’un aéroport, soit il vous semble qu’elle aime ça, surtout pendant les deux premiers mois de votre idylle. Vous vous prenez alors à rêver d’une compagne halieutiquement correcte et vous en oubliez que vous lui avez dit : “Je t’emmène pêcher le saumon en Islande, on pêchera le jour et on s’aimera la nuit”, sans lui préciser qu’à cette saison, en Islande, il n’y a pas de nuit. Ce qui ne vous paraissait pas essentiel puisque, pour le moment, elle a l’air très contente comme cela, tapie derrière vous qui guettez le poisson sans savoir que, pour elle, le poisson c’est vous…

    Et puis il y en a quelques-unes comme Monica, qui aiment vraiment la pêche, auxquelles les hommes donnent à pêcher soit par galanterie, soit par condescendance, les parcours les plus faciles. Ce qui se passa pour Monica.
    La vraie Monica, donc, a débarqué un matin de 1995 en compagnie de l’homme, un Ecossais fortuné, dont cette Américaine partageait la vie et un peu la passion pour les saumons. Le couple était venu à l’invitation de Bill Davis, un Américain de l’Arizona marié avec la fille d’un des nouveaux maîtres de la Russie et qui fut le véritable découvreur des somptueuses rivières de la péninsule, la Yokanga, la Ponoy, l’Umba, la Varzuga ou la Rinda… qu’il perdit les unes après les autres, se retrouvant finalement sur la Kola, grande artère à saumons qui termine son cours tumultueux dans les parages de Mourmansk. La Kola n’avait jusque-là intéressé personne d’autre que les pêcheurs aux filets, fournisseurs des militaires et de la mafia locale et les innombrables braconniers qu’une économie de survivance poussait à cette coupable industrie.

    Bill Davis, le bad boy de l’Arizona, comprit très vite que la Kola, malgré son côté banlieue, était une pépite. Il réussit à obtenir de Boris Richepa, le très puissant patron de la fédération de pêche régionale, la concession des plus beaux pools de cette rivière publique où seuls les saumons étaient restés communistes. Il y improvisa un lodge dans l’ancienne maison de vacances des jeunesses socialistes, et c’est ainsi que quelque temps plus tard on proposa à Monica de pêcher ce grand courant facile auquel elle allait donner son nom après y avoir aligné et relâché dans sa journée 10 saumons exactement, entre 10 et 30 livres. Une légende était née. Il ne restait plus qu’à baptiser les autres pools du parcours, ce qui fut fait sans trop de précipitation (l’un d’eux se nomme toujours “no name” ). Et à faire venir les clients, attirés du monde entier par les sirènes de Monica.

    Il est impossible de dire avec certitude qu’il y a plus de saumons qui s’arrêtent ici que dans les autres pools. Mais ceux que vous y rencontrez vous font l’effet d’avoir fait tout ce chemin pour se retrouver là, un peu comme si, dans leurs années tacons, au moment où ils se préparaient à descendre vers la mer, leur maman leur avait dit : “Tu vois, ici, c’est Monica, un jour, si les gros flétans ne te mangent pas, tu y reviendras.” Pour eux, Monica n’est pas une banale maison de passe, c’est l’antichambre joyeuse de leur destin. Un pool complice autant pour les saumons que pour les hommes, qui y reçoivent ce qu’ils méritent (grosse pêche ou quasi bredouille) sans qu’il soit possible de savoir s’ils relèvent du registre de la malchance, ou de celui de la maladresse, ou encore de celui de la consolation. Ce n’est d’ailleurs pas le problème des saumons. Eux se reposent, prennent leurs aises. Ils savent que la suite ne leur laissera guère le loisir de prendre du bon temps. Alors ils en profitent, jusqu’à ce que le Monica du haut ne les réveille par le tumulte de ses eaux, juste avant l’autoroute impersonnelle qui les emmènera directement au pool du cimetière, avec ses minuscules clôtures de métal aux couleurs pastel et les taches vives que font les fleurs naturelles ou en plastique que les Russes aiment à disposer sur la tombe de leurs parents. Le cimetière donne aux saumons comme aux hommes une idée de ce qui les attend. Entre une friche industrielle, un champ de patates et la voie de chemin de fer Saint-Pétersbourg – Mourmansk, ce cimetière de la Kola éclaire de ses taches vives un décor en noir et blanc huit mois par an. Les cimetières russes sont gais et colorés parce que, l’espérance de vie des mâles de ce pays étant de 54 ans, mieux vaut soigner les abords de son futur déménagement.

    On enterrait ce matin-là un enfant. Sur la petite caisse de bois, on avait disposé ses jouets préférés : un camion, un ballon, une pelle et un petit maillet. En contrebas, sur la rivière, les mouches ont cessé leur défilé. Plusieurs habitués de la Kola ont déjà assisté à ce genre de scène. Ce n’est pas la seule raison qui les fait détester le pool du cimetière. La vraie raison est que, à force de voir passer des pêcheurs et des saumons, les morts de Kola, dès leur jeune âge, sont devenus des experts. Ils savent mieux que personne si le lancer est bon, si la mouche passe bien, si le pêcheur comprend quelque chose au poisson. Ils savent, eux, vraiment si le saumon est une femme. Ou si c’est l’inverse.

    Vincent Lalu

  • Pays basque : un concours photos et vidéos pour sublimer le gave du Saison

    Pays basque : un concours photos et vidéos pour sublimer le gave du Saison

    L’office du
    tourisme de Soule et l’AAPPMA de la Soule organise un concours de photo ouvert
    à tous les photographe set vidéastes amateurs dont le thème est le gave du Saison en Soule, une rivière magnifique au cœur du Pays basque. Il débutera le 15 mai et prendra fin le 1er août 2012.
    Les gagnants recevront en prix un
    appareil photo ou une caméra waterproof.Vous
    pouvez déposer vos clichés ou vos films sur la page Facebook Pêche 64 ou
    directement dans les locaux de l’office du tourisme de Soule à Mauléon. A vos caméras donc !

    Renseignements :

    Page Facebook Pêche 64

    Tél. 05 59 28 02 37

  • Sénégal : une bonne nouvelle pour la pêche artisanale locale

    Sénégal : une bonne nouvelle pour la pêche artisanale locale

    Le nouveau président du Sénégal, fraîchement élu, Macky
    Sall, vient de respecter une de ses promesses de campagne électorale :
    l’annulation des autorisations de pêche octroyées aux 29 chalutiers pélagiques
    étrangers opérant dans les eaux de son pays. Une bonne nouvelle pour les
    pêcheurs sénégalais qui ont vu les ressources halieutiques diminuer
    dangereusement.

    L’association de protection de l’environnement Greenpeace
    s’est félicitée de cette décision et a interpellé l’Union européenne dans un
    communiqué publié le 18 mai : « L’Union européenne doit prendre
    ses responsabilités et s’inspirer de cette décision des dirigeants africains.
    Plutôt que d’envoyer les navires en surnombre de sa flotte pêcher dans les eaux
    des pays en développement, la politique commune des pêches européenne,
    actuellement en pleine réforme, devrait limiter le nombre de bateaux
    industriels de pêches et favoriser une pêche locale plus responsable, une pêche
    artisanale. »

  • Championnat d’Europe mouche : des nouvelles de l’équipe de France

    Championnat d’Europe mouche : des nouvelles de l’équipe de France

    Nous venons de recevoir à la rédaction une carte postale de
    l’équipe de France de pêche à la mouche qui est engagée dans le 18e
    Championnat d’Europe de pêche à la mouche qui se déroule actuellement au
    Portugal (13-25 mai). « Bonjour de l’équipe de France Mouche au
    Portugal. Belles rivières… Beau travail d’équipe… On espère beaucoup »
    .

    A l’issue de la troisième manche, l’équipe a pris la
    cinquième place du classement provisoire. Tout est encore possible. Verdict
    demain, samedi 19, avec les deux dernières manches.


    Renseignements :

    http://www.fppd.pt/default.aspx?p=126

  • Technique : le bar au leurre de surface

    Technique : le bar au leurre de surface

    La pêche du bar au leurre de surface est une pêche passionnante. Elle permet de voir les poissons attaquer de façon parfois discrète dans une petite éclaboussure ou, plus spectaculaire, dans un énorme remous. Elle permet aussi de voir les poissons qui suivent et refusent le leurre, et d’inciter les plus récalcitrants à mordre en variant l’animation. L’image d’un lingot d’argent surgissant de nulle part dans l’eau bleue pour engloutir votre leurre de surface restera toujours gravée dans votre mémoire.

    Par Philippe Collet

    Les bons gestes

    La pêche de surface peut se pratiquer en bateau, mais elle est particulièrement adaptée à la traque du bord car le leurre n’a quasiment aucun risque de s’accrocher. La profondeur des postes peut aller de quelques dizaines de centimètres à 4 ou 5 mètres. Plus, parfois, si les poissons chassent entre deux eaux.

    L’animation

    Nombre des leurres  se placent tête en l’air et le corps immergé à 45° à l’arrêt (Sammy par exemple). Quelques-uns restent toutefois à plat sur l’eau (Super Spook par exemple). Lors de l’animation, ils remontent pour glisser à plat. Certains d’entre eux peuvent passer sous l’eau sur des tirées plus franches. Ils remontent crever la surface avec une attractivité certaine dès l’arrêt de la traction. L’animation de base en walking the dog, littéralement « promener le chien », est la même pour tous ces leurres. Elle consiste à donner de petits coups de scion, au ras de l’eau, pour leur impulser de courtes tirées sèches qui les feront zigzaguer de droite à gauche. Entre chaque tirée, la main qui tient la manivelle du moulinet tourne celle-ci d’un cran pour récupérer le fil et le
    maintenir à la limite de la tension sans tirer sur le leurre. En effet,  lorsqu’on tape une première fois dans ce dernier d’un petit coup de scion, il part d’un côté ; il faut ensuite ramener la pointe de la canne vers le leurre tout en résorbant partiellement le mou du fil au moulinet et lui taper de nouveau dedans lorsqu’il a fini sa glissade. On le fait ainsi virer de l’autre côté et ainsi de suite. La récupération du fil ne doit pas être trop rapide car elle empêcherait le leurre de basculer d’un côté à l’autre. Le fil doit impérativement rester lâche et ne se tendre que sur les coups de scion.
    Selon le type de stickbait, et le plus souvent selon sa taille, le rythme sera plus ou moins rapide et les tirées plus ou moins amples. A vous de trouver le bon tempo pour faire évoluer correctement chaque leurre. Lorsque vous avez le bon rythme, vous pouvez aussi pêcher en douceur ou sèchement. En animant sèchement, vous ferez gicler beaucoup d’eau et générerez beaucoup de bruit avec les billes bruiteuses. Votre leurre deviendra un mini prédateur en chasse. Cette animation est à double tranchant. Elle va dans certains cas inciter le prédateur à sanctionner directement l’intrus, mais risque à d’autres moments de dissuader un poisson un peu méfiant d’attaquer. En pêchant au même rythme mais de façon fluide et douce, votre leurre zigzaguera de la même façon, mais beaucoup plus discrètement, comme un animal blessé cherchant à se soustraire à la vue du prédateur ; cette animation aura la faveur des poissons plutôt méfiants.
    Je me souviendrai toujours d’une partie de pêche en bateau en Bretagne Nord avec un collègue expérimenté du cru, où j’ai eu la démonstration absolue que l’animation minimaliste d’un Super Spook attirait de nombreux bars. Ce pêcheur ne tapait pas dans le leurre. Il se contentait de le faire surfer sur le petit clapot d’une belle journée d’été, en lui impulsant des coups de scion irréguliers et à peine marqués, donnant l’impression que son leurre cherchait à se faufiler le plus discrètement possible sur l’eau. Le leurre dodelinait irrégulièrement de droite à gauche avec une amplitude guidée plus par le relief des vagues que par la tirée imprimée et émettait seulement de temps en temps un petit “cloc” discret. L’animation droite gauche droite, accompagnée de son “cloc, cloc, cloc” bien rythmé si caractéristique, et facile à obtenir dès les premiers essais avec ce leurre, que je produisais de mon côté ne fonctionnait pas du tout alors que la sienne faisait monter les poissons régulièrement.
    Je pense que, globalement, une animation trop régulière et bruyante est dissuasive pour les poissons éduqués de nos côtes. Plus la mer est calme, plus l’animation et le leurre choisi doivent être discrets. Si la mer est un peu formée, que le clapot étouffe le bruit, vous pouvez alors opter pour une animation plus marquée et surtout passer à un leurre plus gros et plus bruyant qui sera mieux décelé par les poissons dans le bruit de fond général.
    Le vent peut être un ennemi dans la pêche avec des leurres de surface. En effet, avec des leurres légers, il peut la rendre impossible en tendant trop vite le fil. Vous aurez alors intérêt à rechercher des postes avec le vent dans le dos ou à passer à des leurres plus gros et plus tolérants en termes d’animation. Dernière chose importante : la non-animation. N’oubliez pas de marquer des arrêts fréquents, qui déclencheront l’intérêt des prédateurs et les inciteront à attaquer votre leurre beaucoup plus régulièrement.


    Soyez vigilant

    Lorsque vous pêchez avec un leurre de surface, ne négligez pas une seconde sa surveillance. En le suivant des yeux, vous pourrez voir des suivis sans suite, des remous suspects trahissant la présence de poissons. Cela vous redonnera de la motivation à revendre, si vous commenciez à douter de votre technique ou du poste choisi, et vous incitera à changer de leurre pour trouver celui qui peut déclencher les touches. N’hésitez pas à couvrir du terrain. Les poissons, s’ils sont présents, réagiront tout de suite en suivant ou en prenant le leurre. Toutefois, pour certains endroits difficiles d’accès comme des pointes rocheuses, vous pourrez insister longuement en lançant en étoile, en attendant leur passage plus ou moins obligé.

    Le ferrage

    Lorsqu’un poisson surgit pour s’emparer de votre leurre, votre instinct et la surprise vous dictent de ferrer instantanément. Souvent vous enlevez le leurre de la gueule du bar avant qu’il n’ait pu s’en saisir ou bien vous ne lui laissez aucune chance de le retrouver, s’il l’a raté, en lui retirant brusquement du champ de vision. Attendez toujours de sentir le contact avec le poisson, ce qui lui laisse le temps de redescendre avec le leurre. Votre ferrage sera alors beaucoup efficace.
    Je ne souviendrai toujours d’un gros bar qui, après avoir produit un énorme remous, dont j’avais arraché mon leurre instantanément, avait recherché furieusement sa proie en tapant la tête de droite à gauche avant de la sortir complètement hors de l’eau à 10 mètres du bateau comme s’il cherchait quelque chose. Il n’est bien sûr jamais revenu sur le leurre redéposé immédiatement dans le remous.
    La pêche aux leurres de surface est une pêche d’été idéale. Elle nécessite très peu de matériel et peut se pratiquer un peu partout sur nos côtes du bord. Alors n’hésitez pas à prendre une canne, quelques leurres et accessoires pour vos vacances d’été. Vous trouverez toujours un moment pour aller crapahuter au bord de l’eau et faire quelques lancers. Vous pourrez alors découvrir, si ce n’est déjà fait, ce formidable poisson qu’est le bar.

    L’usage de la tresse

    Je fais partie de ceux qui auraient maintenant du mal à se passer de la tresse. Pour cette pêche, en surface, elle reste posée sur l’eau où elle flotte naturellement, ce qui est un atout non négligeable. Son absence d’élasticité permet la retransmission des moindres petits coups de scion jusqu’au leurre, même à grande distance. Sa finesse, à résistance égale par rapport à un nylon, permet d’allonger les lancers et de minimiser la prise au vent et le ventre dans la ligne, qui peuvent totalement anéantir la meilleure des animations. Pour des leurres de taille normale de type Z Claw, Sammy 100 ou encore Bonnie 95, une tresse de  15 centièmes et suffisante. Pour des leurres plus gros, de type Bonnie 128, Super Spook, une taille de 19 centièmes peut être préférable, surtout si vous n’êtes pas totalement aguerri. Il s’agit en fait d’éviter de casser net sur un lancer appuyé, si par hasard une boucle de tresse se bloque dans les anneaux de la canne ou si le pick-up du moulinet se referme.
    Pour plus de discrétion, et aussi pour éviter de perdre des grandes longueurs de tresse sur une casse, un morceau de fluorocarbone est intercalé entre la tresse et le leurre ou plutôt l’agrafe. Cette dernière permet un changement rapide en fonction des postes rencontrés ou lorsqu’on cherche le leurre qui marche. Vous choisirez des agrafes de bonne qualité pour éviter qu’elles ne s’ouvrent de façon intempestive. Il n’y a en effet rien de plus rageant que d’animer d’un seul coup dans le vide et de voir son leurre partir au gré des vagues.
    Le brin de fluorocarbone mesure environ 1,5 à 2 mètres, son diamètre est fonction de la taille des leurres et des poissons pouvant être rencontrés. Vous utiliserez le plus souvent un 30, 35 ou 40 centièmes, les plus gros diamètres étant réservés aux pêches fortes, lorsque vous risquez de rencontrer de gros poissons ou que vous pêchez des secteurs très encombrés.

    Hameçons et corrosion marine

    Certains leurres ont été conçus au départ pour l’eau douce et ne sont pas toujours dotés d’hameçons résistant à la corrosion marine. Même si vous rincez ces leurres méticuleusement après chaque partie de pêche, leurs hameçons vont rapidement rouiller. Leurs pointes vont s’émousser et perdre leur piquant et certains points de rouille peuvent les rendre cassants, surtout après un stockage prolongé. Il est recommandé de les changer, lorsqu’ils sont trop abîmés, pour des hameçons plus résistants à la corrosion et aussi parfois à l’ouverture. Vous les choisirez de taille équivalente ou un peu plus gros (s’ils ne déséquilibrent pas la nage du leurre), ce qui vous permettra de mieux accrocher les gros poissons. Lorsque vous changez l’armement d’un leurre à trois hameçons, vous pouvez le remplacer par seulement deux hameçons de taille supérieure. Les références suivantes peuvent être recommandées pour remplacer vos hameçons triples : Decoy Y-S21, VMC 7545 BN (noir anticorrosion) ou TI , Owner ST 31 ou ST 41, plus forts de fer. Ces hameçons résistent correctement à la corrosion marine, à l’ouverture, et ont un piquant supérieur à la moyenne.