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Auteur/autrice : admin_lvdr

Nouveauté : JMC / soies Competition et Kamouline R2T
Nouvelle série de soies Compétition chez JMC développée pour les compétiteurs en réservoirs mais pas uniquement. La gamme comprend 5 modèles de flottante à S7 (très plongeante) dans trois tailles (6,7 et 8). De quoi pêcher en surface, juste en dessous (intermédiaire) ou plus en profondeur. Dans tous les cas, le running line est flottant, relativement dur pour bien glisser. Leur profil long autorise de très longs lancers qui permettent de bien aligner un long bas de ligne souvent armé de trois mouches. Surface micro-striée qui augmente la glisse par réduction du frottement.
De son coté, la soie Kamouline se destine à la rivière et à la pêche de la truite en eaux claires. Cette soie alterne les couleurs naturelles pour un maximum de discrétion lors des lancers et une fois posée sur l’eau. Revêtement LB qui améliore la glisse. Le profil triangulaire R2T, bien connu des pêcheurs à travers les soies Symbol, assure une grande vitesse de lancer, une boucle serrée qui perce le vent tout en permettant un poser plus délicat qu’avec un profil WF. Taille 3 à 6.Prix conseillé : 69,90 euros pour la série Compétition (soit le modèle et 64,90 euros pour la soie Kamouline).
Notre avis : les besoins des pêcheurs à la mouche évoluent et c’est une bonne nouvelle de voir des produits qui s’adaptent aux contraintes des pêcheurs français.

Production de produits de la mer : record battu en 2011
Malgré l’affaiblissement des stocks et une inquiétude
légitime sur l’avenir du secteur, l’année 2011 a battu tous les records de
production halieutique mondiale. Selon la FAO, ce n’est pas de 152 millions de tonnes
de produits de la mer qui ont été produits. Ces chiffres s’expliquent notamment
par la reprise des captures de petits pélagiques du Pacifique sud-américain
grâce à des conditions climatiques clémentes et par le développement de
l’aquaculture un peu partout sur le globe. A noter qu’en terme de consommation,
22 pays concentrent 84 % de la consommation mondiale. Le podium de tête étant occupé par la Chine, le
Japon et les Etats-Unis. La France se place en 12e position.
En 2012, les plages françaises restent parmi les mauvaises élèves européennes
L’Agence
européenne de l’environnement (AEE) a publié le 23 mai une étude sur la qualité
des eaux des plages européennes. Les analyses d’eau ont été effectuées en 2011
dans plus de 22 000 sites de baignade en eau de mer et en eau douce. Les
nouvelles sont plutôt positives :«Bonne nouvelle
pour les vacanciers sur les plages en Europe cet été : 92,1 % des eaux de
baignade en Union européenne remplissent maintenant les critères minimum de
qualité»a commenté l’institution communautaire
dans un communiqués. Par
contre la situation en France est loin d’être idyllique. En effet, alors que le
pays concentre 16 % des lieux de baignades en Europe, seuls deux tiers des eaux
sont d’excellentes qualités.Jacqueline McGlade, la
directrice de l’AEE,
explique :«
Dans certains pays il y a encore un problème causé par l’agriculture et
les eaux usées, nous devons donc voir davantage d’efforts pour garantir des
eaux sûres et propres au public».
290 milliards de microplastiques flottent en Méditerranée
Le chiffre est
difficilement compréhensible tant il est élevé : 290 milliards de
microplastiques flottent à
la surface de la Méditerranée.
L’Expédition MED 2010-2013 regroupe des environnementalistes, des scientifiques
européens, des artistes et des enseignants organisés en association loi 1901. Son
but est de collecter de données scientifiques en mer et de se mobiliser pour la
protection de la biodiversité marine en Méditerranée, et la lutte contre les
déchets en mer. Ce collectif vient donc de publier ce chiffre fruit des données
collectées lors de deux expéditions.Après s’être morcelés sous l’effet conjugué du soleil et
de l’eau de mer, les fragments de plastique peuvent atteindre une dimension proche de celle du plancton. Le plancton est un élément essentiel de
la chaîne alimentaire et pour les animaux qui s’en nourrissent la méprise est
inéluctable. Ces déchets finissent dans les estomacs des poissons et pervertissent l’ensemble
de la chaîne alimentaire.Renseignements :

Cinéma : Ubu part à la pêche au saumon
Nous avons pu découvrir en avant-première l’adaptation au
cinéma du célèbre roman du Britannique Paul Torday Salmon fishing in the
Yemen (Edité en France sous le nom Partie de pêche au Yémen). La version française du film a pour
titre : Des saumons dans le Yémen.L’histoire débute par une proposition sonnant comme une
blague absurde : un riche cheik yéménite (Amr Waked) propose à un scientifique britannique (Ewan Mc Gregor),
spécialiste du saumon, d’introduire le fameux salmo salar au cœur de
la péninsule arabique. Cette demande insensée devient une affaire d’Etat quand
la directrice des relations publiques (Kristin Scott Thomas) du Premier
ministre britannique se met en quête d’une bonne nouvelle en provenance du
Moyen-Orient… Entre attentats, manifestations hostiles à l’occident et prises
d’otages : difficile de trouver
une image positive. Alors lorsque cette histoire de saumon survient, la spin
doctor saute sur l’occasion.Entre conte, comédie romantique et satyre politique, le
film navigue entre les styles mais reste résolument britannique, avec un humour
tout en finesse et en tact. Alors certes, l’équipe du film aurait pu choisir un
conseiller pêche plus scrupuleux,on
n’échappe pas à quelques
contresens techniques, mais on passe tout de même un bon moment. Le casting est
une réussite. Avec au passage une mention spéciale à Kristin Scott Thomas pour
sa prestation décapante d’une spécialiste de la manipulation politique, un
personnage cynique et violent, au verbe acide et définitif.Cette fable pose aussi la question du
conformisme, de sa remise en question et de l’hybris prométhéen d’un cheik aux
ambitions nobles mais libérées du principe de réalité. La saumon et sa lutte
contre le courant « dominant » étant la parfaite illustration de
ce combat contre la pensée « dominante ». D’ailleurs, lorsque le
scientifique accepte ce pari fou, le réalisateur choisit de le filmer,
remontant à contre-courant le flot d’une foule dense et pressée. Tel un saumon
urbain remontant le courant de la masse, le courant du « bon sens ».N’allez pas voir
ce film pour le réalisme des parties de pêche, ni pour découvrir le Yémen
ou encore le saumon. Non, Des
saumons dans le Yémen est juste l’occasion de passer un
moment agréable et songer un peu à Prométhée et son feu. Et de se poser une
question essentielle : le titan damné pêchait-t-il à la mouche ?Des saumons
dans le Yémen de Lasse Hallström. Sortie le 6
juin.Samuel Delziani
Crédit photo : © 2005 Metropolitan Filmexport

Monica, une nouvelle de Vincent Lalu
Le saumon est une femme. Il en a la grâce, l’endurance et la détermination. D’ailleurs seuls les saumons peuvent égaler une femme dans l’art de faire cavaler les hommes. C’est sans doute pour cette raison que l’on a donné des noms de femme à quelques endroits où les hommes ont beaucoup cavalé après les saumons. Monica est un de ces lieux bénis des dieux, peut-être le plus beau, un courant de près de 400 mètres ( le “Monica run”) qui relie deux pools formidables (le Monica du haut et le Monica du bas) sur la rivière Kola dans la presqu’île russe éponyme, où la densité de salmo salar fait penser certains jours aux heures chaudes du RER A entre Châtelet et Gare-de-Lyon.
Une bredouille à Monica n’est pas donnée à tout le monde (j’ai failli y parvenir mais un gros grisle en fin de journée ne l’a pas permis). Car à Monica les saumons sont à la fois nombreux et bienveillants. Ils se prennent de passion pour votre mouche quand elle défile dans ce courant sublime, le plus beau du monde d’après cet habitué des plus beaux pools de la planète, un courant qui fait voyager votre Cascade ou votre Green Highlander en première classe, ni trop vite ni trop fort, juste comme il est nécessaire pour que leurs parures les présentent sous leur meilleur jour. Autour, les poissons font des galipettes, des remous, des sauts, quelques touchettes sans conséquence. Et puis très vite, comme dans toutes les maisons de rendez-vous, ça téléphone.
La vraie Monica existe, je ne l’ai pas rencontrée mais il me paraît urgent de préciser à ce stade du récit que c’est une femme dont la vertu ne se prête guère au genre de métaphore douteuse employée à propos de son pool. Monica n’est peut-être pas la plus belle femme du monde, mais d’avoir donné son nom à l’un des plus beaux pools de la planète lui confère une sorte de magistère d’émotion dans l’inconscient des pêcheurs. Pour donner son nom à un tel endroit, Monica ne pouvait qu’être une femme épatante. On ne devient pas sans raison la marraine d’une avenue si glorieuse que Sunset Boulevard, à côté, a tout d’une rocade à Châteauroux.
Emmener une femme à la pêche n’est pas une mince affaire : soit cela se passe tout de suite mal et vous avez vraiment intérêt à avoir tenté l’expérience à proximité d’un aéroport, soit il vous semble qu’elle aime ça, surtout pendant les deux premiers mois de votre idylle. Vous vous prenez alors à rêver d’une compagne halieutiquement correcte et vous en oubliez que vous lui avez dit : “Je t’emmène pêcher le saumon en Islande, on pêchera le jour et on s’aimera la nuit”, sans lui préciser qu’à cette saison, en Islande, il n’y a pas de nuit. Ce qui ne vous paraissait pas essentiel puisque, pour le moment, elle a l’air très contente comme cela, tapie derrière vous qui guettez le poisson sans savoir que, pour elle, le poisson c’est vous…
Et puis il y en a quelques-unes comme Monica, qui aiment vraiment la pêche, auxquelles les hommes donnent à pêcher soit par galanterie, soit par condescendance, les parcours les plus faciles. Ce qui se passa pour Monica.
La vraie Monica, donc, a débarqué un matin de 1995 en compagnie de l’homme, un Ecossais fortuné, dont cette Américaine partageait la vie et un peu la passion pour les saumons. Le couple était venu à l’invitation de Bill Davis, un Américain de l’Arizona marié avec la fille d’un des nouveaux maîtres de la Russie et qui fut le véritable découvreur des somptueuses rivières de la péninsule, la Yokanga, la Ponoy, l’Umba, la Varzuga ou la Rinda… qu’il perdit les unes après les autres, se retrouvant finalement sur la Kola, grande artère à saumons qui termine son cours tumultueux dans les parages de Mourmansk. La Kola n’avait jusque-là intéressé personne d’autre que les pêcheurs aux filets, fournisseurs des militaires et de la mafia locale et les innombrables braconniers qu’une économie de survivance poussait à cette coupable industrie.Bill Davis, le bad boy de l’Arizona, comprit très vite que la Kola, malgré son côté banlieue, était une pépite. Il réussit à obtenir de Boris Richepa, le très puissant patron de la fédération de pêche régionale, la concession des plus beaux pools de cette rivière publique où seuls les saumons étaient restés communistes. Il y improvisa un lodge dans l’ancienne maison de vacances des jeunesses socialistes, et c’est ainsi que quelque temps plus tard on proposa à Monica de pêcher ce grand courant facile auquel elle allait donner son nom après y avoir aligné et relâché dans sa journée 10 saumons exactement, entre 10 et 30 livres. Une légende était née. Il ne restait plus qu’à baptiser les autres pools du parcours, ce qui fut fait sans trop de précipitation (l’un d’eux se nomme toujours “no name” ). Et à faire venir les clients, attirés du monde entier par les sirènes de Monica.
Il est impossible de dire avec certitude qu’il y a plus de saumons qui s’arrêtent ici que dans les autres pools. Mais ceux que vous y rencontrez vous font l’effet d’avoir fait tout ce chemin pour se retrouver là, un peu comme si, dans leurs années tacons, au moment où ils se préparaient à descendre vers la mer, leur maman leur avait dit : “Tu vois, ici, c’est Monica, un jour, si les gros flétans ne te mangent pas, tu y reviendras.” Pour eux, Monica n’est pas une banale maison de passe, c’est l’antichambre joyeuse de leur destin. Un pool complice autant pour les saumons que pour les hommes, qui y reçoivent ce qu’ils méritent (grosse pêche ou quasi bredouille) sans qu’il soit possible de savoir s’ils relèvent du registre de la malchance, ou de celui de la maladresse, ou encore de celui de la consolation. Ce n’est d’ailleurs pas le problème des saumons. Eux se reposent, prennent leurs aises. Ils savent que la suite ne leur laissera guère le loisir de prendre du bon temps. Alors ils en profitent, jusqu’à ce que le Monica du haut ne les réveille par le tumulte de ses eaux, juste avant l’autoroute impersonnelle qui les emmènera directement au pool du cimetière, avec ses minuscules clôtures de métal aux couleurs pastel et les taches vives que font les fleurs naturelles ou en plastique que les Russes aiment à disposer sur la tombe de leurs parents. Le cimetière donne aux saumons comme aux hommes une idée de ce qui les attend. Entre une friche industrielle, un champ de patates et la voie de chemin de fer Saint-Pétersbourg – Mourmansk, ce cimetière de la Kola éclaire de ses taches vives un décor en noir et blanc huit mois par an. Les cimetières russes sont gais et colorés parce que, l’espérance de vie des mâles de ce pays étant de 54 ans, mieux vaut soigner les abords de son futur déménagement.
On enterrait ce matin-là un enfant. Sur la petite caisse de bois, on avait disposé ses jouets préférés : un camion, un ballon, une pelle et un petit maillet. En contrebas, sur la rivière, les mouches ont cessé leur défilé. Plusieurs habitués de la Kola ont déjà assisté à ce genre de scène. Ce n’est pas la seule raison qui les fait détester le pool du cimetière. La vraie raison est que, à force de voir passer des pêcheurs et des saumons, les morts de Kola, dès leur jeune âge, sont devenus des experts. Ils savent mieux que personne si le lancer est bon, si la mouche passe bien, si le pêcheur comprend quelque chose au poisson. Ils savent, eux, vraiment si le saumon est une femme. Ou si c’est l’inverse.
Vincent Lalu

Pays basque : un concours photos et vidéos pour sublimer le gave du Saison
L’office du
tourisme de Soule et l’AAPPMA de la Soule organise un concours de photo ouvert
à tous les photographe set vidéastes amateurs dont le thème est le gave du Saison en Soule, une rivière magnifique au cœur du Pays basque. Il débutera le 15 mai et prendra fin le 1er août 2012.
Les gagnants recevront en prix un
appareil photo ou une caméra waterproof.Vous
pouvez déposer vos clichés ou vos films sur la page Facebook Pêche 64 ou
directement dans les locaux de l’office du tourisme de Soule à Mauléon. A vos caméras donc !Renseignements :
Tél. 05 59 28 02 37

Sénégal : une bonne nouvelle pour la pêche artisanale locale
Le nouveau président du Sénégal, fraîchement élu, Macky
Sall, vient de respecter une de ses promesses de campagne électorale :
l’annulation des autorisations de pêche octroyées aux 29 chalutiers pélagiques
étrangers opérant dans les eaux de son pays. Une bonne nouvelle pour les
pêcheurs sénégalais qui ont vu les ressources halieutiques diminuer
dangereusement.L’association de protection de l’environnement Greenpeace
s’est félicitée de cette décision et a interpellé l’Union européenne dans un
communiqué publié le 18 mai : « L’Union européenne doit prendre
ses responsabilités et s’inspirer de cette décision des dirigeants africains.
Plutôt que d’envoyer les navires en surnombre de sa flotte pêcher dans les eaux
des pays en développement, la politique commune des pêches européenne,
actuellement en pleine réforme, devrait limiter le nombre de bateaux
industriels de pêches et favoriser une pêche locale plus responsable, une pêche
artisanale. »
Championnat d’Europe mouche : des nouvelles de l’équipe de France
Nous venons de recevoir à la rédaction une carte postale de
l’équipe de France de pêche à la mouche qui est engagée dans le 18e
Championnat d’Europe de pêche à la mouche qui se déroule actuellement au
Portugal (13-25 mai). « Bonjour de l’équipe de France Mouche au
Portugal. Belles rivières… Beau travail d’équipe… On espère beaucoup ».A l’issue de la troisième manche, l’équipe a pris la
cinquième place du classement provisoire. Tout est encore possible. Verdict
demain, samedi 19, avec les deux dernières manches.Renseignements :
