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Auteur/autrice : admin_lvdr

Le projet Rivières sauvages
L’émergence du Fonds pour la conservation des rivières sauvages présente la perspective pour le Chéran d’être un des bassins versants pilotes, pour la construction du label et du réseau de rivières sauvages. Ce qui vient conforter les actions initiées et engagées par les pêcheurs au côté du SMIAC sur le bassin versant.
D’ores et déjà, un comité technique réfléchit sur les actions innovantes à engager avec les décideurs pour redonner au Chéran son fonctionnement naturel et sauvage, avec en point d’orgue, l’effacement du seuil du pont de Banges, dernier obstacle artificiel majeur au transit sédimentaire et à la continuité écologique sur le bassin versant. L’objectif du Fonds pour la conservation des rivières sauvages étant de se dédouaner du minimum réglementaire de bon état écologique affiché par la Directive cadre européenne (DCE) et ses normes insuffisantes, dont on touche les limites aujourd’hui sur d’autres rivières emblématiques, comme le Doubs et la Loue. Le but étant de se rapprocher d’un fonctionnement naturel et biologique optimum, seul garant de la pérennité et de la préservation des milieux encore en état, comme l’est celui du Chéran, avec peut-être, à terme, la concrétisation des efforts engagés par la labellisation du Chéran comme « une » des rivières sauvages de France.
L’exemple du Chéran
Nous connaissons depuis longtemps l’équipe de l’AAPPMA de l’Albanais sur le Chéran, une magnifique rivière planquée dans sa vallée, entre Annecy et Aix-les-Bains. Sans tambour ni trompette, cette association dynamique est à l’origine d’un des plus ambitieux contrats de rivière du pays. Preuve que les pêcheurs peuvent obtenir de l’aide, à condition qu’ils ne manquent ni de courage, ni de projets.
Par Philippe Boisson
Le Chéran prend sa source dans le massif des Bauges en Savoie en amont du Châtelard, village martyr qui perdit la quasi-totalité de ses habitants lors d’un glissement de terrain survenu dans la nuit du 1er janvier 1931. De profil torrentueux, ce cours d’eau passe, dans sa partie aval au niveau de Rumilly (Haute-Savoie), d’environ 1 m3/s au plus sévère de l’étiage à près de 300 m3/s à la fonte des neiges pour peu que la pluie s’en mêle. D’un point de vue géologique, le Chéran coule sur un lit de gros galets dans sa partie amont, alors que sa section médiane serpente dans des gorges taillées dans du grès à ciment argileux appelé molasse. “Roche” tendre composée de limons solidifiés, ce grès se laisse facilement façonner par la rivière. Cela donne lieu à quelques bizarreries, comme la voie Bernard, un couloir qui ressemble à une piste de skateboard et dont le fond canalise l’eau dans une faille d’à peine deux mètres de largeur, visible uniquement par niveau très bas. La profondeur de cette faille doit sans doute dépasser les 8 à 10 mètres. Le grès donne une jolie couleur émeraude aux eaux du Chéran qui prend des allures d’oasis en été. A la sortie des gorges au niveau de Rumilly, le Chéran a beaucoup souffert des extractions de graviers et de l’urbanisation qui a donné lieu à un vaste programme de renaturation qui commence à porter ses fruits aujourd’hui. Cela n’aurait pas été possible sans le concours d’un personnel compétent et de moyens financiers et humains importants. Porté par les pêcheurs, ce projet nécessita quelques modifications fondamentales du statut de ce qui n’était pas encore, jusqu’aux années 2000, une AAPPMA.
Une gestion à l’échelle du bassin versant
En France, le département de la Haute-Savoie reste un cas particulier, avec un nombre de pêcheurs parmi les plus élevés du pays, partagés en seulement cinq AAPPMA. Un mode de fonctionnement très atypique, d’autant que certaines d’entre elles regroupent des “sociétés de pêche” non agréées. L’AAPPMA de l’Albanais (nom de la région d’Albens) est née en 1999 de la réunion de trois de ces sociétés de pêche faisant alors partie de l’AAPPMA Annecy Rivières. Il s’agissait de celles de Cusy, de La Gaule du Chéran, et de La Protectrice du Fier. Pour obtenir l’agrément, la future AAPPMA de l’Albanais devait, à la demande de la DDAF, faire signer les baux de pêche aux propriétaires riverains. Un travail de fourmi qui demanda à Stéphane Jan et à ses collègues plus de deux mois d’investigation au cadastre, à une époque où les relevés parcellaires n’étaient pas encore informatisés. Il s’en suit un porte-à-porte en règle face à des propriétaires qui, pour la grande majorité, ignoraient tout de l’existence des fameux baux de pêche. Signés pour trente ans, les droits de pêche ainsi obtenus ont permis de partir sur de bonnes bases. Plus en amont, l’AAPPMA du Châtelard, dans le massif des Bauges, existe depuis 1927. Ainsi, le Chéran s’est vu partagé en seulement deux AAPPMA, ce qui laissait augurer une gestion cohérente à l’échelle du bassin versant du cours d’eau. Les débuts furent empiriques reconnaît Pascal Grillet, l’un des membres du bureau de l’AAPPMA de l’Albanais : “On voulait bien faire et les chantiers étaient si nombreux que cela partait un peu dans tous les sens !”. L’une des premières actions entreprises fut la réintroduction de l’ombre, un poisson originaire du Chéran, mais qui avait totalement disparu. Après trois années de réintroduction, qui ne donnèrent guère de résultats encourageants dans les années qui suivirent, une population viable a finalement trouvé sa place. Le prélèvement de l’ombre est toujours interdit sur la rivière afin de le protéger, car il serait facile de le faire disparaître à nouveau. Les ombres du Chéran sont très discrets, vivants surtout dans les forts courants et ne se montrant que rarement. Pour les truites, les choses sont différentes. Comme partout ailleurs, l’alevinage avec des souches atlantiques domestiquées a commencé dès la fin du XIXe siècle. Par chance, la souche sauvage de truite locale a bien résisté à l’introgression de gènes étrangers. Le Chéran doit en partie son bon état actuel à son accessibilité limitée, due à son cours encaissé. Les points d’accès se limitent à trois ou quatre lieux sur toute la longueur des gorges. Pour les AAPPMA du Châtelard et de l’Albanais, la priorité consiste à préserver le milieu naturel dans le but de conserver la souche sauvage. Plus aucun empoissonnement n’a eu lieu depuis près de quinze ans. En étroite relation avec la fédération départementale de pêche de Haute-Savoie, qui dispose d’un personnel spécialisé compétent (sous la houlette d’Arnaud Caudron), les souches de truites du Chéran, du Fier, et de leurs affluents ont été clairement identifiées et tout le monde œuvre pour leur sauvegarde. La vallée du Chéran a été retenue comme rivière pilote par le Fonds pour la conservation des rivières sauvages, au même titre que quelques autres comme la Vis (Hérault) ou la Valserine (Jura/Ain).
Un contrat de rivière exemplaire
Un contrat de rivière a été alloué à la vallée du Chéran entre 1997 et 2008. S’il existe de mauvais exemples de contrats similaires un peu partout, qui n’ont pas apporté d’amélioration de la qualité de l’eau ou de l’habitat pisciaire, celui du Chéran est exemplaire. Preuve que si les pêcheurs ne font pas la démarche d’être représentés, il ne faut pas espérer de miracle… Au total, l’investissement pour 2012 de l’AAPPMA de l’Albanais se porte à 170 000 euros (300 000 euros sur trois ans). Car le Chéran fait également partie du programme européen Leader (Liaison entre actions de développement de l’économie rurale) du Parc naturel régional du massif des Bauges. Il s’agit d’un programme européen qui vise à faire des territoires ruraux des pôles équilibrés d’activité et de vie. Le plan de financement des travaux intégré dans le contrat de rivière concernant la diversification des habitats s’est réparti entre la Région à hauteur de 20 %, l’agence de l’Eau 50 %, le conseil général de Savoie 5 %, le conseil général de Haute-Savoie 5 %, le Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran (SMIAC) 20 %, et les collectivités piscicoles 22 % pour un total de 216 958 euros. Le contrat de rivière a permis la mise en place d’un programme ambitieux de diversification de l’habitat pisciaire sur la zone aval du Chéran au niveau de Rumilly. Les aménagements demandaient des moyens mécaniques et humains à la hauteur de la puissance d’un cours d’eau dont le débit peut être multiplié par 300 selon les saisons. “Avec un lit déstabilisé par une érosion régressive, due à des extractions de granulats directement dans le cours d’eau il y a plusieurs décennies, le chantier méritait réflexion et méthode pour réaliser des aménagements qui puissent encaisser des crues violentes sans pour autant créer d’autres problèmes autour d’eux. Nous avons opté pour des techniques mixtes végétales et minérales et nous avons eu la chance de travailler en concertation avec des professionnels qui ont fait l’effort de comprendre les problématiques du cours d’eau, ce qui n’est toujours évident avec des gens qui, pour la plupart, travaillaient dans une rivière pour la première fois” explique Pascal Grillet. La Fédération de pêche de Haute-Savoie suit l’évolution des peuplements chaque année pour vérifier si le résultat escompté est bien au rendez-vous. Les aménagements profitent à toutes les espèces, y compris aux plus petites comme le chabot ou la loche franche, car le Chéran a retrouvé une morphologie variée qui profite aux poissons à tous les stades de leur développement. Sur ce secteur au lit il y a peu encore uniforme, très peu diversifié, les populations de truites ont été multipliées par quatre. Ce n’est qu’un début, car ces aménagements profiteront d’autant plus aux générations suivantes. La présence des aménagements a en effet de multiples avantages : ils offrent bien plus qu’un abri aux poissons, les éléments minéraux trouvent leur place tout autour, ainsi qu’en aval sous l’effet du courant. De
nouvelles zones de frayères sont apparues.L’école de pêche du Chéran
Les deux AAPPMA du Chéran travaillent avec deux guides de pêche chargés de gérer les activités de l’école de pêche. Des stages enfants, ados, vacances, scolaires, personnes à mobilité réduite, pour la pêche de la carpe, la pêche au coup, celle des carnassiers ou la pêche à la mouche sont organisés durant toute la saison. Des ateliers pêche nature ont lieu tous les mercredis. Chaque saison, des centaines d’enfants et d’adolescents découvrent la pêche à Rumilly, sur le plan d’eau attenant au bâtiment de l’AAPPMA ou sur le Chéran, avec une évidente sensibilisation aux milieux naturels.
La pêche sur le Chéran
Les truites de la belle rivière d’émeraude ont la réputation d’être capricieuses. Elles sortent néanmoins de façon plus régulière sur la partie aval que dans les gorges. Loin d’être des poissons de foire, ces animaux sauvages réagissent à la température, à la lumière et a tout ce que ces facteurs peuvent générer comme événements dans la rivière (éclosions, périodes propices à l’alimentation, etc). Lors de ma visite sur trois jours cet été, les truites du Chéran ont joué le jeu, avec entre autres, un coup du soir formidable sur une belle retombée de fourmis. Un niveau stable, même bas, semble plus favorable qu’une baisse de niveau suite à une crue. Cette situation, classique sur d’autres rivières, à le don de caler les poissons confortablement sous les pierres durant plusieurs jours. Le Chéran est une rivière sauvage avec des poissons qui le sont tout autant. Ce qui était normal un peu partout il y a quelques décennies devient aujourd’hui une exception, qui ne plaira sans doute pas à tous ceux qui veulent une “prestation” correcte en échange de leur simple présence. Les truites du Chéran se fichent de la société de consommation qui les entoure. Espérons que cette dernière n’aura pas la peau des derniers poissons sauvages de cette belle rivière. En tout cas, les AAPPMA du Châtelard et de l’Albanais veillent au grain avec une détermination et une envie qui force le respect.

Emmener un enfant à la pêche
C’est bien connu, l’été n’est pas la saison la plus propice lorsque l’on souhaite réaliser ce que nos aînés appelaient des « paniers pointus »… Et si la canicule s’invite à la partie, les joies de la pêche peuvent rapidement se transformer en chemin de croix. Il est bon de se déconnecter quelque peu pour se dire que les choses sérieuses seront pour plus tard ! Pourquoi ne pas profiter alors d’une fin d’après-midi ou d’une soirée pour faire découvrir les joies de l’eau à nos bambins ?
Par Jean-Christian Michel
Première contrainte : bien avoir à l’esprit que la séance doit être ludique et plutôt courte. Se dire que pour une fois, non seulement il va falloir attraper un ou deux poissons – et rapidement s’il vous plaît ! – mais en plus, en faisant en sorte que le bambin reste un minimum à l’écoute et immobile, sans recours coercitif, avec la motivation de la curiosité !
Vous devez alors vous métamorphoser en homme-orchestre : l’ennemi est à la fois sous l’eau et à vos côtés. Pour
les poissons, vous êtes à votre affaire, je ne vais pas vous expliquer comment on fait monter un chevesne ou une truitelle sur une mouche sèche. Ayez quand même à l’esprit que votre dextérité doit émerveiller l’enfant sans qu’il se blesse ou tombe à l’eau. Sans quoi, il peut arriver que la séance de public relation halieutique se change en drame conjugal. Cela s’est déjà vu… Par chance, les soirées d’été sont longues et chaudes et, en cas de chute, il est toujours possible d’écourter la séance et d’acheter le silence du petit cafteur par deux boules de glace ou une crêpe au sucre.
Ayez également à l’esprit que le poisson est au centre de votre préoccupation, mais pas des siennes. Pour l’enfant, aller à la pêche est d’abord un cérémonial qui consiste à jouer au pêcheur, et, si en plus, vous parvenez à jouer au pêcheur qui n’est pas bredouille, c’est mieux, mais pas indispensable. Ce détail n’est pas à négliger car il permet de retomber sur ses pattes au cas où les poissons feraient leur forte tête… Et si après une capture, une fois que sont passées les quatre premières secondes d’étonnement, le bambin s’en moque comme de sa première tétine, il ne faut pas le renier pour autant. Le mouflet n’est pas là pour apprendre à pêcher, il est là pour partager un moment de bien-être au bord d’une rivière et c’est déjà énorme. Que les bruits et l’odeur de l’eau
deviennent familiers à ses sens et qu’ils soient inconsciemment synonymes d’un bien-être partagé, on ne peut pas en demander plus.
Quelques prises sont au rendez-vous ? Super. Rien à l’horizon ? Vous êtes un âne. Si l’enfant commence à jeter des cailloux, ne vous en prenez qu’à vous-même. Il n’est pas rare que le temps de concentration des sujets les plus turbulents ne dépasse pas celui de la station d’un pinson sur la branche ! Les indicateurs sont dans le rouge. Il devient alors nécessaire de faire preuve d’inventivité pour que la curiosité chasse l’ennui au plus vite. Plus sérieusement, si la vraie pêche n’est plus possible, barbotons gaiement et retournons quelques pierres pour découvrir gammares, éphémères et autres petites bêtes qui vivent sous les pierres ou portent leur maison sur leur dos.
Autre recours ultime pour initier un diablotin à la contemplation : confectionner de jolis bateaux avec des feuilles d’iris et les confier au courant. C’est beau… Enfin, si le petit monstre commence à bombarder vos navires avec des galets, dites-vous que, visiblement, ce ne sera pas un contemplatif. Ou dans le meilleur des cas, il deviendra un contemplatif armé, race d’homme dont nos rivières ont terriblement besoin de nos jours ! Mais dans l’immédiat, mieux vaut plier la canne. Surtout, n’écoutez pas vos pulsions de grand mâle dominant. Le sermon et les sévices n’y feront rien. Ayez toujours en arrière-pensée que la rivière vous regarde et que ce qu’il faut, c’est seulement que l’enfant apprenne à l’aimer. Pourquoi ne pas vous mettre à balancer des pierres, vous aussi ? Si un confrère que vous n’aimez pas se trouve sur l’autre rive, cela peut devenir un moment de partage et d’innocence qui fait du bien.
Quelques années plus tard, quand l’enfant sera devenu ce qu’il devait devenir et que, du haut de ses quatorze ans, il vous dira : « Papa, s’il te plaît, et si cette année on partait au bord d’une rivière pour les vacances ? » Vous vous rappellerez peut-être alors que toute cette pédagogie socioculturelle n’a pas été vaine et vous afficherez un sourire à peine retenu en direction de sa procréatrice avant de lui répondre : « C’est une idée… »
Enfin, dernier conseil éclairé : retirez le mot patience de votre vocabulaire. La partie de pêche n’est pas une partie de torture. C’est seulement après plusieurs années de vie en société que l’on peut faire gober aux bambins que l’ennui peut devenir vertu ! Et si votre gamin est hermétique à cet enchantement, dites-vous que le mystère de la vie et des êtres n’en est que plus riche de diversité… Au fond, peut-être l’enfant est-il comme cette créature qui lui a donné le jour… et ce n’est qu’une raison de plus pour l’aimer d’un amour immense et déraisonnable !
Concours : gagnez un séjour dans un gîte de pêche en Creuse
La Creuse est un département très riche en coins de pêche
grâce à ses 3 600 km d’eaux vives, ses 3 000 hectares d’étangs et de lacs et
son environnement sauvage et préservé. L’ADRT Tourisme Creuse a lancé un
jeu-concours « la Pêche aux Touristes ». La participation au jeu se fait
via facebook, à partir de la page Tourisme en Creuse. A la clé, vous pouvez
gagner un séjour pêche d’une semaine en gîte 3 épis.Renseignements :
http://tourismeprocreuse.com/2012/10/17/jeu-concours-la-peche-aux-touristes/

Antilles françaises : 4 sites ont reçu le label d’Aires spécialement protégées
Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de
l’Energie a annoncé le 27 octobre quatre sites des Antilles françaises ont reçu
le label d’Aires spécialement protégées à l’occasion de la réunion de la
convention internationale de mer régionale de Carthagène, organisée en
République Dominicaine du 23 au 25 octobre 2012. Il s’agit de la Réserve
naturelle nationale de Saint-Martin, des Etangs lagunaires de Saint Martin, de
la Réserve naturelle nationale de « Petite-Terre » en Guadeloupe et du
Sanctuaire de mammifères marins Agoa. Créé en 2010 sur l’ensemble de la zone
économique exclusive des Antilles françaises, le sanctuaire Agoa est le second
sanctuaire de mammifères marins après le sanctuaire Pelagos, créé en
Méditerranée.Crédits photo : Jérôme Couroucé/MDD

Conférence environnementale, un Grenelle sans pêcheurs
Il y a cinq ans, le gouvernement Sarkozy lançait le Grenelle de l’environnement, présenté alors aux Français comme une révolution verte. Depuis, sur le terrain bien peu de chose ont changé en ce qui concerne en tout cas la protection de l’eau. Pis, les services de l’état chargés d’assurer la police de l’eau n’ont jamais atteint un tel laxisme. L’Onema sera bientôt directement rattaché aux directions départementales des territoires (DDT). Les brigades voient leurs effectifs se réduire au strict minimum (un départ en retraite sur deux remplacé). Et voilà que, sous le gouvernement Hollande apparaît la Conférence environnementale. Cela s’est passé à Paris au palais d’Iena les 14 et 15 septembre. Une sorte de seconde chance au Grenelle, de la part d’un gouvernement qui compte dans ses rangs deux ministres “verts”, Cécile Duflot et Pascal Canfin. Étrange préoccupation dans un contexte où rappeler vous, les mots environnement ou écologie étaient totalement absents des discours des deux supposés président de la République alors en campagne électorale. Ce qui a mal commencé, c’est le refus de recevoir les pêcheurs et les chasseurs aux tables rondes. Un refus pourtant contraire aux promesses de François Hollande, lors de sa campagne. Pêcheurs et chasseurs représentent près de trois millions de personnes, que les politiques n’oublient jamais de démarcher… La suite nous démontrera que le gouvernement du “changement” ne prend pas pour habitude de tenir ses promesses. Pour preuve, durant la semaine qui a précédé la Conférence, les affirmations d’Arnaud Montebourg dans une interview accordée à Challenges au sujet de l’exploitation des gaz de schistes. Le ministre du redressement productif dément la position de Delphine Batho, en affirmant bien haut qu’un moratoire sur la question n’est pas à l’ordre du jour. Il ajoute au passage que les techniques de fracturation hydraulique (qui utilise énormément d’eau et de produits chimiques) peuvent être maîtrisées, sans bien entendu, expliquer comment. Nouvel avis contraire quelques jours plus tard avec, enfin, une position ferme du gouvernement qui ferme le dossier à double tour… Jusqu’à quand ? Le Grenelle s’était engagé à réduire de moitié l’utilisation de pesticides entre 2008 et 2018. Belle motivation à propos d’un sujet qui touche d’une part directement la santé publique et d’autre part la disparition des abeilles, un sujet très sensible. Pour l’heure, l’utilisation de pesticides depuis 2008 a augmenté de 2,5 %. Lors de la conférence environnementale, la décision d’interdire l’épandage aérien de produit phytosanitaire a été prise, en spécifiant qu’elle resterait autorisée dans les cas où il s’agit de la seule solution possible. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll a d’ailleurs, peu après sa nomination, reconnu que l’objectif ne sera pas atteint. Pas plus que le sera celui du “bon état écologique” des cours d’eau et lacs avant 2015 comme l’impose la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE). Impuissant, voilà ce que sont les gouvernements face aux enjeux environnementaux. Impuissants face aux lobbies et incapable de proposer un nouveau modèle. L’agriculture bio, ou moins intensive si vous préférez, nécessiterait une aide du gouvernement. Or actuellement, et depuis longtemps, celle qui pollue le plus et aussi la plus subventionnée.
Pêcheurs et chasseurs sur la touche
A la veille de la conférence environnementale, la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF), a tenu à exprimer au président de la République sa surprise, sa déception et son souhait d’un… changement ! Contrairement à l’engagement pris pendant la campagne électorale, la FNPF est écartée (tout comme la Fédération nationale des chasseurs) des tables rondes consacrées à la gouvernance et au débat sur la transition énergétique. Selon nos sources, cette décision fait suite à une pression de certains organismes invités sur les organisateurs, afin “d’éviter certaines tensions”. Vive la démocratie ! La FNPF et son réseau associatif affilié (93 fédérations, 4000 associations), se dit fort d’une expertise reconnue, diverse et ancienne. Elle estime que sa légitimité à figurer parmi les acteurs environnementaux à part entière n’est plus à démontrer. Soit, mais si on y regarde de plus près, les fédérations les plus légitimes sont celles qui généralement sont en opposition totale ou partielle avec la politique de la FNPF. L’exemple de la Haute-Savoie (voir notre Echo du radier à propos du Chéran) est très parlant. Certaines fédérations départementales se professionnalisent en recrutant des ingénieurs et des techniciens très compétents. Elles mettent en place une gestion patrimoniale et dans la mesure où cela est possible, prennent en compte l’ensemble des bassins versants dans un souci de cohérence. Ce rôle est d’ailleurs une évolution naturelle des choses, puisque l’Onema, cède toujours plus de missions aux fédérations (pêche d’inventaires, études, etc.). Avoir plus d’un million d’adhérents ne suffit visiblement pas pour parler d’écologie… Consentie comme une mesure de faveur, la FNPF s’est vue accorder une place dans la table ronde consacrée à la biodiversité.
Philippe Boisson

Le plan d’eau de Socourt
La valorisation de ce plan d’eau en réservoir a été réalisée il y a maintenant près de dix ans par la commune de Socourt, sur les conseils avisés de Jean-Louis Thomas, alors coorganisateur des Championnats du monde de pêche à la mouche de 2002 organisés par la France dans les Vosges. Jean-Louis Thomas assure accessoirement le secrétariat de mairie de la commune et s’occupe de la gestion du réservoir.
Il s’agit d’une ancienne gravière d’environ 3 ha avec des fonds de 2 à 4,5 mètres, rendue à la commune en fin d’exploitation, qui a nécessité des travaux de réhabilitation pour devenir ce réservoir accueillant : adoucissement des berges, création d’un parking, construction d’un chalet avec sanitaires… Ce plan d’eau se situe le long de la RD 157 reliant Nancy à Epinal, en face du village de Socourt. Il est indiqué depuis la route.
Cette ancienne gravière présente la particularité d’être très riche en chironomes, richesse qui garantit une pêche imitative de qualité. Il suffit d’arpenter les berges certains soirs d’intense activité pour se rendre compte de l’ampleur des émergences de chironomes et de la densité du peuplement piscicole. Le prix de la journée de pêche est de 25 euros, avec un tarif dégressif pour les jeunes et les clubs. Pour y pêcher, il convient de se rendre à la mairie où une urne permet de déposer son règlement préalablement à sa partie de pêche. Des contrôles ont lieu dans la journée. La commune propose deux gîtes aux pêcheurs, un de deux, un de quatre personnes, pour un montant de 20 euros par nuit et par personne. Une formule très intéressante pour les pêcheurs se déplaçant d’un peu loin.Pour tout renseignement complémentaire,
contactez Jean-Louis Thomas au 06 08 70 57 42 ou M. le maire, Jean-Luc Martinet, au 06 83 31 20 68.
Réservoir : la pêche en « washing line »
Venue d’outre-Manche, la technique de pêche en réservoir en « washing line » (littéralement « corde à linge ») est encore peu utilisée en France, bien qu’elle soit d’une redoutable efficacité. Cette technique consiste à suspendre une ou deux nymphes ou un ou deux chironomes entre la soie et une mouche de pointe flottante. De cette façon, les petites mouches peuvent rester longtemps immobiles à proximité de la surface, comme du linge accroché à un fil et tenter facilement les poissons en maraude dans le premier mètre sous la surface.
Par Philippe Collet
La technique du “washing line” se pratique avec une soie flottante, une soie intermédiaire lente, ou mieux encore une soie flottante à pointe intermédiaire. Cette dernière est alors dotée d’une pointe intermédiaire rapide d’environ un mètre de long qui permet de faire couler rapidement le bas de ligne et de placer les mouches au bon niveau en quelques secondes. Il existe sur le marché des soies spécifiques dans les marques Airflo ou Rio comme la Midge tip par exemple. Pour ma part, j’utilise maintenant des soies maison réalisées à partir d’une soie flottante sur laquelle est greffé et ligaturé, à l’aide d’un morceau de chaussette en backing tissé, un morceau de vieille soie intermédiaire. Leur avantage est que la connexion est solide, sans surépaisseur et que la soie se tend bien en ligne. Je peux ainsi choisir des soies flottantes qui me conviennent bien. Il est aussi possible d’ajouter un polyleader intermédiaire rapide, boucle dans boucle au bout d’une soie flottante. Le montage est plus polyvalent, le posé est plus délicat du fait de la dégressivité du bas de ligne et l’immersion de la pointe de la soie est moins rapide. Le montage avec un polyleader ne se place toutefois pas aussi vite en position de pêche et est à réserver aux soies de petite taille.
Certains jours, les soies flottantes à pointe intermédiaire sont d’une efficacité redoutable. Elles permettent de caler le montage au bon niveau très rapidement. D’autres fois, il vaut mieux utiliser une simple soie flottante pour des pêches discrètes sur un plan d’eau lisse ou à contrario une soie intermédiaire lente si par exemple le vent est trop fort ou en plein travers. En “washing line”, on utilise couramment une soie de taille 7, parfois de 8 si le vent se met de la partie. On peut aussi descendre en 6 voire 5, mais il est alors plus difficile d’envoyer trois mouches dont une dernière souvent assez volumineuse et non lestée assez loin.
Le bas de ligneEn “washing line”, le bas de ligne diffère un peu de ceux utilisés habituellement dans les autres techniques réservoir : la distance entre la dernière nymphe et la mouche flottante de pointe n’est pas obligatoirement très importante. Avec une soie à pointe intermédiaire, le bas de ligne type est constitué de deux mètres à 1,20 m de 22 à 18 centièmes entre la boucle de la soie et une première potence de 20 cm. La potence est réalisée avec ce premier brin de fil. On place ensuite un autre brin de fil, de diamètre équivalent ou légèrement inférieur, avec lequel on forme une deuxième potence. L’espacement entre les deux potences est compris entre 1,50 m et 90 cm. On place enfin un dernier brin de fil, d’un diamètre toujours équivalent ou inférieur pour terminer le montage. La longueur de ce dernier brin est souvent assez courte, entre 1,20 m et 80 cm, l’objectif étant de réussir à bien étaler un bas de ligne terminé par une mouche flottante moins propice à tendre l’ensemble qu’une mouche lestée. La longueur totale du bas de ligne sera conditionnée par l’humeur des poissons, la clarté de l’eau, les capacités de lanceur du pêcheur et son placement par rapport au vent. Lorsque l’on pêche en barque, le vent dans le dos, il ne faut pas hésiter à laisser le vent porter un long bas de ligne. Attention toutefois à la distance ménagée entre la première mouche de potence et la mouche de pointe. Car il faut être capable d’épuiser le poisson avec une canne de 10 pieds soit environ 3 mètres.
Si l’on rencontre des difficultés pour étaler un train de trois mouches, soit du fait d’une technique encore hasardeuse, soit à cause d’un vent de face trop fort, il peut être utile de réduire radicalement la longueur de son bas de ligne en retirant une mouche et en ne réalisant donc qu’une potence. Avec des poissons éduqués il est souvent préférable de n’utiliser que deux mouches. Même si cette configuration limite les possibilités d’essais pour trouver un modèle de nymphe ou de chironome efficace, il vaut toujours mieux pêcher correctement avec un bas de ligne à deux mouches que de s’emmêler continuellement avec trois mouches.
Le filEn “washing line”, il est préférable d’utiliser du fluorocarbone plutôt que du nylon car ce dernier coule naturellement et permet de placer rapidement les mouches au bon niveau. De plus, le fluorocarbone est moins visible sous l’eau, plus raide et moins sujet à s’emmêler. Il ne faut pas avoir peur de pêcher avec des diamètres relativement importants, car les touches sont souvent violentes et les casses peuvent devenir trop fréquentes si on pêche en deçà du 16 centièmes. Avec une soie intermédiaire ou à pointe intermédiaire, surtout si cette dernière possède peu d’élasticité, le bas de ligne devra être nettement plus fort qu’en soie flottante où il est possible de descendre en diamètre lorsque les conditions de pêche nous contraignent à affiner le montage.
La technique
La technique consiste à poser le bas de ligne le plus proprement possible, c’est-à-dire bien droit. Avec une soie flottante, il peut être nécessaires de réaliser une tirée sèche sur la soie après le posé, pour noyer le fil. Avec une soie intermédiaire ou à pointe intermédiaire le bas de ligne coule presque instantanément. Une fois les mouches posées, si ce dernier est bien tendu, il convient de ne rien faire d’autre qu’attendre. La touche d’un poisson attiré par l’impact des mouches sur l’eau, se produit souvent juste après le posé, une fois le bas de ligne coulé.
Les jours où le plan d’eau est ridé par le vent, il faut laisser celui-ci tendre la soie sans autres animations. Il se forme alors une large boucle de soie qui tire doucement le train de mouches à proximité de la surface. Les poissons peuvent aussi bien s’emparer d’une des deux mouches coulées que de la mouche flottante, très efficace car accrochée à un brin de fluorocarbone noyé.
Les jours de grand vent, on utilise une soie intermédiaire lente qui permet de propulser plus facilement le train de mouches et de se soustraire immédiatement à une dérive de surface trop rapide. La soie intermédiaire va progressivement couler, entraînant doucement les deux nymphes ou chironomes vers le bas. La technique est parfois redoutable. Il suffit de poser et d’attendre de se faire arracher la soie des doigts. Si cela n’est pas le cas, il faut la tricoter et attendre de nouveau. De cette façon, la mouche flottante de pointe coule et si elle est bien graissée ou montée avec de la mousse, remonte en surface comme un bouchon. Lorsqu’un poisson vient tourner autour de cette dernière sans la prendre, il peut être judicieux de réaliser un tricotage rapide pour la couler et l’animer juste sous la surface pour qu’elle lève une petite vague. Le poisson aura souvent du mal à résister à ce type d’animation et se piquera tout seul sur la mouche en mouvement.
En “washing line”, la mouche de pointe flottante ne se contente pas de soutenir les nymphes, elle prend souvent du poisson du fait qu’elle est reliée à un bas de ligne coulé sous la surface qui ne laisse aucun trait disgracieux sur l’eau. Avec sa taille assez élevée, cette mouche attire de loin les poissons. S’ils la dédaignent, ils aperçoivent alors les nymphes idéalement placées. Il est courant d’enregistrer une touche violente sur les nymphes ou les chironomes après un marsouinage sans suite sous la mouche de pointe.
L’intérêt de cette pêche réside dans la relative immobilité des mouches. Au cours de leur émergence qui se fait par paliers successifs, les chironomes, ont tendance à rester suspendus, immobiles, à un niveau donné. Ils ne se tortillent que ponctuellement et font de grandes poses. Les truites éduquées ne se font plus duper par des mouches trop mobiles qui font le yoyo sous la surface. Cette technique permet donc de les leurrer beaucoup plus facilement, même avec un fil de gros diamètre. La détection des touches se fait en observant le déplacement de la soie ou la coulée de la mouche flottante selon le sens dans lequel la truite a pris les mouches.
A tout déplacement anormal de l’une ou de l’autre, il convient de répondre par un ferrage immédiat en relevant légèrement la canne tenue jusqu’alors horizontalement dans l’axe de la soie ou, lorsque la soie forme un ventre sur l’eau, en la déplaçant horizontalement dans le sens opposé à la dérive de la ligne.
Très souvent la touche est violente et le poisson se prend tout seul en arrachant la soie des doigts du pêcheur. Le ferrage est alors superflu, car il induirait une casse quasi systématique.Les mouches
La mouche de pointe doit être suffisamment flottante pour ne pas couler définitivement à la moindre tirée. Elle doit être capable de remonter comme un bouchon lorsqu’on l’a tirée sous l’eau. Outre Manche, le “washing line” est pratiqué le plus souvent avec un booby en pointe ou avec deux nymphes situées entre deux boobies, la pêche à quatre mouches étant courante en barque. Le booby, avec ses deux yeux en mousse, a la particularité de flotter particulièrement bien. Il peut être avantageusement remplacé par un alevin flottant plus discret mais néanmoins très visible. Pour des pêches plus discrètes et imitatives, si les poissons ne sont pas intéressés par un booby ou un alevin flottant, on peut utiliser une mouche en poils de cervidé que l’on graisse régulièrement. On choisira un modèle de mouche flottant bien, dont la taille sera adaptée à la taille du fil utilisé et des mouches suspendues sous la surface.
Les mouches suspendues entre la soie et la mouche de pointe sont le plus souvent des chironomes ou des petites nymphes de types pheasant tail ou diawl bach.Si l’on souhaite que le montage se tende très vite, notamment quand on pêche en soie flottante, on utilise des chironomes lestés par une toute petite bille de laiton voire de tungstène ou un hameçon fort de fer. Je préfère opter pour un hameçon fin de fer lesté pour un meilleur piquant sur les touches discrètes.
Nouveauté : Minn Kota i-Pilot Version 2
Fleuron du pilotage par télécommande d’un moteur de bateau électrique, le i-Pilot Minn Kota version 1 avait été très bien accueilli par les pêcheurs lors de sa sortie fin 2010. Depuis, une nouvelle version la remplace, dotée de quelques améliorations mineures, mais cependant très intéressantes.
Par Philippe Boisson
La plus complète des télécommandes pour moteur électrique intègre un GPS dans la tête des moteurs électriques de la marque, uniquement sur les modèles à fixer à l’avant des bateaux. C’est ce qui différencie le i-Pilot des autres systèmes. La présence du GPS permet alors de mémoriser des tracés entre deux points enregistrés. Ainsi il devient possible de laisser le moteur se déplacer par lui-même de points en points (jusqu’à six avec cette version contre trois sur la précédente). Plus étonnant encore, la fonction “ancre virtuelle” permet de maintenir le bateau sur un point et ce dans un rayon de 1,50 m. Cette ancre offre alors de grands services lorsqu’il s’agit d’insister un peu sur un poste, de stationner le temps de laisser passer un autre bateau, ou encore de refaire son montage suite à une casse. Nous l’avons installé sur un Minn Kota Power Drive V2 et l’avons essayé en Hollande, sous la brise soutenue du Noord zee kanaal au milieu des supertankers de 200 m de long. L’efficacité est surprenante même dans ces conditions particulières. Autre fonction utile, le désormais célèbre Autopilot, qui permet de garder un cap, est couplé à une vitesse constante programmée par la télécommande. De même, le mode « Advanced Autopilot » optimise le maintien du cap en cas de vent ou de courant. A noter que le i-Pilot peut s’installer sur les moteurs avant Power Drive V2, Terrova et Riptide ST et SP. L’installation est facile à réaliser à l’aide de la notice très claire et bien illustrée dont une version française est disponible. Il faut en revanche bien vérifier que les bornes de la batterie soient correctement en contact avec les cosses. Si ce n’est pas le cas, des microcoupures apparaissent. Le moteur fonctionne alors, mais pas l’Autopilot, ni l’ancre virtuelle. Bon à savoir car cela peut vous éviter un renvoi inutile en SAV…
D’une ergonomie revue, la nouvelle télécommande dispose d’un écran agrandi de 20% et de touches plus tactiles. D’un emploi simple et rapidement intuitif, l’i-Pilot apporte un incontestable confort de pêche. Si toute cette technologie n’est pas nécessaire lors d’une sortie sans vent, c’est par temps venteux que l’on apprécie de pouvoir tenir le bateau en place sans passer l’essentiel de son temps à tenter de le replacer ! Seul défaut, son prix tout de même élevé et un système de changement de vitesse par incrémentations (1 à 10), moins progressif que le système de variateur qui existe sur les pédales au pied des mêmes moteurs.Prix conseillé : 599 e.

JMC Elite 10 pieds pour soie de 7/8
C’est bien connu, plus les cannes à mouche sont longues, plus il est difficile d’en trouver une dotée d’une action progressive qui permette de lancer loin sans trop de fatigue. Avec son modèle Elite, JMC a incontestablement réussi un coup de maître dans ce domaine.
Par Philippe Collet
La canne de la gamme JMC Elite, de 10 pieds pour soie de 7/8, est en effet conçue pour la pêche en réservoir. C’est là un produit très esthétique, mais surtout très performant. Son action progressive rapide permet de très longs lancers, avec des boucles de soie très serrées. J’ai été littéralement bluffé par ses qualités de lanceuse. Elle m’a permis en effet, en lui associant une soie JMC compétition flottante en taille 8 qui l’équilibre très bien, de dépasser régulièrement les 35 mètres, mais surtout, de dérouler complètement le bas de ligne à cette distance. Il s’agit donc d’une canne très directionnelle, puissante, mais légère et peu fatigante, à réserver par exemple à la pêche en “washing line” à trois mouches, avec un booby en pointe et deux chironomes à bille ou tout bonnement à la pêche au streamer. Nous l’avons utilisée avec succès lors du reportage à Socourt (voir article sur la pêche en washing line dans le magazine N°93).
Une sobriété de bon goûtSa couleur de blank bronze, paré de ligatures très sobres de couleur marron clair presque transparentes, son porte-moulinet anodisé marron, en font une canne discrète mais néanmoins esthétique. Le petit talon de combat qui prolonge la poignée tulipe permet un meilleur appui sur l’avant-bras lors des lancers arrière et un bon contrôle du poisson. Conçue en trois brins, elle est livrée dans un étui compartimenté triangulaire. Je préfère personnellement les bonnes vieilles housses en tissus, également compartimentées et séparées du tube, qui permettent de placer deux cannes tête-bêche dans un même tube et de limiter ainsi le paquetage à transporter au cours d’un voyage ou en déplacement lors des compétitions. La JMC Elite 10 pieds pour soie de 7/8 est un très bon produit qui a déjà conquis de nombreux compétiteurs en réservoir et qui semble bien promise à un bel avenir.
Prix conseillé : 414 €.