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Auteur/autrice : admin_lvdr

Après le Dessoubre, le Cusançin !
En ce début d’année, les bonnes nouvelles sont rares dans
le département du Doubs. Après le Dessoubre, c’est au tour du Cusançin d’être
touché par des mortalités pisciaires importantes. Cette rivière, qui a perdu
son potentiel il y a bien longtemps, comportait encore une faible population de
truites sauvages et d’ombres. Le fait de trouver une truite morte ou malade
tous les 50 à 100 m de rive alors que les conditions de visibilité sont
particulièrement mauvaises (temps et turbidité de l’eau) en dit long. Certains
diront qu’il s’agit d’une mortalité normale suite à la fraye. Malheureusement,
ce spectacle devient de plus en plus fréquent, et en ce qui concerne la Loue,
on entendait la même remarque, avant que les pêches d’inventaires ne fassent
éclater le scandale.Mes observations datent d’hier
(30 janvier). Comme en ce qui concerne le Dessoubre, un niveau constamment
élevé depuis plusieurs semaines empêchait de voir le désastre. Certains
poissons sont en état très avancé de décomposition, ce qui prouve bien que le
début de l’épizootie date de plusieurs jours voire de plusieurs semaines.Les élevages de truites de la haute vallée, dont les rejets sont très proches de la rivière, sont également touchés, ce qui fait encourir un risque supplémentaire aux poissons sauvages.
Le Cusançin était la dernière
rivière à être épargnée par ce type de problème. Le Collectif SOS Loue &
Rivières Comtoises est plus que jamais mobilisé.Ph.
Boisson.
Mortalité des truites dans le Dessoubre :
Suite aux récentes mortalités pisciaires apparues il y a quelques jours sur le Dessoubre, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises publie un communiqué, qui dresse un bilan éloquent de la situation dans laquelle on se trouve près de quatre années après les événements survenus sur la Loue.“Sans surprise les années se suivent et se ressemblent.
Le nombre des rivières comtoises où meurent les truites et les ombres ne cesse
de s’allonger. Après La Loue, le Doubs, la Bienne, l’Ain (pour ne
parler que des plus connues) c’est désormais au tour du Dessoubre d’être touché
depuis quelques jours. Comment pourrait-il en être autrement,
puisque depuis l’hiver 2009 -2010 où les premières mortalités massives de
poissons de plusieurs espèces sont apparues sur la Loue, rien ou presque n’a
été fait. Bien sûr on a nommé une commission scientifique qui a confirmé ce que
tous ceux qui sont au chevet de nos rivières clament dans le désert depuis
vingt ans. On a fait des réunions, nombreuses, nommé des comités théodules qui
ont accouché de souris. On a dépensé plus d’argent en papier et en rapports
divers qu’en actions concrètes contre la pollution. Pendant
ce temps-là, l’image de la Franche-Comté se ternit à longueur de forum
sur Internet, et beaucoup ne retiennent « d’originale » que l’ampleur
de la dégradation de ses rivières emblématiques. Il
semblerait que les représentants de l’état et les élus aient choisit de gagner
du temps, en espérant que la Nature réparerait seule les agressions humaines. Quatre
ans après la Loue, ce nouvel épisode concernant le Dessoubre montre que nos
plus belles rivières meurent les unes après les autres et que « nous
continuons à regarder ailleurs »…Sans une amélioration considérable de
l’assainissement des eaux usées, un encadrement de l‘industrie du bois de la
coupe à la scierie, l’interdiction de certaines pratiques dans les communes,
une remise en cause complète des pratiques agricoles pour les rendre
compatibles avec notre sous-sol karstique (et l’AOP Comté…), une vraie
protection des zones humides, une correction rapide des aménagements
aberrants de nos rivières, elles sont condamnées à court terme. L’abstention
et la fuite en avant peuvent être un choix politique, il faut alors
l’assumer, et accepter d’en être comptable devant les générations futures. Sinon, un
an après les Assises de la Loue et les Rivières Comtoises, il y a
urgence, c’est désormais incontestable, à se mettre vraiment debout si l’on
veut sauver nos rivières ! »Le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises (Photo © Philippe Boisson)
Le Dessoubre touché à son tour par des mortalités
A l’heure du web, les nouvelles vont vites. Parfois même
un peu trop. Le fond du Dessoubre, affluent du Doubs bien connu des pêcheurs à
la mouche, est redevenu partiellement visible depuis seulement trois ou quatre
jours, ce qui n’était pas le cas depuis plusieurs semaines. L’éclaircissement
de l’eau a laissé apparaître un bien triste spectacle, qui rappelle
immanquablement celui que l’on a connu sur la Loue, le Doubs, la basse Bienne
et un secteur de la haute rivière d’Ain ces dernières années. Des mortalités
pisciaires touchent en ce moment le Dessoubre sur tout son cours.Hier, accompagné d’un ami, nous
nous sommes rendu sur place pour constater l’ampleur des dégâts. Déjà, sur les
blogs on parlait la veille de “ plusieurs centaines de poissons morts ”, de “
70 % des populations touchées ”, etc. Hier, nous avons pu constater la
vingtaine de truites mortes sorties de l’eau au Moulin Girardot. Nous avons vu
une quinzaine de truites et quelques ombres sains, ainsi de six truites mortes
ou condamnées entre Consolation et Saint-Hippolyte. La saison, le temps gris
ainsi que le niveau encore relativement haut de la rivière ne favorisait, ni
une bonne vision, ni des conditions optimales pour trouver une truite devant
chaque cailloux.Il est donc actuellement
impossible d’estimer l’ampleur des mortalités, car elles apparaissent en fin
d’une longue crue et depuis très peu de temps. A partir de ce constat, de
nombreuses questions se soulèvent : s’agit-il simplement d’une mortalité
due à la fraie ? Combien de truites (et d’ombres) mortes ont été évacués
durant la crue ? Est-ce le début d’un long cauchemar qui ressemble à s’y
méprendre à celui connu sur les autres rivières citées plus haut ? Les
poissons touchés portent tous des mycoses (apparemment du genre saprolegnia) qui comme dans les autres cas similaires, se
développent de façon opportuniste lorsque les poissons sont affaiblis par
d’autres facteurs.Il est toutefois utopiste de
croire que le Dessoubre n’a aucune raison de connaître le même sort que les autres
rivières du département du Doubs. Depuis des décennies, son état
d’eutrophisation en été et son grand bassin versant qui collecte les épandages
de toutes sortes en hiver, laisse présager le pire. Difficile de ne pas penser
au gaspillage d’argent public dans de pseudos plans d’amélioration de la
qualité de l’eau et aux beaux discours en périodes électorales. L’observation
de la rivière continue et la colère monte, car quelque soit le scénario à
venir, le Dessoubre ne peut continuer à servir de poubelle. Différentes
plaintes vont être déposées et le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises demandera
prochainement des comptes aux services de l’Etat. Comme par exemple : où
en est la réglementation spécifique aux zones karstiques, ou l’interdiction des
produits de lave vaisselle contenant des phosphates, deux promesses du préfet
Decharrière lors des Assises de la Loue. Une Loue dont la situation est des plus préoccupante, car les
souches sauvages de truites et d’ombres sur cette rivière de légende sont
aujourd’hui au bord de l’extinction.Philippe Boisson
(Photos
© Philippe Boisson)
Oliver Kite, master fly fisherman
Quel bonheur de voir les pionniers de la pêche à la
mouche à l’œuvre à l’époque bénie de l’après-guerre. Oliver Kite fut, avec
Skues et Sawyer, un précurseur ayant fait évoluer considérablement la pêche à
la mouche et plus particulièrement la pêche à la nymphe. Cette vidéo est issue
d’une série de huit petits films réalisés pour la télévision anglaise.
Réglementation dans le Doubs et le Jura, le no-kill s’impose finalement
Après de longues semaines d’attente, après avis des
services de l’Etat, des associations, du Collectif SOS Loue & Rivières
Comtoises, les arrêtés préfectoraux concernant la pêche dans les départements
touchés par les pollutions des années dernières ont joué la prudence et c’est
très bien comme cela. Localement, certains souhaitaient pouvoir prélever comme
au bon vieux temps et il a fallu se battre pour tenter de préserver ce qui peut
l’être.Ainsi, la pêche sur la basse Bienne (23 km entre le
barrage d’Etables à Saint-Claude et le pont au niveau des carrières Di Lena),
fermée depuis deux ans, sera à nouveau ouverte, mais en no-kill intégral. Le
risque était en effet très grand de voir les stocks de truites disparaîtrent
comme neige au soleil en cas de prélèvement. Idem en ce qui concerne le
maintient du parcours no-kill sur l’Ain entre le bief de l’œuf et l’ancien
barrage du Mesnois (parcours situé entre Marigny/Ain et le lac de Vouglans sur
plus de 15 km). Dans le département du Doubs, l’arrêté préfectoral reconduit
concernant la Loue, stipule également qu’il est interdit de garder les ombres
et les truites farios : “Sur
le tronçon de la rivière la Loue et sur l’ensemble de ses affluents et
sous-affluents, de sa source à la confluence avec la Furieuse, la pêche n’est
permise qu’à l’aide d’hameçons sans ardillon ou avec ardillons écrasés. En cas
de capture, les espèces truite fario et ombre commun devront être immédiatement
remises à l’eau, vivantes, sans distinction de taille”.Si l’on peut se réjouir d’un tel souci de protection, cela
ne doit pas voiler la face d’une situation qui reste très fragile. Les souches
de truites et d’ombres sauvages de la Loue sont quasiment perdues dans une
indifférence générale. Les populations de la haute Loue, constituées en grande
partie de poissons d’élevages d’origines diverses apparaissent comme un avant
goût du pauvre avenir de la rivière.En
revanche, pour la deuxième année consécutive, le niveau de la Loue durant
l’automne et le début de l’hiver s’est avéré favorable à de bonnes conditions
pour la reproduction.
Pêches Sportives Vidéo n°33 : programme de renaturation de la Doller, Pêche du sandre en linéaire
Dans cette vidéo :
1. Présentation du programme de renaturation de
la Doller, de la Thur et du vieux Rhin par Maxime GerberMaxime Gerber, hydrobiologiste de la Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques du Haut-Rhin, nous présente un programme ambitieux de renaturation des rivières Doller, Thur et vieux Rhin dans le but de favoriser le développement des peuplements d’ombres communs. Ces trois cours d’eau, bien connus des pêcheurs de l’est de la France, ont bien besoin d’un programme qui prend en compte l’ensemble des paramètres censés limiter les peuplements piscicoles.
2. Pêche du sandre en linéaire avec Christophe Baudot
sur la Saône en Côte-d’OrGuide de pêche en Côte-d’Or, notamment sur la Saône, Christophe Baudot est sur l’eau deux cents jours par an. Ce spécialiste de la pêche du sandre nous fait partager son approche sur un secteur réputé difficile, mais qu’il connaît parfaitement. Compréhension des postes, techniques d’animations, positionnement du bateau, tous les points clefs de cette technique exigeante sont abordés. S’il dispose de tout l’équipement du pêcheur moderne, Christophe laisse une large place à l’observation visuelle et au bon sens, accumulé au fil du temps.

Pêche à la mouche, la part du rêve au rythme de la météo
Jean-Louis Sanson fait visiblement partie des pêcheurs qui
croient en l’influence de la Lune et du climat. En 114 pages, il nous explique
comment optimiser la pratique de la pêche à la mouche en prenant en compte des
phénomènes météorologiques. Et même si vous allez à la pêche le dimanche parce que c’est le seul jour de la semaine où vous pouvez vous y rendre, c’est toujours bien de s’informer !Ce livre est destiné aux passionnés de pêche à la mouche et à
tous les amoureux de la nature. De nombreux thèmes y sont développés avec des approches inédites: fabrication et équilibrage des « soies »; montage
« raisonné » de mouches artificielles; milieu aquatique et influences
solunaires; notions de météorologie et stratégies de pêche.“La météo est au pêcheur à la mouche ce que la musique est au
danseur, tout le reste n’est que de la technique… Un assemblage harmonieux de
savoirs et de savoir-faire !” Jean-Louis Sanson.Editions La Cheminante (www.lacheminante.fr)

Pourquoi acheter un bass boat Nitro !
Ah les bass boats, c’est tellement pratique avec des petits boutons partout qui vous facilite la vie. La preuve en image.

Tous en Belgique !
Tous en Belgique !
19ème édition de la Fête de la pêche à la mouche
de CharleroiOn ne présente plus ce salon apprécié des exposants
français, belges, hollandais, allemands, anglais ou italiens. C’est LE
rendez-vous incontournable qui permet de rencontrer plus de 120 exposants et de
trouver… l’introuvable !Cette 19ème édition aura lieu les 25 et 26
janvier 2014 au Hall Sambrexpo.L’entrée est gratuite et le salon sera ouvert au public de 9h30
à 18h00.Le Pays de Galles sera l’invité d’honneur.
Liste des
exposants et plan d’accès : www.apmc.be
Pacte d’Avenir, une pétition pour tenter de sauver les dernières rivières sauvages bretonnes
Le
modèle agricole productiviste breton est clairement à bout de course :
pollutions majeures, cours des produits qui s’effondre, suicides chez les
éleveurs, etc. Et pourtant, l’Europe continue d’entretenir (le mot est faible)
cette horrible machine qui n’a, de toute évidence aucune issue, sans un
changement des pratiques. L’Etat et les collectivités locales bretonnes viennent d’établir un Pacte d’Avenir, pour calmer un peu les esprits et coller des
pansements sur des jambes de bois…En réponse à ce pacte (dont le nom dépasse largement
l’ironie), des associations et des citoyens ont choisi de lancer une pétition,
contre un pacte établi dans la précipitation, à partir de solutions du passé,
et qui ne ferait que reproduire voire amplifier les logiques qui ont mené la
Bretagne dans cette crise.Pour dire oui à un pacte qui contribue à la transition
du modèle économique breton pour intégrer les enjeux sociaux et
environnementaux dans des projets de territoire cohérents, adaptés aux
ressources naturelles et humaines de ces territoires, cherchant à modérer la
consommation d’espaces agricoles et naturels.Pour dire oui à un pacte qui propose d’avancer
vers une autre politique agricole et agroalimentaire, productrice de davantage
de valeur ajoutée et de qualité, au bénéfice mutuel des agriculteurs, des
entreprises, des salariés, des habitants, des paysages, de la biodiversité et
du tourisme.Pour dire oui à un plan régional de développement
des circuits de proximité, en particulier dans la restauration collective,
valorisant un prix suffisant pour le producteur.Oui à un pacte qui considère enfin la Nature, ses
richesses, ses ressources et ses fonctions, non comme une contrainte mais comme
une chance et un atout pour la Bretagne, ses habitants et ses activités
économiques (tourisme, activités maritimes …).Pour dire oui à un pacte qui conduise la Bretagne à
répondre aux défis du changement climatique, des transports doux et durables,
de la sobriété, de l’autonomie énergétique, et de la production renouvelablePour dire oui à un pacte qui mise sur l’intelligence
collective, la richesse associative et l’engagement syndical et citoyen pour
co-construire une stratégie, des projets et des actions.Pour dire oui à un pacte qui donne une vision, un cap,
des objectifs chiffrés, régulièrement évalués sur la base de critères
économiques, sociaux et environnementaux, de manière partagée et visible par
tous.Merci de signer cette pétition. Les petits ruisseaux
font les grandes rivières et celles de Bretagne ont bien besoin d’un petit coup
de pouce !Il
est possible de la signer en ligne ici :http://pacteecosolidairebretagne.wordpress.com