Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Challenge JMC, la victoire du handicap !

    Challenge JMC, la victoire du handicap !

    Le dimanche 15 février 2015 s’est déroulé le Challenge JMC organisé
    par Tony Thiry, gérant de Sensation Pêche, centre de pêche sportive et de
    loisir à Curtioux (01), en partenariat avec JMC – Mouche de Charette. Onze
    équipes se sont rencontrées pour disputer ce premier challenge sur huit manches
    de 50 minutes. Si un challenge est une compétition comme une autre, celui-ci
    n’était pas tout à fait comme les autres. En effet une des équipes était
    constituée de Ludovic Delacour (association Handicap Passion Pêche) et de
    Grégoire Juglaret (société Mouches de Charette). L’initiative est venue de
    Grégoire qui a proposé à Ludovic de participer à cette rencontre malgré son
    handicap. Ludovic ne dispose que de 2/10ème à chaque œil sans vision
    binoculaire.

    Mais Ludovic aime les défis ! D’une part parce qu’il connait
    très bien Tony qui a eu la démarche de développer les aménagements pour pouvoir accueillir des
    personnes à mobilité réduite et qui est depuis 2013 partenaires de
    l’association Handicap Passion Pêche et en particulier pour la réalisation de
    journée pêche pour un public en situation de handicap. Et d’autre part parce
    que Grégoire a eu les mots appropriés pour lui faire comprendre qu’il avait sa
    place pour une compétition et que pour lui c’était avant tout une question de
    partage et d’un moment convivial au bord de l’eau.

    Pour Ludovic la compétition aura été double. Il lui fallait tenter
    d’être à son meilleur niveau pour essayer de décrocher une place honorable face
    à des compétiteurs chevronnés mais aussi des amateurs qui, pour certains,
    pratiquant la pêche à la mouche depuis quelques mois seulement. Et surtout il
    devait se battre contre lui-même avec des problématiques très handicapantes
    lorsqu’on est déficient visuel. Une grande complicité s’est crée entre les deux
    hommes, même dans les moments les plus difficiles pour Ludovic, comme ces deux
    manches où il fallait pêcher à vue, chose impossible pour lui. Grégoire guidait
    Ludovic en lui indiquant les réactions les truites devant sa nymphe ! Un
    grand moment de partage et au final une troisième place sur le podium !

    Le site de l’association :

    http://www.handicap-passion-peche.org

    (Photo : à gauche Grégoire Juglaret et Ludovic Delacour. Heu-reux ! )

  • Mexique, Pacific dream

    Mexique, Pacific dream

    Un voyage de 12 000 kilomètres, un autre océan et un retour vers le futur, dans un Mexique qui a choisi de faire interdire la pêche professionnelle au filet au profit de la pêche sportive. La petite ville de Zihuatanejo vit pour et par la pêche au rythme des migrations des grands poissons.

    Une baie paisible, les tangons des bateaux de traîne qui cliquètent au gré du clapot. Sur le quai, un portique où l’on imagine Hemingway, Zane Grey, Stu Apte ou Pierre Clostermann posant fièrement avec leurs prises. Au niveau de l’équateur, l’Océan Pacifique grouille de vie. Ce pays charnière entre deux Amériques et deux océans, se trouve au carrefour de cultures radicalement différentes. Aujourd’hui, en tout cas dans le nord du pays, l’influence américaine est partout. Ils viennent nombreux des états du sud et notamment de Californie toute proche. Un lien démographique lie les deux pays, puisqu’un million de citoyens américains vivent au Mexique et l’immigration mexicaine aux USA reste très importante malgré la tristement célèbre “barrière” qui sépare matériellement les deux pays. A Zihuatanejo, on est autant au Mexique qu’en Californie. Dans les restaurants, des écrans diffusent en permanence les matchs de baseball, de basket ou de football américain. La police est partout, armée jusqu’aux dents. La paisible petite ville côtière ressemble à un volcan qui peut se réveiller à tout moment.

    L’histoire de la pêche sportive sur le modèle américain au Mexique a donné lieu à une histoire drôle bien connue dans les deux pays et même bien au delà.

    Un Américain rencontre un Mexicain, ils sympathisent et échangent quelques mots sur leurs activités respectives. L’Américain demande alors au Mexicain de quelle façon il occupe ses journées. Le Mexicain lui répond : “je dors tard, pêche un peu, joue avec mes enfants, fait des siestes avec ma femme Maria, me promène dans le village le soir, joue de la guitare avec mes amis. Je mène une vie bien remplie…”. L’Américain se moque et lui dit “ je suis en MBA de Harvard et pourrais vous aider. Vous devez passer plus de temps à la pêche, acheter un plus gros bateau, et ensuite acheter plusieurs bateaux pour avoir une véritable flotte de bateaux de pêche, et faire la même chose tout au long de la côte et même venir aux Etats- Unis et reproduire ce modèle à Los Angeles ou à Key West”. Le Mexicain dit, “oui mais pour combien de temps ?”. “Disons 15 à 20 ans, mais vous aurez gagné des millions ! ”

  • Doubs, polémique autour de la réglementation

    Doubs, polémique autour de la réglementation

    Nous sommes entrés dans la période de mortalité des truites”. Cette
    phrase écrite par un ingénieur de l’Onema a mis le feu aux poudres, car elle
    est issue d’un rapport destiné à évaluer l’état des populations pisciaires dans
    les rivières du département du Doubs, dans le but de mettre en place une
    réglementation de la pêche pour 2015. Ainsi, le nouvel arrêté préfectoral
    prévoit d’une part de ré-autoriser la pêche sur le Dessoubre (elle était fermée
    en 2014) et d’autre part d’autoriser le prélèvement de deux truites par jour et
    par pêcheur. Idem sur la Loue en ce qui concerne les truites. La pêche de
    l’ombre resterait en no-kill. L’Onema se demande toujours si les mortalités
    hivernales de truites sont un phénomène normal. On croît rêver ! Un an
    après les hécatombes du Dessoubre et du Cusancin, comment peut-on encore penser
    qu’il s’agit d’une situation “normale”. Il y a toujours eu quelques mortalités
    à l’occasion de la fraie, mais jamais dans les proportions actuelles et encore
    moins avec des ombres et des truites qui meurent en masse quasiment durant
    toute l’année sur les quatre rivières (Loue, Dessoubre, Cusancin et Doubs). Ce
    rapport est ridicule, bien trop grave pour être simplement risible. Tout le
    monde connaît l’état déplorable des fonds colmatés d’algues, tout le monde sait
    que le comté n’est plus un fromage artisanal depuis longtemps (58 000 tonnes/an
    en 2011 et ça ne cesse d’augmenter), tout le monde sait aussi que les
    molécules chimiques issues des activités humaines présentes dans l’eau se
    comptent par centaines.

    De son côté, la Fédération de
    pêche du Doubs a besoin de vendre des cartes et comme ça tout le monde est
    content. Et quand le pêcheur est content, la préfecture est ravie… Cette
    décision (si l’ARP est validé ainsi) fait le jeu de tout ceux qui tentent de
    minimiser les choses, ce qui marginalise encore un peu plus les rares
    initiatives entreprises par quelques personnes pour que la situation évolue
    dans le bon sens.

    Ph. Boisson

    (Photo prise le 10 janvier 2014
    sur le haut Dessoubre. Photo Ph.Boisson).

  • NOUS SOMMES CHARLIE

    NOUS SOMMES CHARLIE

    Adieu Wolinski, Cabu, Charb et tous les autres. Wolinski
    avait fait ce dessin en 1989 pour SOS Loire Vivante. Vive la presse libre !

  • Pêches Sportives Vidéo n°37 : Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres

    Pêches Sportives Vidéo n°37 : Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres

    Avec Philippe Boisson

    Pour ce 37ème DVD Pêches sportives, Philippe Boisson vous propose de découvrir un plan d’eau totalement nouveau pour lui, avec comme seuls renseignements, la configuration des lieux. Ce qui n’était qu’une piste pour une éventuelle partie de pêche à venir est devenu le thème principal de cette vidéo. Comment a-t-il raisonné en fonction de la saison, de la teinte de l’eau (dont on lui avait dit qu’elle était très claire, alors qu’elle était teintée) et comment a-t-il choisi ses leurres ? En procèdent par élimination de modèles et de couleurs, a partir de seulement trois familles, il est arrivé à trouver une couleur qui se détachait nettement du lot et deux types de leurres. Le hasard a fait que cette vidéo a été tournée le premier jour de gel de l’année, ensuite le temps a tourné à la pluie avec du vent (3°C). Et ces conditions météorologiques (qui ont compliqué le tournage) ont dicté ses choix : postes incertains en raison des conditions de transition entre l’automne et l’hiver, choix de la technique (lente en lancer/ramené, skipping), choix des leurres. Un DVD de 52 mn purement pédagogique et particulièrement riche d’enseignement.

  • Si vous n’avez pas reçu votre dernier DVD

    Si vous n’avez pas reçu votre dernier DVD

    Si vous êtes
    abonné à Pêches sportives et que vous
    n’avez pas reçu votre DVD (il s’agit de Pêches
    sportives
    n° 102 – DVD n° 37), merci de nous le faire savoir en utilisant l’adresse
    e-mail : [email protected]
    ou par courrier au 11, rue de Milan, 75009 Paris.

    Nous vous l’enverrons
    rapidement. Un problème de fabrication est à l’origine du problème. Pour l’heure
    nous menons l’enquête auprès de notre prestataire pour connaître les raisons de
    cette déconvenue et faire en sorte qu’elle ne se reproduise plus.

  • Doubs : 72256 signatures pour les rivières

    Doubs : 72256 signatures pour les rivières

    Le sénateur du Doubs Martial
    Bourquin s’est vu remettre le 13 décembre à Montbéliard les 72256 signatures
    d’une pétition qui sera remise à Ségolène Royal en audience spéciale. Une
    audience à laquelle participeront deux piliers des collectifs locaux (SOS Loue
    & Rivières Comtoises et SOS Doubs-Dessoubre), Marc Goux et Christian
    Triboulet.

    Cette pétition dénonce l’état
    catastrophique des rivières du département, la pratique d’une agriculture
    productiviste préjudiciable aux milieux aquatiques et un assainissement des
    communes globalement très perfectible. Cette pétition demande également à ce
    que soit prise en compte la spécificité géologie karstique du département et qu’une
    réglementation adaptée soit définie et appliquée.

  • Sélune : Ségolène Royal cède aux pressions des opposants !

    Sélune : Ségolène Royal cède aux pressions des opposants !

    La Sélune, petit fleuve côtier de
    la Manche qui se jette dans la baie du Mont Saint-Michel a vu s’envoler l’espoir
    de voir disparaître ses deux barrages, lors d’une rencontre entre les élus
    locaux et Ségolène Royal le 4 décembre 2014 à la Mazure.

    Le projet d’arasement des
    barrages de Vezins et de La-Roche-qui-Boit ne date d’hier, mais le 16 février
    2012, une décision ministérielle validait leur futur démantèlement. Le fleuve
    est remonté par plusieurs espèces de poissons migratrices dont le saumon
    Atlantique. Les barrages sont d’une part un frein à la montaison comme à la
    dévalaison des migrateurs et d’autre part, ne seraient plus rentables pour EDF,
    avisé du non renouvellement de la concession. L’affaire était donc entendue et
    de puis ce jour de février 2012, plusieurs projets sont nés pour redonner vie à
    cette superbe vallée de la Sélune. Les barrages sont incompatibles avec la
    Directive cadre sur l’Eau, sont des pièges à sédiments et lors de la dernière
    vidange, ils ont pollué une partie non négligeable de la baie du
    Mont-Saint-Michel, perturbant fortement l’activité ostréicole (il a fallu
    indemniser les exploitants). A l’heure où l’on parle de continuité écologique, de
    biodiversité, de qualité de l’eau et que l’Etat doit faire bonne figure face
    aux directives européennes sur l’écologie, la ministre de l’écologie Ségolène
    Royal est venue sur place donner raison aux quelques opposants, largement
    minoritaires et dont les revendications semblent bien maigres (elles portent
    essentiellement sur d’éventuels risques d’inondation de quelques hectares de
    terre).

    Le coût des travaux est estimé à
    53 millions d’euros, soit quelques kilomètres d’autoroute et encore moins de
    LGV. Et la ministre de dire devant les caméras de France 3 : “on ne met pas 50 millions uniquement pour faire
    remonter des poissons
    ”. Voici une phrase qui a elle seule résume bien la
    méconnaissance totale de ce dossier par la ministre. Les remontées de poissons
    sont la cerise sur le gâteau d’un environnement qui aurait pu retrouver un bon
    état écologique, coûter moins cher à l’Etat sur le long terme et relancer une
    activité touristique digne de ce nom dans la vallée. C’est le type même de
    projet “gagnant-gagnant”. D’autant qu’il existe des précédents comme l’ex-barrage
    de Kernansquillec sur le Léguer ou de Saint-Etienne-du-Vigan sur l’Allier.

    A cela, la ministre préfère
    garder les ouvrages en brandissant la “transition énergétique” et estime qu’il
    est préférable de réfléchir à la solution de passes à poissons performantes.
    Selon les meilleurs spécialistes des poissons migrateurs, la Sélune a le
    potentiel pour devenir la meilleure rivière à saumon française, mais à
    condition d’effacer les barrages.

    A la Mazure, l’attitude de la
    ministre a profondément discrédité la parole de l’Etat, sans aucun respect des
    personnes qui travaillent depuis des années sur ce projet et notamment depuis
    2012.

    De nouvelles études seront donc
    lancées à la demande de la ministre (productivité des barrages, coût des passes
    à poissons, etc.).

    Nous vous incitons à rejoindre
    les rangs des opposants à cette décision stupide :

    www.selunelibre.org

  • Erratum

    Erratum

    Dans notre Encyclopédie
    des mouches… qui pêchent
    , une erreur s’est glissée dans nos pages à propos
    du monteur de mouches Pascal Finger, qui contrairement à ce qui est écrit à
    plusieurs reprises n’est pas un professionnel, mais un monteur amateur. Voilà
    ce qui arrive quand le talent de quelqu’un comme Pascal dépasse largement celui
    du commun des monteurs ! Par ailleurs, il nous signale également que le
    modèle “soft” (p.94) qui lui est attribué, n’est pas l’un de ses modèles.

    Mille excuses !

  • Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    Plus qu’une mouche en particulier, nous vous présentons dans ce numéro un montage atypique, appliqué par Aimé Devaux à toutes les mouches sèches qui imitent des éphémères de sa collection. La plus célèbre d’entre elles étant l’A4, une grise à corps jaune classique, déclinée plus tard en version C (comme CDC) qui mélange un hackle de coq et une plume de CDC. D’autres modèles sont également des légendes, comme la 929, une mouche passée de mode et qui pourtant vaut bien des modèles actuels. Pour bien réaliser un montage avancé, il faut faire attention à enrouler la collerette sur une très faible longueur de hampe. Avec deux plumes, ça se complique. Un morceau de tube interne de stylo-bille qu’on aura découpé dans le sens de la longueur permet de maintenir la collerette vers l’avant pendant la réalisation du corps. Un corps qui déborde volontairement sur la collerette afin d’obtenir l’effet souhaité et qui intervient après la réalisation de la collerette. Les coloris du modèle présenté en étapes de montage ne correspondent pas à une mouche précise de la collection. À vous de vous inspirer de l’A4 et de toutes ses déclinaisons de tailles et de couleurs pour créer vos propres modèles ou au contraire rester fidèle aux fameuses mouches de Mémé Devaux.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon de forme standard en taille 16 à 12 selon le modèle de mouche désiré. Commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 et fixer une pincée de cerques. Passer deux fois le fil de montage sous les cerques pour les relever légèrement.

    2. Par le pied, fixer un hackle de coq après avoir éliminé le duvet à la base. Par la pointe, fixer une plume de CDC.

    3. Enrouler le hackle en essayant de rester “sur place”, ce qui, c’est vrai, n’est pas évident !

    4. Enrouler la plume de CDC de la même façon. Couper l’excédent et faire une tête bien formée avec le fil de montage. Un noeud final termine cette première phase.