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Auteur/autrice : admin_lvdr

La pêche à la tchèque ou la nymphe pas catholique…
Version extrême de la pêche à la nymphe “au fil”, la méthode tchèque est plus proche de la pêche au toc avec des nymphes artificielles que de la pêche à la mouche. A vous d’accepter ou pas de pêcher avec une technique où la soie sort rarement du moulinet, sauf pour suivre un beau poisson. Mais avant d’avoir une attitude négative envers cette méthode, voyons à quoi elle ressemble.
Que le pêcheur utilise une mouche sèche, un streamer, une nymphe ou une mouche noyée, la pêche à la mouche se caractérise par le fait que c’est la ligne (la soie) qui propulse le leurre et non le leurre qui entraîne la ligne. Dans ce dernier cas, il s’agit de pêche au lancer. Que penser alors de la pêche dite « à la tchèque” où la pêche se fait avec deux ou trois nymphes casquées, un bas de ligne de dix mètres et une soie qui ne sort presque jamais du moulinet ? Pas de doute : c’est bien de la pêche avec des mouches mais le rapport avec la pêche à la mouche est assez lointain…
Que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre !
Et pourtant, de quel droit l’exclure des pêches sportives ? A ce compte, lorsque nous propulsons une nymphe au moyen d’un lancer arbalète, nous ne faisons pas de la pêche à la mouche mais de la pêche au lancer… Je connais un certain nombre de nympheurs qui ne sont pas capables de prendre un poisson autrement ! Essayez de faire une arbalète avec une petite mouche sèche, vous constaterez sans problème que c’est bien le poids de la nymphe qui aide à lancer !
Le lancer
Il est possible de fouetter un bas de ligne tchèque avec une mouche sèche à courte distance, mais dès qu’on pratique la technique tchèque comme il se doit, c’est-à-dire avec des nymphes, cela n’est plus possible. Pour lancer à sept ou huit mètres, il faut laisser le bas de ligne et son chapelet de nymphes s’étendre totalement lors du lancer arrière avant de shooter franchement
vers l’avant en prenant soin de
Réseau Rivières Sauvages, l’affaire de tous !
Les pêcheurs sont souvent désemparés lorsqu’il s’agit de faire quelque chose pour leurs rivières. Le réseau Rivières Sauvages est une belle occasion de participer à la protection des cours d’eau en bon état écologique. Ces rivières ont besoin que l’on renforce leur protection, que l’on initie des programmes de conservation pour éviter leur dégradation, afin de construire ensemble, acteurs publics et privés, une protection pérenne de ces joyaux.
En France comme en Europe, il n’existe plus de rivières véritablement sauvages, mais certaines sont encore préservées et “préservables” ? A ce titre, elles méritent une protection accrue. Dans notre beau pays, si diversifié, les services de l’Etat se désengagent de plus en plus de la protection des cours d’eau. La Police de l’Eau, qui revient aux directions départementales des territoires (DDT) via l’Onema ou à l’ONCFS n’impressionne que très moyennement le monde agricole, pas plus que celui des barragistes. C’est donc au peuple, aux associations, de défendre leurs rivières.
C’est sur cette idée qu’est né le Réseau Rivières Sauvages en 2007. Depuis, le mouvement a pris une belle ampleur, mais a besoin de soutien, notamment des pêcheurs, car nous sommes en première ligne lorsqu’il s’agit de défendre les cours d’eau ! Rivières Sauvages veille sur les cours d’eau en réel bon état écologique, labellise certains d’entre-eux pour renforcer leur protection et faire respecter leurs droits. Dans ce monde où la communication devient une arme redoutable, ces rivières sauvages doivent être mises en valeur pour être protégéesde façon pérenne de tous les dangers qui les menacent. Denis Caudron, chargé de mission auprès des collectivités territoriales pour la restauration de cours d’eau durant plus de quinze ans, actuellement coordinateur du programme Rivières Sauvages a répondu à nos questions pour présenter ce réseau qui lui est cher.
Denis Caudron, de quel constat est né Rivières Sauvages ?
Du constat que les cours d’eau en excellent état de conservation, n’ayant pas subi d’atteintes morphologiques majeures (rectification, barrages) et ayant conservé une eau de qualité sont très rares en France et en Europe. Ils devraient tous être protégés. Pourtant, malgré les outils réglementaires existant, les nouveaux classements des cours d’eau ne les mettent pas à l’abri. Ainsi pour faire face aux menaces pesant sur les dernières rivières sauvages intactes, en particulier celles liées à l’hydroélectricité non durable, de nombreux acteurs se sont regroupés en 2007 à l’initiative du WWF et d’European Rivers Network (ERN) France. Ils sont à l’origine du projet rivières sauvages avec

Hand made requillou ! L’épuisette fait maison
TUTORIEL : A la demande générale – de ceux qui ont vu l’outil pour de vrai – voici la méthode de fabrication très artisanale de l’épuisette en bambou de Jean-Christian Michel, l’homme du Verdon. La matière première vient du bord même de la rivière et la méthode de fabrication demande une planche et quelques clous. Un retour aux sources, à la préhistoire, un pied de nez à la mondialisation et au réchauffement climatique !
Des noms régionaux pour dire épuisette, “requillou” est le plus charmant. Il y a dans ce mot hérité du patois franc-comtois un je ne sais quoi de doux et de canaille qui tranche avec la matérialité affreusement pesante de l’objet devant lequel je me suis retrouvé un jour au musée d’Ornans et sous lequel se trouvait une petite étiquette y indiquant justement : “requillou”. Il s’agissait d’une épuisette du siècle passé avec un long manche, vraisemblablement réalisé d’un bloc dans une branche fourchue dont les deux extrémités avaient été réunies et ligaturées, puis sur lesquelles on avait cousu un filet. L’objet massif faisait penser à ces fourches du temps jadis et son manche imposant ressemblait plu à un objet de forçat qu’à nos épuisettes modernes. Pourtant ce truc m’a plus. Ce n’était pas que je le trouvais beau mais je dois vous confesser une nostalgie un peu bête pour l’époque où la valeur d’un pêcheur ne se mesurait pas à son compte bancaire et à sa faculté à s’offrir le dernier brin de carbone à 700 tickets. Certes, je dois reconnaître que l’action du carbone est légèrement meilleure quecelle d’une branche de noisetier, mais pour une épuisette ce n’est pas pareil. D’abord, on ne la décroche pas tous les jours… ensuite, pour ce qui est de casser une épuisette ou de la voir se refermer lorsqu’un poisson pèse dans son filet, les épuisettes modernes se défendent assez honnêtement ! L’idée a fait son chemin dans mon esprit et un matin, j’ai décidé de fabriquer une épuisette dorsale avec trois lamelles de bois collées, une de ces épuisettes géantes pour faire rentrer une truite de dix-huit livres… La truite n’est pas venue et comme j’ai toujours rêvé de me faire casser une épuisette par une truite géante, j’ai décidé de déplacer le curseur de la solidité du côté de l’épuisette !
Un jour, au bord de ma rivière, j’ai trouvé des cannes de bambou longues, fines et bien vertes. Je me suis amusé à tordre une de ces cannes : le cintre obtenu ressemblait à s’y méprendre à celui de mon épuisette ! Cela m’a fait marrer. J’en ai ramené un, je l’ai cintré sur un gabarit puis laissé séché et je l’ai doté d’un filet…

Paul Michelet ferme le ban
L’ingénieur général des ponts Paul Michelet sera sans doute le dernier directeur général de l’Office national de l’eau
et des milieux aquatiques (Onema), car l’institution sera bientôt engloutie dans la future Agence française pour la biodiversité
(AFB), dont Paul Michelet est l’un des artisans, membre de l’équipe qui préfigure la nouvelle agence, en charge (entre autres) du dialogue social et de “l’accompagnement du changement”. Le directeur général de l’Onema est un pur produit de l’administration française, qui a le don inné de la sélection naturelle. En effet, l’ex-ingénieur agronome Paul Michelet, était en charge de la mise en oeuvre de la directive cadre sur l’eau. Vous savez le fameux bon état écologique pour2015 que l’on a pas fini d’attendre. L’AFB
commence donc sur le même modèle, avec les mêmes énarques “recasés” et sans doute avec les mêmes ambitions, celles d’être toujours dans la “norme”, une norme qui convient à l’administration, au monde politique et qui cautionne l’état désastreux des cours d’eau bretons, beaucerons (en reste-il dans cette région ?) ou franc-comtois.
Catalogue Illex 2016
En quelques années seulement, Illex est devenu une marque synonyme de produits pour la pêche aux leurres de qualité. Certains leurres comme la série des Cherry, Arnaud, Eruption oules cannes Ashura sont devenus des références. Dans le même esprit, les leurres souples Dexter se sont rapidement fait une réputation. Si bien des leurres de la marque sont l’oeuvre du japonais Seiji Kato, certains sont des créations françaises, notamment celles de Thomas Vogel ! Vive la France !

Catalogue JMC Mouches de Charette 2016
Avec 216 pages, le nouveau catalogue JMC Mouches de Charette compte plusieurs milliers de références et propose une offre des plus complètes aux pêcheurs à la mouche. Ce catalogue gratuit présente l’avantage d’indiquer les prix publics pour chaque produit, ce qui permet d’y voir beaucoup plus clair ! Téléchargeable sur www.mouchesdecharette.com ou disponible chez votre détaillant. Parallèlement, un catalogue est édité pour la pêche du corégone et pour la pêche au toc.

Modification du Code de l’Environnement relatif à la pêche en eau douce, deux poids, deux mesures !
Alors que la pêche de loisir propose de faire des efforts importants pour préserver les espèces en instaurant des quotas sur les carnassiers et en augmentant les tailles de captures, l’administration donne tout aux pêcheurs aux filets ! Un projet totalement contradictoire, qui prouve une fois de plus le manque de mobilisation des pêcheurs à la ligne.
Alors que la FNPF se satisfait des propositions visant à augmenter la taille légale dela truite qui passerait à 30 cm et de quelques autres espèces (brochet 60, sandre 50, black-bass 40 et ombre 35), mais aussi d’établir un quota de trois carnassiers par jour/pêcheur dont deux brochets, le lobby de la pêche professionnelle n’a pas raté l’occasion de tenter de faire s’assouplir les procédures d’obtention de licences et de rendre moins contraignantes les méthodes de pêche. Le Code de l’Environnement (ex Code Rural) met en place des dispositions réglementaires qui font autorité au niveau national. Le projet actuel de modification se consacre à “la préservation des milieux aquatiques et à la protection du patrimoine piscicole, à l’organisation des pêcheurs, au droit de pêche et aux conditions d’exercice de ce droit.”
En préambule des propositions figurent ces quelques lignes qui reflètent de belles contradictions qui trahissent une réelle méconnaissance du terrain : “Le décret met en place des mesures pour une meilleure prise en compte de la pêche professionnelle au travers de la procédure d’attribution des baux de pêche, pour une amélioration du développement de la pêche de loisir et de la pêche professionnelle dans le respect des espèces et des milieux (notamment modifications des dispositions sur les autorisations de pêches exceptionnelles, sur les heures d’interdictions de pêche, sur la taille minimale des poissons, sur les quotas, sur l’application de la réglementation sur le classement des cours d’eau et des plans d’eau). Par ailleurs, ce texte met en place un dispositif de renforcement de la protection de certaines espèces d’écrevisses, compte tenu de leur mauvais état de conservation et met en cohérence certaines dispositions portant sur la gestion des poissons migrateurs”.

EDITO n°106 : Droit de pillage
Il n’est pas toujours nécessaire d’aller chercher très loin les raisons qui font qu’un pays se sent mal. Il suffit souvent d’une
conjuration de petites injustices, de malentendus entre le pouvoir et les justiciables, de faits du prince qu’on impose au peuple
comme des diktats du bon sens.Les pêcheurs de loisirs ont comme cela l’habitude d’être traités comme des citoyens de seconde zone, des cochons de payants qui
n’ont que des devoirs là où les professionnels n’ont que des droits (qu’ils soient pêcheurs, barragistes ou agriculteurs).
Ainsi du nouveau code de l’environnement dont quelques rares dispositions qui visent à protéger les espèces des viandards
amateurs vont dans le bon sens, tandis que la majorité des autres créent les conditions absolument surréalistes d’un droit de pillage accordé à 500 professionnels qui vont pouvoir ainsi en finir, au filet avec les derniers saumons de l’Adour, les dernières anguilles et pibales, les derniers sandres dont les silures n’auront pu s’occuper. Le parti pris est d’autant plus stupide que ces 500 emplois ne sont pas grand chose en face des milliers d’autres que pourraient générer un loisir pêche hexagonal. Au lieu de quoi la classe politique, dans son ensemble, continue à se coucher devant ces lobbies d’un autre âge.
Et tant pis si cela coûte cher (850 millions de subventions pour 1 milliard d’euros de CA pour la pêche en mer selon l’association
Bloom). A la fin, c’est toujours le contribuable électeur pêcheur qui paye…EDITO DE PÊCHES SPORTIVES N°106 Accédez au magazine

Pêches Sportives Vidéo n°41 : Pêche lente en bateau au lac de Malaguet en Haute-Loire avec Grégoire Juglaret
Champion de pêche à la mouche bien connu, Grégoire Juglaret vous emmène sur le magnifique plan d’eau de Malaguet en Haute-Loire pour nous faire découvrir une pêche à la mouche en bateau avec un train de trois mouches. En hiver, les pêches lentes sont souvent payantes en lac et c’est bien cette technique que Grégoire met en pratique, sur le modèle de ce qu’il a appris avec les meilleurs spécialistes dans les Iles britanniques, berceau de la pêche en réservoir :
– Installation et réglage de l’ancre flottante.
– Observation de la surface de l’eau pour trouver la meilleure dérive dans le vent.
– Choix du matériel et des trains de mouches.
– Comment bien anticiper les touches en fin de récupération, le fameux “lift”.
Salmo
Salmo est un pêcheur, un vrai, de ceux qui savent faire la distinction entre une eau favorable à la pêche de la truite au vairon et une autre presque identique, mais bonne à rien. Novice dans la pêche du saumon, il s’est laissé tenter par une brochure qui vantait les charmes d’un magnifique fleuve écossais.
Salmo a passé sa vie à faire de la pêche une science exacte, où la chance a toujours sa place – parce que ça ne se refuse pas – mais où la défaite s’explique, se décortique, s’analyse calmement, à froid. Il sait quand fraient les carpes, pourquoi elles ne mordent pas durant cette période, ce que veut dire une montée d’orage lorsqu’il pêche le sandre et attend patiemment les premières mouches de mai pour sortir – à coup sûr – sa canne à mouche. Mais les pêcheurs de saumons représentent une catégorie à part, en raison du caractère particulier du poisson recherché, qui ne se nourrit pas en rivière, mais attaque les leurres et les mouches – en théorie – par défense de son territoire, mais en pratique, plutôt en fonction de ce que fait la femme du pêcheur au moment où le grand poisson fait hurler le frein du moulinet. Pourquoi Salmo s’est-il soudain passionné pour un poisson qui, le plus souvent, choisit la mouche d’un débutant plutôt que celle d’un pêcheur chevronné ? Il n’y a rien de pire que les saumoniers cartésiens, qui pensent pouvoir prévoir les caprices du grand poisson. Ce sont souvent des gens qui confient à une pratique acharnée le soin de faire du chiffre, ce qu’ils maquillent ensuite en une prétendue compréhension les choses. La plupart fréquentent des parcours où les prix sont tout bonnement indécents, en Islande, en Russie, ou en Norvège. Cela dit, même à 2 000 euros la journée de pêche, un saumon reste un saumon. Il peut bouder à sa guise, mais généralement, la quantité fait qu’il y a toujours un moment où ça “tire la ficelle”.
Mais Salmo, n’a pas les moyens financiers suffisants pour promener sa mouche sur ces pools de milliardaires. Alors, il a choisi l’Écosse. Comme pour résister à l’aube et l’empêcher de céder sa place au matin, la vallée de la Spey a creusé son intimité au coeur des Highlands. L’Ecosse représente le Graal pour Salmo, le dépaysement le plus complet pour ce pêcheur venu des plaines brûlées au glyphosate de la Beauce. Mais souvent, la majestueuse Spey ne vaut pas les petits fleuves côtiers d’Islande ou de la péninsule de Kola. Le saumon se mérite et hormis lors de quelques journées de folies, le beau fleuve aux eaux sombres devient le théâtre d’un désespoir qui finit par toucher les pêcheurs, les guides et les accompagnant(e)s. Que serait la pêche du saumon Atlantique si elle ressemblait à celle des “saumons” Pacifique (du genre Onchorynchus comme la truite arc-en-ciel et non Salmo) où les pêcheurs en rangs d’oignons remplissent des pleines glacières de cette manne boostée à la crevette qui remonte les estuaires par centaines de milliers d’individus ? L’esprit ne serait pas du tout le même. Pêcher le saumon de l’Atlantique dans des eaux chaudes est un acte inutile. Il ne le dit pas et peut-être même n’a pas compris lui-même pourquoi il vient lancer sa mouche dans les courants déjà chauds de la Spey au mois de juillet. En bon pêcheur, Salmo sait que ce sera très dur. Il a pris cette semaine car elle