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EDITO n°106 : Droit de pillage

Il n’est pas toujours nécessaire d’aller chercher très loin les raisons qui font qu’un pays se sent mal. Il suffit souvent d’une
conjuration de petites injustices, de malentendus entre le pouvoir et les justiciables, de faits du prince qu’on impose au peuple
comme des diktats du bon sens.
Les pêcheurs de loisirs ont comme cela l’habitude d’être traités comme des citoyens de seconde zone, des cochons de payants qui
n’ont que des devoirs là où les professionnels n’ont que des droits (qu’ils soient pêcheurs, barragistes ou agriculteurs).
Ainsi du nouveau code de l’environnement dont quelques rares dispositions qui visent à protéger les espèces des viandards
amateurs vont dans le bon sens, tandis que la majorité des autres créent les conditions absolument surréalistes d’un droit de pillage accordé à 500 professionnels qui vont pouvoir ainsi en finir, au filet avec les derniers saumons de l’Adour, les dernières anguilles et pibales, les derniers sandres dont les silures n’auront pu s’occuper. Le parti pris est d’autant plus stupide que ces 500 emplois ne sont pas grand chose en face des milliers d’autres que pourraient générer un loisir pêche hexagonal. Au lieu de quoi la classe politique, dans son ensemble, continue à se coucher devant ces lobbies d’un autre âge.
Et tant pis si cela coûte cher (850 millions de subventions pour 1 milliard d’euros de CA pour la pêche en mer selon l’association
Bloom). A la fin, c’est toujours le contribuable électeur pêcheur qui paye…
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