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L’impossible Agence française pour la biodiversité

En cette période où l’Etat s’enrhume plus que jamais quand la FNSEA tousse, où les amis des moulins ne veulent pas que l’on touche à leurs barrages, la future Agence française pour la biodiversité semble bien mal partie. Derrière cette enseigne fraîchement badigeonnée de peinture verte se cache avant toute chose l’occasion de faire des économies, en faisant au passage disparaître l’Onema et trois autres établissements publics. Cette présentation de l’AFB est celle de l’un de nos lecteurs, qui souhaite garder l’anonymat … et du même coup son emploi, car toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Elle explique pourquoi cette nouvelle agence est inadaptée aux besoins sur le terrain.
avant promulgation. Cette création avait été annoncée par le Président de la République dès septembre 2012, durant la conférence environnementale réunie chaque année à la même époque. Elle était prévue en 2015, mais différentes péripéties en ont décalé le calendrier. En quoi cela concerne-t-il les lecteurs de Pêches sportives, et plus largement les gens qui se préoccupent de protection des rivières, des plans d’eau (si possible naturels) et des milieux humides ? Eh bien en ceci que l’AFB est d’abord une suppression de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques), appelé à s’y fondre, corps et biens. Pour mémoire, l’Onema a été créé en 2007, dans une certaine douleur, à partir de l’ancien Conseil supérieur de la pêche, suite à la loi sur l’eau de 2006. Il employait à l’époque plus de 900 agents, contre 860 aujourd’hui, RGPP(1) et MAP(2) obligent. Ces dernières étant basées sur le dogme (n°1) du « vous en aurez autant (ou plus) pour moins cher ». On ne peut plus doctrinal, anglo-saxon et contradictoire avec les lois de la physique newtonnienne et de la thermodynamique, mais qu’importe : seules comptent les apparences et le conformisme, aujourd’hui libéral, la Troïka et les prochaines échéances électorales. L’Onema n’est pas le seul éta blissement public voué à disparaître dans l’AFB : il y a aussi l’Agence des aires marines protégées (AAMP), l’Atelier des espaces naturels (ATEN), spécialisé en formation à l’environnement, et les Parcs nationaux de France (PNF), organisme logistique des parcs nationaux et naturels régionaux. Le tout totalisera 1200 agents et 220millions d’euros de budget, dont les trois quarts issus de l’Onema. L’AFB est supposée s’occuper de toute la biodiversité de métropole et d’outre-mer, sauvage ou domestique, mais il lui manquera pourtant des établissements essentiels dans ce domaine, comme
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