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Les ficelles du petit marabout

“Je crois que j’ai quelque chose qui va te plaire…” m’a glissé à l’oreille Alain Barthélémy en me désignant ses pochettes de mini marabout grizzly lors d’une récente rencontre. Plus que les teintes et les zébrures de ces plumes, j’ai tout de suite été attiré par leurs proportions permettant un emploi pour le montage de petites nymphes. Prêts pour une redécouverte ?
Le marabout n’est pas un oiseau mystérieux mais le nom commercial des plumes d’un volatile dont le nom n’est pas particulièrement glamour à porter, surtout pour les dames qui affectionnent les trucs en plumes… Il s’agit de la dinde. Les plumes, justement. Celles qui nous intéressent servent à couvrir l’oiseau (plumes tectrices). Elles doivent leur souplesse au simple fait que les barbes qui les composent ne sont pas enchevêtrées. Précisons quand même que le “mini marabout” n’est pas prélevé sur une petite dinde : il s’agit seulement d’une sélection de plumes de petites tailles. Pour nous comprendre, décrivons rapidement les parties qui composent une plume. Appelons “rachis”, la partie centrale de la plume, barbe, les fibres qui se séparent de cette âme centrale et enfin barbules, les petits poils qui couvrent ces longues barbes et dont la longueur est dégressive, donnant à chaque barbe la forme d’un petit sapin. A cette plume primaire, vient parfois s’ajouter une plume secondaire, située à la base inférieure du rachis, les barbes de celle-ci sont plus petites, plus courtes mais plus homogènes que celle de la plume primaire. La plume secondaire ne mesure que quelques centimètres mais sa régularité fait un peu penser à une selle de coq… On a envie de l’enrouler en palmer ! Pour le montage des streamers traditionnels, le marabout n’est plus à présenter tant sa mobilité est incomparable. Les plumes de dix à quinze centimètres avec des barbes d’environ cinq centimètres sont présentes dans les stocks de matériaux de tout monteur de mouche. Par le passé, l’utilisation de ces plumes pouvait être étendue à la confection de corps de grosses larves de mouche de mai (en enroulant les barbes), mais l’emploi de ce matériau n’était pas du tout évident pour les plus petites tailles. Avec les plumes de mini marabout de cinq centimètres dont les barbes mesurent environ 1,5 cm et les barbules entre deux et quatre millimètres la donne est désormais différente et les possibilités de montages deviennent très variées, même avec des hameçons microscopiques.
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