Pêches sportives magazine n°100

$4.90

pêcheurs de France Cent PECHES sportives Mouches de légende 4. Le montage avancé Des mouches à brochet faciles à monter et faciles à lancer Découverte : ces dames de Malaguet Administration, rédaction, publicité : Éditions La Vie du Rail/ Pêches sportives 11, rue de Milan, 75009 Paris – Tél. : 01 49 70 12 02. […]

Rupture de stock

UGS : PS100
Category:

Description

pêcheurs
de France
Cent
PECHES
sportives
Mouches
de légende
4. Le montage
avancé
Des mouches à brochet
faciles à monter
et faciles à lancer
Découverte :
ces dames de Malaguet
Administration, rédaction, publicité :
Éditions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Comité éditorial :
Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Boisson, Vincent Lalu, Jean-Chrisitan Michel,
Jean-Marc Theusseret.
Réalisation graphique :
amarena.
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
https://www.peches-sportives.com/6-Abonnements.htm
Tél. : 01 49 70 12 20.
Publicité
: Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02
E-mail : [email protected]
Éléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud.
E-mail : [email protected]
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Imprimerie Moderne de l’Est, Baume-les-Dames (25)
Commission paritaire :
1117 K 82373
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Pêches sportives n° 100
Sommaire
SPÉCIAL N° 100
p. 40
– 100 machins pour attraper les
pêcheurs
SPÉCIAL N° 100
p. 58
– 100 pêcheurs de France
DÉCOUVERTE
p. 88
– Ces dames de Malaguet
MONTAGE
p. 96
– 5 mouches à brochet faciles à
monter et faciles à lancer
PETITES ANNONCES
p. 113
– Les petites annonces
de
Pêches sportives
LES MOUCHES
DE LÉGENDE
p. 108
– Le montage avancé
d’Aimé Devaux
SPÉCIAL N° 100
p. 72
– 100 mots qui fâchent
ACTUS
– Ain : des journées pas comme
les autres
– La révolte des bonnets verts
SPÉCIAL N° 100
p. 16
– Présentation
Un DVD est inclus dans ce numéro
pour les abonnés
SPÉCIAL N° 100
p.18
– 100 trucs pour capturer des
poissons
D’abord, vous vous êtes dit:
«Oh, la belle chasse!».
Ça giclait
ferme sur la gravière d’en face. Mais bien vite, vous avez vu que
ce n’était pas une chasse: ce n’était pas l’époque des vaironnées
et les brochets ne chassent pas dans ces coins-là.
En regardant plus attentivement, vous avez compris qu’un
ombre était l’auteur de ces cabrioles joyeuses. Un ombre
splendide de 40cm avec son étendard et ses couleurs d’arc-en-
ciel que la grande tache de
mousse blanche qui cerclait
son museau ne parvenait pas à
éclipser.
Vous avez ainsi constaté que
c’est par ce genre de cascade à
l’élégance désespérée que
Monsieur Thymallus quitte la
vie. En quelques secondes. Son
agonie, elle, a duré plus
longtemps. Le temps de la
fraie et de ses épuisantes parades, le temps de donner une
descendance à la fragile tribu des poissons d’argent, puis de
s’envoler vers le royaume des ombres, en quittant
définitivement ces eaux assassines.
Cette tragédie s’est jouée au printemps de façon quasi
simultanée sur quatre scènes franc-comtoises: de la Loue où
le terrible spectacle ne s’est jamais arrêté, elle est passée au
Dessoubre, puis au Cuzancin pour revenir enfin à Goumois
sur le Doubs où les enfants survivants de la grande rafle de
2010 ont consciencieusement produit les orphelins et futures
victimes de 2017.
La Franche-Comté crève de ses rivières et de ses deux
fromages: le gruyère de son sous-sol, véritable autoroute à
cochonneries diverses et avariées, le comté de ses prairies dont
ÉDITO
La cabriole de M.Thymallus
mouche à celle de la pêche
au toc, a permis à François de
mettre à l’épuisette trois jo-
lies truites sauvages. La jour-
née du 10mai s’est déroulée
au Centre de pêche sportive
et de loisirs Sensation Pêche
de Curtioux géré par Tony
Thiry.
Ce réservoir est un des parte-
naires principaux de l’asso-
ciation et Tony met tout en
œuvre pour développer son
accessibilité aux personnes à
Mobilité réduite. François a
pu prendre une dizaine de
belles truites dont une dé-
passant les 50cm et pesant
un peu plus d’1,5kg!
Ce premier séjour est un réel
succès. Rendez-vous l’an pro-
chain pour François et sa fa-
mille. Quant à la jeune
association, les projets pour
2014 ne manquent pas et
plus que jamais le président et
les membres d’Handicap Pas-
sion Pêche sont motivés pour
offrir cette petite parenthèse
d’évasion aux personnes en
situation de handicap.
L’association continue la vente
de son couteau en bois d’oli-
vier orné de son logo et de
son slogan «La pêche pour
tous» au prix de 20euros.
Si vous souhaitez les aider à
développer leurs projets et ac-
quérir ce bel objet, rendez-
vous sur le site de l’association
www.handicap-passion-
peche.org rubrique “actuali-
tés” ou prochainement sur “La
boutique”.

Aube
Challenge
de pêche des
carnassiers
L’AAPPMA de Nogent-sur-
Seine organisera deuxième
challenge de pêche des car-
nassiers sur le plan d’eau du
Monteuil le 20septembre
2014. Ce concours amical se
déroulera par équipes de deux
pêcheurs en barque. La date li-
mite pour les inscriptions est
fixée au 5septembre.
Renseignements:
www.aappma-nogentsurseine.fr
Aveyron
Stage de perfectionnement pêche de la truite à la mouche
La Maison Familiale et Rurale de Naucelle et
la Fédération départementale de pêche de
l’Aveyron organisent en septembre2014 une
session de perfectionnement de pêche à la
mouche animée par Lionel Armand, moni-
teur guide de pêche spécialisé truite.
D’une durée de quatre jours, cette session
se déroulera du 9 au 12septembre.
Cette formation est réalisée sur les rivières
du sud Aveyron (Tarn, Dourbie, Jonte…) ré-
putées pour leur richesse en salmonidés et
pour leur cadre d’une exceptionnelle beauté.
Elle s’adresse aux moniteurs guides de
pêche, aux agents de développement ou
toutes autres personnes (détaillants et sala-
riés en vente d’articles de pêche, particu-
liers…) ayant envie de se perfectionner et
d’acquérir de nouvelles compétences dans
le domaine de la pêche de la truite à la
mouche.
Ces formations uniques en leur genre peu-
vent être prises en charge dans le cadre de la
formation professionnelle (DIF, OPCA ou
Agefice…, organismes auprès desquels vous
cotisez).
Renseignements:
Jean-Michel Bauguil au 0565470060.
Actualités
Doubs
La révolte des bonnets verts!
Si on peut reprocher aux ma-
nifestations écologistes (au
sens naturaliste du terme) de
se faire récupérer par des
mouvements politiques
(EELV, Front de Gauche), celle
qui s’est déroulée à Saint-
Hippolyte le 17mai n’a pas
échappé à la règle. Mais les
slogans, eux, étaient sans
“étiquette”: “Police de l’Eau,
au boulot!” ou, sur une
brouette chargée de pois-
sons morts, “La rançon de
l’inaction”. Ou encore “Porcs
sur caillebotis =antibiotiques
garantis”. Claude Jeannnerot
(PS), le président du conseil
général du Doubs faisait par-
tie du cortège. Il n’a pas ap-
précié de s’être fait huer par
ce qu’il qualifie d’une “mino-
rité d’extrême gauche”, qui
lui reprochait à haute voix
“son double discours” et des
“mesurettes” pour régler le
problème des rivières franc-
comtoises. L’ancienne minis-
tre de l’Environnement
Dominique Voynet ainsi que
Sandrine Bélier, candidate
EELV aux élections euro-
péennes, étaient également
présentes.
Après les manifestations
d’Ornans en 2010, Goumois
en 2011, de Jeurre en 2012,
ce fut donc au tour de celle
de Saint-Hippolyte, bourgade
située à la confluence du
Doubs et du Dessoubre. L’en-
droit est symbolique, car les
deux cours d’eau ont été tou-
chés par des mortalités mas-
sives de poissons durant
l’hiver et le printemps. Pour
le Doubs, il s’agit d’ailleurs
d’une rechute après les héca-
tombes de 2010. En ce qui
concerne le Dessoubre, le
phénomène est nouveau,
même s’il était facile d’imagi-
ner ce scénario à court terme,
vu l’état déplorable dans le-
quel se trouvait la rivière de-
puis des décennies (fort
développement algal). À ce
désastre, on peut ajouter la
Loue, dont les poissons conti-
nuent de mourir de façon
anormale, et le Cusancin, qui
a vu ses populations d’om-
bres décimées cet hiver. Cette
fois, à l’exception du Drugeon
Environ 2000 personnes étaient mobilisées à Saint-Hippolyte, à la confluence du Doubs et du Des-
soubre, le 17mai, pour demander des comptes aux autorités départementales et crier leur colère
face à une situation qui exige des plans d’urgence pour sauver ce qui peut encore l’être. Cette mani-
festation était organisée par le Collectif Doubs-Dessoubre.
Par Philippe Boisson
Des slogans clairs qui disent tout simplement la vérité. Une vérité que les élus locaux ont du mal à
admettre et pourtant, les quatre cours d’eau emblématiques du département sont touchés (Loue,
Doubs, Dessoubre et Cusancin).
+
12
numéros
pour
seulement
75

au lieu de 160,80

12
DVD
Abonnez-vous à
Pêches sportives
Le bulletin d’abonnement est au verso
numéros
seulement
40
au lieu de 80,40
DVD
La liberté, ça se paye. L’indépendance, cela coûte cher.
Pour vendre
un exemplaire
en magasin,
on en gaspille trois.
C’est ruineux et écologiquement stupide.
En vous abonnant à
Pêches sportives
, vous lui donnez
les moyens de continuer à être le seul magazine qui dit ce
qui se passe vraiment dans la pêche de loisir de notre pays.
et de quelques ruisseaux, ce
sont toutes les rivières du dé-
partement qui sont touchées
et, en tout cas, les quatre
cours d’eau emblématiques.
Il est donc légitime que la co-
lère monte.
Que le président du conseil
général n’accepte pas les cri-
tiques pose nombre d’inter-
rogations: pense-t-il vrai-
ment qu’il défilait en héros
qui a ou qui va sauver les ri-
vières? Visiblement, non,
puisque Vincent Fuster, vice-
président du conseil général,
auteur d’un communiqué qui
condamne les agressions du
17mai vis-à-vis de son prési-
dent, s’explique en écrivant:
«nous ne pouvons admettre
les propos qui résument le
travail collectif entrepris de-
puis plusieurs mois à
quelques “mesurettes”, lais-
sant croire de surcroît qu’il
suffit d’un claquement de
doigts pour régler des pro-
blèmes qui durent depuis
trente ans.»
Dans cette phrase, tout est
dit. De quel travail Monsieur
Fuster veut-il parler? Des sta-
tions d’épuration qui ne
fonctionnent pas correcte-
ment? Des communes qui
pratiquent encore le “tout-
au-Doubs”? Bref, de celui qui
a conduit à ce désastre. Et
Monsieur Fuster ne peut pas
Royal!
Visés, les services de la DDT
qui ont en charge la police de
l’eau et l’agriculture intensive
pratiquée en milieu karstique.
Deux cibles très bien identifiées
et une révolte parfaitement
légitime.
La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a répondu au
sénateur du Doubs, Martial Bourquin, lors d’une récente
commission sénatoriale où lui étaient exposés les problèmes qui
concernent les rivières du département. Sa réponse dure quatre
minutes et visiblement, la ministre n’a pas étudié le dossier
avant (c’est le principe des questions–réponses dans cette
commission). Elle confond les «grumes» (de bois) entreposés le
long des rivières avec… les «agrumes», avant de se rendre
compte de son erreur. Elle ne semble pas comprendre ce qu’est
le karst, puisque dans sa réponse, elle propose de faire interdire
l’épandage de lisier au bord des rivières (M. Bourquin a au
préalable bien insisté sur le rôle du karst et de la circulation des
liquides dans le sous-sol sur l’ensemble des bassins versants).
Enfin, Madame Royal prône la création d’unités de
méthanisation pour régler le problème du lisier. Pas de chance:
le lisier ne méthanise pas seul, mais avec 95% de déchets verts
solides… Et encore faut-il que le monde agricole accepte de
s’en séparer, ce qui n’est pas du tout garanti! Ses réponses sont
le reflet d’une totale méconnaissance du dossier et présentent
des solutions à l’emporte-pièce qui ne sont absolument pas
adaptées à la réalité du terrain.
Les 74 propositions du Collectif SOS LRC dans les mains de la
ministre. Dommage qu’elle n’ait pas pris le temps de les lire…
Son intervention au Sénat à propos des rivières comtoises révèle
une totale méconnaissance du dossier.
Quand le premier numéro de
Pêches Spor-
tives
est sorti en juin1995, ni Thibault Ger-
main, ni son copain Victor Caille n’étaient
nés. Ils comptent aujourd’hui parmi ces
100pêcheurs de France dont la route a croisé
la nôtre au cours de ces 20 dernières années.
Ce chiffre 100 a inspiré le sommaire de ce
dossier Spécial anniversaire. Il en a nourri
les différentes thématiques pour nous aider à
vous proposer cette manière de bilan de deux
décennies d’aventures halieutiques et envi-
ronnementales.
Vous y trouverez donc
100 trucs pour capturer les poissons
100 machins pour attraper les pêcheurs
100 pêcheurs de France
100 mots qui fâchent
Par Vincent Lalu, Philippe Boisson et Jean-Christian Michel
Spécial
100

8.
Passez du temps à
observer avant de pêcher
La base même de la pêche à la
mouche. De plus en plus rares sont
les pêcheurs qui prennent le temps
de l’observation avant de pêcher.
Observer, c’est comprendre les
choses du moment, voir des pois-
sons ou des gobages discrets, voir
comment se déroule l’éclosion.
Bref, c’est toute la pêche!
9.
Ne pas dire à son
collègue « Super, aujourd’hui
il n’y a pas de vent! »
Moyen idéal pour qu’il se lève
instantanément.
10.
Ne pas dire « On a de
la chance, l’usine hydro-
électrique ne turbine pas »
En fait, il ne faut pas même le
penser… Sauf si une légère
montée des eaux peut déclen-
cher une activité.
11.
Laissez travailler votre
canne
À la mouche, tout geste brusque
perturbe la canne et cela se trans-
met à la soie, puis au bas de ligne.
Pas d’à-coups donc, mais un
geste progressif et fluide. Vous
verrez, ça ira beaucoup mieux!
12.
Changez de mouche
suite à un passage qui
a généré du dragage
Encore une petite chose qui ne
demande pas un gros effort et
qui vaut toujours le coup. C’est
d’autant plus vrai avec les
ombres qu’avec les truites, mais
dans tous les cas, il ne sert à
rien de présenter à nouveau un
modèle de mouche rendu sus-
pect aux yeux des poissons.
13.
Tentez un nouveau
gobage volontairement
un peu court
Le meilleur moyen de ne pas
prendre le risque de couvrir un
poisson qui gobe (ou qui prend
des nymphes) avec le bas de ligne
ou pire, avec la soie. Faites un
passage un peu court, puis allon-
gez progressivement.
14.
Préférez le nœud
coulissant au nœud de
cuiller pour attacher votre
mouche
Le nœud de cuiller n’est ni solide
ni exempt de vrillage. Un nœud
coulissant (nœud du pendu) dans
lequel on repasse cinq fois le fil
dans la boucle ne se sert qu’au der-
nier moment sans endommager le
fil et assure une grande solidité.
15.
Préférez le nœud de
chirurgien au nœud baril
pour les fins diamètres
À partir du diamètre de 20/100
et en dessous, le nœud de chirur-
gien (passez trois fois les deux
brins dans la boucle) est en tous
points préférable au nœud baril.
Un nœud par ailleurs parfait
pour les gros diamètres: brins
parfaitement alignés, faible
volume, très bon passage dans les
anneaux de la canne.
16.
Ne changez ni
de longueur ni de puissance
de canne
Votre corps met du temps à s’ha-
bituer à une canne. Longueur et
puissance déterminent des
réflexes que votre cerveau inter-
prète d’une certaine façon.
Changer ces paramètres réguliè-
rement se traduit par des réac-
tions inadaptées de vos réflexes
(au ferrage, par exemple) et par
autant de poissons ratés.
17.
Évitez les contrastes
dans les tenues vestimen-
taires si vous pêchez à vue
Une tenue de couleur neutre
(vert olive, par exemple) et uni-
forme demeure moins facile à
déceler par les poissons qu’une
autre plus contrastée. Les
contrastes sont très faciles à
déceler, notamment pendant les
phases de mouvement.
18.
Achetez une bonne
canne. En cas d’échec,
vous saurez ainsi qu’elle
n’y est pour rien!
Ah, la canne « qui pêche mal »!
C’est vrai qu’elle a bon dos,
non? Certains pêcheurs cher-
chent toute leur vie une canne
« qui pêche bien », généralement
en vain…
19.
De la rigueur dans
la composition des bas
de ligne
C’est bien la peine d’avoir un
équipement à X milliers d’euros
pour finalement négliger le bas
de ligne! C’est pourtant une
pratique courante. Formule « au
pif », nylons choisis au hasard,
nœuds inadaptés,etc.
20.
Ne pas mélanger
les nylons
Que l’on soit un adepte des
nylons ou de fluorocarbones, un
bas de ligne doit être réalisé en
respectant une certaine logique.
La compatibilité de plusieurs
éléments de nature différente
engendre des casses ainsi qu’une
mauvaise progressivité (diffé-
rences de souplesse). Un bas de
ligne comprend une partie com-
posée de gros diamètres puis une
autre plus fine. Par exemple, du
Maxima du 45 au 25/100, puis
un fil souple et transparent pour
le reste.
21.
Soignez votre raccord
soie/bas de ligne
Encore un point qui mérite le
plus grand soin et qui se trouve
souvent négligé. Un raccord
percé/collé sur plus d’un centi-
mètre passe bien dans les
anneaux, permet d’entrer en
action rapidement sans être
obligé de poser la canne et de
sortir le bas de ligne à la main.
22.
Pour les grosses truites
en grande rivière, un gilet
de sauvetage peut vous
sauver la vie
Un combat avec une très grosse
truite peut durer jusqu’à une
heure et se terminer un kilomè-
tre en aval que l’endroit où elle
a été ferrée.
Avec Norbert Morillas, nous
avons longtemps pêché sans
gilet, mais suite à un choc ther-
mique qui avait fait perdre
connaissance à Norbert alors
qu’il venait de sauter à l’eau
pour suivre une grosse truite à
la nage, nous avions choisi de
pêcher avec des gilets à déclen-
chement manuel. Le modèle
automatique est encore plus
sécurisant, mais susceptible de
se déclencher de façon intem-
pestive. (
Ph. B.)
23.
Intéressez-vous
à l’entomologie
Le meilleur moyen pour pêcher
juste et pour anticiper ce qui va
se passer au bord de l’eau.
24.
Au coup du soir, ayez
toujours à l’esprit que
la plupart des sedges
rejoignent la rive
la plus proche en nageant
Après l’émergence, la plupart
des espèces de trichoptères ne
décollent pas comme le font les
éphémères, mais rejoignent la
rive en nageant. En pratiquant
un wading systématique et sans
connaissance de ce phénomène,
les pêcheurs à la mouche opè-
rent à l’envers en faisant draguer
leur sedge à contresens des
insectes naturels, ce qui, à la
longue paraît suspect aux yeux
des truites.
25.
Ayez toujours une
version émergente de vos
mouches sèches favorites
Une bonne parade pour pêcher
juste. La hauteur de flottaison
d’une mouche est souvent
déterminante. Une version
basse et une autre haute d’un
même modèle assurent une
bonne polyvalence.
26.
Concentrez-vous sur un
petit linéaire de cours d’eau
avant d’aller voir ailleurs
La plupart des indications que
nous donnent discrètement les
poissons et les insectes ne se
voient qu’en prenant le temps
nécessaire à l’observation, en s’ar-
rêtant durant quelques minutes
sans pêcher. Un petit remous, des
poissons que l’on avait pas vus en
arrivant, des spents collés à la sur-
face, toutes ces choses échappent
aux coureurs de rivières qui arri-
vent au bout de leur parcours en
disant « y’avait rien ».
27.
En sèche comme en
nymphe à vue, favorisez
les pointes longues
De nos jours sur les rivières
publiques françaises, il devient
utopique de vouloir pêcher
convenablement avec des
pointes de moins de 1,50m. En
rivière moyenne à grande,
l’idéal étant 2,60m pour la
nymphe à vue et 2,40m pour la
mouche sèche. En petits cours
d’eau, l’encombrement des
rives, qui gêne les lancers,
pousse à réduire la longueur des
pointes (dans ce cas, chacun fait
comme il peut!).
28.
En été, prenez au
sérieux les petits gobages
C’est facile de passer à côté, de
prendre ces petits ronds sur l’eau
pour le fait des vairons ou des
blageons, mais en été, une truite
de quarante centimètres peut
Spécial 100
produire des micros-gobages si
elle se nourrit de spents, de four-
mis, voire de chironomes.
29.
Coupez votre soie
à 15mètres
Ça évite de pêcher loin et mal.
Avec le reste de soie, vous pouvez
toujours changerla corde à linge.
30.
Pour éviter de ferrer
trop vite en sèche tenez
votre canne avec deux
doigts seulement
Ainsi, vous serez obligé de la
prendre à pleine main avant de
ferrer (P S : Vous n’êtes pas obli-
gés de croire et d’appliquer tout
ce qu’on vous dit dans cet article).
31.
En wading, marchez
sans pousser l’eau (même
pas un petit peu)
Pour être sûr de ne pas se faire
repérer, la progression en wading
doit se faire avec un déplacement
des jambes à une vitesse infé-
rieure à celle du courant qui est
opposé. Vous noterez que c’est
surtout sur les zones où le cou-
rant est le plus faible que le
risque augmente d’effrayer les
poissons. En appliquant ce prin-
cipe, on avance donc au ralenti
en équilibre sur un pied.
32.
Une économie de gestes
Les bons pêcheurs font peu de
gestes, mais ce sont les bons.
Essayez de réduire les mouve-
ments de votre canne au mini-
mum. Moins les poissons les
voient, plus ils sont faciles à
prendre.
33.
Gardez une distance de
sécurité
Tous les animaux sauvages peu-
vent se laisser approcher, mais il
existe toujours une limite. Il en
est de même avec les truites.
Avec l’expérience, on apprend à
la connaître, mais elle diffère
d’un poisson à l’autre.
34.
Apprendre à regarder
sous l’eau
Il existe une technique pour
déceler les poissons avec des
lunettes polarisantes. Il suffit de
balayer le courant en descen-
dant, à sa vitesse. À l’envers,
c’est-à-dire en le remontant, cela
équivaut à doubler sa vitesse.
35.
Évitez de vouloir tout
voir depuis une rive haute
Que c’est tentant de repérer un
parcours depuis une rive suréle-
vée! Mais c’est souvent une très
mauvaise solution, car la plupart
des poissons peuvent être alertés.
En petit cours d’eau, une pro-
gression en wading en se diri-
geant vers l’amont est inévitable.
passe toujours au bon niveau.
Par exemple: aucun lestage,
cinq tours de cuivre sous le tho-
rax, cinq tours de plomb 4/10
sous le thorax, une hampe de
plomb. Pour les billes, c’est
encore plus simple avec quatre
diamètres différents.
38.
Prenez des habitudes et
ne changez plus
Pour réagir rapidement à un
changement de mouche ou de
pointe de bas de ligne, vous devez
savoir où se trouve tout le maté-
riel à disposition dans le gilet.
Tout n’est qu’une question d’ha-
bitudes. Si on change l’ordre des
choses sans cesse, les mains pas-
sent plus de temps dans les poches
que sur la poignée de la canne!
40.
Ne courez pas deux
lièvres à la fois
Ceci est valable pour toutes les
il faut savoir attendre le bon
moment pour lancer lorsque,
par exemple, la truite vient
cueillir une limnée sur le fond,
ou lorsqu’elle “chasse” une trui-
telle. Tous ces moments où la
truite est occupée font votre
bonheur. Une truite qui n’a
décelé ni le mouvement de la
soie ni l’impact de la nymphe
et du bas de ligne est d’autant
plus apte à prendre votre
mouche.
46.
Repérer un parcours
sans pêcher
Très bonne technique utilisée
par certains pêcheurs de grosses
truites à la nymphe à vue, à
condition seulement de venir
pêcher plus tard, par exemple le
lendemain à la même heure. En
ne pêchant pas et en arrivant
par le sentier où passent tous les
pêcheurs, on repère le place-
ment des poissons ainsi que
leur niveau de méfiance. Dans
bien des cas, les truites s’atten-
dent à vous voir arriver par ce
sentier. Le lendemain, vous
saurez les approcher en faisant
un détour et en ne reproduisant
plus les mêmes erreurs que la
veille (diabolique!).
47.
Entraînez-vous à faire
des posers
Ça peut faire sourire, mais j’ai
passé des heures à travailler mes
posers sans même la présence
d’une truitelle à me mettre sous
la nymphe. Aujourd’hui encore,
je consacre environ une heure
dans la journée de pêche à ne
faire que des posers avec des
nymphes et mon bas de ligne de
7,30m. Cette recherche du
poser réussi me vient de l’époque
où les grosses truites des parcours
publics de Franche-Comté ne
toléraient que deux ou trois pas-
sages avant d’être alertées. Le
premier étant toujours le meil-
leur, le but était de le réussir dans
toutes les situations, avec des
arbres derrière, du vent, des
veines d’eau complexes et, en ce
qui me concerne, avec les deux
mains. Avec les grosses truites du
Refrain, de la Goule, de Cham-
pagnole ou de Goumois (avant
les maladies de 2010 sur le
Doubs), c’était du sport de haut
niveau que d’arriver à les pren-
dre. Pensez au joueur de rugby
Jonny Wilkinson qui reste une
heure et demie après les entraî-
nements à taper entre les
poteaux alors que ses camarades
vont au repos… C’est bête, mais
il n’y a pas mieux pour garder un
bon niveau! (
Ph. B.)
1.
Mieux vaut un bon leurre
à 12euros qu’un mauvais
à 7…
Avons-nous les moyens d’ache-
ter pas cher? Pour ce qui est de
l’achat de leurres, les économies
réalisées ne valent pas souvent le
coup. Palettes qui tournent
quand elles veulent, jupes de
spinnerbaits qui se désintègrent
en vol, hameçons qui décrochent
plus qu’ils ne piquent sont la
triste réalité des leurres pas chers.
Évitez d’insister quand
une technique ne marche
pas
Difficile d’imposer une tech-
nique à des carnassiers qui sou-
vent en attendent une autre. La
principale activité commise par
un pêcheur de carnassiers aux
leurres étant de chercher celle
qui marche. Après seulement,
on peut s’amuser. Donc, évitez
de vous enfermer dans une
technique. Si ça ne marche pas,
essayez autre chose de radicale-
ment différent.
3.
Ne jamais sous-estimer
l’importance des couleurs
des leurres
On peut penser ce qu’on veut
de l’importance de la couleur
des leurres, mais régulièrement,
une couleur se détache du lot,
soit durant une partie de la
journée, soit de façon plus
durable sur un cours d’eau ou
un plan d’eau. Un conseil : si
vous cherchez la bonne, allez-y
franchement en passant d’un
ton naturel (par exemple, imi-
tation perche) à un autre sur-
réaliste comme le rose ou le
chartreux.
4.
En verticale, méfiez-vous
des télécommandes
de moteur électrique
Les moteurs électriques haut de
gamme situés à l’avant des
bateaux sont souvent gérés par
une télécommande. Lorsqu’on
pêche le sandre en verticale, il
faut pouvoir adapter sa vitesse
très précisément. Les télécom-
mandes réagissent à des impul-
sions sur des touches, ce qui
revient (en moins pire tout de
même) à un moteur à vitesses.
Seul un véritable variateur per-
met de régler sa vitesse « pile-
poil », à 0,1km/h près.
5.
Leurres souples, l e bon
armement
Avec les leurres souples, on peut
rater sa pêche uniquement en
raison d’un armement soit mal
placé, soit mal choisi (ou encore
les deux). Par exemple, on doit
Spécial 100
Aux leurres
12.
Faites-vous aider pour
choisir un matériel de
baitcasting
La pêche avec un moulinet à tam-
bour tournant (baitcasting) est si
différente de celle avec un moulinet
à tambour fixe qu’il est illusoire de
vouloir choisir un premier équipe-
ment sans l’aide de quelqu’un qui
connaît cette pratique. Évitez les
moulinets de premier prix, qui ont
la “perruque” facile…
13.
Le choix d’un bateau est
toujours un compromis
Un bateau de pêche aux leurres
doit répondre à une utilisation
précise et à quelques contraintes
qui ne sont pas liées à la
Spécial 100
15.
Quand on a un
problème, il faut le régler
immédiatement
Qu’il s’agisse d’un gravier dans
une chaussure, un nœud sur un
bas de ligne, un hameçon un
peu ouvert, il ne sert à rien de
continuer ainsi.
16.
Réfléchissez…
La bonne connaissance des
milieux aquatiques sans doute la
meilleure façon de devenir un
bon pêcheur. C’est ce qui
manque le plus aux pêcheurs
qui se mettent directement à la
pêche aux leurres sans être passé
par d’autres techniques au préa-
lable. Chaque bout de rivière,
chaque pièce d’eau est soumise
aux lois des saisons et à un
ensemble de facteurs chimiques
et physiques qui font que les
poissons se tiennent sur tels
postes et à tel niveau de la
couche d’eau.
17.
En été, tenez compte de
la température
Elle est généralement élevée et
dans certains cas, l’oxygène dis-
sout dans l’eau disparaît. C’est
très souvent le cas en lacs eutro-
phisés (excès de matière orga-
nique et absence de lumière).
Plus aucun poisson ne peut
vivre en profondeur. Vous pou-
vez toujours avoir le meilleur
leurre, avoir révisé toutes les
animations possibles, vous
pêchez alors dans le vide! Dans
certains lacs naturels ou artifi-
ciels, cette limite où la vie est
possible n’excède pas quelques
mètres en plein été…
18.
Brochet et température
de l’eau
Dès que l’eau dépasse les 22 ou
23°C, les brochets ne s’alimen-
tent plus. En été, ils peuvent
rester plusieurs semaines sans
manger. Si, suite à cette période
de canicule, le temps rafraîchit,
ils se nourrissent à nouveau et
dans ce cas, ils sautent sur tout
ce qui bouge. Il faut donc gar-
der un œil sur le bulletin météo.
Il s’agit d’un des rares cas où
une baisse de la température de
l’eau déclenche une activité
chez les carnassiers, car d’ordi-
naire, ce n’est jamais très bon.
19.
Baisse brutale de la
température de l’eau
Hormis dans le cas évoqué ci-
dessus (baisse de la température
en plein été), une brusque
chute de la température de l’eau
bloque l’activité alimentaire des
poissons, qui sont des animaux
à sang froid et qui subissent
directement cette baisse. La
pêche est en général très mau-
vaise. Certains leurres peuvent
encore donner quelques résul-
tats. C’est le cas avec ceux qui
déclenchent des attaques
réflexes ou qui dérangent les
poissons (Jigging Rap, Snap
Rap, plomb palette, ou très
gros leurres), qui prennent alors
ces leurres pour d’autres raisons
que le simple besoin de s’ali-
menter.
20.
En été, rechercher les
sandres dans les courants
Au lever du jour ou au crépus-
cule, les sandres viennent chas-
ser dans les courants des
rivières, dans très peu d’eau.
C’est l’occasion d’une pêche
particulièrement ludique avec
de petits leurres souples très peu
lestés (1,5 à 7g). Ces postes
sont en revanche déserts en
pleine journée. Le soir est sou-
vent meilleur que le matin, car
les sandres n’ont souvent pas
mangé depuis le matin.
21.
L’importance de la taille
des leurres
Au cours de la saison, les car-
nassiers se focalisent sur des
tailles précises de poissons four-
Spécial 100
Dans sa collection,
Illex a toujours
eu des crank-baits
de petites tailles
très efficaces
comme ce Chubby.
pêche tout seul si on le récupére
lentement. Les brochets cra-
quent pour sa nage ondulante
assez naturelle. Dommage que
les coloris soient typés “black-
bass” avec quatre variantes de
tons naturels assez semblables.
La gamme compte également
deux modèles de “aurora black”
(dos noir, flancs bleus, ventre
blanc), l’un holographique, l’au-
tre pas, un “fire tiger”, un orange
et jaune (red tiger) et une teinte
“perche soleil” qui est intéres-
sante. Bref, pas très cohérent
pour le brochet en tout cas.
34.
Moulinet casting
Lew’s BB 1
Il s’agit d’un moulinet pour la
pêche en bait casting prévu pour
utiliser des leurres dont le poids
est compris entre 15 et 85g, ce
qui couvre une grande partie des
modèles pour la pêche du bro-
chet. Sa mécanique est fluide, sa
construction sérieuse et son sys-
tème de frein très efficace. Un
produit parfait, d’un excellent
rapport qualité prix et qui
séduira autant celui qui veut
s’initier à cette technique que le
spécialiste exigeant. En revanche,
il n’est pas fait pour lancer des
leurres très légers, ni ceux de
100g ou plus. Chaque moulinet
de bait casting est conçu pour
une utilisation et c’est comme ça
pour toutes les marques.
35.
Sawamura One Up Shad
et Gambler EZ
Malgré la concurrence et une
utilisation généralisée, le One
Up Shad reste un shad de tout
premier plan, que les copies
n’égalent pas. En lacs de barrage
où tout le monde l’a énormé-
ment sollicité depuis son impor-
tation en France il y a cinq ou
six ans, sont efficacité décroît.
Mais partout ailleurs il reste LE
shad. Il faut tout de même
savoir que le One Up Shad n’est
qu’une copie du Gambler EZ,
leurre américain sorti il y a bien
longtemps. La matière du EZ
est moins souple (nage plus “ser-
rée”) et l’attractant plus basique
(ail). Les deux leurres sont excel-
lents, même s’il existe quelques
petites différences.
Si ça ne mord pas
même avec le
meilleur matériel
de pêche, il faut
bien s’occuper
un peu…
Au milieu : le
Biwaa Divinator,
un des rares trucs
qui fini par “tor”
et qui prend
des poissons.
En bas, Une belle
perche qui a
succombé au
poisson d’étain,
ancêtre des leurres
d’aujourd’hui,
mais ça marche
toujours !
coup de liberté au leurre.
Idéale pour la verticale.
43.Les micros anneaux
Le meilleur moyen pour relier
un bas de ligne fin (moins de
30/100) à une tresse fine de 8 à
14/100.
Ces petits anneaux de 3mm de
diamètre sont très résistants, ne
pèsent rien et assurent des
nœuds solides. Il faut doubler
la tresse pour faire un nœud
coulissant.
Ils sont plus adaptés à la pêche
à la verticale qu’au lancer car
leur passage dans l’anneau de
tête de la canne n’est pas très
recommandé…
44.
Diagnostic d’Hibrahim
Maalouf
Un excellent album du trom-
pettiste franco-libanais. Si ça
mord pas, vous passerez un
excellent moment quand même.
45.
My Funny Valentine par
Michel Petrucciani
Si ça mord toujours pas…
Évitez les blogs qui
vomissent des brochets
d’un mètre et des sandres
de 90 + à longueur d’année
Pêchez pour vous, à votre
niveau et pour vous faire plaisir.
Apprenez un peu plus à chaque
sortie et tout ira bien.
47.
Regardez bien comment
opèrent les gens du cru
Chaque lieu à ses techniques,
ses postes et les pêcheurs locaux
les connaissent mieux que les
pêcheurs modernes qui chan-
gent sans cesse d’endroit. Un
peu d’humilité s’il vous plaît!
48.
Les leurres Lucky Craft
(modèles historiques)
Toute la gamme des modèles
d’origine reste excellente. Avec
eux, on sait qu’on pêche juste.
49.
Le talent d’un pêcheur
ne se mesure pas à la
vitesse de son bateau, ni au
nombre d’autocollants sur
sa coque
Pour être en paix avec vous-
même, ne vous faites pas
influencer par le marketing viral
qui envahit le paysage halieu-
tique depuis quelques années
(et c’est pas fini).
50.
Limiter le nombre de
leurres
Inutile d’avoir des centaines de
leurres. Lisez
Pêches sportives
n’achetez que les bons. En plus,
on vous apprend à les utiliser
quand il le faut.
Inutile de nous remercier, on ne
fait que notre travail et c’est
nous qui vous remercions.
On peut penser
ce qu’on veut de
l’efficacité des
attractants,
mais en mer,
celle du Berkley
Gulp Alive est
incontestable.
À tel point que
ces leurres
aromatisés
ont été interdits
dans certaines
compétitions!
100 machins
pour attraper
les pêcheurs
“Avec Dudule, le poisson
pullule”, disait la réclame à
propos de l’amorce miracle.
De nos jours, le marketing se
veut moins poétique, plus
sournois. Ces 100 machins
vous feront sans doute sourire
mais au quotidien, ils
agacent! Cela montre que
pour certains types de
matériels, aucune recherche
n’est engagée pour résoudre
certains problèmes. Des
détails qui peuvent soit vous
faire manquer le poisson de
votre vie, soit, c’est plus
gênant, mettre votre vie en
danger. Cela valait bien un
petit tour d’horizon!
Spécial 100
1.
Les enrouleurs de soies
mouche (dans les boîtes)
L’archétype du machin qui ne
marche jamais. On commence
à enrouler la soie neuve sur le
moulinet et hop, les deux par-
ties se séparent! Toutes les
spires se mélangent et dans le
meilleur des cas, on en a pour
vingt minutes.
2.
Les poches distributrices
de fils
Certains gilets de pêche à la
mouche sont pourvus de poches
qui permettent, via de petites
fentes, de distribuer du fil sans
sortir les bobines. C’est rarement
efficace et très souvent décevant,
voire inutilisable, avec des bouts
de fils qui pendent ou du fil qui
ne veut pas sortir parce la bobine
n’est pas prévue pour ça.
Les distributeurs de fils
De nombreuses tentatives,
toutes plus ingénieuses les unes
que les autres ont été imaginées
pour créer un distributeur de
fils qui fonctionne correcte-
ment. Dans le meilleur des cas,
cela oblige à vider des bobines
de fils du commerce, de remet-
tre leur contenu sur les bobines
du distributeur, qui générale-
ment sont d’une contenance
très limitée. La plupart des
modèles ne permettent pas de
savoir où on en est sans tout
démonter. Une sorte de réser-
voir sans jauge.
4.
Les lourdes chaussures
de wading à clous
Difficiles à enfiler et à enlever,
lourdes comme trois kilos de
terre amoureuse, ces chaussures
sont aussi très bruyantes au sol
et pour la pêche, c’est pas terri-
ble… Elles trouvent en revanche
leur intérêt pour la pêche du
saumon par exemple dans des
rivières puissantes aux gros
galets qui ne ménagent pas les
chevilles.
Le fil soluble qui ne fond
pas…
Une invention involontaire due
à une erreur de fabrication. Les
pêcheurs de carpes utilisent les
fils solubles pour placer
quelques bouillettes à proximité
immédiate de celle qui est reliée
à l’hameçon.
Les vestes huilées
anglaises
L’hiver on se gèle et on transpire
au moindre rayon de soleil. Il
faut être anglais pour compren-
dre l’élégante philosophie de la
veste huilée.
7.
Les agrafes qui s’ouvrent
toutes seules
Tous les pêcheurs aux leurres
ont un jour pesté contre ces
agrafes en mauvais acier qui
n’assurent pas la tenue d’un gros
poisson et peuvent même s’ou-
vrir sur un simple lancer. Il en
existe malheureusement encore
beaucoup.
8.
Les raccords de soie /
bas de ligne “grain de riz”
Un petit accessoire que l’on
trouve toujours dans les cata-
logues, juste bon à se dégoûter
de pêcher à la mouche. Il s’agit
d’un système en plastique d’en-
viron un centimètre de lon-
gueur qui permet de connecter
une soie à un bas de ligne. Inu-
tile de dire que le grain de riz ne
passe pas dans les anneaux (au
risque de les endommager),
coule plus qu’il ne flotte et peut
à lui seul faire fuir une truite au
poser.
9.
Les raccords de soie /
bas de ligne métalliques
Produit similaire au grain de riz
bien qu’un peu plus discret
(c’est pas dur!). Imaginez un
clou terminé par un anneau
métallique. Le clou comporte
des ardillons pour ne pas ressor-
tir de l’âme de la soie et reçoit
une goutte de colle. À décon-
seiller pour les soies flottantes…
et même pour les autres!
10.
Les moulinets mouche
microscopiques
Depuis l’avènement des mouli-
nets large arbor, la mode des
micromoulinets mouche est
enfin passée. Avant, on s’est
tous fait avoir par ces délicieux
petits objets bien mignons, mais
Les poignées de
certaines cannes
à mouche
gagneraient à
être plus épaisses.
On a jamais
vu une poignée
de raquette
de tennis
de la taille
d’un stylo-bille!
per les carnassiers provoque
souvent de gros dégâts dans la
gueule des poissons. Les
modèles dont la tête tourne
sont plus recommandables. Ils
peuvent être utilisés en float-
tube pour immobiliser un bro-
chet mais sans sortir le poisson
de l’eau. Dans tous les cas, il ne
faut absolument pas tenir un
poisson hors de l’eau verticale-
ment. Outre les dommages
infligés à la gueule du poisson,
les vertèbres et les vaisseaux ne
sont pas faits pour être suspen-
dus de la sorte. Les pêcheurs qui
vantent le no-kill doivent au
minimum faire l’effort de
mieux respecter les poissons.
24.
Les jupes de
spinnerbaits qui se barrent
au troisième lancer
Un bon leurre est avant tout un
produit bien réalisé qui ne part
pas en lambeaux dès la pre-
mière sortie. Les jupes de cer-
tains spinnerbaits (et de
chatterbaits et buzzbaits) bon
marché ont la fâcheuse ten-
dance à se désintégrer rapide-
ment. De plus leur effet dans
l’eau laisse trop souvent à dési-
rer. Comme quoi il vaut sou-
vent mieux mettre deux ou
trois euros supplémentaires
Difficile de
trouver des têtes
plombées
adaptées à nos
leurres souples
préférés. Un
bon conseil : on
doit toujours
pouvoir passer le
bout de l’index
entre le dos du
leurre et la
pointe de
l’hameçon
(valable pour
un hameçon de
3/0 et 4/0).
ginal, mais dans la plupart des
cas, seule l’allure générale sup-
porte la comparaison.
29.
Les épuisettes “en 8”
Quelle trouvaille que cette épui-
sette de la taille d’un portefeuille
qui sait sefaire oublier, affronte
la broussaille sans s’accrocher et
qui est toujours là pour vous
servir. Enfin, en principe, car
l’épuisette dont le cadre se plie
en formant un 8 est farceuse,
voire susceptible. Il y a plusieurs
possibilités. Soit elle s’ouvre et
tout va bien, soit elle ne s’ouvre
pas (le filet reste coincé dans les
deux pattes qui servent à la
maintenir fermée), soit le cadre
en acier trempé se casse et là
vous pouvez aussi le prendre
dans la figure avec élan. Autre
particularité qui en fait un objet
unique, l’épuisette en 8 est inu-
tilisable face au courant. Nor-
mal, son cadre souple se dérobe
face à l’onde. Un art de vivre et
la plus élégante façon de perdre
la truite de sa vie, au moment
précis où elle était “faite”…
30.
Les nylons qui annoncent
trois kilos pour 10/100
Même si de nos jours, les fabri-
cants de nylons tentent d’auto-
réguler ce genre de publicité
mensongère, il faut toujours se
méfier des résistances annoncées
sur les bobines. Le mieux étant
d’oublier ce paramètre. Un
nylon est bon ou mauvais, un
point c’est tout.
31.
Les pinces
“multifonctions”
Un grand moment ces pinces
qui vous dispensent d’en ache-
ter quatre ou cinq. Elles cou-
pent très bien la corde à piano
(en guimauve), écartent les
anneaux brisés (en plastique),
serrent les plombs (plus que
mous) et coupent net les tresses
(en raphia)…
32.
Les porte-moulinets
montés à l’envers sur les
cannes à lancer
On peut parfois se demander si
les gens qui conçoivent les
cannes ont simplement passé
l’étape du dessin sur ordinateur.
Bref, s’ils vont parfois, une fois
l’an, à la pêche. Car les porte-
moulinets à vis sont parfois
montés à l’envers. Consé-
quence: la bague de serrage
cannelée et le pas de vis se
retrouvent sous le pouce et l’in-
dex, idéalement placés pour
nous bouffer les doigts!
33.
Les emmanchements
qui tournent
Cela provient soit d’un non res-
pect de l’alignement du nerf du
blank de carbone sur les diffé-
rents éléments qui composent la
canne, soit d’une conicité irré-
gulière, soit des deux facteurs
réunis et là c’est encore pire!
Les éléments d’une canne bien
réalisés ne doivent pas tourner
en cours de partie de pêche. Il
existe du graphite en bombe à
pulvériser sur la partie mâle
d’un emmanchement sujet à la
torsion, qui permet de rajouter
un peu de matière pour tenter
de résoudre (temporairement)
le problème.
ça. Ils gardent en mémoire leur
séjour enroulé dans la pochette.
Et ils ont une mémoire d’élé-
phant!
39.
Les lunettes caméras
Moins chères qu’une Go Pro, elles
permettent de filmer tous vos
exploits. Mais n’oubliez pas de les
éteindre avant d’aller pisser…
La boîte de plombs
fermée à clé
On les voit, on en a besoin,
mais impossible de faire tourner
le couvercle pour les libérer. Si
en plus il fait froid, ça devient
mission impossible. C’est là
qu’intervient la pince “multi-
usage” dont le rôle se résume à
exploser le couvercle! La moitié
du contenu fini par terre et l’au-
tre en vrac dans un tube d’aspi-
rine…
41.
Le thermomètre “à trois
degrés près”
Un détaillant qui a du métier
sait qu’il ne faut jamais mettre
plusieurs thermomètres en
rayon… Un seul suffit. Sinon,
la température de son magasin
devient une sorte de moyenne
thermique qui peut osciller
entre 16 et 22°C…
Le peson très mal
étalonné
Les instruments de mesures
“non commerciaux” ne sont pas
vérifiés par la répression des
fraudes et ça se voit. Comme le
thermomètre, le peson est sou-
vent étalonné de façon aléatoire.
Une petite différence d’un
modèle à l’autre peut se com-
prendre, mais quand on
constate plus d’un kilo d’écart
sur dix kilos, faut pas pousser!
Les épuisettes pliables
Comme l’épuisette pliable en 8,
toutes les épuisettes pliables
sont capables de bien fonction-
ner… ou pas. Si vous êtes ou
avez été utilisateur de ce genre
d’épuisette, vous aurez sans
doute remarqué que c’est tou-
jours quand on en a le plus
besoin que l’engin a décidé de
faire grève.
Les systèmes d’accroche
des épuisettes raquette
Décidément, l’épuisette reste
l’outil le moins abouti de la
panoplie du pêcheur. Et quand
ce n’est pas l’épuisette elle-même
qui pose problème, c’est son sys-
tème d’attache sur le gilet. Vous
avez le choix entre le Velcro, qui
se détache à chaque fois qu’une
maille ne veut pas lâcher une
branche croisée en chemin, l’ai-
mant si puissant que vous vous
ferez pincer les doigts à chaque
remise en place, et le mousque-
ton, plus sûr que les autres sys-
tèmes, mais moins instantané
pour dégainer. Un mousqueton
“amélioré” facile à enlever reste à
inventer dans ce domaine.
Les épuisettes raquettes
“de poupée”
D’accord, il y a la mode des très
grandes épuisettes raquettes qui
font parfois sourire, mais il
existe aussi celle, tout aussi risi-
ble des épuisettes raquettes de
très petit format. Vous savez,
celles dont le pêcheur met plus
de temps à mettre le poisson
dans le filet qu’à lui faire pren-
dre une mouche.
Le chest-pack qui fait
tout… et rien
Encore une belle invention dont
l’existence, longtemps man-
quante, a révolutionné le quoti-
dien du pêcheur. Un chest-pack
est censé apporter beaucoup de
confort au pêcheur et mettre à sa
disposition tout le matériel dont
il a besoin. En réalité, c’est au
matériel de s’adapter au conte-
nant et non l’inverse. En fait, un
chest-pack est un peu à l’image
des breaks modernes, extérieure-
ment volumineux, mais exigus à
l’intérieur. Quand au confort, il
est tout relatif avec des sangles
dans touts les sens et cette sensa-
tion d’oppression sur la poitrine.
47.
L’anti-moustique qui les
attire
À vous de choisir entre le boî-
tier qui émet des ultrasons, le
bracelet répulsif de couleur ou
le pulvérisateur de produit plus
ou moins chimique. La solution
la plus fiable, la moins coûteuse
et la plus écologique reste le filet
micromailles, mais votre acuité
visuelle s’en verra amoindrie.
Pas facile de trouver le produit
miracle dans les zones tropicales
ou scandinaves. Sinon, deman-
dez à votre guide russe ou
cubain (qui ne se protège pas)
pourquoi tous les moustiques
du secteur viennent sur vous et
pas sur lui…
La boîte à mouches à
casiers “deux faces”
Encore un produit qui ne souffre
pas la médiocrité dans sa fabrica-
tion. Ces boîtes étaient très en
vogue dans les années 1980.
Rendez-vous compte, par ce
principe de double face, vous
pouvez emporter deux fois plus
de mouches. Sauf quand le cou-
vercle de la face qui se trouve en
bas décide de changer de position
et que vos imitations se mettent à
simuler une éclosion géante…
La résine UV qui finit
sur les doigts
Produit à la mode depuis deux
ans, la résine UV donne un
rendu plastifié aux nymphes,
qui du coup, s’immergent plus
rapidement. Pour que l’effet
souhaité soit une réussite, il faut
une résine de bonne qualité et
surtout une lampe UV (qui fait
durcir la résine) de très bonne
qualité. Dans bien des cas, la
résine reste poisseuse et se
répand sur les doigts et le fond
des boîtes à mouches.
50.
Les hameçons très longs
de fer
On ne fait pas mieux pour per-
dre des poissons en cours de
route. Les hameçons dont la
hampe est très longue sont
certes pratiques pour équiper
certains leurres et certaines
mouches, mais il faut toujours
s’en méfier. En se défendant, les
poissons prennent appui sur le
long fer et se décrochent.
51.
Les soies multipointes
Encore une solution miracle
très discutable. Les soies aux
pointes interchangeables (plus
ou moins plongeantes) sont
souvent très mal équilibrées,
avec une pointe qui cherche sa
direction en permanence. Le
système de raccord “boucle
dans boucle” des deux parties y
est pour beaucoup. Il s’agit plus
de soies de dépannage que d’un
système qui permettrait de se
passer de soies “normales”.
52.
Les anneaux de pointe
qui “bouclent”
Un détail qui peut vous gâcher
vos parties de pêche. La plupart
des cannes de pêche aux leurres
ont ce défaut très agaçant d’être
pourvues d’un anneau de
pointe mal conçu, qui incite la
tresse ou le fil à faire une (ou
plusieurs) demi-clefs juste der-
rière l’anneau lors des anima-
Spécial 100
L’épuisette
pliable en “8”,
où l’art de
perdre son
poisson au
dernier moment
parce qu’elle
refuse de s’ouvrir.
Une autre vision
du sport!
partie de pêche, qui nécessite de
tout démancher pour changer
de poste en voiture et le bas de
ligne en profite pour se faire
remarquer en jouant avec les
anneaux et les brins.
57.
Le pontoon montable
en moins de vingt minutes
Le pontoon gonflable tient lieu
d’alternative entre le float-tube
et la barque de pêche. Côté
avantages, il tient démonté
dans le coffre de la voiture. Pas
besoin de remorque. Il est très
stable et permet de pêcher aussi
bien en eau dormante qu’en
eau courante. Le seul point où
les fabricants exagèrent un peu,
c’est sur le temps de montage.
Compter au moins le double de
celui indiqué…
58.
Les kits de mouches
Avec les kits de quelques mouches
prêtes à l’emploi, on peut espérer
prendre quelques truites arcs-en-
ciel fraîchement déversées. La
qualité des hameçons, des
plumes, le choix des couleurs font
qu’on peut les déconseiller à un
débutant au profit de quelques
mouches individuelles de bien
meilleure facture.
59.
Les bouchons de nable
qui fuient
Ah, la barque avec son bou-
chon qui fuit! Les ennuis com-
mencent lorsqu’on perd le
bouchon de nable d’origine
(prévu pour le trou). Le mau-
vais réflexe étant d’en prendre
un au hasard en se disant que
“ça devrait coller”. Qui dit eau
dans le fond de la barque, dit
froid aux pieds, affaires qui
trempent,etc.
60.
Les supports de sonde
en chewing-gum
Parfois, vanter la fabrication
française est une erreur… Cer-
tains supports de sonde français
devraient être commercialisés
en laissant penser qu’ils pro-
viennent de l’étranger. C’est
mieux que de faire croire que
l’engin est solide et bien pensé.
Mauvaise ferraille, vis qui ne
demandent qu’à se desserrer
aux moindres vibrations, tige
qui plie alors que le bateau
avance sous la (faible) puissance
d’un moteur de 6CV, non vrai-
ment, il y a mieux à faire!
61.
Les trousses à leurres
Rares sont les modèles bien
pensés et dans tous les cas, la
quantité de leurres emportée est
tellement faible que cela oblige
à faire de gros compromis.
Mieux vaut un simple sac à dos
avec plusieurs boîtes.
62.
Les sondes “pince” de
pêche au coup
Les sondes en plomb qui s’ac-
tionnent comme une pince ont
la fâcheuse tendance d’abîmer
le fil juste au-dessus de l’hame-
çon. Cela vient d’une mauvaise
finition. On peut facilement
casser les angles et les aspérités
du plomb sur les mâchoires
avec un fin papier de verre (600
ou 800 grains).
63.
Les olives bouchées
Toujours pratique une petite
olive même lorsqu’on pêche
avec des leurres modernes. Pra-
Spécial 100
Certains supports
de sonde amovibles
estampillés
“fabrication
française” (la tige
à gauche du
moteur) sont
d’une qualité
déplorable: vis qui
finissent au fond
de l’eau
sous l’effet
des vibrations,
mauvaise
ferraille,etc.
D’autres modèles
(des mêmes
marques) sont plus
solides. Ils sont
plus chers, mais
(en principe) sans
soucis.
polarisantes, penchez-vous un
peu et regardez! Autre solution,
bien moins coûteuse qui fonc-
tionne sans batterie: un tube en
PVC avec une vitre. C’est sim-
ple et ça marche!
73.
Les limes à hameçons
qui arrondissent les pointes
Affûter un hameçon est un art
mal connu. Si c’était le cas,
toutes les limes auraient la
même forme. Or, chaque
marque propose un système
prétendument meilleur que
celui des concurrents et souvent
le résultat après affûtage est pire
que si on avait rien fait.
74.
Les anneaux brisés en
titane qui libèrent les
hameçons
Ça coûte une fortune et c’est
censé permettre de sauver des
leurres en cas d’accrochage sans
pour autant perdre le brochet
de sa vie. Il faut quand même
aimer prendre des risques!
75.
Les accroche-mouches
sur les cannes
Nous n’avons encore pas vu de
modèle efficace, c’est-à-dire
dont les mouches qu’on y place
ne se sauvent pas. Il y a donc à
creuser de ce côté-là.
76.
Les anneaux de départ
en inox sur les cannes à
mouche
C’était la mode il y a deux ou
trois ans. Certaines marques van-
taient les anneaux de départ “à
l’ancienne” avec leur double bou-
cle en fil d’inox. Les avantages
escomptés étaient la résistance
aux chocs et le côté réfractaire
aux impuretés. Vous en avez cassé
souvent des anneaux de départs
(sans casser la canne)?
77.
Les “leurres insectes”
réalistes
Ils sont jolis (encore que…),
mais ils ne servent à rien. C’est
vrai qu’un bourdon qui nage
sous l’eau en vibrant de gauche
à droite, les poissons ne voient
pas ça tous les jours!
78.
Le couvercle des caisses
à leurres
Pourquoi vouloir à tout prix pré-
voir des rangements sur les cou-
vercles des boîtes à leurres?
Aucun système de fermeture
n’est garanti contre une ouver-
ture inopinée lorsque le couver-
cle est ouvert. Les rangements
supérieurs sont souvent petits et
justement très tentants pour y
placer le “consommable”
comme les agrafes, émerillons,
hameçons, sleeves… Autant de
petits éléments à chercher
ensuite dans l’herbe ou sur la
moquette du bateau…
79.
Vouloir pêcher la carpe
au Frolic passé au four
Un vieux truc de carpiste le Fro-
lic! Ça marche souvent très
Spécial 100
Les cannes
à lancer
“classiques”
ont des talons
souvent trop
longs qui
deviennent
gênants en
barque,
notamment en
position assise.
Un coup de scie
et ça repart!
l’index permettait de libérer le
frein (ce qui marchait parfois).
97.
Les mauvais moulinets
mouche automatiques
Dans les années1970 et1980,
tout le monde n’avait pas les
moyens d’acheter un Cordel ou
un Abeille. Ces deux Rolls des
moulinets mouche automa-
tiques aux mécaniques fluides
ont été copiés et bien souvent la
comparaison se limitait à une
vague ressemblance. Le ressort
était tendu au maximum une
fois sortie une dizaine de mètres
de soie! Le bouton de
débrayage nécessitait un gros
effort pour détendre le ressort
au risque d’y laisser la peau de
ses doigts!
98.
La soie (euh… pardon,
le propulseur) HPP X
Une soie naturelle qui n’en était
pas et qui valait une fortune
pour un simple bout de dacron
avec un revêtement pas du tout
convaincant…
99.
Les bagues porte-
moulinet
Encore un truc qui marche rare-
ment convenablement! Sur les
cannes à lancer de type “mort
manié” les bagues en plastique
censées bloquer le moulinet ne
tiennent qu’un temps… Sur les
cannes à lancer actuelles, un
porte-moulinet à vis les rem-
place. Les bagues avaient l’avan-
tage de pouvoir choisir
l’emplacement du moulinet sur
la poignée, mais ça ne fait pas
tout.
100.
L’échosondeur
“à distance”
Une sonde qui se lance avec une
canne à lancer (à la place du
leurre). Une montre qui fait
office d’écran et à nous le secret
des eaux troubles. Voilà pour la
théorie. En pratique, ce type
d’appareil tient du gadget, qui,
dans le meilleur des cas, ren-
seigne très vaguement sur la
profondeur.
Les jupes de
spinnerbaits sont
parfois de très
mauvaise
qualité: pas de
volume dans
l’eau, pas de
nage, et une
durée de vie très
courte. C’est à ce
genre de détail
que l’on
distingue les
bons leurres des
mauvais.
Le fantasme de
la vision sous
l’eau avec
les caméras
“underwater”!
Attention
gadget, car par
eau trouble,
même très
légèrement et
profondeur
supérieure à celle
atteinte par les
rayons du soleil,
il faut tomber
sur des poissons
sympas qui
acceptent de
venir coller leur
nez devant
l’objectif
(avec attractant !).
100 pêcheurs
de France
Attention, ceci n’est pas un clas-
sement. Il y manquerait pas
mal de monde, dont par exem-
ple quelques collaborateurs de
Pêches sportives
que la déon-
tologie nous a commandé de ne
pas mentionner.
Les 100 pêcheurs présentés ici
sont toutefois assez représentatifs
des différentes familles qui com-
posent la pêche de loisir de ce
pays. Leur mise en avant est une
façon de vous montrer que les
temps changent et que le pay-
sage halieutique français évolue
très vite. Partout, de nouvelles
passions naissent et parfois la
valeur n’attend pas le nombre
des années.
Ces talentueux pêcheurs qui pro-
gressent très rapidement ont
bénéficié des avancées techniques
du matériel, de la communica-
tion d’aujourd’hui à travers les
blogs, les vidéos, sans oublier
l’héritage des “anciens” qui ont
dû “défricher” le terrain.
Ces portraits de 100 pêcheurs
français mettent aussi à l’hon-
neur quelques “anciens” qui,
justement, se sont parfaitement
bien adaptés aux techniques
nouvelles. Nous en avons force-
ments oublié. Qu’ils nous par-
donnent en attendant notre
numéro200!
Thibault Germain (à gauche) et Victor
Caille, pas encore quinze ans mais déjà
beaucoup de talent avec une canne à
mouche. A eux deux, ils comptent
plusieurs dizaines de truites de plus de
50cm sur la haute rivière d’Ain, un des
parcours les plus difficiles qui soit (à ne
pas confondre avec la basse rivière…).
Spécial numéro100
Dans le trombinoscope halieutique français on trouve: Éric Despalin et Maxime Collet dans le même bateau, David Pierron et sa casquette
qui penche à gauche, Sylvain Legendre (deuxième ligne en partant de la gauche), le duo Bénigne Ampaud et Frédéric Charrais, Ludo Delacour
et sa truite, Damien Pénaque et son brochet, Thomas Vogel (troisième ligne en partant de la gauche), les Poulain père et fils et Claire Barret
avec sa perchette.
Pierre-Emmanuel Aubry
Le guide de pêche jurassien
connaît comme sa poche la
Saine et la haute rivière d’Ain.
Pêcheur discret, guide compé-
tent, Pierre-Emmanuel préfère
le soleil qui déclenche les éclo-
sions aux feux de la rampe… Il
a formé des centaines de
pêcheurs à la mouche dans ce
cadre idyllique de Syam.
Jérôme Brossutti
Un autre champion du monde
de pêche à la mouche. Mais
Jérôme manie tout aussi bien la
canne à mouche qu’une canne
de baitcasting. Comme quoi
l’un n’empêche pas l’autre…
Victor Caille
Du haut de ses 13 ans, Victor
Caille compte déjà une collec-
tion impressionnante de très
belles truites prises le plus sou-
vent à vue sur la haute rivière
d’Ain, un parcours réputé diffi-
cile. Quand la valeur n’attend
pas de nombre des années!
Yann Caleri
Encore un compétiteur qui est
passé par l’équipe de France,
aussi à l’aise en réservoir qu’en
rivière, à la nymphe “au fil” qu’à
vue. Yann est un pêcheur com-
plet et un guide de pêche de très
bons conseils.
Pascal Cognard
Un pêcheur dont les trois titres
de champion du monde en
individuel ne sauraient résumer
le personnage. Méticuleux,
calme, jusqu’au-boutiste, il ne
laisse jamais rien au hasard.
Julien Daguillanes
Un pêcheur dont la simple éti-
quette de compétiteur serait
particulièrement réductrice, car
Julien Daguillanes n’a pas
besoin de côtoyer l’équipe de
France pour prouver son talent.
Ludovic Delacour
Ludo est un pêcheur hors
normes car il a choisi la pêche à
la mouche malgré son handi-
cap. Avec 2/10
à chaque œil et
privé de vision binoculaire, c’est
rien de dire qu’il a du mérite.
Un mérite qui force le respect!
Pauline Espinosa
Son titre de championne de
France de pêche à la mouche ne
saurait résumer le talent et la
passion qui anime Pauline Espi-
nosa, toujours appliquée et qui
ne baisse jamais les bras disent
ses amis.
Nicolas et Thibault Germain
Un tandem père fils mais aussi
un trio, car chez les Germain on
compte également la rivière
d’Ain comme faisant partie
intégrante de la famille! Un ter-
rain de choix, difficile, mais
toujours passionnant.
Rien de mieux pour progresser
et pour Thibault, avoir un père
comme Nicolas c’est une
chance inouïe!
Mouche
La relève est assurée
chez les jurassiens
avec Thibault
Germain (à
gauche) et
Victor Caille
(au centre).
Thibault est
le fiston de
Nicolas (à droite).
En haut,
Thibault avec
une truite
de la haute rivière
d’Ain de 55cm
prise ce printemps
à la nymphe
à vue. Et ce
de belle manière
à environ
quinze mètres.
Bravo l’artiste!
Thierry et Odile Haart
Passionné de pêche et de belles
mécaniques, ce couple joint
l’utile à l’agréable en créant et
en fabricant de façon artisanale
des moulinets de pêche à la
mouche au design très réussi.
Grégoire Juglaret
La curiosité de Grégoire est sans
limites. Champion de France de
pêche à la mouche, il s’intéresse
également à la pêche aux leurres
avec rigueur, passion et talent.
Nul doute qu’il réussira tout
aussi bien…
Éric Lelouvier
Le talent d’Éric Lelouvier est sans
aucun doute lié aux rivières de sa
région et pas uniquement à ses
résultats en équipe de France. La
Vis, la Sorgues aveyronnaise, la
Dourbie ou le Tarn sont autant de
lieux où les truites ne se laissent pas
approcher facilement. Approches
de Sioux et pêches fines sont en
effet deux bons ingrédients pour
progresser rapidement.
Gérard Picard
Le spécialiste des mouches d’Or-
nans et de l’oreille de chevreuil est
aussi un redoutable pêcheur,
amoureux de la Loue, “sa” rivière,
qu’il côtoie depuis plus de qua-
rante ans et qu’il voit malheureu-
sement mourir depuis quelques
années.
Yannick Rivière
Un nom prédestiné pour un
pêcheur qui évolue à pas de géant
dans le monde de la compétition
(équipe de France). Nous avions
réalisé un DVD où il présentait
sa technique de pêche à la
nymphe au fil et nous avait for-
tement impressionnés par ses
Spécial numéro100
Lorsque les carpistes
Stéphane Nicars
(à gauche) et Yann
Giulio se mettent
à la mouche, la
pause prend
soudain des allures
de camping quatre
étoiles! Sur ce plan,
ils sont
imbattables…
Bénigne Ampaud et
Frédéric Charrais
Encore un tandem qui opère en
compétitions de pêche aux
leurres en bateau. Très belle
régularité sur le long terme pour
ces deux pêcheurs.
Dominique et Claire Barret
Première truite à la mouche à
huit ans pour Claire sur les
conseils avisés de son père Domi-
nique. C’était une belle zébrée du
Dessoubre et non une arc à la fête
du village dans une baignoire.
Voilà qui plante le décor! On ne
rigole pas avec la pêche chez les
Barret, qu’on se le dise!
Robert Berlioux
Un autre grand champion de
pêche au coup qui pratique
d’autres techniques avec talent
et notamment la pêche aux
leurres. Quand on vous dit que
la pêche au coup reste la meil-
leure des écoles!
Jean-Jacques Chaumet
Le “Gaulois” pour les intimes
(c’est à cause des moustaches)
représente l’incarnation même
du pêcheur français, à la fois
grand champion de pêche au
coup, amateur averti de pêche
du saumon à la mouche et fin
connaisseur des lacs de bar-
rages du Massif Central.
Encore un qui ne fait pas les
choses à moitié!
Sébastien Collignon
Son talent n’a d’égal que sa dis-
crétion. Sébastien est un car-
piste pas comme les autres, pour
qui le bon temps au bord de
l’eau ne se résume pas qu’en
kilos de poissons (et pourtant il
en prend beaucoup!). Aussi
sensible au ballet d’un martin-
pêcheur qu’aux fouilles des
carpes qui se manifestent sur ses
lignes. Un grand monsieur!
Thomas Daudet
Il est des pêcheurs inclassables
parce ce qu’ils transforment tout
ce qu’ils touchent en réussite.
Cet hydrobiologiste franc-com-
tois particulièrement discret
nous rappelle beaucoup un autre
spécialiste des cours d’eau de
cette région que nous avons très
bien connu. Comme Norbert
Morillas, Thomas Daudet pos-
sède cette faculté de comprendre
un monde qui reste fermé au
commun des pêcheurs.
Éric Despalin
Encore un touche-à-tout qui va
au bout de ses idées! D’abord
champion de pêche à la mouche
en réservoir puis champion de
street fishing (longtemps dans
les trois premiers au niveau
national). Éric ne fait jamais les
choses à moitié!
Mehdi El Bettah
Le technicien de la fédération
de pêche du Jura est une vérita-
ble encyclopédie. Il connaît
tous les leurres, même les plus
farfelus, est capable de prome-
ner un BBZ imitation truite
arc-en-ciel (un très gros leurre
articulé) au beau milieu du lac
de Vouglans ou de répondre
présent lorsqu’on lui propose
d’aller se geler sur un lac par
moins10°C sans même évo-
quer ce petit désagrément.
Mehdi est toujours partant et sa
compagnie très agréable.
Emmanuel Favin
Manu est guide de pêche à la
mouche et aux carnassiers dans
l’Aube, sur la Seine en amont de
Paris “sa” rivière qu’il connaît
comme sa poche (voir notre
DVD du numéro99). Manu
est un pêcheur qui sait faire le
tri entre le superflu et l’utile
pour adapter des techniques
modernes à sa pêche.
Yann Guilio
Tout ce qui nage intéresse notre
ami Yann, carpiste par passion
et par métier (il est l’un des
piliers de la marque Starbaits).
Si on en juge par son activité
halieutique qui concerne autant
la mouche, le leurre ou la pêche
en mer, les “carpeux” ne sont
pas sectaires!
Adrien Morelli
Comment ne pas être émer-
veillé par ce pêcheur hors du
commun qui compte à son pal-
marès un brochet 21,640kg,
une truite de 92cm et une
ribambelle d’autres poissons
d’une autre planète. Et tout ça
sur des parcours publics connus
de tous (la vallée de l’Ain
notamment)!
Stéphane Nicars
Un autre “carpeux” qui touche
à tout et qui sait profiter des
meilleurs moments de la saison
pour chaque poisson, chaque
technique. Apprendre à pêcher
la carpe avec Stéphane est tou-
jours un moment de partage et
d’échange. En sa compagnie, ça
paraît simple (c’est dire!).
Pierre Sempé
Pierre Sempé est la figure
emblématique des pêcheurs au
toc du Sud-Ouest qu’il repré-
sente donc dans ce tour d’hori-
Spécial numéro100
Les inclassables
zon. On lui doit surtout d’avoir
prouvé par sa technique que
l’on pouvait concilier pêche au
toc et no-kill. Au point qu’on
dise de sa méthode, toute en
finesse et légèreté: c’est «la
pêche à la Sempé».
Jack Tarragnat
Le frère de l’auteur halieutique
Michel est un redoutable
pêcheur, qui excelle dans de
nombreuses techniques. Le toc
tout d’abord, mais aussi la
pêche des carnassiers et aussi la
mouche. L’image parfaite du
pêcheur complet.
Marc Tissot
La démarche de Marc Tissot
est très intéressante: adapter
certains montages modernes
destinés à la pêche aux leurres
aux appâts naturels, notam-
ment le drop shot. Ses victoires
en concours sont à l’origine de
cette nouvelle méthode qui
allie tradition et modernisme.
Marc Tissot est aussi un grand
monsieur de la pêche au pois-
son mort manié. Pour autant,
il s’intéresse également à la
pêche aux leurres et a remporté
une manche du tournoi
AFCPL (Open Pennes d’Age-
nais 2008).
Frédéric Zanella
Un phénomène dont les vidéos
sur YouTube font des scores qui
n’ont d’égal que ses exploits! Si
vous n’avez jamais vu quelqu’un
faire du ski nautique tracté par
une truite de lac de 15kg, ne
manquez pas ce grand moment!
Mehdi El Bettah
calfeutré pour se
protéger du froid du
plateau de Langres
(52) lors d’une sortie
par -8°C. C’est ça
un vrai pote de
pêche, quelqu’un que
rien n’arrête!
Sylvain Lauzier
Ligneur à Barfleur, Sylvain pra-
tique aussi la pêche aux leurres
avec un succès insolent vu sa
parfaite connaissance des lieux.
Avec Gaël Even comme équi-
pier, ce tandem-là réalise régu-
lièrement de grosses pêches. On
est ici dans la catégorie “profes-
sionnels”!
Éric le Guyader
Ligneur professionnel dans le
Raz de Sein, concepteur des
excellents leurres Orion, Éric est
une véritable légende de la
pêche du bar, qui a fait des puis-
sants courants du Raz son jar-
din et son bureau.
Yann Le Normand
Présenté dans
Pêches sportives
par Philippe Collet à propos
d’un article sur la pêche en trac-
tion, Yann Le Normand sait
s’adapter à toutes les conditions.
Ce guide de pêche du Morbi-
han taquine aussi volontiers la
truite et les carnassiers.
Richard Naud
Basé à Port Joinville sur l’île
d’Yeu, Richard Naud est égale-
ment ligneur. Sa spécialité, le
bar au lançon vivant. Bon d’ac-
cord c’est une autre conception
de la pêche, mais si tous les pro-
fessionnels procédaient comme
lui, les stocks se porteraient
mieux!
Daniel Nicolet
“À 12 ans, j’arpentais déjà les
cailloux de Quiberon et plus de
45 ans plus tard ceux de la région
ételloise, toujours à la recherche
des bars et autres poissons pouvant
se laisser leurrer”.
Voilà qui
plante le décor pour ce guide de
pêche très attaché à sa région.
Vincent Palun
Un des acteurs du renouveau de
la pêche sportive en Méditerra-
née aux leurres. La grande bleue
demande une excellente
connaissance des mœurs des
poissons (dentis, sérioles, cory-
phènes, pagres, beaux yeux,
pélamides, thons rouges,etc.)
ainsi que des techniques sou-
vent complexes pour les séduire.
Si vous cherchez un guide
compétent, ne cherchez plus!
Vincent Palun est basé au
Lavandou.
Thierry Patin de Saulcourt
Un des plus anciens guides de la
baie de Morlaix. Il a vu évoluer
le comportement des bars face
aux leurres sur les quinze der-
nières années. Avant d’être
guide, il était marin. Thierry
fait aussi partie des sauveteurs
SNSM de la baie. Il est même le
«patron» de ceux de Locquirec.
La mer, il connaît!
Arnaud de Wildenberg
Photographe de presse recon-
verti en moniteur guide de
pêche en mer à Belle-Île,
Arnaud de Wildenberg a de la
suite dans les idées. Il propose
des sorties à bord d’un bateau
spacieux (9 x 3m!) adapté aux
eaux du coin.
© Lavandou sport fishing
Vincent Palun,
un des acteurs
du renouveau
de la pêche
aux leurres en
Méditerranée.
Des pêches
“exotiques” le
long de nos côtes!
Atrazine
Herbicide mis en circulation en
France en 1962, interdit en
2004. Depuis son interdiction,
l’Atrazine se retrouve toujours
dans l’eau souterraine et de sur-
face ainsi que dans les sols. Et ça
va durer longtemps.
Autocontrôle sanitaire
(dans
les piscicultures).
Les truites adorent. Et quelques
rivières en ont profité.
Balsamine de l’Himalaya
Cochonnerie botanique qui
envahit les bordures des rivières.
Si vous ne savez pas comment
elle est arrivée là, demandez à la
direction des Territoires de votre
département. Eux ils savent.
Bocal
Les rivières de demain ne seront
peut-être pas considérées autre-
ment que comme un grand
bocal rempli de poissons
synthétiques et entouré de
«pêcheurs» eux-mêmes enfer-
més bien au chaud dans la
petite bulle de leur «passion».
Les pêcheurs artificiels se
moqueront bien que trois cent
soixante-quatre jours par an, la
rivière soit dénaturée pourvu
que le jour de l’ouverture leur
soit livrée leur juste quantité de
«truites» (en) bidons…
Body-building
Quelle époque! Même les
mouches font de la gonflette.
Trop de poils, de plumes, de
tinsels, ça décore à défaut d’in-
téresser les poissons.
Bottom taping
L’art de faire taper son leurre sur
le fond. Pourquoi ne pas le dire
comme ça?
Camelote technologique
Les années 1980 ont révélé une
terrible fissure dans l’identité
halieutique. En ces temps
d’avant la loi sur l’eau et de
rivières en déroute, l’esprit des
pêcheurs n’a pas trouvé d’autre
parade que de se réfugier dans la
camelote technologique afin de
rapiécer un narcissisme bien mal
en point. Les vérités les plus
simples sont souvent les plus dif-
ficiles à voir: à l’idée que pêcher
n’est rien d’autre que capturer
des poissons sauvages dans une
rivière vivante, s’est substituée
peu à peu une autre dans
laquelle nous n’avons pas fini de
patauger: désormais, pêcher
c’est avant tout être bien équipé.
Campagnes de «com»
Elles ne seront que des rustines
tant qu’on n’inventera pas un
nouveau rapport à l’environne-
ment. Les pêcheurs en sont
convaincus, la société française
est demandeuse et curieuse-
ment, ce sont les défenseurs de
la pêche de grand-papa et
les présidents d’AAPPMA-à-vie
qui freinent des quatre fers! On
croit rêver.
Nous n’avons rien contre les
ruraux et les retraités, nos
AAPPMA leur doivent beau-
coup, mais pourquoi la pêche
française devrait-elle être
condamnée à vivre recroquevil-
lée sur le temps jadis et les cer-
titudes de fond de vallée?
Certains présidents de fédéra-
tions et d’AAPPMAdoivent
penser que la population halieu-
tique française se résume à, d’un
côté des viandard ruraux, et de
l’autre des écologistes citadins!
La majorité des pêcheurs située
entre ces deux extrêmes regret-
tera fortement de ne compter
pour rien.
Centrale (micro ou macro)
La première façon de sortir du
nucléair, c’est de moins consom-
mer d’électricité. Non aux mou-
linets électriques!
Chanteuges
Conservatoire national du sau-
mon sauvage de l’Allier. Aussi
sauvage qu’un village du Club
Med. Mais beaucoup plus cher.
Chasse
En matière d’hydraulique, la
chasse se pratique sans fusil.
Mais fait beaucoup plus de
dégâts. Il s’agit de vidanger une
retenue en ouvrant les vannes
comme on le fait en tirant la
chasse d’eau, ce qui a pour effet
de tout colmater sur des
dizaines de km. Les Suisses
viennent de le faire sur le
Rhône. Les ombres du vieux
Rhône ne leur disent pas merci.
Chenalisation
Rectification auvergnate.
CoDERST
Conseil de l’environnement et
des risques sanitaires et techno-
logiques. C’est le nouveau nom
de l’ancien Conseil départe-
mental d’Hygiène (CDH) dis-
paru en 2006. Il s’agit d’une
commission consultative dépar-
tementale qui délibère dans les
cas où la loi le prévoit, sur
convocation du préfet, pour lui
donner des avis sur certains
projets essentiellement d’actes
réglementaires, juste avant la
prise de décision finale par le
préfet. Ces avis du CoDERST
n’ont aucune valeur décision-
naire.
Cela concerne surtout les
polices administratives des ins-
tallations classées pour la pro-
tection de l’environnement
(ICPE) et des installations,
ouvrages, travaux, aménage-
ment (IOTA) concernés par la
loi sur l’eau (LEMA),etc. En
pratique, les plus gros aména-
geurs et pollueurs siègent aux
CoDERST. Un moyen supplé-
mentaire de faire passer de
nombreux projets incompati-
bles avec une protection de
l’environnement.
Comité des sages
de Franche-Comté
Nommés par le préfet du
Doubs en 2010 pour trouver
des solutions afin de sauver la
Loue. On attend toujours…
Spécial 100
profondeurs pour voir arriver le
poisson. Sitôt l’animal repéré, il
saisit la ligne sous le flotteur
avec son petit poing afin de dis-
penser d’un mouvement du
bras tout entier un bon ferrage
dans les dents du gardon chipo-
teur. Vous comprenez l’idée?
Bon, jusque-là, tout va bien.
Dans la pratique, le bras de
l’elfe est en corde à piano et sa
volonté est un ressort. Le pro-
blème vient du déclenchement
et là, tout se complique. Pour la
théorie, Archimède et Newton
sont convoqués… Une mon-
tagne qui accouche d’une souris
car finalement, le déclenche-
ment n’est pas sans rappeler le
principe de la tapette… le seul
danger encouru étant de pro-
pulser la plombée dans les airs.
Les grands inventeurs sont rare-
ment compris par leurs contem-
porains et c’est dommage. Ce
dispositif simple et astucieux
miniaturisé pour fonctionner
sur l’indicateur de touche de
certains pêcheurs à la mouche
aurait fait un malheur! Non
seulement, plus besoin de s’user
les yeux pour voir la truite pren-
dre… mais en plus, même plus
besoin de la ferrer! Pour peu,
on pourrait poser la canne à
mouche avec un grelot sur une
fourche… Un rêve.
FNSEA
Organisme qui gère les rivières
de France. À la pelleteuse et aux
lisier.
Fossé (1)
Cours d’eau retraité.
Fossés (2)
Pour certains, ce sont des cours
d’eau, et pour les mêmes, les
cours d’eau sont des fossés.
C’est vous dire où on en est…
Free falling
L’art de laisser son leurre pêcher
à la descente. Pourquoi ne pas le
dire comme ça?
Gazette officielle de la
pêche
C’est par ce périodique que la
FNPF
«informe»
en interne ses
élus et présidents d’AAPPMA.
Pourquoi pas, me direz-vous.
On y apprend parfois des
choses… On y apprend surtout
les opinions politiques de son
rédacteur. Pour une gazette
paroissiale, ce serait déjà gênant,
mais pour une fédération natio-
nale qui,
ses élus, concerne
environ un million de Français
et – qui plus est – prétend ren-
voyer une image nouvelle de la
pêche par ses campagnes de
promotions, on croit tomber
des nues. Quel décalage ridicule
entre la façon dont le Français
moyen (majoritairement cita-
din) conçoit son rapport à
l’environnement et le discours
(comment trouver un terme
pour ne vexer personne.) disons
«plutôt rural»
qui est celui de
ce journal!
C’est un peu comme si David
Pujadas était remplacé par la
Mère Denis et que cette respec-
table personne nous arrangeait
les infos à sa sauce… en ponc-
tuant ses phrases d’un très
FNPF:
«c’est ben vrai, ça!»
Genesalm
Projet de pisciculture à poissons
sauvages inventé par un allumé
du bocal (à poisson) et labellisé
par la FNPF. Sera mis en œuvre
juste après la transformation du
bois de Boulogne en forêt ama-
zonienne.
Gestion
Art de multiplier les bassines.
Gestion (2)
Autrichienne, croate, bos-
niaque… Tout pareil.
Gestion (de l’image)
Ne pas s’occuper des rivières,
mais du souvenir des rivières.
Idem
pour les poissons. Ainsi,
même quand le corporate est
attaqué, la marque résiste.
Gestion (slovène)
Des cages pour remplacer les
caches. Des fonds européens. Et
aussi de la com pour le reste.
Hydrobiologiste
Méfiez-vous des imitations,
des improvisations et des
usurpations.
Glyphosate
Sous son nom commercial, il
s’agit du Roundup, un herbi-
cide mis au point par Mon-
santo, qui en a eu longtemps
l’exclusivité. Après l’Atrazine,
finalement interdite en 2003,
c’est l’herbicide le plus vendu au
monde. Il se retrouve dans l’eau,
les sols (dont il peut modifier les
composants chimiques) et
même dans le corps humain
(étude des Amis de la Terre). Le
sort du glyphosate en Europe
devait être fixé en 2012, mais
s’est vu repoussé en 2015.
Greenpeace et Action Network
Europe ont porté plainte contre
cette décision.
Heavy cover
Entendez par là un couvert
végétal dense. Il faut donc
pêcher dessous, et – vous l’au-
rez compris – en heavy texan ou
en free falling, à moins que vous
ne tentiez un skipping s’il y a la
place pour ça. Ben, vous voyez,
on se comprend.
Huchon
Introduction officielle ratée
dans les Usses (Haute-Savoie) et
officieuse, ratée aussi sur la
Loue. Vive la Mongolie.
ICPE
Installation classée protection
de l’environnement. Elle s’ap-
plique à l’industrie et à l’élevage.
En gros, ce sont tous les bâti-
ments récents, soumis à des
normes (voir Normes) jugées
strictes afin de limiter l’impact
des pollutions émises sur l’envi-
ronnement. En matière d’éle-
vage en tout cas, ça devrait
plutôt s’appeler IAPTL (Instal-
lation autorisée à polluer en
toute légalité). Pour exemple,
les fermes ICPE ont obligation
de couvrir les cuves de lisier afin
d’éviter que l’eau de pluie ne
Spécial 100
vienne gonfler un volume déjà
conséquent. Très bien, mais le
monde agricole ne veut pas
entendre parler d’épandage de
lisier pur, car ça brûle l’herbe.
Du coup, ils rajoutent de
l’eau…
Incision d’un cours d’eau
Opération involontaire qui
consiste à creuser le lit des
rivières en les privant de lit
majeur pour en faire des pas-
soires. Ensuite, tout le monde se
demande où est passée l’eau.
Journée de la pêche
En fait, il y en a deux: l’ouver-
ture et le 9juin. Le reste de l’an-
née, il y a la télé, les courses à
Carouf et les jeux-vidéo. Pas
belle, la vie?
Kepler-186 f
C’est la future destination des
pêcheurs. Certes, c’est un peu
loin (entre 490 et 500 années-
lumière de la Terre). Il y aurait
de l’eau liquide, de l’oxygène,
de la vie, donc des poissons for-
cément énormes et en plus,
l’année ne dure que 180 jours.
Les hivers sont moins longs que
chez nous et les printemps deux
fois plus nombreux. Le pire,
c’est que certains croient vrai-
ment qu’on pourra y aller… À
la vitesse du son, il faut tout de
même 300000 ans.
Lisier
Fertilisant tout-en-un qui brûle
plus qu’il ne nourrit les plantes
(c’est son côté désherbant) et
les traite au passage contre la
grippe et le choléra.
Loi sur l’eau
C’était un projet pavé de
bonnes intentions. La nouvelle
loi sur l’eau était censée conve-
nir à tout le monde. Aux agri-
culteurs comme aux écolos. Elle
n’a pas changé la vie des pre-
miers, qui ont conservé le droit
de consommer (gaspiller? pol-
luer?) 80% de la ressource, et
permis aux seconds de faire
plein de petits barrages pour
tuer plein de petites ruisseaux et
fortement dégrader les rivières
qui venaient derrière.
Loue
Plus belle rivière d’Europe
jusqu’en 2008. Mouroir à pois-
sons depuis. Comme si on avait
mélangé deux tableaux de
Gustave Courbet,
L’origine du
Monde
et
Enterrement à Ornans
Massacre des bars sur les
frayères
Les interdire? Mais comment
on va produire les farines de
on est pas mal non plus): pre-
nez une rivière en pas trop
mauvais état, faites venir un
éminent pêcheur-hydrobiolo-
giste autrichien et regardez
naître le miracle sous vos
yeux: un camion arrive, et les
poissons aussi. Notre spécia-
liste peut ensuite vous vendre
l’équipement complet pour les
capturer. Et si vous vous sen-
tez toujours bien dans vos
pompes (avec clous en tungs-
tène pour ne pas glisser), il
pourra vous vendre un voyage
dans son pays, pour vous
montrer des exemples. Vous
irez là-bas en bus, car notre
spécialiste roule en Mercedes
coupé et il faut le comprendre,
la place manque.
Pêcheurs portés disparus
Vous savez, les fameux deux
millions qui, en vingt-cinq ans,
ont préféré se mettre au ping-
pong ou au VTT, selon le dis-
cours officiel…
Si nous souhaitons «reconqué-
rir nos effectifs», il serait bon de
ne pas regarder que l’effet, mais
aussi de chercher à comprendre
la cause du désamour: et si la
pêche française souffrait d’un
problème d’identité et d’un
décalage avec les valeurs du
monde actuel? Il suffit de lire la
fameuse gazette pour s’en per-
suader.
Pêche au filet des saumons
de l’Adour
Ainsi, en amont, le no-kill est
bien accepté.
Plus
Personne ne dit:
«j’ai fait une
55 moins».
Et pourtant…
Pissenlit
La plante qui réagit le mieux à
un excès d’azote. Attendez-vous
à boire du lait jaune et qui sent
la salade.
Préfet
Ponce Pilate, à côté, était un
grand militant.
Principe (de précaution)
Encore une bonne chose qui
n’est pas appliquée comme elle
devrait l’être et qui l’est “à la
tête du client”.
Propulsion (électrique)
Avec les moteurs électriques de
bateau, il y a deux choses qui
n’avancent pas: les bateaux et la
recherche. Une seule chose est
sûre: le poids des batteries
embarquées doit rester inférieur
à ce que l’embarcation peut
supporter comme charge…
Pyralène
Il est massivement passé des
transfos aux poissons. On ne
peut même plus manger du
silure. On s’en fiche, nous, on
connaît le champion de France
de pyralène. Roger, il s’appelle.
Roger Hoydrie. 89 ans et
350picogrammes de pyralène
dans l’organisme. Ça vous
plombe un homme…
Re-calibrage des cours
d’eau
En France, depuis près d’un siè-
cle, c’est le sport national. Pour
qu’au milieu coulent nos rivières.
Bien droit et bien au milieu.
Renouée du Japon
Cochonnerie botanique qui
envahit les bords de nos rivières.
Propagée par les services de la
DDT. Une autre.
Retenue
Au bout de la retenue, il y a le
barrage. Et dessous? Les san-
dres. Et dessous? Le cimetière.
Retenue collinaire
Abreuvoir à maïs. Dans vingt
ans, tout le monde pêchera à
flanc de colline.
Rhizosphère (trop peu de)
Tous les spécialistes de l’assainis-
sement des eaux usées savent que
les rhizosphères sont de bons
compléments pour améliorer
l’épuration. Les plantes (des
joncs) consomment des nitrates
et des phosphates. Les rhizo-
sphères constituent des solutions
peu coûteuses et efficaces, utilisées
en traitement tertiaire des eaux
usées. Malheureusement, elles
sont encore trop peu souvent
mises en place. Fâcheux.
Saprolegniose
Assimilé à un champignon (oomy-
cète), ce parasite appelé commu-
nément la “mousse” est la partie
visible (tâches blanches) de la
maladie des poissons. Sur les
rivières de Franche-Comté, Sapro-
legnia est accusée de tuer les pois-
sons. En réalité, ce parasite présent
dans toutes les eaux douces ne se
développe que sur des poissons
affaiblis par des facteurs divers.
Mais bon, on l’aime pas quand
même!
Sashimi
Nourriture favorite des adeptes
du no-kill.
Sauvage
Comme les truites du même
nom. J’ai un pote qui en voit par-
tout. Même quand elles ont des
olives à la place des nageoires.
Schizophrénie
Maladie incurable dont est
atteinte notre société qui fait tout
ce qu’elle peut pour polluer
davantage, mais culpabilise en
inventant des mesurettes pour
tenter d’équilibrer. Assez mal en
général.
Silure
Comme ils trouvaient qu’il n’y
en avait pas assez, certains petits
malins en ont introduit dans les
rivières à truite.
Spécial 100
Ces dames
de Malaguet
L’un des meilleurs réservoirs de pêche français est né d’une rencontre
inhabituelle entre une femme et des truites. Au pays des volcans et des
eaux ferrugineuses chères à Bourvil, le lac de Malaguet conjugue avec
bonheur plaisir de la pêche et repos du pêcheur… et de sa famille.
Vincent Lalu
Découverte
on était quatre sur la barque
dont la chienne Daya qui avait
la mauvaise habitude de se met-
tre entre le sujet et l’appareil
photo. Mais cela nous a tenu
chaud).
Enfin même si lancer à trois
(Daya ne pêchait pas) n’est pas
évident dans de telles condi-
tions, j’ai pu entrer assez vite en
contact avec quelques très jolis
sujets, arcs de souche aqualand,
farios atlantiques, gold aqua
bonita et saumons de fontaine
qui m’ont paru autant apprécier
les streamers que les chiros.
Un des gros atouts de Malaguet
est sa richesse entomologique
qui permet de pêcher à tous les
étages de la couche d’eau et très
souvent en sèche, en suivant les
éclosions que signalent un peu
partout sur le lac les vols d’hi-
rondelles. Il suffit alors de faire
route grâce aux moteurs élec-
triques qui équipent toutes les
barques pour tomber sur des
poissons en pleine activité.
Car du poisson, il y en a :
Découverte
Il y a de sacrés
spécimens dans le
lac de Malaguet.
Comme cette
mémère de 5,6kg.
qui n’a pas résisté
au streamer corail
qui lui proposait
Guy Morange, un
pêcheur de Cheix-
sur-Morge près de
Riom, plus habitué
aux petites truites
de la Sioule et des
ruisseaux de
montagne.
jeune âge une carrière déjà bien
remplie. Il a été créateur d’es-
paces aquatiques, plongeur
dans l’aquarium de Saint-Gilles
de la Réunion, gestionnaire de
fermes marines dans le Var, res-
ponsable de la sécurité des
plongeurs sous les plateformes
de forages. Il a multiplié les
stages et les voyages, dans les
Dombes comme en Asie et sait
comment il faut gérer Malaguet
dont il a par exemple relevé le
niveau à son arrivée, il y a trois
ans, pour offrir des frayères
naturelles aux poissons four-
rages. Avec Thomas Jacques
c’est une nouvelle page de l’his-
toire du lac qui commence à
s’écrire.
Joelle va prendre du recul et
laisser une nouvelle génération
aux commandes du plan d’eau.
Certes la dame de Malaguet
restera dans la Scoop que
Jacques et un couple de jeunes
restaurateurs, Florian Bergeron
et Yannick Blancheton, vont
constituer, mais c’est Florian
qui s’installera aux fourneaux.
Sa spécialité : le foie gras ; celle
de Thomas, la truite fumée.
D’ailleurs ce nouvel épisode
coïncidera avec des aménage-
ments destinés à augmenter la
capacité de la maison d’hôtes et
des gîtes voisins. Auxquels on
ajoutera un spa avec sauna,
jakuzi et salle de massage. His-
toire de joindre le cocooning à
la pêche et de regarder le vent
souffler en re-pensant aux
truites qu’on a raté.
L’ensemble devrait être prêt
pour l’ouverture 2015 qui a
lieu, comme chaque année, le
dernier week-end de mars. Sauf
si le lac est gelé.
Quelles mouches
Les streamers (1) seront plus ou moins plombés selon la température de l’eau et le choix que vous aurez fait
d’utiliser une soie flottante, intermédiaire ou plongeante. Les meilleures couleurs sont les olives à tête orange
ou dorée, les blancs et gris pour les farios du fond du lac et les “corail” quand fraient les ables et les vairons.
Les chironomes (2 et 3) sont très présents en début de saison et s’utilisent souvent en sèche mais aussi en
émergentes et en nymphes. Éphémères (4) et tricoptères (5) sont bien présents en fonction de l’évolution
de la saison. Les terrestres, dont les fameuses baberottes (6), complètent la nourriture des truites.
FOCUS/
montage
Un modèle au très faible volume fait pour nager rapidement.
Le petit disque placé en tête sert à faire vibrer la mouche,
façon «chatterbait». Certains jours, les brochets ne réagissent
qu’aux mouches ramenées très rapidement. Une bonne tech-
nique consiste à passer rapidement la mouche entre les
herbiers et la surface en tenant la canne sous le bras et en
ramenant la soie le plus vite possible avec les deux mains
(technique du roly-poly retrieve bien connue des pêcheurs de
truites en réservoir). À essayer lorsque les pêches lentes ne
payent pas! Cette mouche comporte un anti-herbe.
Le disque chromé est placé en premier, contre l’œillet. Un
gros fil de polypropylène rose fait office de fil de montage.
Commencer l’enroulement à l’arrière de la hampe. Prendre
un brin de fluorocarbone de 55/100 et faire fondre l’extré-
mité pour former une petite boule qui servira d’arrêtoir. Le
placer juste avant la courbure.
Reprendre l’enroulement et l’arrêter à la moitié de la hampe.
Fixer une généreuse mèche de flashabou bleu et noir JMC.
Ajouter une goutte de colle à l’endroit où est fixée la mèche.
Réaliser une collerette avec des longs poils de bucktail rose
en les répartissant tout autour de la hampe. Ici aussi, une
goutte de colle bien répartie (à l’aiguille) assure une solidité
à toute épreuve.
Le brin de fluorocarbone est ramené vers l’avant et se fixe
juste derrière le disque. Ce brin doit épouser la forme de l’ha-
meçon et doit être parfaitement centré pour protéger la
pointe des herbes rencontrées en chemin.
Réaliser le nœud final et ajouter un peu de colle.
Chatter fly
FOCUS/
montage
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables
modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun
doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un
tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
Par Philippe Boisson
Comment bien monter les mouches
de légende.
4. Le montage avancé
d’Aimé Devaux
1. Mettre dans l’étau un hameçon de forme standard en taille 16 à
12 selon le modèle de mouche désiré. Commencer
l’enroulement d’un fil de montage 6/0 et fixer une pincée de
cerques. Passer deux fois le fil de montage sous les cerques
pour les relever légèrement.
2. Par le pied, fixer un hackle de coq après avoir éliminé le duvet à
la base. Par la pointe, fixer une plume de CDC.
3. Enrouler le hackle en essayant de rester “sur place”, ce qui,
c’est vrai, n’est pas évident!
4. Enrouler la plume de CDC de la même façon. Couper
l’excédent et faire une tête bien formée avec le fil de montage.
Un nœud final termine cette première phase.
5. Le montage avancé ne peut se faire qu’en ayant recours à une
petite astuce qui permet de maintenir la collerette orientée vers
l’avant pendant la réalisation du corps. Il s’agit d’un petit
morceau de tube interne de stylo-bille, d’une longueur de 7 ou
8mm. Il est découpé dans le sens de la longueur.
6. Le morceau de tube est installé sur la collerette en passant tout
d’abord par le corps de la mouche.
7. Pour le corps, vous pouvez utiliser un fil de coton de type
Gossamer de section ronde ou du polypropylène en bobine
(notre exemple), qui lui est plat. Si le but est de rester dans
l’esprit de la collection Devaux, un gros fil de section ronde est
préférable. Commencer la réalisation du corps et ajouter un fil
de coton d’une teinte différente de celle du corps, qui pour le
moment, est laissé en attente.
8. La forme du corps est déterminante, car c’est lui qui doit
maintenir la collerette vers l’avant. Il doit donc former un cône
prononcé.
9. Avec le fil de coton, réaliser le cerclage du corps.
10. Le nœud final se fait juste derrière la collerette. En enlevant le
tube, la collerette doit rester naturellement orientée vers
l’avant.
lus qu’une mouche en particulier, nous vous présentons
dans ce numéro un montage atypique, appliqué par Aimé
Devaux à toutes les mouches sèches qui imitent des
éphémères de sa collection. La plus célèbre d’entre elles étant
l’A4, une grise à corps jaune classique, déclinée plus tard en
version C (comme CDC) qui mélange un hackle de coq et une
plume de CDC. D’autres modèles sont également des légendes,
comme la 929, une mouche passée de mode et qui pourtant
vaut bien des modèles actuels. Pour bien réaliser un montage
avancé, il faut faire attention à enrouler la collerette sur une très
faible longueur de hampe. Avec deux plumes, ça se complique.
Un morceau de tube interne de stylo-bille qu’on aura découpé
dans le sens de la longueur permet de maintenir la collerette
vers l’avant pendant la réalisation du corps. Un corps qui
déborde volontairement sur la collerette afin d’obtenir l’effet sou-
haité et qui intervient après la réalisation de la collerette. Les
coloris du modèle présenté en étapes de montage ne corres-
pondent pas à une mouche précise de la collection. À vous de
vous inspirer de l’A4 et de toutes ses déclinaisons de tailles et
de couleurs pour créer vos propres modèles ou au contraire res-
ter fidèle aux fameuses mouches de Mémé Devaux.
QuaidesPlumes
L’encyclopédie
desmouches

Mouchessèches•Emergentes•Nymphes•Mouchesnoyées•Streamers
quipêchent
(avecleursmontages)
PhilippeBoisson&BernardDalmas
56

au lieu
de
59

Le Sorcier d’Ornans
Philippe Koeberlé
Par l’auteur d’
Autopsie d’une truite
Retrouvez les aventures de Séverin
Ménigoz dans ce nouveau roman
passionnant.
Prix franco : 18
Réf. : 140 175
Grandes pêches
Pierre Affre
Un tour du monde des plus belles
pêches sportives. Un livre pour
rêver mais aussi pour apprendre.
Prix franco : 9
Réf. : 120 435
De la pêche
à la nymphe
Philippe Boisson
L’ouvrage incontournable sur la
pêche à la nymphe, écrit par l’un
des meilleurs spécialistes de sa
génération, est à nouveau
disponible.
Prix franco : 29
Réf. : 110 297
Petit dictionnaire
philosophique
du pêcheur de truites
en pédalo
Ce livre est une première. Il ne
ressemble à aucun autre. Il vous
apprendra, chers pêcheurs, que
vous n’êtes pas seulement des
champions de la mouche ou du
leurre, mais bien des citoyens
de l’onde. Accessibles aux bienfaits
de la réflexion philosophique.
Prix franco : 19
Réf. : 110 274
Le Saumon de l’Allier
François Cohendet
Cet ouvrage est tiré d’une thèse vé-
térinaire. Un des plus importants tra-
vail jamais consacré au roi des
poissons. 719 pages.
Prix franco : 30
Je ne pêche pas…
je m’entraîne
Éric Joly
Les aventures d’Éric Joly ne sont
pas toutes triomphantes. Mais elles
ont en commun d’avoir été écrites
par un des meilleurs conteurs de sa
génération. Prix franco : 19
Réf. : 110 168
Autopsie d’une truite
Philippe Koeberlé et Nicolas
Robert
Un roman passionnant qui se
déroule dans la vallée de la
Dessoubre, sur fond de pêche à la
mouche.
Prix franco : 18
Réf. : 1140 168
Le Sorcier de Vesoul
Vincent Lalu
25 ans après, l’extraordinaire
histoire du père de la “french
tricolore” enfin rééditée.
Prix franco : 15
Réf. : 110 155
La Femme Truite
Vincent Lalu
Si vous voulez savoir pourquoi ils
vont à la pêche… 27 nouvelles
(avec 40 aquarelles) par l’auteur du
Sorcier de Vesoul
pour dire aux
non-pêcheurs ce que peut être
la passion de la pêche.
Prix franco : 29
Réf. : 110 215
Histoires de pêche :
la truite en héritage
Nicolas Germain
Nicolas Germain inaugure cette
collection avec ces histoires qui
donneront aux pêcheurs et aux
non-pêcheurs l’envie de se
retrouver au bord de l’eau.
Prix franco : 15
Réf. : 110 300
La nouvelle
pêche aux leurres
Philippe Boisson
La Nouvelle Pêche aux leurres
porte un regard connaisseur sur
l’évolution de cette pêche en
perpétuel mouvement. Ce livre de
260 pages s’applique à faire le
point sur les techniques, sur ce qui
est essentiel ou superflu.
Prix franco : 29
Réf. : 110 288
La pêche pour les Nuls
Vincent Lalu
L’histoire de la pêche, la législation,
le permis, l’équipement, la sécurité,
la pêche avec les enfants, les
techniques de pêche les plus
utilisées en France… n’auront plus
de secret pour vous !
Prix franco : 22,95
Réf. : 121 213
Bon de
commande
ci-contre

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Pêches sportives magazine n°100”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *