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Pêches sportives magazine n°92
• Pêchessportives • numéro 92 3:HIKMPC=[U]^U]:?a@a@t@m@a; M 02526 – 92 – F: 8,90 – RD Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses Juillet – Août – Septembre 2012 Moucheur et malvoyant à bar pour l’été FOCUS : • Les swimbaits hooks • Gilet Pro III Field & Fish • Soie naturelle Chambord TT • […]
Rupture de stock
Description
•
Pêchessportives
•
numéro 92
3:HIKMPC=[U]^U]:?a@a@t@m@a;
M 02526
– 92 –
F:
8,90
– RD
Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses
Juillet – Août – Septembre 2012
Moucheur et malvoyant
à bar
pour l’été
FOCUS :
• Les swimbaits hooks
• Gilet Pro III Field & Fish
• Soie naturelle Chambord TT
• Rapala Trigger X Minnow
• Canne Pezon & Michel Cranking
• Deux bonnes mouches pour le bar
• Fiches leurres
Nymphe à vue :
Déjouez les pièges
du soleil
PECHES
sportives
n°92
• L’animation
des leurres à bar
• Technique
mouche :
tout sur la TLT
A partir du prochain numéro, seuls les abonnés trouveront
leur DVD dans le magazine , comme c’est le cas encore dans
cette 92
ème
livraison de
Pêches sportives.
Les autres, ceux qui achètent en kiosque devront seulement
nous renvoyer le coupon de retrait qui sera systématique-
ment implanté dans les pages de petites annonces en fin de
journal.
Le DVD restera compris dans le prix de la revue et cet envoi
sera donc gratuit. Simplement, nous avons dû renoncer à le
mettre en place dans les points de vente, car certains (qui
n’étaient pas de nos lecteurs) en ont largement profité.
Au passage, ce nouveau dispositif nous permet de faire baisser
le prix de
Pêches sportives
qui passera de 8,90 à 7,90 euros.
Enfin, pour ceux qui souhaitent magazine et DVD en même
temps, il reste la solution de l’abonnement.
Bonne lecture et bon DVD !
Vincent Lalu
EDITO
Dès le n° 93,
le DVD chez vous en direct
Administration, rédaction, publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Comité éditorial :
Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteur en chef :
Samuel Delziani.
Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Boisson, Philippe Collet, Samuel Delziani,
Philippe Geneix, Vincent Lalu, Jean-Chrisitan Michel,
Guy Périat, Sylvain Richard, David Sayagh,
Jean-Marc Theusseret.
Réalisation graphique :
amarena.
Secrétaire de rédaction :
Jean-Luc Roullet
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
Françoise Bezannier.
Tél. : 08 11 02 12 12.
Publicité hors captif
: Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02
E-mail : [email protected]
Publicité secteur pêche :
Maurice Deleule
Tél. : 06 07 09 09 15.
[email protected]
Eléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud.
E-mail : [email protected]
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Imprimerie Moderne de l’Est, Baume-les-Dames (25)
Commission paritaire :
1112 K 82373
.
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Photo de couverture : un bar de Bréhat
Pêches sportives n° 92
Sommaire
NOUVELLE
p.38
– Grincheux A et B
NOUVELLE
p. 42
– Chère Brigitte Bardot
TECHNIQUE MOUCHE
p. 46
– Pêche à vue au soleil
NOUVELLE
p. 52
– Montana Dream
CAHIER FOCUS
p. 58
– 30 leurres pour le bar en été
– Les swimbaits hooks
– Gilet Pro III Field & Fish
– Soie naturelle Chambord TT
– Canne Pezon & Michel cranking
MONTAGE
p. 100
– Les vertus de l’élastique
orthopédique.
OÙ PÊCHER
p. 108
– Himalaya
– Québec
– Norvège
PETITES ANNONCES
p. 113
– Les petites annonces
de
Pêches sportives
NOUVELLE
p. 44
– Et voici la mouche sucette !
ACTUS
– Le Parc national des Calanques
enfin créé
– Nouveau gouvernement : quels
chantiers attendent le nouveau
ministre de l’Ecologie ?
L’ÉCHO DU RADIER
p. 26
– Les crues ou la respiration
des cours d’eau
Un DVD est inclus dans ce numéro
PORTRAIT
p. 32
– Ludovic Delacour,
un moucheur dans la brume
François Fillon, Premier mi-
nistre, mais également mi-
nistre du Développement
durable, a signé le 18 avril le
décret de création du Parc
national desCalanques, qui
devient ainsi le 10e parc na-
tional français et le premier
parc périurbain d’Europe.
Cette création est une victoire
pour les associations de pro-
tection de l’environnement
qui luttaient contre le renou-
vellement du permis d’explo-
ration Rhône Maritime, une
zone de prospection d’hydro-
carbures qui se situait à moins
de 30 km du parc. Le décret
de renouvellement n’ayant
pas été publié au Journal Offi-
ciel avant la date butoir du 11
avril, le permis passe donc à la
trappe. Greenpeace se félicite
ainsi : »
La parole citoyenne a
donc été entendue par les
responsables politiques…
C’est une bonne nouvelle,
pour les riverains, les pê-
cheurs et pour l’écosystème,
car la zone de forage se trou-
vait à 30 km du projet de parc
national des Calanques et à
proximité immédiate du sanc-
tuaire de Pelagos, un vaste
espace maritime dédié à la
protection des mammifères
marins
« . Sur les 158000 hec-
tares du parc, 90% sont mari-
times ; 60 espèces marines
patrimoniales, notamment
des tortues marines et des cé-
tacés, profiteront donc de cet
espace protégé.
Quant à la pêche profession-
nelle ou amateur, la politique
du parc est claire : «
la pêche
artisanale est très présente.
La pêche amateur est égale-
ment développée, ainsi que
la «pêche » sous marine.
L’ensemble de ces prélève-
ments dans le milieu peu-
vent influer à la fois sur la di-
versité biologique et sur la
ressource halieutique, dont
les populations et les tailles
spécifiques sont parfois en
déclin. Aussi, ces activités fe-
ront l’objet d’un suivi par le
parc national pour permettre
de conduire des mesures de
préservation des richesses et
ressources marines. La sus-
pension des « oursinades »
ces dernières années, du fait
de l’état de la ressource, est
un exemple de mesure
concrète.
PACA
Le parc national des Calanques enfin créé
© OTCM / ADD
Actualités
Voici une campagne de sensibilisation qui manie l’humour
et le décalage avec maestria et dont le but est de faire par-
ticiper les pêcheurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, au nettoyage des
plages, des rivières et des lacs. L’initiative lancée par l’association Surf Rider Europe possède
une double qualité : la préservation du milieu aquatique et surtout la sensibilisation des usa-
gers de ce milieu. Plusieurs affiches montrent des pêcheurs posant fièrement avec leur prise :
ici une sandale en plastique, là un canapé, là encore un bidon de plastique. Toujours le même
slogan : soyez fiers ! Fiers de votre prise, car celle-ci est vraiment utile.
En 2011, selon l’association, ce sont plus de 42 000 bénévoles venus de 35 pays qui se sont mo-
bilisés pour donner un «
petit coup de propre
» à plus de 1200 plages, lacs et rivières le temps
d’un week-end. Ils ont collecté «
l’équivalent en volume de 38 bus remplis de déchets aquatiques
Renseignements :
www.surfrider.eu
Déchets
Une campagne drôle
et choc !
290 milliards de
microplastiques
flottent en
Méditerranée
Le chiffre est difficilement
compréhensible tant il est
élevé : 290 milliards de
microplastiques flottent à la
surface de la Méditerranée.
L’Expédition MED regroupe
des environnementalistes, des
scientifiques européens, des
artistes et des enseignants
organisés en association loi
de 1901. Son but est de
collecter des données
scientifiques en mer mais
aussi de se mobiliser pour la
protection de la biodiversité
marine en Méditerranée, et la
lutte contre les déchets en
mer. Ce collectif vient donc de
publier ce chiffre, fruit des
données collectées lors de
deux expéditions. Après s’être
morcelés sous l’effet conjugué
du soleil et de l’eau de mer,
les fragments de plastique
peuvent atteindre une
dimension proche de celle du
plancton. Le plancton est un
élément essentiel de la
chaîne alimentaire et pour les
animaux qui s’en nourrissent
la méprise est inéluctable.
Cesdéchets finissent dans les
estomacs des poissons et
pervertissent l’ensemble de la
chaîne alimentaire.
© Surf Rider
Depuis le 21 mai, les ressources halieutiques françaises sont épuisées
New economics foundation et Océan2012, une coalition d’asso-
ciations européennes luttant contre la surpêche, viennent de
publier la dernière édition de leur étude annuelle. Depuis le
21mai, les consommateurs français sont obligés de recourir à
l’importation pour assouvir leur envie de poissons. C’est le
Fish
dependence day
, c’est-à-dire le jour où un pays européen est
obligé de recourir à l’importation de poissons, après avoir
consommé ses propres ressources halieutiques. Bien sûr, c’est
une abstraction intellectuelle et vous pourrez toujours trouver du
poisson français dans les supermarchés, mais cela permet de
s’apercevoir que cette journée arrive toujours plus vite dans l’an-
née. En France, cette journée fatidique a été arrêtéecette année
au 21 mai. L’année dernière, c’était le13 juin ! Les ressources
halieutiques pêchées dans les eaux européennes ont nourri les
Français jusqu’au 20 juin en 2010 contre le 25juillet en 2000 et
le 6 septembre en 1990. Tous les ans, cette date tombe toujours
plus tôt.
Les causes sont connues : la surpêche, des quotas inappropriés,
des méthodes de pêche favorisant le gaspillage et une consom-
mation qui augmente (2 % tous les ans en Europe).
Situées au pied de la plus
haute chaîne du Jura dans
les départements du Jura et
de l’Ain, ces cours d’eau
prennent leurs sources sur
les hauts plateaux ouverts
pour s’écouler en grande
partie dans des gorges for-
mant une succession de cas-
cades et de marmites. Ces
bassins versants de très
bonne qualité abritent une
population de truite fario en
parfait état de santé et de
nombreuses espèces remar-
quables, d’où la nécessité
impérieuse de les préserver.
L’objectif du Fonds pour la
conservation des Rivières
Sauvages pour cette rivière
est d’assurer la pérennité de
sa protection, et par la
même des espèces emblé-
matiques et des milieux re-
marquables associés, en
harmonie avec les activités
économiques de la vallée.
L’organisme qui porte le pro-
jet de labellisation est le
Parc naturel régional du
Haut Jura en partenariat
étroit avec le Groupement
des pêcheurs «Valsemine ».
Par ailleurs, les autres pro-
jets concernés par le Fonds
pour la Conservation des Ri-
vières Sauvages concernent
le Chéran, la Vis et le Léguer.
Un début encourageant !
Renseignements :
Rhône-Alpes
Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages :
Les bassins versants de la Valserine et de la Semine à l’honneur
Actualités
Paul Watson, le fondateur de l’association de protection de
l’environnement Sea Shepherd, a été arrêté en Allemagne et
pourrait être prochainement extradé vers le Costa Rica. Le di-
rigeant de l’association controversée pour ses actions directes
est poursuivi pour avoir tenté en 2002 d’interrompre une cam-
pagne de pêche aux ailerons de requins au large du Guate-
mala. Pêche extrêmement décriée puisqu’elle consiste la
plupart du temps à ne découper que les ailerons des requins
et de remettre les poissons à l’eau. Ainsi mutilés, ils sont voués
à une mort quasiment certaine. Les ailerons de requin consti-
tuent un met de luxe en Asie et notamment à Hongkong. Plus
connu pour ses multiples accrochages avec des baleiniers ja-
ponais, Paul Watson risque gros. Le mandat allemand men-
tionne une «
allégation de violation de trafic maritime
» et
surtout une accusation de tentative de meurtre lancée par
l’équipage du bateau Costa Ricain. Une accusation qui, selon
l’association, serait démentie par des preuves vidéos.
A suivre…
Renseignements : http://www.seashepherd.org/
Le fondateur
de Sea Shepherd
arrêté en Allemagne
Le nouveau président du Sénégal, fraîchement élu, Macky Sall,
vient de respecter une de ses promesses de campagne élec-
torale : l’annulation des autorisations de pêche octroyées aux
29 chalutiers pélagiques étrangers opérant dans les eaux de
son pays. Une bonne nouvelle pour les pêcheurs sénégalais qui
ont vu les ressources halieutiques diminuer dangereusement.
L’association de protection de l’environnement Greenpeace
s’est félicitée de cette décision et a interpellé l’Union euro-
péenne dans un communiqué publié le 18 mai : « L’Union eu-
ropéenne doit prendre ses responsabilités et s’inspirer de cette
décision des dirigeants africains. Plutôt que d’envoyer les na-
vires en surnombre de sa flotte pêcher dans les eaux des pays
en développement, la politique commune des pêches euro-
péenne, actuellement en pleine réforme, devrait limiter le
nombre de bateaux industriels de pêches et favoriser une
pêche locale plus responsable, une pêche artisanale. »
Produits de la mer :
record battu en 2011
Malgré l’affaiblissement des stocks et une inquiétude légitime
sur l’avenir du secteur, l’année 2011 a battu tous les records
de production halieutique mondiale. Selon la FAO, ce n’est
pas de 152 millions de tonnes de produits de la mer qui ont
été produits. Ces chiffres s’expliquent notamment par la re-
prise des captures de petits pélagiques du Pacifique sud-amé-
ricain grâce à des conditions climatiques clémentes et par le
développement de l’aquaculture un peu partout sur le globe.
A noter qu’en terme de consommation, 22 pays concentrent
84 % de la consommation mondiale. Le podium de tête étant
occupé par la Chine, le Japon et les Etats-Unis. La France se
place en 12
position.
Sénégal : une bonne
nouvelle pour la pêche
artisanale locale
La saison 2012 est déjà bien
engagée pour Frank Choron,
guide moniteur de pêche
basé à Lézardrieux dans les
Côtes d’Armor. Son terrain
de jeu s’étend autour des
estuaires du Jaudy et du
Trieux. Il englobe l’île de Bré-
hat, le sillon de Talbert et les
mythiques Roches Douvres
situées à plus de 20 miles
au large. Frank peut vous ini-
tier à de nombreuses tech-
niques de pêche du bar et
du lieu et vous guider au
cœur du dédale d’îles et de
têtes de roche de cette côte
somptueuse aux courants
puissants qu’il connaît par-
faitement. N’hésitez pas à le
contacter pour une simple
partie de pêche sur une
marée ou une plus longue
session avec bivouac sur
une île par exemple.
Tel : 06 61 75 06 66
[email protected]
www.guidedepecheaubar.fr
La Rochelle s’apprête à célébrer le 40
anniversaire du Grand Pavois, son salon nautique international dédié à tous les plaisirs
de la mer. Il se tiendra du 19 au 24 septembre 2012. Plus de 850 exposants sont attendus sur 100.000 m² d’exposition. 300
bateaux seront présentés à flot sur les 750 exposés. L’évènement met également en avant la pêche de loisir grâce à un espace
d’exposition spécialement dédié. Cette année, c’est le Brésil qui sera l’invité d’honneur du Grand Pavois.
Renseignements :
www.grand-pavois.com
Salon : le Grand Pavois a 40 ans !
Franck Choron guide de pêche
dans les Côtes d’Armor
Actualités
Championnat
d’Europe mouche :
des nouvelles de
l’équipe de France
A l’heure où nous bouclons
ce numéro, nous avons reçu
à la rédaction une carte
postale de l’équipe de France
de pêche à la mouche
qui est engagée dans le
Championnat d’Europe
de pêche à la mouche qui
se déroule actuellement
au Portugal (13-25 mai).
Bonjour de l’équipe de
France Mouche au Portugal.
Belles rivières… Beau travail
d’équipe… On espère
beaucoup
». Tout d’abord,
merci à l’équipe de France de
penser à nos lecteurs. Ensuite,
les résultats…
A l’issue de la cinquième
manche, l’équipe a pris la
cinquième place du
classement le samedi 29 mai,
derrière l’Espagne, grand
vainqueur (4 équipiers sur 5
dans les dix premiers !), la
République Tchèque, l’Italie et
le Portugal. Au classement
individuel, Ludovic
Chaomlefell se classe 7
ème
Rendez-vous en Slovénie
début juin pour les
championnats du monde …
Renseignements :
Organisé par l’association Lor’Fishing Events, Cast Again et la Fédération de pêche de la
Meuse, l’Open de pêche des carnassiers aux leurres 2012 s’est déroulé le 1
avril sous un
beau soleil mais avec un vent du nord glacial. Peu importe, car les 28 pêcheurs répartis sur
14 bateaux ont pris 132 poissons maillés (131 brochets et une perche). Cela montre le
potentiel de l’étang du Perroi à Hermeville, d’une surface de 30 ha, géré par la dynamique
fédération départementale de la Meuse ! Si les gros brochets n’étaient pas très actifs, il s’est
pris de nombreux poissons entre 75 et 85 cm. Une belle journée et une organisation parfaite.
www.federation-peche-meuse.fr – http://lor-fishing-events.blogspot.fr
À noter dans tous les agendas : la Lozère va
accueillir la 11e édition du Championnat du
monde de pêche à la mouche des moins
de18 ans. Du 8 au 15 juillet, les meilleurs
moucheurs de la planète, âgés de moins de
18 ans, donc, se rencontreront sur les spots
de cette magnifique région, au patrimoine ha-
lieutique impressionnant : le Lot, la Colagne,
l’Allier ainsi que sur le Lac de Charpal ac-
cueilleront les compétiteurs. La Fédération
internationale des pêches sportives mouche a
confié à la Fédération française de pêche à la
mouche et au lancer (FFPML) l’organisation
de cet événement international. Une bonne
occasion de découvrir la fine fleur de la nou-
velle génération de pêcheurs sportifs à la
mouche. En tout, c’est près d’une centaine de
pêcheurs venus de quinze pays qui tenteront
de gravir la plus haute marche du podium.
Tout au long de la compétition, de nom-
breuses animations seront organisées par la
FFPML : initiation au montage, découverte de
la pêche à la mouche mais aussi protection
de l’environnement. Vous trouverez sur le site
Internet de l’organisation (ci-dessous), toutes
les informations utiles pour suivre cette com-
pétition exceptionnelle.
Renseignements :
http://ffpml2012.com/
Championnat du monde de pêche à la
mouche des moins de18 ans, rendez-vous
en Lozère
Meuse : Hermeville, un Open réussi
Actualités
Un film français
récompensé dans
le Montana
Jean-Pierre et Kathleen Pic-
cin, collaborateurs réguliers
de notre revue, ont reçu le
Bronze Trout Award à l’occa-
sion du 4
festival de films de
pêche à la mouche organisé
par « Winston Rods « , la
marque bien connue des
moucheurs américains. Le
film est une plongée au cœur
de l’Afrique éternelle : élé-
phants, girafes et ces impo-
sants poissons tigres que nos
moucheurs globe-trotters sé-
duisent à la mouche. Bienve-
nue au Bostwana, suivez les
guides et surtout bon film !
Grande-Synthe (59)
26 – 28 Septembre
Assises nationales
de la biodiversité
La 2
ème
édition des Assises Na-
tionales de la biodiversité se
tiendra courant septembre à
Grande-Synthe dans le Nord.
Les participants pourront
échanger et construire des al-
ternatives autour de 12 tables
rondes, de 4 ateliers et de
2séances plénières. L’événe-
ment recevra la visite du phi-
losophe Pierre Rabhi et des
agronomes Claude et Lydia
Bourguignon.
Renseignements :
www.assises-biodiversite.com
Intermarché dans
le filet de la justice
L’association Bloom a défendu
le 1er juin la plainte pour pu-
blicité mensongère qu’elle a
formulée contre le groupe
Mousquetaires-Intermarché,
qui avait été jugée recevable
par l’Autorité de régulation
professionnelle de la publi-
cité (ARPP).
A l’heure où nous bouclons
ce journal, nous n’avons pas
connaissance de la décision
prise par la justice. Nous vous
informerons dès que possible
via notre site Internet
(www.peches-sportives.com).
La chaîne de grandes sur-
faces est attaquée entre au-
tres sur sa démarche de
“pêche responsable”, notam-
ment en ce qui concerne la
pêche profonde à l’aide de
chaluts fortement lestés de la
lingue bleue et du sabre noir.
Bloom dénonce le massacre
des fonds occasionné par cet
équipement non sélectif et se
base sur une étude britan-
nique qui indique que pour la
pêche d’une espèce, 78 au-
tres espèces animales ou vé-
gétales sont sacrifiées.
Rappelons que le groupe
Mousquetaires-Intermarché
dispose de sa propre flotte de
bateaux de pêche (Sca-
pêche).
Quelques dates à ne pas rater…
Paris
3 et 4 juillet 2012,
èmes
Journées de la Recherche Piscicole
Les organismes de recherche INRA, IFREMER, CIRAD et IRD
s’allient de nouveau au CIPA (Comité Interprofessionnel des
Produits de l’Aquaculture), à l’ITAVI (Institut Technique de l’Avi-
culture), au SYSAAF (Syndicat des Sélectionneurs Avicoles et
Aquacoles Français), au Ministère de l’Agriculture (MAAPAR)
et à l’Enseignement aquacole, avec le partenariat exceptionnel
pour cette édition de l’Académie d’Agriculture de France (AAF)
pour organiser ce rendez-vous incontournable des acteurs de
la pisciculture.
Hyères (83)
Du 5 au 8 juillet, Provence Natural Hobby Show
Sur l’hippodrome de Hyères, surplombant la mer Méditerra-
née, l’exposition aura lieu dans un espace de plus de 20 hec-
tares. Plus de 250 exposants sont attendus pour offrir aussi
bien aux pratiquants régionaux qu’aux estivants (30 000 per-
sonnes attendues), toute une palette de produits et d’anima-
tions sur les thèmes suivants : un village chasse, un village
pêche mer et rivières, un village nature « outdoor », un village
artisanal – Produits régionaux de Provence.
Renseignements : www.provencenaturalhobbyshow.com
Et aussi…
• Le Douhet (17),
22 juillet
ème
Fête – Chien – Chasse – Pêche – Nature
• La Chaize-le-Vicomte (85)
, 28 et 29 juillet
ème
Fête de la Chasse, Pêche & Nature
Meillant (18),
29 juillet
• 14
ème
Fête Chasse – Pêche – Cheval – Nature
Nous avons pu découvrir en
avant-première l’adaptation
au cinéma du célèbre roman
du Britannique Paul Torday
Salmon fishing in the Yemen
» (Edité en France sous le titre
Partie de pêche au
Yémen
« ). La version française
du film a pour titre : »
Des sau-
mons dans le Yémen.
L’histoire débute par une pro-
position sonnant comme une
blague absurde : un riche
cheik yéménite (Amr Waked)
propose à un scientifique bri-
tannique (Ewan Mc Gregor),
spécialiste du saumon, d’in-
troduire le fameux
salmo
salar
au cœur de la pénin-
sule arabique. Cette de-
mande insensée devient une
affaire d’Etat quand la direc-
trice des relations publiques
(Kristin Scott Thomas) du
Premier ministre britannique
se met en quête d’une
bonne nouvelle en prove-
nance du Moyen-Orient…
Entre attentats, manifesta-
tions hostiles à l’occident et
prises d’otages, difficile de
trouver une image positive.
Alors lorsque cette histoire
de saumon survient, la spin
doctor saute sur l’occasion.
A la fois conte, comédie ro-
mantique et satyre politique,
le film navigue entre les
styles mais reste résolument
britannique, avec un humour
tout en finesse et en tact.
Alors certes, l’équipe du film
aurait pu choisir un conseiller
pêche plus scrupuleux, – on
n’échappe pas à quelques
contresens techniques -,
mais on passe tout de même
un bon moment.
Le casting est une réussite.
Avec au passage une men-
tion spéciale à Kristin Scott
Thomas pour sa prestation
décapante d’une spécialiste
de la manipulation politique,
un personnage cynique et
violent, au verbe acide et dé-
finitif. Cette fable pose aussi
la question du conformisme,
de sa remise en question et
de l’hybris prométhéen d’un
cheik aux ambitions nobles
mais libérées du principe de
réalité, le saumon et sa lutte
contre le courant « dominant
» étant la parfaite illustration
de ce combat contre la pen-
sée «dominante».
D’ailleurs, lorsque le scienti-
fique accepte ce pari fou, le
réalisateur choisit de le filmer,
remontant à contre-courant le
flot d’une foule dense et pres-
sée. Tel un saumon urbain re-
montant le courant de la
masse, le courant du « bon
sens ».
N’allez pas voir ce film pour
le réalisme des parties de
pêche, ni pour découvrir le
Yémen ou encore le sau-
mon. Non,
Des saumons
dans le Yémen
est juste l’oc-
casion de passer un moment
agréable et songer un peu à
Prométhée et son feu. Et de
se poser une question essen-
tielle : le titan damné pê-
chait-t-il à la mouche ?
Des saumons dans le Yémen
de Lasse Hallström. Sortie le
6 juin.
S. D.
Pays basque : un
concours photos et
vidéos pour sublimer
le gave du Saison
L’office du tourisme de Soule
et l’AAPPMA de la Soule
organise un concours de
photo ouvert à tous les
photographes et vidéastes
amateurs dont le thème est le
gave du Saison en Soule, une
rivière magnifique au cœur du
Pays basque. Il débutera le 15
mai et prendra fin le 1er août
2012. Les gagnants recevront
pour prix un appareil photo
ou une caméra waterproof.
Vous pouvez déposer vos
clichés ou vos films sur la
page Facebook Pêche 64 ou
directement dans les locaux
de l’office du tourisme de
Soule à Mauléon. A vos
caméras donc !
Renseignements :
Tél. 05 59 28 02 37
Cinéma
Ubu part à la pêche au saumon
© 2005 Metropolitan Filmexport
Dans un communiqué du 17 janvier 2012, l’Association fran-
çaise des Compétiteurs de pêche aux leurres (AFCP) annonçait
la naissance du Groupement National Carnassiers aux Leurres
Artificiels (GN CarLA). Un organisme né en accord avec les ins-
tances nationales : Fédération Française de Pêche Sportive au
Coup (FFPSC) et Ministère de la Jeunesse et des Sports. Il est
constitué d’un comité directeur de 20 membres, d’un bureau
fédéral de 8 membres et de son Président, Paul-André Rascle,
élus. Ce mouvement est né de l’initiative de l’AFCPL (Associa-
tion Française des Compétiteurs de Pêche aux Leurres), confor-
mément aux objectifs initiaux de son fondateur Frédéric Jullian,
avec la participation d’autres acteurs, tels que les Défis, les as-
sociations Carnavenir ou Silurus Glanis et bien d’autres. Cette
démarche d’ouverture est présentée comme étant l’évolution
naturelle des choses sur le terrain de la pêche de compétition
des carnassiers en France. On ne peut que se réjouir d’une
telle démarche qui vise à fédérer plusieurs acteurs. Plus de
moyens, plus d’unité, plus de professionnalisme, moins de
“castes”, tels sont les premiers effets ressentis depuis l’appari-
tion de ce jeune groupement.
Les principaux objectifs du GN Carla sont :
-La création et la mise en œuvre des championnats de France
officiels.
-La sélection du Groupe France, réservoir de l’Equipe de France
qui représentera notre pays aux championnats d’Europe et aux
championnats du Monde notamment.
– L’accession plus facile au sport pêche au travers d’un format
sportif fédéral.
Une des conséquences de ce développement, au-delà du
sport, sera de rendre la pêche de loisir accessible à tous, loca-
lement, grâce à la création de clubs.
2012 est une année de transition au cours de laquelle le GN
Carla travaille à une formule de championnat basée sur des
sélections régionales. Le GN Carla s’appuiera sur les Comités
Sportifs Régionaux (CSR) pour les phases de qualification. Cer-
tains CSR sont déjà constitués : Auvergne, Ile de France, Poitou-
Charente, Aquitaine, …
Une belle évolution
La pêche de compétition aux leurres est donc bien partie pour
être beaucoup mieux encadrée et mieux envisager des pers-
pectives internationales. Rappelons-nous qu’il y a une ving-
taine d’années seulement, seuls quelques rares concours
étaient organisés en France. En fondant l’AFCPL en 2005, Fré-
déric Jullian a permis de faire un grand bon en avant avec le
premier circuit national de pêche en bateau. Et que dire du
concept Street Fishing qui relance véritablement la pêche en
milieu urbain ou encore des premières compétitions en float-
tubes ? Le GN Carla hérite donc de la lourde tâche qui consiste
à entretenir l’existant, ce qui demande de l’énergie, des béné-
voles et des idées, tout en ayant pour objectif de passer à la vi-
tesse supérieure. Le Groupement National devra pour cela faire
évoluer la pêche de compétition en la “professionnalisant”.
Nous pensons pour notre part que les concours amicaux, ac-
cessibles à tous, ont tout autant leur place, car ces moments
d’échange et de rencontre sont le tissu de la pêche aux leurres
en France. Mais nul doute que cela n’aura échappé à personne.
La même évolution s’est produite vingt ans plus tôt dans la
pêche à la mouche, et l’histoire nous a montré que la France
s’en est très bien sortie, puisque l’équipe nationale est au-
jourd’hui la plus titrée avec sept titres de champions du
monde. Longue vie au Groupement National Carnassiers aux
Leurres Artificiels !
Renseignements : [email protected]
La pêche de compétition aux leurres en France évolue vers un Groupement national carnassiers aux
leurres artificiels (GN CarLa), grâce à l’affiliation à la FFPSC et au Ministère de la Jeunesse et des
Sports. Désormais, la pêche aux leurres est sortie de son anonymat !
Bienvenue à CarLA !
la réaction des rivières aux
épisodes pluvieux n’est pas
identique d’un cours d’eau à
l’autre.
Ainsi, si certaines réagissent
instantanément par l’appa-
rition de petites crues su-
bites, d’autres exigent plu-
sieurs jours de pluies
abondantes pour enfin voir
leur débit augmenter. En pé-
riode de sécheresse, l’eau
continue de s’écouler dans
les cours d’eau dits perma-
nents alors que les déver-
soirs occasionnels s’assè-
chent. En montagne, en
raison du manteau neigeux,
les débits sont faibles en hi-
ver. En plaine, c’est l’inverse
et les dégâts causés par les
crues sont souvent diffé-
rents d’une vallée à l’autre.
Les caractéristiques des
fluctuations des débits sur
une période donnée – au-
trement dit l’hydrogramme
– sont donc propres à
chaque cours d’eau. Il s’agit
en quelque sorte d’une em-
preinte digitale hydraulique,
appelée par les spécialistes
« régime hydrologique »
Si chaque rivière possède
son régime hydrologique
particulier, des regroupe-
ments peuvent cependant
être effectués en fonction
des saisons d’apparition des
différents types de débits :
–les cours d’eau à régime
glaciaire affichent des dé-
bits très faibles en hiver, éle-
vés en été, et leurs crues les
plus extrêmes interviennent
en période de canicule.
–Les rivières à régime hy-
drologique nival sont à
l’étiage en automne et en
hiver. Au printemps et au
début de l’été, l’apparition
des hautes eaux est la
conséquence de la fonte
des neiges.
–Enfin, le régime hydrolo-
gique pluvial se caractérise
par des fluctuations de débit
directement liées à l’occur-
rence des pluies. Ainsi, en
Europe, les hautes eaux ap-
paraissent en principe au
printemps et à l’automne.
Beaucoup de cours d’eau
possèdent cependant des
régimes hydrologiques
mixtes et il est très fréquent
d’observer une succession
longitudinale de leur hydro-
logie. Le Rhône par exemple
est d’abord à régime gla-
ciaire, puis nival, pour ten-
dre finalement vers le plu-
vial. Ainsi, chaque région
possède une caractéristique
hydrologique singulière, dé-
finie localement par le cli-
mat, la nature géologique
des sols et les précipitations.
Les débits façonnent
les lits des cours d’eau
Les hydrologues différen-
cient les débits de basses
eaux et les débits de hautes
eaux (cf. schéma 1).
Le débit d’étiage est le débit
minimum d’un cours d’eau.
Il détermine la largeur du lit
mouillé, c’est à dire le chenal
d’écoulement en perma-
nence en eau. La plupart du
temps, une notion de fré-
quence, journalière ou men-
suelle, permet de préciser la
récurrence de ce débit. Ainsi,
la loi sur l’eau définit le débit
d’étiage comme étant le dé-
bit mensuel d’étiage qui in-
tervient en moyenne tous
les cinq ans.
Les débits de crues peuvent
être classés en plusieurs
Durance – rivière à forte énergie avec lit en tresse qui a tendance à
devenir méandriforme en raison de l’artificialisation des débits et
du déficit en transport solide.
Schéma 1 : les différents débits
caractéristiques, de l’étiage à la
crue centennale, structurent les
lits emboîtés observés dans un
cours d’eau
catégories en fonction de
leur période de retour :
– La crue annuelle, ou débit
de plein bord (c’est-à-dire
avant débordement), est
l’événement hydrologique
qui intervient en moyenne
tous les ans. Ce débit déli-
mite le lit mineur du cours
d’eau, c’est à dire le lit
mouillé additionné des
bandes latérales de galets
et graviers trop fréquem-
ment inondées ou exon-
dées pour que de la végé-
tation dense puisse se
développer.
–La crue quinquennale, qui
intervient en moyenne une
fois tous les cinq ans, carac-
térise le lit moyen du cours
d’eau. L’énergie déployée
par ce débit est suffisante
pour mettre en mouvement
le matelas fluvial composé
de graviers et de galets et
pour arracher la végétation.
Il est donc essentiel au mo-
delage de l’habitat piscicole.
C’est pour cette raison que
ce débit est couramment
appelé « crue morpho-
gène ».
–La crue centennale, qui
intervient en moyenne une
fois tous les cent ans, est
utile pour délimiter les
zones à risques d’inonda-
tion, soit le lit majeur du
cours d’eau, lit majeur à l’in-
térieur duquel d’ailleurs
toute construction est dan-
gereuse car susceptible de
subir les effets dévastateurs
d’une très forte crue pou-
vant arracher et déplacer
des arbres centenaires.
Du régime hydrologique
à la notion d’habitat
Les différents débits obser-
vés confèrent donc une
énergie au cours d’eau, qui
va dépendre de son type de
régime hydrologique. En
fonction de ce niveau
d’énergie, les caractéris-
tiques de la morphologie
du lit d’étiage au lit majeur
seront différentes. Quatre
styles de lits fluviaux sont
couramment distingués par
les géomorphologues (cf.
schéma 2) :
–À chenal unique recti-
ligne : lit typique d’un cours
d’eau à très haute énergie,
à forte pente et à granulo-
métrie grossière. Cette
forme est celle des hautes
vallées encaissées des ré-
gions montagneuses gla-
ciaires.
–À chenaux multiples en
tresse : lit caractérisé par des
bancs d’alluvions non végé-
talisés, séparant différents
chenaux fréquemment re-
maniés par les crues. Cette
forme est typique des
basses vallées glaciaires ou
des régions à régime hydro-
logique tranché, présentant
un fort transport solide.
– À chenal unique méandri-
forme : lit de forme sinueuse
Substrat grossier d’une rivière à
très forte énergie subissant de
violentes crues interdisant le
développement végétal.
Schéma 2 : quatre principaux styles fluviaux définis selon les
critères de sinuosité et de multiplicité des chenaux (classification de
Rust 1978, tiré de Bravard et Petit 2000).
L’écho du radier
Chenal unique
Chenaux multiples
en tresse
rectiligne
à méandres
anastomosé
Rectiligne
Sinueux
avec des berges partielle-
ment végétalisées, résultant
d’une énergie et d’un char-
riage relativement limité.
Cette forme est typique des
régions collinéennes et de
plaine.
–À chenaux anastomosés :
lit caractérisé par la stabilité
des chenaux à direction
aléatoire, avec une granulo-
métrie fine et une végéta-
tion dense. Cette forme est
typique des régions à très
faible pente arborant de
nombreuses zones hu-
mides.
Un cours d’eau, en fonction
de sa position dans la val-
lée, voit se succéder sur son
linéaire plusieurs styles flu-
viaux différents. Les rup-
tures de pente ainsi que les
passages en gorges ou en-
core les confluences com-
pliquent quelque peu cet
enchaînement. Il n’est donc
pas rare de rencontrer des
inversions, comme un sec-
teur à méandres précédant
un tronçon rectiligne ou en
tresse.
Par extension, le régime hy-
drologique est donc à l’ori-
gine de l’agencement des
éléments constitutifs de
l’habitat aquatique tels que
la vitesse de courant, le
transport solide et la végé-
tation ; A chaque niveau
d’énergie correspond donc
un grand type d’habitat.
En cas de très forte énergie,
le substrat est grossier et
fréquemment remanié par
de violentes crues qui inter-
disent un développement
végétal conséquent. Le lit
mineur est donc étendu et
l’habitat aquatique princi-
palement constitué d’élé-
ments minéraux baignés de
forts courants.
En cas d’énergie moins ex-
trême, les sables et les gra-
viers dominent et consti-
tuent un terreau idéal au
développement de forêts
alluviales denses, résis-
tantes à l’occurrence de
crues modérées. La largeur
du lit mineur reste donc
proche de celle du lit
mouillé. L’habitat aquatique
est ainsi majoritairement
structuré par des éléments
végétaux (racines, hydro-
phytes et bois morts).
Les espèces aquatiques se
sont adaptées à ces
contraintes naturelles. Ainsi
par exemple, pour les pois-
sons, chaque type fluvial
possède son cortège d’es-
pèces adaptées aux condi-
tions du milieu. Sur les sec-
teurs d’eaux vives, la forme
des poissons est allongée.
Si la température reste
fraîche l’ombre et la truite
Les rivières à faible énergie
présentent peu de différence
entre le lit mineur et le lit
mouillé. Ci-dessous, le cas
inverse d’une rivière à plus
forte énergie.
Le régime hydrologique est donc à l’origine de l’agencement
des éléments constitutifs de l’habitat aquatique tels que la
vitesse de courant, le transport solide et la végétation
La Sarine, affluent de l’Aar,
coule en Suisse dans la ré-
gion de Fribourg. Histori-
quement, son régime nivo-
glaciaire était caractérisé
par des débits importants
en été, en raison de la
fonte des neiges, et un dé-
bit faible en hiver lié à l’ac-
cumulation des précipita-
tions sous forme de neige
en montagne. Ses crues
dévastatrices étaient re-
doutées et son débit
d’étiage était soutenu, de
l’ordre de 15 à 20m
/s. La
rivière était donc difficile-
ment franchissable, à tel
point qu’elle a formé une
frontière linguistique bien
connue.
Le peuplement de pois-
sons décrit par les témoi-
gnages historiques des
pêcheurs était essentielle-
ment salmonicole : sau-
mon, truite et ombre. Tou-
tefois, du printemps au
début de l’été, des migra-
tions de reproduction très
abondantes de barbeaux
et de hotus étaient obser-
vées au niveau de Fribourg
et sur les principaux af-
fluents.
De la fin du 19
Siècle
jusque dans les années
1970, 6 gros barrages
(de 16 à 83 m!) ont été
construits pour produire de
l’hydroélectricité tout au
long de son cours. Son ré-
gime hydrologique originel
a donc été progressive-
ment modifié :
Le débit d’étiage a été ré-
duit drastiquement. Pen-
dant de longues années, il
était même nul en aval du
barrage de Rossens et
seuls les affluents assu-
raient un écoulement mi-
nimal en basses eaux… Au-
jourd’hui, en fonction des
secteurs et de la gestion
des barrages, un débit mi-
nimal variant entre 2.5 et
/s est observé.
L’occurrence des crues a
été chamboulée. Les crues
quinquennales morpho-
gènes ont ainsi été réduites
de près de 60% et depuis
trente ans aucun de ces
épisodes qui façonnent les
habitats des cours d’eau
n’a pu être observé. Seules
deux grosses crues d’oc-
currence cinquantennale et
centennale sont survenues
en 2005 et 2007, engen-
drant au final plus de mal
que de bien dans une
rivière qui n’avait plus
l’habitude de déborder…
Les impacts morpholo-
giques de cette artificiali-
sation du régime hydrolo-
gique peuvent être mis en
évidence à l’aide de pho-
tographies aériennes. Le lit
d’étiage multiple de la Sa-
rine, originellement en
tresse, s’est transformée en
chenal unique. L’absence
de crue morphogène a
profité à la végétation qui
a progressivement colo-
nisé et fixé les plages de
galets ou de graviers. Ad-
ditionnée au piégeage du
charriage dans les bar-
rages, une nette diminu-
tion du transport solide est
intervenue et a vraisem-
blablement provoqué un
élargissement du lit
mouillé à l’étiage. En d’au-
tres termes, la nature des
habitats aquatiques de la
Sarine a été totalement
transformée.
Cet exemple de la Sarine
n’est pas unique. De nom-
breux cours d’eau de notre
territoire, ayant subi le
même type d’artificialisa-
tion de leur régime hydro-
logique par l’édification de
barrages régulateurs de
crues. Ce type de rivières
ont vu leurs lits et les ha-
bitats aquatiques associés
largement modifiés par
ces aménagements : Aude
amont, Durance, Verdon,
Dordogne, Truyère, etc.
Le cas de la Sarine
Figure -1. A gauche, une vue aérienne de la Petite Sarine à Rossens en 1952 (source :
http://map.lubis.admin.ch/index.php). A droite, vue aérienne de la Petite Sarine à Rossens en
2009 (Google Earth).
L’écho du radier
Un moucheur
dans la brume
Comment pêcher à la mouche lorsqu’on est malvoyant ? Cela peut paraî-
tre en effet impossible de manipuler de fins nylons, d’accrocher sa mouche,
de percevoir les gobages et de réussir à tromper la méfiance des truites.
Ludovic Delacour est un homme de défi, toujours motivé lorsqu’il s’agit de
dépasser ses limites. Portrait d’un pêcheur dont le talent ne se mesure pas
qu’à la longueur des truites qu’il prend.
Par Philippe Boisson
comme par exemple les associa-
tions forme/silhouette. C’est
surtout durant les toutes pre-
mières années de son dévelop-
pement que le cerveau s’adapte
petit à petit en compensant”.
Tout comme les autres sens de
perception des choses qui chez
lui sont décuplées. “Tu as en-
tendu le gobage en aval de
nous? ” me dit-t-il. “Non, mais
je te crois sur parole ! ”. Nous
marchons sur un sentier impro-
bable jonché de rochers et de ra-
cines lisses. Je glisse à deux re-
prise, lève les yeux, Ludo à pris
trente mètres d’avance sur moi
en une ou deux minutes… Au
début des années 2000, Ludo-
vic pêchait exclusivement la
basse rivière d’Ain dans les
Avec 2/10
ème
chaque œil et sans
vision binoculaire,
Ludovic arrive
malgré tout à
pêcher à la
mouche. Son
cerveau compense
son handicap en
mettant à profit les
contrastes et les
associations
d’images.
Dans 90% des cas,
il ne voit pas sa
mouche sur l’eau.
Il entend en
revanche le
moindre gobage et
se tient prêt à
ferrer au moindre
signe qui pourrait
lui indiquer la
prise d’une mouche
par une truite dans
le périmètre large
qu’il observe.
Le blog “Un moucheur dans la brume”,
vise à donner l’espoir à d’autres personnes
qui souffrent d’un handicap, de pouvoir se
passionner pour une activité d’ordinaire
réservée aux “valides”.
environs de Priay. Pour un pê-
cheur à la mouche sèche, cette
rivière est assez aléatoire et
présente globalement peu d’op-
portunités. Depuis quelques
saisons, les cours d’eau de mon-
tagne ont sa faveur car les go-
bages sont infiniment plus
nombreux, même si les truites y
sont beaucoup plus petites. “Je
me fiche de la taille des truites
que je prends. Si l’endroit est
sympathique et qu’il y a de l’ac-
tivité en surface, cela suffit gran-
dement à mon bonheur. J’ai du
mal à comprendre les pêcheurs
qui font la gueule parce qu’ils
n’ont pas vu une truite de
60cm de la journée. Ils ne sont
pas conscients de la chance qu’ils
ont d’être en pleine possession
de leurs moyens, au point qu’ils
n’apprécient plus le simple fait
d’être dans un bel endroit avec
des amis.” Au cours de cette
journée passée ensemble, Ludo-
vic prendra quatre truites, de
tailles modestes, mais très hono-
rables pour cette rivière. Je lui ai
donné quelques “combines” qui
lui simplifieront les choses, tout
comme Marcel Formica (l’acteur
du DVD de ce magazine) qui l’a
incité à utiliser des mouches pa-
rachute au toupet blanc et au
hackle roux. Ludovic distingue
en effet bien mieux les choses
contrastées que celles aux cou-
leurs unies, et avec son aile en
queue de veau blanche, cette
mouche est par conséquent bien
plus visible pour lui.
La pêche à la mouche a changé
sa vie. Après plusieurs dépres-
sions, Ludo a trouvé l’activité
qui lui convient. Comme à son
habitude il n’a pas choisi
quelque chose de facile et, de-
puis peu, il s’est mis au montage
des mouches, aidé par ses amis
pêcheurs. Autre défi, son blog,
“Un moucheur dans la brume”,
vise à donner l’espoir à d’autres
personnes qui souffrent d’un
handicap, de pouvoir se pas-
sionner pour une activité d’or-
dinaire réservée aux “valides”.
Ludovic en profite aussi pour
faire partager sa passion pour la
pêche à son fils Thomas, âgé de
6 ans et qui a n’en pas douter est
à très bonne école de la pêche et
de la vie.
Le blog de Ludovic Delacour :
www.unmoucheurdansla-
brume.com
Portrait
Chaque poisson,
quel que soit sa
taille, est un grand
moment de bonheur
pour Ludo. Depuis
peu il s’est mis au
montage des
mouches et les
résultats sont très
prometteurs.
es deux-là ne se
quittaient pas. Ils
passaient leur vie
ensemble. Et dans
leur vie, il y avait la pêche, que
la pêche ou presque. Il s’agissait
d’un de ces couples improba-
bles uni par rien de ce qui d’ha-
bitude unit les êtres : la passion,
l’intérêt ou le sexe. Non, ce qui
rassemblait ces ceux-là était
pour chacun, le besoin de pou-
voir compter sur quelqu’un
toujours disponible pour se
chamailler. Ils étaient ainsi l’un
comme l’autre, à la fois la flèche
et la cible, l’archet et le violon,
le marteau et l’enclume.
Les occasions de se disputer ne
manquent pas à la pêche. On
peut n’être d’accord sur rien : la
couleur de l’eau, l’humeur des
poissons, le choix des appâts.
La dispute y est facile. Ce n’est
qu’une question de bonne
volonté et, de l’entrain, ils n’en
manquaient pas.
Un soir de juillet, pourtant,
une de ces escarmouches faillit
mal tourner. Cela promettait
d’être une belle soirée, avec,
comme les jours précédents,
une forte éclosion de petites
phryganes grises que truites et
ombres trouvaient à leur goût.
Cette tribu de trichoptères
« tenait » la rivière depuis le
début de la semaine. Ils avaient
tous la même taille et la même
couleur et c’était manifeste-
ment leur semaine.
Des deux hommes seul Grin-
cheux A était capable de mon-
ter une mouche. Il avait vite
compris qu’il fallait s’adapter et
avait confectionné dès le lende-
main du premier coup du soir
une assez jolie brochette de
sedges à ailes grises de la bonne
taille. Grincheux B, qui n’avait
rien dans ses boîtes qui corres-
ponde à ce qui défilait sur la
rivière, devait dans ce cas-là s’en
remettre à la mansuétude – au
demeurant inexistante – de
Grincheux A qui en profitait
pour lui refiler des mouches
dont il était certain qu’elles ne
séduiraient aucun poisson.
Et ce deuxième soir fut pour
l’un celui du triomphe et pour
l’autre une cruelle et humiliante
séance de comptage de tout ce
qui entrait dans l’épuisette de
son cher voisin et ennemi. A
captura 4 ombres et 3 truites et
en conserva deux pour leur
repas du lendemain. (il ne fal-
lait pas négliger la part de B qui
détestait le poisson mais n’avait
jamais osé l’avouer.) A leur
retour à l’hôtel, Grincheux la
bredouille monta dans sa cham-
bre sans demander son reste,
tandis que Grincheux triom-
phateur prenait le chemin du
bar pour arroser cet excellent
coup du soir.
Au petit déjeuner du lende-
main ils n’échangèrent pas un
mot : la vraie mauvaise humeur
se passe de commentaires. Puis
ils s’enfermèrent chacun dans sa
chambre, l’un pour monter des
mouches et l’autre pour rumi-
ner. A midi, Grincheux A posa
trois boîtes sur la table de leur
déjeuner et attaqua sa truite
sans prêter plus d’attention à
Grincheux B qui paraissait
avoir une arête plantée dans le
gosier avant même d’avoir
commencé à manger son pois-
son. Le reste du repas fut sans
surprise : nul n’est besoin de
soupe pour faire la grimace.
Au fromage, B fut appelé au
téléphone. Une histoire d’im-
payé dont son comptable vou-
lait absolument l’entretenir. Il
en revint d’encore plus mau-
vaise humeur. A ne l’avait pas
attendu. Sa chaise était vide et
Grincheux B allait se dire pour
la énième fois qu’il avait eu
bien tort de le rattraper par le
gilet ce matin de mars où l’au-
tre avait glissé en traversant le
Doubs, quand un grand sourire
éclaira son visage : Grincheux A
avait oublié une de ses boîtes à
mouches sur la table.
Grincheux B regarda à droite et
à gauche, se retourna pour véri-
fier que l’autre n’était pas en
train de revenir et mit preste-
ment la petite boite en plas-
tique dans sa poche. Puis il
monta dans sa chambre, l’ou-
vrit rapidement et constata
qu’elle contenait une dizaine
des fameux sedges gris dont le
défaut lui avait été si pénible. Il
s’allongea le cœur léger pour
une courte sieste bien méritée.
(Sa mauvaise fortune lui ayant
valu quelques insomnies les
jours précédents.)
Quand il descendit deux heures
plus tard, A l’attendait depuis
B tourna légèrement le dos à A et sortit
la petite boîte en plastique du gilet.
Il l’ouvrit délicatement pour en extraire
un petit sedge gris qu’il entreprit d’enfiler
sur son bas de ligne.
un moment déjà, équipé de
pieds en capes, prêt pour une
nouvelle démonstration. Les
deux hommes échangèrent un
étrange sourire qui disait pour
l’un :
« Ca va encore être ta fête… »
Et pour l’autre :
« Tu ne t’en es pas aperçu. Mais
j’ai ta boîte et tu ne le sais pas. »
Et en aparté :
« Avec un peu de chance, il n’a
même plus du tout de sedges. »
La première partie de la séance
de pêche fut comme tous les
rounds d’observation : il ne s’y
passa rien. Les deux hommes
parcoururent les deux rives du
Doubs, la suisse et la française,
à la façon des marathoniens, en
courant l’un derrière l’autre
pour arriver avant, traverser
avant, être le premier à faire fuir
le poisson sans l’avoir vu, bref
la routine des parties de pêche
imbéciles ou s’avalent kilomè-
tres et illusions.
Ils voyagèrent ainsi de la “Sau-
çotte” aux “kayaks”, cassèrent le
coup de deux ou trois vrais
pêcheurs en approche d’une
dormeuse vite réveillée et fini-
rent par atteindre l’heure bénie
du coup du soir où la rivière
frissonne des éclosions qui la
chatouillent, où fil noir et fil
blanc deviennent gris et où les
poissons décident enfin, quand
le menu leur plaît, de passer à
table.
Pour ce moment décisif, ils
s’étaient installés en bordure
des tufs à l’aval de la Verrerie,
côté France, pour être plus près
des gros ombres qui gobaient là
Nouvelle
n m’a dit que vous
défendiez les ani-
maux. C’est donc à
vous que j’adresse
cet appel au secours. Vous dont
le corps, à une certaine époque,
a considérablement fait progres-
ser la lubricité contemporaine,
avant que vous ne décidiez de le
soustraire aux regards concupis-
cents pour le mettre au service
de la cause animale, entendez le
cri d’une carpe – que l’on dit
pourtant muette-.
Je suis, chère Brigitte – vous
permettez que je vous appelle
Brigitte ?- (On est pas du même
bord politique mais cela n’em-
pêchera pas que vous me com-
preniez). Je suis donc, chère
Brigitte victime de harcèle-
ments répétés et divers d’une
nature, jusque-là inconnue de
nous les poissons. Je m’ex-
plique. Depuis quelques temps,
d’étranges créatures, pâles
copies de la sirène que vous
fûtes, ont pris l’habitude de
venir se frotter contre nos
écailles. Ce qui, je dois vous
l’avouer, est parfaitement
dégouttant et dégradant.
Passe encore que l’on nous
traque jour et nuit pour nous
obliger à manger toutes sortes
de nourritures immondes qu’ils
Nouvelle
Chère Brigitte Bardot,
Depuis quelques années, des petits malins s’amusent à faire de la photo de
charme avec carpes et silures. Pour des clients dont on ne sait s’ils regardent
la nymphette ou le poisson. Un commerce plutôt lucratif qui nous vaut cette
lettre à Brigitte Bardot.
Par Vincent Lalu
’était un soir de
printemps douce-
ment ensoleillé. Lors
de son footing heb-
domadaire, Didouche profitait
du vent doux sur lequel dan-
saient les feuilles des peupliers
qui bordaient un cours d’eau
particulièrement caillouté.
Intrigué par une ligne qu’il
voyait voltiger, légère, s’étendre
comme se déploie la lumière,
pour enfin se poser comme un
souffle d’air, le jeune sportif
s’était arrêté au bord du sentier
qui longeait la partie ombragée
de la rivière. A la pointe d’un
arbuste densément feuillu qui
gisait au milieu du cours d’eau,
une tige noire aiguisée, solide et
flexible, se balançait en cadence
comme une branche régulière-
ment chahutée par deux vents
contraires.
Essoufflé, les mains sur les
genoux, Didouche fixait atten-
tivement l’arbuste. Imaginant la
silhouette du pêcheur qui s’y
dissimulait, il vit en l’espace
d’un instant le feuillu prendre
une apparence humaine.
Déguisé d’une tenue de camou-
flage « naturéaliste », le buisson
imitait ainsi la technique d’un
fin pêcheur à la mouche.
L’attention du jeune spectateur
se détourna peu à peu de la
scène que la tromperie rendait
trompeuse. En remontant
jusqu’à son extrémité la soie du
pêcheur « 100% naturel », ses
yeux perçurent la mouche, une
Et voici
la mouche à sucer
Fini l’hameçon avec ou sans ardillon, de fin fer qui pique le poisson, la nou-
velle mode est de pêcher sans hameçon du tout. Le poisson gobe ; il a le temps
de goûter la mouche et de la recracher dans dommage pour lui. Du plaisir
pour tout le monde
Par David Sayagh
Nouvelle
es pêcheurs en
nymphe à vue sont des
êtres compliqués. Ils
pestent contre le ciel
gris et les nuages qui durant
tout le printemps les empêchent
de discerner correctement le
fond de la rivière, ils espèrent
un petit rayon de soleil pour les
aider à lever partiellement le
voile sur les secrets du fond de
l’eau et voilà que l’été venu, ils
considèrent alors qu’il y a trop
de lumière !
Ombres, reflets, silhouette qui
se découpe en pleine lumière,
les salmonidés nous voient venir
de loin. Apprenons à jouer avec
l’ombre et la lumière pour que
ce ne soit pas les poissons qui se
jouent de nous !
L’ombre et la lumière
Quand elles ne sont pas déran-
gées quotidiennement, les
truites ne sont pas aussi luci-
fuges qu’on pourrait le croire.
Les truites ne recherchent pas
l’ombre pour elle-même mais
parce qu’elle constitue un abri.
Sous un rocher, sous un arbre,
sous l’eau blanche d’un courant,
ce qui importe c’est de ne pas
être vues des prédateurs, qu’ils
soient hérons, pêcheurs ou cor-
morans.
Leur mimétisme permet de s’ac-
commoder aussi bien de l’om-
bre que de la lumière. Blanches
en pleine eau ou zébrées au-des-
sus des fonds de galets ; noires
quand elles tiennent l’ombre ou
jaunes lorsqu’elles reposent sur
un lit de sable, le mimétisme
constitue l’habit de bon sens
avec lequel s’habillent les
truites!
Si les poissons s’accommodent
de l’ombre et de la lumière, les
pêcheurs, eux, ont plus de pro-
blèmes lorsqu’il s’agit de ne pas
se faire voir : le soleil qui nous
éclaire généreusement nous rend
aussi discernable qu’un tableau
bien éclairé dans une vitrine.
Nos gestes et notre silhouette
projettent alors des ombres qui
balaient le fond de la rivière sans
que l’on ne s’en rende compte.
Ombre du pêcheur, ombre de la
canne, de la soie mais aussi du
bas de ligne et des branches que
l’on secoue involontairement en
se déplaçant sur la berge… aux-
pêcheur à la mouche. Cela va
du coupe fil au bouton enrou-
leur en passant par la montre,
les anneaux, le blank de la
canne et même le fil. Selon
l’angle du soleil, tout est sus-
ceptible de briller et si les meil-
leures peintures mates
réduisent ce défaut, elles ne le
suppriment pas totalement !
Regardez un confrère fouetter à
cent mètres de vous. Vous ne
percevrez pas l’épaisseur de sa
canne, mais en revanche vous
verrez les reflets renvoyés par les
anneaux et le blank. Cela peut
devenir pathétique : être vu à
cent mètres et croire que la fario
qui se tient à un jet de bas de
ligne ne nous voit pas !
Nous sommes tellement émer-
veillés devant l’apparition d’un
poisson et entraînés par notre
geste que nous en perdons toute
retenue. Apprenons à prendre
un peu de recul et à nous
dédoubler pour nous regarder
comme de l’extérieur. Souvent
ce petit temps d’arrêt avant l’ac-
tion peut éviter bien des mala-
dresses. Quand on a fait fuir la
seule truite de la journée avant
d’avoir pu lancer, ce goût pour
la réflexion devient une seconde
nature !
Le plus surprenant est que
même les cannes les plus mates
renvoient des reflets, et ne par-
lons pas des modèles vernis !
Plutôt que de sortir tous les ans
des modèles de canne à
mouches dotées d’actions révo-
lutionnaires (jusqu’à la collec-
tion suivante !) nos fabricants
préférés ne pourraient-ils pas
commencer par produire des
modèles VRAIMENT mats ?
En attendant, je vous conseille
de fouetter à l’ombre !
Après le plein soleil et les reflets,
c’est à l’ombre qu’il faut être
particulièrement attentif en été.
L’ombre est à la fois une alliée et
une ennemie selon qu’elle nous
aide à nous cacher ou qu’elle
trahit notre présence.
Bien évidemment, on essaiera
de se tenir à l’ombre chaque fois
que c’est possible, et pour une
fois, en été, confort et efficacité
se rejoindront.
Quand ce n’est pas le cas et que
l’on est contraint de se tenir en
plein soleil, il faudra porter une
attention toute particulière aux
ombres que nous projetons au
fond de l’eau en nous dépla-
çant, qu’il s’agisse de l’ombre de
notre silhouette ou bien de celle
de notre canne. Une fois de
plus, il ne faut pas voir que le
poisson au fond de l’eau, mais
plutôt tout l’environnement
que nous modifions lorsque
nous sommes en action de
pêche. Pour cela, la lenteur et la
patience sont les meilleurs alliés.
Un détail que l’on soupçonne
rarement consiste dans l’ombre
qu’une pointe en dix centièmes
peut projeter sur les galets d’une
gravière. Les longues pointes, les
posés détendus et l’emploi de
nymphes non-lestées ne per-
mettent pas toujours au nylon
de s’immerger rapidement,
même si l’on a pris soin de le
dégraisser correctement au
préalable.
Pour qu’il disparaisse sous l’eau,
il est alors nécessaire que le
poids de la nymphe l’entraîne
peu à peu, mais il n’est pas rare
que la moitié de la pointe reliée
au porte-pointe reste comme
engluée à la surface sans pou-
voir la percer. Ce modeste dix
centièmes projette alors une
ombre énorme au fond de la
rivière. Sous un mètre d’eau le
trait d’ombre qui balaie les
galets mesure plusieurs centi-
mètres. Les truites n’ont qu’à le
suivre pour savoir où se trouve
Expertise
Les jours maussades
tout est plus simple,
mais on ne choisit
pas toujours !
Ce modeste dix centièmes projette alors
une ombre énorme au fond de la rivière.
Sous un mètre d’eau le trait d’ombre
qui balaie les galets mesure plusieurs
centimètres
hez nous, dans le
Montana, on aime
les filles et la bagarre.
On aime aussi les
alcools forts, mais moi ce que je
préfère, c’est la pêche à la truite.
Tenez, l’autre matin, je sais plus
pourquoi, je me suis retrouvé à
roupiller à l’arrière de la Ford
pick-up de mon pote Jimmy. Je
dormais profondément quand
mon vieux farceur de compa-
gnon a mis un coup de première
et que j’ai roulé au torrent avec
mon couchage :
– « C’est malin, Jim, me v’là
trempé…»
– « Pour sûr cow-boy. Avec ton
fourreau, tu m’fais penser à ces
traîne-bûches qu’aiment à bou-
lotter les truites ! Pendant qu’t’es
dans l’eau, regarde donc voir s’il
y’a des exuvies accrochées aux
pierres… Cela ressemble un peu
aux bas qu’une bonne femme
aurait laissés sur une chaise, mais
sans la bonne femme dedans, tu
comprends?»
– « J’en ai déjà vu, Jim, je ne suis
pas sot… Oh ! en v’là !… Et des
belles ! Le coup du soir a dû être
terrible ! »
– « C’est possible… cela nous
laisse une douzaine d’heures
pour monter quelques mouches
et boire de l’alcool fort avant le
prochain coup du soir.»
– « Ow ! Ow !» Que je lui fais.
– « Ow ! Ow ! Ow ! » Qu’il me
répond.
Quand j’ai eu fini de ramper le
raidillon avec mon couchage, je
me suis senti un peu patraque.
Jimmy baillait aux mouches
depuis longtemps. Il reposait sur
Montana dream
Anonyme. Traduit de l’américain par Jessie Michel
Nouvelle
moi-même mieux que par l’al-
cool, les eaux de la rivière
oubliée faisaient de moi une par-
tie vivante de la nature.
Jimmy se tenait sur l’autre rive
de ce nirvana halieutique. Je
n’aurais pas dû lui tourner le
dos, car il choisit le point
paroxystique de la contempla-
tion pour me balancer une
bouteille d’alcool beaucoup trop
fort. Je la reçus en pleine tête.
– « Ow ! Ow ! Ow !
– Désolé, vieux frère, je ne vou-
lais pas te blesser ! »
– « Tu m’as fait un mal de che-
val! »
– « Bois donc une rasade pour te
remonter. »
Je parvins à neutraliser cet objet
contondant sans trop de peine,
mais après, sensibles à la beauté
du soir, nous n’avons plus beau-
coup pêché.
J’ai bien senti une belle tirée
alors que ma mouche draguait
plein aval en traversant un
rapide. Après une brève bagarre,
Jimmy se posta derrière un
rocher avec l’épuisette et il par-
vint à pocher ma capture, mais
nous fûmes déçus tous les deux
car il s’avera que ce n’était que
ma Banion qui avait bouclé sur
le bas de ligne.
Ensuite, nous nous sommes assis
sur un rocher à contempler les
reflets de la lune qui dansaient
sur les courants et j’ai commencé
à murmurer quelques vers (de
poète) :
« Sur l’onde noire et calme où
dorment les étoiles, la belle
Ophélia flotte comme… »
– « Ta gueule.»
– « N’aimes-tu donc point les
belles lettres, Jimmy ? Un
pêcheur ne peut pas être insensi-
ble à ce genre de choses…»
– « Tais-toi, j’ai entendu un
bruit… Là, derrière les buis-
sons… C’est p’t-être bien une
bande de cougars qui tente de
nous prendre à revers. On m’a
raconté des histoires terrifiantes
à propos de ces bêtes. Le vieux
Dicky s’est fait attaquer du côté
de Soornet Valley. Depuis le
pauvre homme est infirme. »
– « Je suis armé, Jim, j’ai le vieux
colt que m’a offert P’pa pour
mes six ans…»
Jimmy avait raison. Une
silhouette sombre et légère appa-
rut à quelques mètres de nous
avant de se dévêtir et de rentrer
doucement dans le torrent
mutin. Il me sembla que son
corps effleurait les reflets de la
lune avec la douceur des baisers
des truites.
– « Oh la belle bête, ce n’est assu-
rément pas un cougar… Je la
r’connais, c’est Miss Harper !
Vois ces cheveux de lune… Elle
fut ma maîtresse lorsque j’avais
cinq ans. »
– « Crois-tu ? J’ai un doute. Elle
me semble bien charpentée la
Miss…»
– « Non, c’est-elle. On dit qu’elle
aime la nature et qu’elle ne se
lave qu’à l’eau des rivières…»
– « Du moment qu’elle se
lave…»
– « N’ayez pas peur, Miss Har-
per, nous ne sommes que deux
cow-boys qui aiment à musarder
la nuit au bord des rivières. Ne
prenez pas ombrage de notre
présence, nous ne sommes pas
de ces mal-pensants qui regar-
dent les dames se dévêtir sous la
pleine lune… Si l’obscurité ne
vous effraie pas et que vous
acceptez d’être notre camarade,
nous pouvons partager un verre
d’alcool fort… « Va donc cher-
cher un verre pour Miss Harper,
une dame qui se respecte ne
doit pas boire à la bouteille…»
Ensuite Miss Harper prit place à
nos côtés et ce fut la plus char-
mante nuit étoilée qu’on ait
connue dans le Montana. Un
torrent de vie et de douceur
courrait et s’enroulait entre les
étoiles comme entre les rochers
de la green big black foot. Je
crois bien que, cette nuit, la
rivière se confondait avec la voie
lactée… mais dans ma tête tout
resta très confus, rapport à ce
maudit alcool fort.
Un rêve indien habitait ma cer-
velle : j’étais un hibou perché sur
une branche et bercé de ses pro-
pres hululements.
Au matin, Miss Harper avait dis-
paru avec la légèreté d’un songe.
Nous fumes tout raides d’effroi
lorsque nous tombâmes sur Jo
qui campait un peu plus bas
La morale de cette histoire, car il
en faut toujours une, c’est que
quand on est un cow-boy du
Montana, on a raison d’aimer les
filles et la bagarre et qu’on a
encore plus raison d’aimer la
pêche à la truite. Mais je vous en
conjure, jeunes gens, l’ivresse de
la pêche se suffit à elle-même…
En tout cas, depuis cette histoire,
je peux vous dire que je n’ai
jamais plus touché une bouteille
d’alcool fort. Ouais.
(1) : cf Mark Twain : Jo Harper,
plus connu sous le nom de Jo l’in-
dien.
Une silhouette sombre et légère apparut
à quelques mètres de nous avant de se
dévêtir et de rentrer doucement dans
le torrent mutin.
Le livre
que tous
les pêcheurs
à la mouche
attendaient
Oui,
je désire recevoir
De la pêche à la nymphe
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De la pêche
à la nymphe
Quai des Plumes
Philippe Boisson
De la pêche à la nymphe
PS92
Les hameçons dérivés de la
pêche du black-bass, cachés
dans les leurres permettent de
traquer les bars jusque dans les
massifs de goémon, zones où il
y a peu encore, aucun leurre ne
pouvait passer sans s’accrocher.
Autre évolution, souvent pro-
posée par les guides qui dispo-
sent de bateaux permettant de
s’aventurer au large, la pêche
dite en “traction” permet la re-
cherche aux leurres souples for-
tement lestés (50 à 150 g) de
gros bars sur les épaves et les
têtes de roches profondes.
Cette fuite vers les grands fonds
n’est pourtant pas la seule solu-
tion possible pour prendre des
bars. D’ailleurs, beaucoup s’ac-
cordent à dire que sur les zones
accessibles depuis le bord, les
bars sont moins dérangés que
sur les bons coups à faire en ba-
teau, qui ne nos jours sont tous
archivés par points GPS. L’été,
le bar vient à la côte et chasse de
la tombée de la nuit jusqu’au
lever du jour. C’est l’occasion
d’une pêche très agréable qui
allie la marche et parfois même
l’escalade aux plaisirs de la pêche
côtière. Equipé d’un lancer
léger, de têtes lestées de 3 à 15 g
et de quelques leurres souples,
cela suffit pour faire de belles
pêches. Même les moucheurs
peuvent également bien réussir,
parfois mieux que les pêcheurs
aux leurres, par mer d’huile ou
seul un streamer est alors suffi-
samment discret pour tromper
la méfiance des bars dans ces
conditions.
Ce dossier va donc nous per-
mettre de faire le point sur les
meilleurs leurres du moment et
sur l’opportunité de leur utili-
sation en fonction des condi-
tions rencontrées. Il se veut
donc obligatoirement arbi-
traire, dans le but de vous faci-
liter le choix parmi les centaines
de modèles proposés. En re-
vanche, il est capital de bien
respecter les conseils d’utilisa-
tion car mal utilisé ou mal
animé, le meilleur des leurres
ne vaut rien…
Et le loup dans tout ça ?
Espèce identique au bar européen de l’Atlantique et de la
Manche, le loup Méditerranéen se pêche avec les mêmes
leurres. Il faut tout de même savoir que le loup ne vit pas en
banc aussi nombreux que son cousin. La recherche est donc
différente. Les poissons nageurs sont tout indiqués pour
ratisser large et capter l’attention des poissons chasseurs.
Le mieux étant de pratiquer une pêche mobile pour tomber
sur des poissons chasseurs sur des postes présumés
favorables. Les leurres bruiteurs donnent encore de très
bons résultats en Méditerranée. Le Lucky Craft Flash
Minnow, qui ne marche plus aussi bien que par le passé en
Manche, reste ici toujours une référence absolue. La pêche
aux leurres souples donne aussi de bons résultats,
notamment dans les étangs autour du Gruissan ou à la
verticale d’un bateau sur des têtes de roche.
8. Illex Gambit Pin Tail 9,5 et
11 cm
Série de leurres conçus pour être
aromatisés avec un attractant dédié
en gel. Le Pin Tail est très souple et
sa queue munie d’une petite boule
vibre fortement.
Conseils d’utilisation :
selon le
poids de la tête lestée qui lui est as-
sociée et la vigueur de l’animation
choisie, le Gambit Pin Tail peut tout
autant griffer la surface que pêcher
dans 10 mètres d’eau. Comme tous
les leurres à queue fine, il s’accom-
mode très bien des têtes nageuses
effilées, qui contribuent à le faire se
désaxer.
9. Storm série Eel
Appât de choix pour la pêche du
bar, les jeunes anguilles (eel en an-
glais) ont inspiré plusieurs leurres à
la marque Storm. Des leurres longs
et munis pour certains de plombs
en forme de palette qui donnent au
leurre une nage ondulante… comme
une anguille bien sûr. La Swim’n Eel
en est la meilleure illustration. Il s’agit
d’un leurre à lancer et à ramener en
moulinant régulièrement. Quant aux
Jig’n’Eel et à l’Ultra Eel (nouveauté
2012), ils sont avant tout fait pour
une utilisation en animation verticale
sous le bateau.
Conseils d’utilisation :
de ces trois
imitations d’anguilles souples, la
plus polyvalente reste la Swim’n’Eel
dont la nage est surprenante de réa-
lisme. Un leurre facile à utiliser car il
nage tout seul.
10. Flashmer Mega Shad
Bien connu de tous les pêcheurs de
bars, le Mega Shad reste un des
leurres souples qui compte pour les
pêches profondes en bateau. Très
beaux coloris. La réussite d’un shad
tient aux vibrations qu’il émet. Celles
du Mega Shad plaisent aux bars.
Flashmer a eu la bonne idée de dé-
velopper une tête lestée spécifique à
son leurre qui lui va comme un gant.
Disponible en six tailles entre 3 et 17
cm. Les modèles de 12, 15 et 17
cm sont les plus utilisés.
Conseils d’utilisation :
très prisé
des bons pêcheurs pour la pêche
en dérive et en traction. Le Mega
Shad pêche tout seul sous l’effet du
courant ou d’une récupération en
dents de scie.
11. Savagear LB Sandeel
Excellent leurre à l’origine de
grosses pêches du côté de Bréhat
depuis deux ans. En tailles 10, 14 et
15,5 cm, le Sandeel permet d’imiter
les lançons. Leur corps fin et leur
flap caudal long en font des leurres
très particuliers à la nage atypique,
très chaloupée.
FOCUS
15. Duo Beach Walker 90
et 110 S
La marque japonaise Duo est l’une
des plus actives pour améliorer les
modèles de poissons nageurs. Le
Beach Walker en est un bel exemple.
Ce jerkbait coulant a spécialement
été conçu pour ne pas “décrocher”
sous l’effet des grosses vagues et
dans les forts courants, problème
que connaissent beaucoup de pois-
sons nageurs. Il dispose d’un lest
fixe qui lui fait garder le cap. Il est
parfait pour pêcher derrière la pre-
mière vague sur les plages pentues.
Les Beach Walker pèsent respecti-
vement 16 g et 20 g.
Conseils d’utilisation :
animation
virile dans les forts courants et dans
les vagues. Le Beach Walker se
charge de rester en ligne.
16. JMC Gummy
Ce n’est ni un leurre ni un streamer,
mais un peu des deux. Le Gummy
est utilisé soit à environ cinquante
centimètres devant un poisson na-
geur de type jerk bait, soit en guise
de streamer avec un ensemble
mouche pour soie n° 7 à 9. Par mer
d’huile, il est l’auteur de grosses
pêches, dans des conditions où les
bars refusent catégoriquement les
leurres de plus grosses tailles.
Conseils d’utilisation :
le Gummy
imite un alevin de 7 cm. Il ne pèse
presque rien et c’est pour ça qu’il est
utilisable à la mouche. La récupéra-
tion se fait comme avec un streamer
normal, par tirées entrecoupées
d’arrêts plus ou moins longs.
17. Illex Super Pin Tail 100
Très bon leurre de petite taille crée
par Seiji Kato, très réaliste, à asso-
cier à une tête nageuse de type De-
coy SV 67 (5 ou 7 g) ou SV 69 (0,9 g).
Idéal pour la pêche par temps calme
depuis le bord ou en bateau.
Conseils d’utilisation :
la forme du
Super Pin Tail favorise une nage ra-
pide, tandis que la tête SV l’aide à
partir dans tous les sens. C’est la re-
cette de la nage d’un petit poisson
qui fuit les prédateurs…
18. Fish Arrow Flash J
3 pouces
Un petit leurre souple très réaliste qui
envoie des éclats de brillance grâce
àsa feuille métallique interne. Excel-
lent pour le sandre, il l’est aussi pour
le bar. Le Flash J peut se placer 50
cm devant un poisson nageur sur un
hameçon simple ou bien être utilisé
sur une petite tête lestée nageuse de
3 à 7 g. Dans ce cas il nage de façon
très rapide et désordonnée. Un bon
tandem pour la pêche depuis le bord
à l’aube ou au crépuscule.
Conseils d’utilisation :
l’erreur se-
rait de l’associer à une tête non na-
geuse (ronde ou sabot). Dépourvu
FOCUS
FOCUS
FOCUS
26. Zenith Z-Claw
Le Z-Claw est un stickbait qui pré-
sente la particularité de se tenir très
bas sur l’eau. Dans le clapot, il passe
souvent sous la pellicule, ce qui est
un avantage car, certains jours, les
bars hésitent à prendre les leurres en
surface.
Conseils d’utilisation :
le Z-Claw
est plus difficile à bien faire nager
que la plupart des autres stickbaits.
Il demande des gestes précis d’une
grande régularité pour obtenir une
nage en S (dite “walking the dog”).
27. Rapala Trigger X Paddle Tail
Shad de 9 cm imprégné de Trigger X,
l’attractant maison de chez Rapala,
Le Trigger X a été développé en An-
gleterre pour accroître l’appétit des
poissons d’élevages. Au sandre
comme au bar, nombreux sont les
pêcheurs qui ont adopté les leurres
souples Rapala.
Conseils d’utilisation :
à monter sur
une tête lestée ronde ou “football” ;
Et surtout, bien respecter la vitesse
de battement de la caudale de ce
leurre.
Conseils d’utilisation :
canne basse,
effectuez de courtes mais franches ti-
rées suivies de relâchés pour que le
leurre ait le temps de partir en glis-
sade. Commencer lentement pour
bien comprendre, et accélérer la ca-
dence progressivement. A faire évo-
luer dans peu d’eau claire pour bien
comprendre toutes les possibilités
qu’offre ce leurre exceptionnel.
25. Illex DD Arnaud 100 SP
Un classique qui marche encore très
bien lorsque la mer est formée. Pré-
férez le DD Arnaud SP (suspending) à
la version flottante moins polyvalente.
L’équilibre du Arnaud est un modèle
du genre. Stabilité au lancer, arrêt
franc lors des poses, “jerking” très
marqué, constituent ses points forts.
Conseils d’utilisation :
animations
canne basse par tirées sèches
d’amplitudes variables. La version
suspending permet d’arrêter le
leurre sans qu’il ne coule ni ne re-
monte.
FOCUS
Les hameçons texans sont desti-
nés aux leurres souples pour une
utilisation dans les herbiers et les
bois morts. Ils sont de ce fait l’une
des composantes majeures de la
pêche aux leurres modernes. Les
modèles classiques, avec leur
forme en S juste derrière l’œillet,
n’assurent pas dans bien des cas
une bonne tenue du leurre et, de
plus, contribuent à réduire la sur-
face dégagée entre la pointe de
l’hameçon et le S, ce qui entraîne
de regrettables décrochés. Les
hameçons swimbaits développés
par les grandes marques d’hame-
çons japonaises ont réglé le pro-
blème en modifiant la forme et sur-
tout en imaginant un astucieux
système de fixation du leurre en
forme de ressort. La pointe du
leurre se visse sur le ressort. Il est
ainsi fixé fortement, mais le ressort
reste mobile. A la touche, il s’es-
camote et dégage ainsi toute la
place disponible de l’ouverture.
Loin d’être un simple gadget, ce
système est très efficace. Vous
avez d’ailleurs pu vous en rendre
compte en regardant le DVD du
n°90 consacré au brochet. Il
s’agissait du Owner 5132 Twist
Lock et du Owner Beast lesté,
associés à des shads. D’autres
marques en proposent également
comme Gamakatsu, Eagle Claw
ou Mustad, tout comme certains
fabricants de leurres comme Lake
Fork. Certains sont lestés sur la
courbure de sorte que le leurre
puisse couler. Devant le succès du
fameux petit ressort et face à la
demande des pêcheurs, ce sys-
tème est aujourd’hui appliqué à
d’autres formes d’hameçons pour
la pêche du black-bass dont pro-
fitent également les pêcheurs de
brochet. Ce qui n’était au départ
qu’un petit accessoire qui servait à
mieux faire tenir les gros shads sur
un hameçon texan est en train
Devant le
succès du
fameux petit
ressort et
face à la
demande
pêcheurs, ce
système est
aujourd’hui
appliqué à
d’autres
formes
d’hameçons.
Généralisés depuis la mise sur le marché du leurre souple articulé Imakatsu Javalon,
les gros hameçons texans n’ont cessé de s’améliorer pour finalement aboutir aux
récents modèles dit swimbaits hooks (hameçons pour leurres nageurs).
Par Jean-Marc Theusseret
Swimbaits hooks
Des hameçons texans
qui ont du ressort !
Montage d’un Swimbait Hook Owner Beast 4/0 sur un shad Keitech Swing
Impact 4 pouces
1. Le système Twist Lock proposé par Owner est parfait. Il suffit de visser le leurre sur le ressort. Très bonne tenue du
leurre. Le ressort amortit les chocs. .
2. Comme avec tous les hameçons texans, prendre un repère avec le pouce pour piquer l’hameçon au bon endroit.
3. Le leurre doit rester bien droit pour nager librement. Il n’est pas vissé jusqu’au bout du ressort pour lui permettre une
plus grande mobilité lors de la touche.
FOCUS
des modèles lestés sont d’ailleurs
très efficaces pour la pêche dans
les herbiers et particulièrement
dans les nénuphars, car le leurre
nage autant en surface qu’un peu
en dessous à la moindre trouée
d’eau libre. Si la taille de l’hame-
çon est adaptée à celle du leurre,
celui-ci doit nager parfaitement en
ligne et doit même afficher une
grande souplesse de nage, bien
plus réaliste que derrière une clas-
sique tête lestée qui souvent le
bride. Certains shads nagent
mieux que d’autres avec les swim-
baits hooks. Ceux qui ont une
densité plus importante que l’eau
ont clairement un avantage. C’est
le cas notamment du Sawamura
One Up Shad, des Gary
Yamamoto Swimbait, et
Swimming Senko. La plupart des
d’être décliné à tous les types
d’hameçons de ce type. Et cela
permet de pouvoir les utiliser avec
des leurres aux formes diverses,
car ces hameçons, aussi perfor-
mants soient t-ils, doivent être
rigoureusement choisis pour ne
pas entraver la nage d’un leurre
tout en permettant de bonnes
chances de ferrer efficacement.
Dans le cas d’un tandem réussi,
les décrochages sont finalement
peu nombreux, autant avec les
black-bass qu’avec les brochets.
De quoi réconcilier les pêcheurs
avec les hameçons texans, car
beaucoup craignent la perte de
poissons au ferrage.
Les swimbaits hooks sont conçus
pour faire nager un leurre souple à
l’horizontale dans la couche
superficielle. Les lests sont modé-
rés, de 2 à 5 g environ et rarement
d’avantage. En France ils servent
surtout à faire évoluer un leurre
souple dans les nénuphars et
autres plantes aquatiques sur des
zones peu profondes. La plupart
autres shads sont en simple plas-
tique, matériau qui manque de
souplesse et qui ne s’immerge pas
réellement sans l’aide d’un lest.
Seule leur forme détermine leur
équilibre dans l’eau et dans bien
des cas ces shads sont assez mal
équilibrés. Il est étonnant que
l’élaboration de leurres souples
plus denses que l’eau n’intéresse
pas plus les fabricants. Les seuls
modèles existants s’arrachent
partout dans le monde tant ils
donnent de bons résultats. Même
les copies sont mauvaises, car
seule la forme est généralement
copiée.
Seul défaut de ces modèles, leur
prix élevé, d’environ 7,50 à 8,50
euros les trois hameçons en taille
6/0 ! En bateau ou en float-tube
leur perte est toutefois rarissime.
Le plus grand risque étant de se
faire couper par les brochets dans
le cas ou ils avalent le leurre. Un
bas de ligne en titane très fin, qui
ne boucle pas est alors préférable
au fluorocarbonne, qui contraire-
ment à ce que l’on croit, se coupe
très facilement sous la dent
d’esox, même en 70/100.
Trois exemples de montage
Selon leur forme, les swimbaits hooks
conviennent pour les worms (vers), les shads,
et même pour les imitations de grenouilles
(frogs). La forme de la courbure dépend du
volume du corps du leurre. Peu de volume =
peu de courbure et inversement. A l’attaque
du carnassier, le leurre doit s’escamoter pour
dégager suffisamment la pointe de
l’hameçon. Avec le bon tandem
hameçon/leurre, les ratés au ferrage et autres
décrochages sont finalement très rares.
FOCUS
Gilet Pro
version III Field & Fish
Marque française installée en Haute-Savoie, Field & Fish fait aujourd’hui partie du
mouche, Frédéric Leroy tenait à proposer un gilet fonctionnel et agréable à porter
quelles que soient les conditions rencontrées au cours de la saison. Cette version III
du gilet Pro apporte également quelques détails techniques très appréciables.
sous. Une excellente idée pour
pouvoir utiliser son gilet en étant
parfaitement à l’aise autant en été
qu’en plein hiver. De même, pour
l’enlever lorsqu’on est habillé ou
pour pêcher en conditions hiver-
nales, il suffit d’ouvrir les deux
sangles latérales et de le tirer par
le haut. Par rapport à l’ancienne
version, le patch accroche-
mouches a été revu. Désormais
plus épaisse, la poche qui le
rivalisent d’astuces pour créer le
plus parfait. A ce petit jeu, Field &
Fish, société française, ne
manque ni d’idées, ni d’envies. La
version III du gilet Pro en est l’il-
lustration, car elle se distingue des
autres gilets par une conception
différente. Tout d’abord, un sys-
tème de réglage par sangle per-
met de toujours pouvoir l’ajuster
convenablement quelle que soit la
façon dont on est habillé en des-
Dans l’équipement du pêcheur à la
mouche, le gilet tient une place
particulière, car il intervient gran-
dement dans l’efficacité de la
pêche. Il doit se faire oublier, mais
en même temps permettre de ne
rien oublier parmi les multiples
boîtes, bobines et accessoires
dont on ne saurait se passer. Les
gilets “intelligents” comme l’on dit
aujourd’hui, représentent un véri-
table défi pour les concepteurs qui
Frédéric Leroy,
concepteur du
Gilet Pro. Un
produit très
bien pensé
pour lequel
cette version
III tient compte
suggestions
des utilisateurs.
Soie naturelle
Chambord profil triangulaire
Adepte des soies synthétiques aux profils triangulaires depuis leur importation en
France, j’ai souvent imaginé ce que donnerait un produit de même profil mais en
soie naturelle. Eh bien cette soie naturelle existe, je l’ai essayée et l’ai même
adoptée! Vitesse accrue, souplesse, glisse incomparable, très bonne pénétration
Touchet de la « Soie Chambord » a réalisée selon un procédé artisanal.
FOCUS
FOCUS
soie synthétique, se trouvent
cependant décuplées avec une
soie naturelle et la raison de cette
amélioration est simple à com-
prendre. Une soie naturelle est
plus dense qu’une soie synthé-
tique. Sa vitesse de progression
dans l’air est donc supérieure et
la glisse par conséquent incom-
parablement meilleure puisque
ces soies sont graissées. A toutes
distances, le bas de ligne se posi-
tionne naturellement dans l’axe
de la soie durant le lancer, lequel
s’avère dès lors plus précis et
plus directif qu’avec le même pro-
fil synthétique. Pêcher devient
alors un grand plaisir tant la soie
réagit parfaitement aux sollicita-
tions du pêcheur, et les cannes
d’action rapides s’adaptent donc
à merveille à ce profil.
Il n’en demeure pas moins que la
pêche moderne à la mouche, eu
égard aux longs bas de ligne
qu’elle nécessite, pose tout de
La finesse de la
pointe de la soie
permet de se
passer du
premier brin de
nylon du bas de
ligne sans que
cela soit un
inconvénient,
bien au
contraire.? Les
performances
de cette soie
sont étonnantes,
notamment pour
pêcher à la
nymphe à vue.
La densité
propre aux
soies naturelles
y est pour
beaucoup. Les
lancers sont
directionnels et
très rapides. Le
profil TT apporte
aussi beaucoup
de douceur au
poser. Page de
droite : la
jonction
fuseau/running
line (vert).
même quelques petits problèmes
liés à la conception des soies
naturelles. Il est impossible en
effet de réaliser un raccord
percé/collé comme avec une soie
synthétique. Un nœud (épissure)
est conseillé car il assure une
bonne solidité. Le meilleur sys-
tème que j’aie trouvé consiste à
placer côte à côte 1,5 cm de soie
et de bas de ligne (le mien
démarre en 35/100 sur cette
soie), de fondre l’extrémité du
nylon pour former une petite
boule, de réaliser une ligature fine
avec un fil en kevlar et de coller le
tout. Ça passe plutôt bien et la
solidité est au rendez-vous, mais
ce genre de raccord doit tout de
même être inspecté très réguliè-
rement. Certes cette soie pleine
de qualité convient pour la pêche
en sèche ou à la nymphe de la
truite et de l’ombre, mais elle ne
convient pas à mon sens pour la
pêche de la «truite de sa vie », le
raccord restant indéniablement le
point faible en pareille circons-
tance. En outre, les soies natu-
relles étant dépourvues d’élasti-
cité, cela constitue un handicap
certain lorsqu’il faut gérer la
fougue d’une truite de plusieurs
kilos en rivière sur un fil de 10 à
14/100.
L’entretien
Beaucoup de pêcheurs rechi-
gnent à utiliser une soie naturelle
en raison de l’entretien et du
graissage régulier qu’elle néces-
site. Dans la pratique, cette pré-
sumée corvée se résume à juste
sortir la soie du moulinet après
une partie de pêche et à la placer
sur un linge en coton. Le grais-
sage avant une partie de pêche
quand à lui se fait en une minute
ou deux. Rien de bien contrai-
gnant donc vu les qualités fabu-
leuses de cette soie. J’aurais
aimé posséder cette soie lorsque
tous les ans, je me rendais dans
les Cévennes pour pêcher le Tarn,
la Dourbie, la Sorgue aveyronnaise
et la Vis. A l’époque nous
pêchions ces rivières avec des
profils parallèles, discrets au
poser, mais dépourvus de vitesse.
La soie Chambord TT offre certai-
nement autant de discrétion, mais
permet aussi de tenter un gobage
à quinze ou vingt mètres en toute
facilité.
Christophe Touchet fabrique ses
soies naturelles selon un procédé
artisanal. Ce nouveau profil devrait
donc relancer l’intérêt pour ces
produits qui ne manquent pas de
qualités, mais qui demandent
aussi à vivre avec leur temps.
Prix conseillé : 143,40 euros.
Soies Chambord
3, Chemin de l’Etang
41700 Fresnes
Tél. : 02 54 78 02 43.
Ce nouveau
profil devrait
donc relancer
l’intérêt pour
ces produits
qui ne
manquent
pas de
qualités, mais
qui
demandent
aussi à vivre
avec leur
temps.
apporte une élasticité supplé-
mentaire, l’ensemble est très
confortable et permet de pros-
pecter de longues heures avec
aisance. Cette douceur favorise la
prise du leurre par les poissons,
en lui donnant plus de liberté et
de recul sur l’aspiration lors de
l’attaque. La canne possède en
outre une grande réserve de puis-
sance côté talon pour assurer un
ferrage appuyé et efficace. Son
action spécifique permet enfin
d’assurer le contact avec les
poissons ferrés et de limiter
considérablement les décro-
chages. Ces caractéristiques de
douceur et de puissance de la
Cranking Action Spécial sont
liées à l’importante conicité du
blank. Une conicité qui la rend
facilement identifiable au sein de
la gamme. Une telle action est
parfaitement adaptée à tous les
leurres à lancer-ramener de façon
linéaire, au rang desquels on
trouve les crankbaits et les lipless
crankbaits. Cette canne devrait
être aussi très adaptée à la pêche
au spinnerbait et au shad à
palette, deux pêches à l’animation
plutôt linéaire où la capacité du
matériel à rendre la main à la
touche peut être très utile. Pour
ces dernières techniques il est
possible de substituer au nylon de
la tresse pour récupérer un peu de
sonorité et de rapidité. La tresse
peut aussi être utile en cas de pré-
sence d’herbiers pour cisailler ces
derniers si nécessaire.
C’est là une canne très bien équili-
brée qui en plus de ses qualités
pêchantes est très réussie du point
de vue de l’esthétique et de l’ergo-
nomie. Elle marie en effet le gris du
blank avec une décoration or et
rouge du plus bel effet. Elle est
montée en anneaux Fuji et sa poi-
gnée ménage un contact direct
des doigts avec le blank, sous le
moulinet. Un méplat est taillé sur
de dessus de la partie arrière du
talon et vient se placer sous l’avant
bras, avant le coude, pour éviter à
la canne de riper au ferrage.
Prix conseillé : 199 euros.
P. C.
Un bon aperçu
de l’action
semi-
parabolique de
cette canne
dédiée à la
pêche au
crankbait.
L’action douce
de la première
partie de la
canne permet
de limiter les
décrochages.
En haut :
Une finition
esthétique et
ergonomique
réussie sur tous
les modèles de
la gamme.
Page de
gauche : un joli
brochet piqué
au crankbait
avec cette
canne.
Grâce à sa bavette lestée et à sa forme, le crankbait Dives-To
Metal Sureset atteint sans peine les 6 mètres de profondeur. Un
leurre qui intéressera les pêcheurs de brochets en lac comme
les pêcheurs de sandres, notamment en rivière. Taille du corps,
7 cm, poids 25 g. Le Swimmin’Stick est quant à lui un swim bait
coulant à récupérer de façon régulière puisque son articulation
le fait nager très bien tout seul. Le fait qu’il soit coulant permet
de pêcher à plusieurs profondeurs avec un seul et même leurre.
Existe en 10 et 12 cm pour des poids de 15 et 20 g.
Prix conseillé : 14,50 euros pour le Dives-To et 10 euros pour le
Notre avis : enfin un crankbait qui n’a pas peur de descendre.
Rares sont en effet les modèles qui peuvent atteindre 6 m.
Rappelons que ces leurres sont flottants et qu’ils s’enfoncent
sous l’effet de la traction, ce qui permet de les décrocher
lorsqu’ils butent sur un obstacle (car ils remontent lorsqu’on
détend la ligne).
R
APALA
/
Dives-To MetalSureset et Swimmin’Stick
ECM/
alpaga et mouton islandais
Très belle qualité de poils de mouton islandais et
d’alpaga pour la confection de mouches à brochets,
mouches mer, saumon. La longueur des mèches
dépasse les 25 cm, ce qui permet de monter de très
grands streamers. Ces poils sont très souples,
ondulent dans l’eau. Disponibles en 17 coloris dont
les indispensables vert chartreux, blanc UV, Rouge,
rose, orange, etc.
www.moucheshop.com
Prix conseillé : 6,90 euros l’unité.
Notre avis : une fois la bourre retirée au peigne, on
obtient des fibres qui offrent juste ce qu’il faut de
volume sans trop retenir l’eau, ce qui facilite les lancers
avec des streamers imposants. Les amateurs de
brochets à la mouche apprécieront à n’en pas douter
Enrico Puglisi, est un pêcheur à
la mouche de génie qui a réussi à
mettre au point des mouches
toutes plus efficaces les unes
que les autres à partir de fibres
synthétiques spécifiques bapti-
sées de ses initiales : EP. Les «
EP Fibers » permettent de réali-
ser des mouches pour la pêche
en mer et la pêche des carnas-
siers. Leur efficacité est liée à
leur transparence une fois mouil-
lées qui donne beaucoup de vie
aux montages pour lesquels elles
sont employées. Elles sont en
outre très solides, ont une den-
sité supérieure à celle de l’eau et
sont imperméables. Par suite, on
peut sécher sa mouche instanta-
nément sur le simple premier lan-
cer arrière ce qui est un avantage
énorme lorsqu’on utilise de gros
streamers.
Avec les EP Fibers il devient
beaucoup plus facile de lancer
mais aussi de monter de grosses
mouches. L’utilisation de ce
matériau ne s’improvise toutefois
pas. Les montages sont simples,
sobres, ils utilisent peu de fibres,
mais nécessitent un tour de main
éprouvé pour être réussis.
Lorsqu’on est confronté pour la
première fois aux EP Fibers, on a
tendance à avoir la main un peu
lourde, puis les ciseaux faciles. Et
au final, on retire plus de matériau
qu’on n’en laisse sur l’hameçon
pour un résultat pas toujours pro-
bant et beaucoup de gaspillage.
Une bonne manipulation des
mèches d’EP Fibers est néces-
saire pour travailler efficacement.
Tout d’abord, il convient de les
prélever correctement, en sortant
l’écheveau de son sachet, pour
attraper les fibres par leur centre
afin de les garder alignées et de
ne pas les emmêler. En les tirant
directement du sachet par la
pointe, on les mélange très rapi-
dement, les rendant alors quasi-
ment inutilisables. On prélève
alors des mèches pas trop impor-
tantes et surtout des mèches
identiques si l’on souhaite obtenir
un montage homogène. Une fois
une mèche prélevée, on la coupe
en portions.
Les plus longues servant à faire
la queue de la mouche, les plus
courtes sa tête. Ainsi pour réali-
ser une mouche de 10 à 12 cm,
on peut schématiquement cou-
per une ou deux mèches desti-
nées à la queue en 2/3, 1/ 3 puis
les autres en trois tiers. Les
mèches coupées sont ensuite
effilées en tirant sur une partie
seulement des fibres et sont ainsi
rallongées. Elles sont ensuite dis-
posées vers le haut pour former
le dos et le bas pour former le
ventre de la mouche. On les fixe
sur l’hameçon en leur milieu ou à
proximité de celui-ci et non par
leur pointe. On assure leur fixa-
tion par quelques tours de fil de
montage, sur environ 1mm, suffi-
samment en tout cas pour pou-
voir remonter ce dernier au-des-
sus et les maintenir après les
avoir rabattues vers l’arrière.
Il convient de réaliser les mon-
tages avec un fil de nylon trans-
parent de type Uni-Mono pour ne
pas altérer leur esthétique, car
une fois les fibres mouillées elles
laissent apparaître les couleurs
en transparence. Pour garantir la
solidité et la tenue de la mouche,
il est indispensable de sécuriser
son montage au fur et à mesure
avec un petit point de colle cya-
noacrylate.
On utilise de préférence un
hameçon court pour éviter un
montage fastidieux nécessitant
l’utilisation d’une quantité trop
importante de matériaux. Il faut
en effet compter qu’une mèche
de fibres représente une longueur
de 1,5 à 2 mm sur l’hameçon.
Avec un hameçon long, on va se
compliquer la vie inutilement.
Pour la pêche du bar, un hame-
çon court ne pose pas de pro-
blème car ce poisson attaque le
plus souvent ses proies par la
tête. Les touches sans suite sont
par conséquent rares et souvent
le fait d’autres poissons comme
les orphies par exemple.
Les hameçons Gamakatsu utili-
sés ici sont ceux qu’utilise Enrico
Puglisi pour ses montages. Ils ont
l’avantage d’être résistants à
l’ouverture et très légers, mais
leur pointe est toutefois fragile.
Aussi, lorsque l’on pêche dans
des endroits encombrés où la
mouche peut facilement toucher
des rochers, il vaut mieux prévoir
des modèles d’hameçons plus
rustiques et que l’on peut affûter
à loisir.
FOCUS
Le gros Gurgler.
Ce modèle, qui n’utilise que très
peu de fibres EP et pourrait d’ail-
leurs être réalisé avec toute autre
sorte de matériau en queue, per-
met de pêcher en surface à l’aide
d’une soie flottante en alternant
les tirées plus ou moins brusques
et les arrêts. Lorsque l’on tire
sèchement dessus il peut alors
« popper » et alerter ainsi les pois-
sons qui n’hésiteront pas à venir le
cueillir en surface. Avec sa gorge
en marabout il vit même à l’arrêt,
ce qui peut largement contribuer à
faire craquer un poisson suiveur
difficile.
1. Placer une mèche de EP Fibres 3D à la
courbure de l’hameçon et la replier en
deux. Placer une mèche de brill par-
dessus. Bien ligaturer l’ensemble et
assurer le montage avec un point de
colle cyanoacrylate.
2. Placer ensuite deux pointes de pelles de
coq grizzly de part et d’autre de la
queue puis un morceau de mousse en
attente. Il s’agit ici de mousse de tapis
de camping trouvée chez Décathlon à
très bon marché et qui ne se coupe pas
sous la pression du fil. Cette lame de
mousse mesure environ 1,5 cm de
largeur.
3. Placer un peu de colle sur la hampe de
l’hameçon. Replier la mousse sur cette
dernière et commencer à la ligaturer en
serrant progressivement et de plus en
plus fort les spires. Il convient de
réaliser un sous corps le plus homogène
et fin possible pour bien dégager
l’ouverture de l’hameçon.
4. Fixer une grosse plume de marabout par
la tête en attente au milieu de la mousse
ligaturée.
5. Tourner cette plume directement autour
de la mousse et la bloquer un peu avant
l’œillet.
6. Répartir uniformément le marabout de
chaque côté de l’hameçon.
8. Rabattre la languette de mousse vers
l’avant sans trop la tendre. Ligaturer
cette dernière en serrant doucement
mais fermement grâce à plusieurs tours
de fil de montage.
9 et 10. Réaliser le nœud final sur l’œillet
de l’hameçon puis couper la mousse à
environ 1 cm de la ligature.
FOCUS/
montage
En matière de montage et de création de mouches artificielles, rares sont les vraies
rapidité et permettent le développement de nouveaux modèles. Comme nous, vous serez
surpris par ce que proposent les animateurs du site Internet Avozetto. Nous leur laissons
donc cette rubrique nous révélant quatre modèles représentatifs de leur conception du
Bienvenue à Avozetto
François Noirault dit « Sanfroi » rencontre
Philippe Geneix alias « Le Musicien » sur
un forum de pêche à la mouche au mois
d’Octobre 2008. Très vite ils se rappro-
chent, partageant la même passion du
montage créatif. Echanges de photos,
d’idées , pendant un an, leur collabora-
tion va grandir, au point qu’à l’automne
2009, ils décident de créer leur propre
site. En 2011, après deux années
d’existence le désormais célèbre « Avo-
zetto » compte 130.000 visites à son
actif et a été ouvert depuis 110 pays dif-
férents sur la planète ! Avozetto perd au
passage son « .fr » pour devenir « .com ».
Le péage est fixé à 10 euros pour une
année d’accès total à toutes les pages
du site : plus de 500 articles au bas
mot! Et consultables à loisir en
connexion sécurisée « https ». Quatre
nouveaux articles toutes rubriques
confondues en période de fermeture de
la pêche en première catégorie, ce qui
équivaut à une centaine entre les mois
de septembre et mars. Ensuite, un par
semaine au minimum. Alors bien sûr,
des montages de mouches (228 d’ores
et déjà), la présentation de nouveaux matériaux, l’élar-
gissement de la base entomologique, des trucs, des
astuces, des vidéos, des outils spéciaux, des gags mais
aussi des reportages « pêche » sur les rivières, les réser-
voirs et autres lacs de montagne sans compter que le
site est maintenant aussi disponible en anglais. La spé-
cificité du site : la recherche. La recherche dans tous les
domaines. Le montage des mouches, mais aussi les
techniques de pêche, les bons plans « matériaux » et
« voyages ». Le but pour les années à venir étant de deve-
nir le site de référence français en matière de pêche à la
mouche, l’encyclopédie consultable pour un maximum
de 12euros/an, et donc que le pécheur débutant et le
confirmé puissent trouver leur bonheur sur
Avozetto.com.
L’équipe d’Avozetto
Philippe Geneix dans son univers sur le salon de Fillinges…
Huit heures de montage, ça use !
L’élastique orthodontique, un nouveau matériau de montage !
Pour cette première rubrique, François et Philippe ont choisi de nous présenter quatre des applications possibles
ayant recours à des élastiques orthodontiques, technique qu’ils ont eux-mêmes mise au point. Ces quatre modèles
sont des imitations d’éphémères à différents stades. Ils font appel au hackle de coq. L’élastique se révèle être un
excellent support pour fixer un hackle. Si ces montages peuvent paraître au premier coup d’œil complexes, il sont
en réalité à la portée de tous les monteurs ayant dépassé le stade de l’apprentissage des techniques de base.
FOCUS/
montage
Ailes en V
Matériaux de montage :
• Soie de montage olive 8/0
• Hameçon TMC 103 BL n°14 ou 16
• Fibres de coq gris du Limousin
(élevage Bruno Boulard)
• Raphia synthétique
• Elastique orthodontique 3/16″
medium B
• Hackle de coq du Limousin (éle-
vage Bruno Boulard)
1. Fixer une pincée de fibres de coq
gris du Limousin en guise de
rques ainsi qu’un herl de grande
plume, qui,
enroulé en spiresjoin-
tives, figurera l’abdomen.
2. Fixer ensuite deux bandes de
raphia synthétique. La première
dans le sens de la hampe en
direction de la courbure (on veil-
lera à ne pas froisser celle-ci à la
fixation mais à ce qu’elle épouse
parfaitement la hampe), la
seconde perpendiculairement à
la hampe.
3. Fixer alors l’élastique orthodon-
tique ainsi que le hackle de coq.
4. Enrouler le hackle autour de la
base de l’élastique tendu,
3tours en montant et 3 en des-
cendant.
5. Arrêter le hackle avec la soie de
montage et couper l’excédent.
6. Prendre le bout de raphia le plus
éloigné, le passer derrière la
demi-collerette, le faire courir le
long de la base des fibres de
coq pour les relever et le faire
repasser du côté opposé. Réité-
rer avec l’autre bout de raphia
de l’autre côté. Sécuriser puis
arrêter les deux morceaux de
raphia à l’aide de la soie de
montage.
7. Séparer la touffe de fibres en
deux en rabattant la bande de
raphia centrale. Arrêter le raphia,
couper l’excédent, faire la tête
de la mouche, le noeud final,
puis vernir.
FOCUS/
montage
Migration annuelle de l’homo touristicus oblige, vous avez des envies de départ bien
légitimes. Et comme vous êtes en plus pêcheur, ce sont les rivières, les lacs et les rivages
inconnus qui vous attirent. Voici une petite sélection de ces voyages qui font rêver…
Inde, Gaspésie, Norvège,
trois bons plans pour l’été !
encore méconnue des pêcheurs
français. Le voyage de pêche se
découpe en expéditions de 3 ou
4 jours autour de campements
sur les rivières ou en résidence
dans des villages reculés. La
pêche s’effectue par groupe de
deux pêcheurs accompagnés
d’un guide.
Pour avoir eu la chance de par-
courir les rivières d’Himachal
Pradesh, je ne saurais que
conseiller un voyage fascinant
tout autant pour ses parties de
pêche que pour la découverte
d’une civilisation plurimillé-
naire qui donne à l’altérité de
subtils accents épicés et l’enve-
loppe d’un épais mystère.
Hi&Fly pratique le catch & re-
lease exclusivement. De toutes
façons, occire de la truite, c’est
mauvais pour votre karma !
A noter qu’une offre de lance-
ment a été créée pour les
10premiers pêcheurs à 1800
par personne sur une base de
16jours de prise en charge de-
puis Delhi jusqu’aux lieux de
pêche.
S.D.
Expéditions Hi&Fly
automne 2012 :
10 au 27 sept – 1 au
17 octobre (les dates peuvent
être sensiblement modulables
en fonction du lieu de votre
arrivée)
Renseignements :
[email protected]
flyfishinghimalaya.com
© Benoit de Vilmorin / Pascal Goudet
Voyage
Comme en
Nouvelle-Zélande
ou en Tasmanie,
ce sont les colons
Britanniques qui
ont introduit
la truite dans
les eaux de l’Etat
de l’Himachal
Pradesh.Depuis,
ces populations
de truites farios
subsistent plutôt
bien dans ces rivières
de montagne aux
eaux pures.
Une expérience
unique et la
découverte d’une
culture fascinante.
Les petites annonces de Pêches sportives
Pour la rédaction de vos annonces, utilisez la grille ci-dessous ou faites une photocopie.
Écrivez en lettres capitales. Une lettre par case. Laissez une case vide entre chaque mot. Évitez les coupures
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9’6#8, 9’#8, 10’#6, Sage SPL 080-3,
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8’6#5/6, Hardy Reservoir 9’#7/8. Cannes
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Moulinets Mastery, SA, Loop, Hardy
(Sunbeam, Viscount MK3, Ultralight Disc,
Golden Prince, LRH, Marquis, Multi-
plier,… du plus gros au plus petit.
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Mastery, Cortland, Hardy, Rio…).
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sonnes, les draps peuvent être
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léviseur et lecteur DVD. La cuisine
est entièrement équipée avec un
lave-linge. Tarif de base 300 euros
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au 15/08.
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bres toutes meublées. Prix : 109 000 euros. Tél. : 06 12 45 58 53. M. Merlin.
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Nombreuses activités : ski, randonnée, pêche à la truite. Tél. : 05 62 94 82 50.
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A vendre parcours Sur l’Avre, com
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mune de Dampierre-sur-Avre. Mou
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lin sur 66.738 m2 de terrain, 900m
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de rivière dont 300 sur deux rives.
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chambres, vaste séjour avec
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grande baie vitrée sur la rivière.
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Très bon état.
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Contact : 02.32.54.68.73
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2 brins pour soie 6. Etat neuf. Prix : 400
euros chacune. Tél. : 06 70 70 60 50.
Livres
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• Cannes Sage RPL+ 9’6 #9 en
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Tél. : 01 39 76 13 21 après 20 h30.
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Tél. : 06 12 97 55 90. HR.
• Recherche cannes Loomis GLX
9’#5 ou 9’#6, 2 brins.
Mob : 06 81 54 19 21, le soir.
• Domaine de pêche à la mouche
des Fontaines, 1 HE sur de Lyon,
salmonidés en rivières et en plans
d’eau. Renseignements :
tél : 04 74 79 06 26.
Parcours de pêche
• Tueda 73 Méribel. Lac de montagne
dans un cadre d’exception. Site vaste et
préservé pour moucheurs du 5 juin au
12 octobre. Tél.: 04 79 01 07 51.
www. lacdetueda-meribel.com
• Domaine de la Mordorée, Charente,
réservoir pêche à la mouche. Black-
Bass aux leurres en printemps/été.
Tél. : 06 76 14 38 64.
• Pêche de la truite en Alsace. Stage
adulte et jeune. Chambre et table
d’hôte.
www.peche-alsace.com.
Tél. : 06 10 09 63 16 ou
03 88 47 25 74.
• Plan d’eau de Marlens Haute-Savoie
(Faverges) pêche mouche exclusive
dès le 20octobre 7/7j.
Tél. : 06 08 82 31 32.
Web : http://peche.marlens.free.fr
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fusil avec moulinet .
Tél. : 02 97 57 50 67.
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en zinc découpé peint en noir,
fournie avec potence en fer forgé,
en dimensions 40×37 cm.
Prix : 115 euros + port 5euros.
Pour le toit de votre maison,
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silhoutette en zinc brut, hauteur
totale 86 cm.
Prix : 195 euros +
8euros d’expédition.
Commande est à
adresser à: Gilbert Barbara,
la Trinité de Réville, 27270 Broglie.
Tél. : 02 32 44 28 08.
Mouches Passion
Saumon
Les grandes mouches à saumon
d’Emmanuel Gladel, leur histoire, les
formules de montage. Un très beau
livre.
Editions Cheminements. 2004.
Prix franco : 36
Disponible
Grandes pêches
Un tour du monde des plus belles
pêches sportives. Un livre pour rêver
mais aussi pour apprendre.
Pierre Affre. Editions Olivier Orban
Prix franco : 30
Disponible
Le saumon
de l’Allier
Cet ouvrage est tiré d’une thèse
vétérinaire. Un des plus impor-
tants travaux jamais consacré au
roi des poissons. 719 pages.
François Cohendet
Prix franco : 30
Disponible
Mouches Passion Saumon :
36
Pêcher le Doubs frontière :
27
Grandes Pêches :
30
Le saumon de l’Allier :
30
Quantité
Prix
TOTAL
Pêcher le Doubs frontière
Plus qu’un guide, ce petit livre dévoile les vrais
secrets de la pêche sur le Doubs dans le sec-
teur de Goumois sur près de 40 kilomètres de
cours d’eau.
Philippe Boisson.
Prix franco : 27
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PÊCHES SPORTIVES,
11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex.
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