N°7. La recherche active des carnassiers (power fishing)

Que l’on adhère ou pas à ce concept qui vient de la pêche du black-bass, tous les pêcheurs de carnassiers, tout comme les pêcheurs de truites au vairon ou aux leurres, pratiquent sans le savoir le power fishing. Tous les pêcheurs “au lancer” se déplacent en lançant de poste en poste dans l’espoir de rencontrer un poisson réceptif à l’appât ou au leurre qui leur est proposé. Alors, puisqu’elle est inévitable, autant pratiquer cette technique de prospection le mieux possible !

Technique à part entière, le “power fishing” n’est rien d’autre qu’une option parmi d’autres, que le pêcheur peut choisir de mettre en oeuvre s’il dispose d’une mobilité lui permettant de battre du terrain. Cette technique est généralement appliquée en cas d’absence de renseignements qui permettraient d’insister sur un ou plusieurs types de postes présumés contenir des poissons mordeurs. Le power fishing trouve son origine dans les grands lacs et dans tous les grands milieux où les pêcheurs sont souvent perdus. Les tournois de pêche des carnassiers et notamment du black-bass aux Etats- Unis ont permis de développer cette technique qui au départ n’était qu’un réflexe naturel qui consiste à ne pas toujours lancer au même endroit. Les grands champions américains de pêche du black-bass sont tous des experts du power fishing. Lorsqu’ils participent aux compétitions en Europe, difficile de les déloger du podium, y compris pour les locaux de l’étape. La légende Kevin Vandam, quatre fois vainqueur du Bassmaster Classic (gains en compétition de 6,2 millions de dollars !) a remporté le Caspe Bass Tournament sur le lac de Mequineza en Espagne, long de 110 km alors qu’il le découvrait. En deux jours, il s’était déplacé en pêchant sur les deux tiers du lac. Grace à son expérience et à la connaissance de l’espèce de poisson recherchée, il avait compris que sur ce grand lac, il devait exister un nombre non négligeable de poissons actifs prêts à intercepter un leurre rapide. Il a trouvé les postes où ils se tenaient (caps entre deux baies) et affiné le choix des leurres. Sa stratégie a consisté à passer en revue toutes les pointes formées par la berge en n’effectuant que quelques lancers en éventail sur chaque poste, et hop, au suivant ! Cette démonstration, qui en a surpris plus d’un, n’a rien à voir avec de la chance ou du hasard. Tout a été prémédité et ensuite mis en oeuvre en adaptant les choses petit à petit en fonction des observations.

1. A la rencontre des poissons actifs

Le long des berges d’un lac ou d’une rivière, il existe toujours des poissons inactifs, qui représentent la grande majorité et d’autres qui sont en chasse mais sur des postes identiques. Le power fishing s’impose donc le long de rives à la configuration monotone. Il en existe dans de nombreuses contrées. Ce sont les dizaines de kilomètres de roselières en Hollande, en Irlande, en Suède ou en Finlande, ou les interminables tombants pêchés par les pêcheurs de brochets des lacs alpins où la profondeur passe de 4/6 m à 12/15 m. Dans des milieux moins vastes, beaucoup plus fréquents en France, on peut parfaitement appliquer la méthode du power fishing pour faire 300 ou 500 m d’une bordure de saules par exemple.

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