Débits réservés en aval des centrales hydro-électriques, donnez votre avis !

Nous ne l’apprenons qu’aujourd’hui mais depuis le 5 août et jusqu’au 27 août, une consultation publique a été mise en place en prévision d’un projet de décret portant sur diverses modifications des dispositions du code de l’environnement relatives à la notion d’obstacle à la continuité écologique et au débit à laisser à l’aval des ouvrages en rivière (dit débit réservé).
Si notre gouvernement se vante de ne pas prendre de vacances estivales, une bonne partie des français sont eux bien partis vers des congés bien méritées. Et ils ne verront sans doute pas passer ce texte dont la seconde partie, relative aux débits réservés de l’eau que doivent laisser passer les ouvrages pour garantir la vie du cours, a de quoi inquiéter les défenseurs de l’environnement. Le débit réservé est celui qui est imposé par l’Etat sur les ouvrages hydroélectriques, soit lorsque les turbines ne fonctionnent pas (pendant le remplissage du barrage), soit sur le tronçon entre le barrage et l’usine hydroélectrique située en aval pour les systèmes où les turbines ne sont pas sur le barrage mais en aval.
Ce texte prévoit des cas où il serait possible de déroger au débit minimum garantit pour le réduire davantage. Il faut savoir que la loi pêche de 1984 a normalisé le débit réservé au :
  • 1/10e du débit annuel moyen (module) pour tout nouvel aménagement,
  • 1/20e pour les ouvrages situés sur un cours d’eau dont le module est supérieur à 80 m3/s
  • 1/40e pour les aménagements existants.
Cela était devenu nécessaire car au début du siècle dernier, lorsque de nombreux ouvrages ont été construits, les débits réservés étaient ridicules, limités pour beaucoup à quelques dizaines de litres par seconde.
En ces temps de sécheresse où 82 départements sont en alerte, ce texte est un non sens, car depuis une dizaine d’années, le déficit en eau en France se confirme et s’installe dans le long terme. Ces nouvelles mesures ne peuvent que dégrader davantage des cours d’eau fragilisé par la présences des ouvrages (réchauffement de l’eau en amont de l’ouvrage, stockage des sédiments, perturbation en aval en cas de marnages, etc.).
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