EDITO : Court-bouillon écolo.

Les vacances de Monsieur Hulot risquent d’être sportives. Pas seulement parce que l’icône de l’écologie gauloise va être très vite confrontée à la dure réalité de l’exercice du pouvoir, mais aussi parce que certains des dossiers que sa fondation portait risquent de revenir dans l’actualité.

Ainsi de la convention “pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques”. Ce texte qui date de Jean-Louis Borloo prévoit la construction de 250 à 1000 micro-centrales (selon les interprétations) en échange de la destruction de quelques barrages obsolètes comme ceux de la Sélune. Il s’agit de contribuer à la réalisation du fameux objectif de 23% d’énergies renouvelables tout en restaurant la biodiversité des cours d’eau, deux objectifs inconciliables, fruits des noces incertaines de la bureaucratie européenne et des démagogies locales.

France Nature Environnement et la FNPF avaient refusé de mettre leur nom au bas d’un projet que n’auraient pas désavoué les Marx Brothers, tandis que Ségolène Royal, ne le trouvant pas assez hydroélectrique, l’avait vidé de son peu de substance en s’opposant au démantèlement des barrages de la Sélune.

Que fera le Hulot nouveau ? suspense et spéculations. Sauf que cet été encore, dans pas mal de retenues, les milieux aquatiques vireront au court-bouillon pour les poissons…

 

Cet article est l’édito du numéro 112 de Pêches Sportives

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