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Pêche en lac de montagne : prenez de la hauteur !

Quel plaisir de joindre l’utile à l’agréable en mariant la randonnée en montagne avec la pêche à la mouche. Cette activité estivale est pour beaucoup d’entre nous une sorte de pèlerinage, un retour aux sources dans le cadre magique des Alpes ou des Pyrénées. Voici comment aborder la pêche en lac de montagne du bon côté avec un habitué des lacs des Hautes-Alpes et des Alpesde- Haute-Provence.
La pêche en lac de montagne a ses spécialistes. Il s’agit souvent plus d’amoureux de la montagne et de la randonné que de monomaniaques de la canne à mouche. La pêche peut être très différente selon que l’on pratique dans des lacs reculés alevinés à l’hélicoptère ou des lacs plus accessibles gérés de façon patrimoniale. Dans le premier cas, la pêche peut-être franchement facile et si on aurait tort de bouder son plaisir, il faut quand même reconnaître que l’attrait principal est celui de la balade entre amis. Mais dans le second cas, la donne n’est plus du tout la même : un plan d’eau fréquenté, des truites ou des ombles autochtones qui ont le temps de vieillir et si la nourriture en poisson fourrage est présente (souvent des vairons), les conditions sont réunies pour que les poissons ne se jettent pas sur le premier plumeau venu. Que vous optiez pour l’un ou l’autre, lacez vos chaussures et prenez votre sac à dos : je vous emmène vers les hauteurs.
Lac du haut ou lac du bas ?
Avant de monter au pays des marmottes et des edelweiss, il faut quand même reconnaître que ceux qui ont baptisé les lacs ne se sont pas foulés. Dans chaque massif vous trouverez le lac du haut, le lac du bas sans oublier celui du milieu. Il y aura aussi le lac rond, le lac long (pas de carré à ma connaissance). Je vous épargne les couleurs : le blanc, le vert, le noir… Chez moi, il y en a même un “des neufs couleurs”… Donc, après une marche d’approche proportionnelle à votre sens du masochisme, vous montez enfin votre 9 pieds soie de 5 “mikado” et si vous n’avez pas laissé le moulinet dans le coffre de la voiture, vous pouvez appréhender sereinement les quelques heures qui vont s’offrir à vous. Première question : fête foraine ou poissons malins ? Ce sera vite vu. Le charme de la pêche en montagne est que même une truite écervelée qui n’a pas mangé depuis le mois d’octobre de l’année précédente peut avoir le bec cloué quand la pression atmosphérique se casse la figure d’un seul coup et qu’un air polaire vous transi la doudoune et le bermuda. Mais l’agréable de la chose, c’est que tout ce petit monde qui passe l’hiver à sucer les glaçons et à se peler les ouïes peu franchement rigoler quand vient le dégel et un beau soleil
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