ECHO DU RADIER : Poissons migrateurs, pourquoi ne pas sauver ce qui peut l’être ?

Entre démagogie, clivage politique droite/gauche ou écolos/gouvernement, conflits d’intérêts et communication mensongère, les orientations prises récemment à propos des fleuves et affluents à poissons migrateurs laissent penser qu’au ministère de l’écologie et accessoirement du développement durable, l’avenir des fleuves passe après l’idéologie, souvent utopiste, les intérêts politiques et la com. Voici pourquoi.

Chez les écologues, il y a deux écoles : ceux qui pensent que l’action de l’Homme sur la nature détériore systèmatiquement des écosystèmes naturels et fonctionnels qui étaient en place avant l’arrivée de l’Homme et à l’inverse, ceux qui clament haut et fort que c’est le façonnage de la nature par l’Homme depuis des siècles qui permet à la vie sauvage de continuer d’exister. En réalité, les choses ne sont pas aussi simples et basiques. Les animaux s’adaptent ou pas au monde imposé par les humains. Il ne reste au final que les espèces qui ont pu s’adapter à notre monde, les autres sont portées disparues. En ce qui concerne les poissons, on peut dire que l’aménagement des fleuves et des cours d’eau pour les besoins de la navigation ou de la production d’énergie sont tous dommageables à quelques exceptions près. Pour comprendre cela, il faut prendre en compte la rivière dans son ensemble et ne pas mélanger les causes, les effets et les conséquences des aménagements.

Dans bien des cas, les barrages qui diffusent de l’eau froide dans les rivières permettent aux truites et aux ombres de vivre grâce à cette température compatible avec leurs exigences biologiques. C’est le cas sur les zones aval des cours d’eau, sur des secteurs typologiques qui en théorie conviendraient davantage aux cyprins qu’aux salmonidés (cas de la Dordogne en aval d’Argentat ou de la basse rivière d’Ain ou des “tailwaters” aux USA). Mais l’impact du barrage lui même qui noie plusieurs kilomètres de rivière (plusieurs dizaines dans certains cas), piège les sédiments et bloque les migrations, fait beaucoup plus de mal que de bien. Il est très intéressant d’observer à quel point les pêcheurs d’aujourd’hui ont cessé de raisonner à l’échelle de la rivière. Les cours d’eau sont segmentés en parcours, mouche, no-kill, toutes pêches, de parfois moins d’un kilomètre où les

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