Modification du Code de l’Environnement relatif à la pêche en eau douce, deux poids, deux mesures !

Alors que la pêche de loisir propose de faire des efforts importants pour préserver les espèces en instaurant des quotas sur les carnassiers et en augmentant les tailles de captures, l’administration donne tout aux pêcheurs aux filets ! Un projet totalement contradictoire, qui prouve une fois de plus le manque de mobilisation des pêcheurs à la ligne.

Alors que la FNPF se satisfait des propositions visant à augmenter la taille légale dela truite qui passerait à 30 cm et de quelques autres espèces (brochet 60, sandre 50, black-bass 40 et ombre 35), mais aussi d’établir un quota de trois carnassiers par jour/pêcheur dont deux brochets, le lobby de la pêche professionnelle n’a pas raté l’occasion de tenter de faire s’assouplir les procédures d’obtention de licences et de rendre moins contraignantes les méthodes de pêche. Le Code de l’Environnement (ex Code Rural) met en place des dispositions réglementaires qui font autorité au niveau national. Le projet actuel de modification se consacre à “la préservation des milieux aquatiques et à la protection du patrimoine piscicole, à l’organisation des pêcheurs, au droit de pêche et aux conditions d’exercice de ce droit.”

En préambule des propositions figurent ces quelques lignes qui reflètent de belles contradictions qui trahissent une réelle méconnaissance du terrain : “Le décret met en place des mesures pour une meilleure prise en compte de la pêche professionnelle au travers de la procédure d’attribution des baux de pêche, pour une amélioration du développement de la pêche de loisir et de la pêche professionnelle dans le respect des espèces et des milieux (notamment modifications des dispositions sur les autorisations de pêches exceptionnelles, sur les heures d’interdictions de pêche, sur la taille minimale des poissons, sur les quotas, sur l’application de la réglementation sur le classement des cours d’eau et des plans d’eau). Par ailleurs, ce texte met en place un dispositif de renforcement de la protection de certaines espèces d’écrevisses, compte tenu de leur mauvais état de conservation et met en cohérence certaines dispositions portant sur la gestion des poissons migrateurs”.

 

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