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L’apron du Rhône et le réchauffement climatique

Les hivers doux que nous avons connu ses dernières années n’apportent pas qu’un peu de douceur dans nos chaumières. Pour certains poissons, l’hiver occasionne une modification physiologique indispensable à la reproduction. Espèce très mal connue car très proche de l’extinction, l’apron du Rhône (Zingel asper) se reproduit en mars. L’ovulation des œufs dépend directement de la température de l’eau en hiver. A l’aquarium de la Citadelle de Besançon, où une population est élevée depuis une dizaine d’années, Michaël Béjean et son équipe ont remarqué l’importance de la température de l’eau durant l’hiver. Début novembre, l’eau des bassins est descendue à 5 °C et laissée ainsi durant cinq mois, jusqu’à la ponte pour reproduire les conditions d’un bon hiver dans l’est de la France. Le taux réussite est dans ce cas généralement de 70 %. Pour mieux connaître le rôle de cette durée en eau froide, des essais ont été réalisés afin d’évaluer les différences potentielles de réussite de la reproduction. Avec quatre mois au lieu de cinq à 5°C, le taux de réussite de la reproduction tombe à 40 %. Avec seulement trois mois, la reproduction est quasiment compromise avec seulement 4 %. Voici un exemple qui montre à quel point un équilibre naturel peut être fortement perturbé par une modification qui peut paraître mineure ou insignifiante à nos yeux. Photo : © Philippe Boisson.
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