Inondations dans le sud du pays, bis repetita

Malgré les faits, les prévisions, les alertes, autant de “capteurs” qui indiquent que les précipitations pluviales sont de plus en plus violentes, notamment dans le sud du pays, la France tarde à prendre le taureau par les cornes pour mieux vivre avec ses rivières et ses fleuves. Est-ce que les vingt personnes décédées dans les récentes inondations du Var ne sont pas suffisantes pour qu’on s’attaque enfin au problème ? Bien longtemps après les crues dévastatrices et meurtrières de Vaison-la-Romaine, de Mauguio ou plus récemment du gave de Pau, l’Etat ne comprend toujours pas que nous n’avons pas d’autres solutions que de laisser l’eau déborder dans son lit majeur lorsqu’il tombe des trombes d’eau (115 mm en quelques heures dans le Var !). Or, ce lit majeur dans les cours d’eau méditerranéen est en grande partie construit. Certes, la France s’est mise au travail à travers la Directive Inondations de l’Union Européenne, en adoptant une stratégie nationale de gestion des risques, mais il est à craindre que cela prenne beaucoup de temps. En considérant les cours d’eau comme des milieux artificialisés et contrôlés, l’Etat français a eu maintes fois l’occasion de s’apercevoir qu’il avait tord. Dans le Var, Les dégâts se chiffrent à plusieurs milliards d’euros (estimation de 700 millions à la charge des assureurs). Laisser vivre les rivières va dans le sens de la biodiversité et d’un bon état écologique des éco-systèmes, deux autres chantiers d’envergure où l’Etat s’est également engagé (c’est vrai qu’on se demande parfois pourquoi…).

Photo DR.

 

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