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Le bain tiède du Big Jump

Vous vous rappelez sans doute de Jacques Chirac lorsqu’il était maire de Paris et qu’il prévoyait de boire l’eau de la Seine à Paris quelques années après s’être attaqué aux pollutions. S’il ne l’a pas fait, en connaissance de cause, ce genre d’action médiatique a peut-être initié d’autres démarches liées à la qualité de l’eau. Organisés par Europeen Rivers Network, les “bigs jumps” ont mobilisé les amoureux des cours d’eau et des lacs. Le but était d’attirer les médias sur des rassemblements de gens qui se baignent dans des rivières, des fleuves pour fêter la date buttoir de la Directive cadre européenne sur l’eau qui prévoyait le fameux retour à un bon état écologique des eaux de surface pour 2015. Si les “bigs jumps” ont bien eu lieu dans des centaines d’endroits différents en Europe, le retour à des eaux saines ne fut pas au rendez-vous. Dans bien des cas, il a bénéficié d’un report, pour ne pas dire d’un honteux coup de botte en touche jusqu’en 2029 dans certains cas… Officiellement, “50 % des masses d’eau” (il y a de la vie là dedans ?) ont atteint l’objectif (source www.developpement-durable.gouv.fr). On peut douter de ce résultat lorsqu’on apprend toujours de façon officielle que “en France, 7,5% des masses d’eau superficielles ont été désignées comme fortement modifiées ou artificielles”. Ces notions de bon état ou d’artificialisation sont pour le moins subjectives. Si l’objectif était de ne pas ressortir rouge, violet ou jaune d’un big jump dans les eaux du Rhin ou de la Garonne, alors c’est en principe parfaitement réussi car les pires pollutions ne sont pas forcément visibles…
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