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Le serpent de mer de la “taxe mouillage”

Le Parlement a définitivement renoncé, jeudi, à instaurer une taxe de mouillage dans les aires marines protégées. Selon le gouvernement, cela n’aurait concerné que la Corse et uniquement les bateaux de plus de 24 mètres. Ce projet de taxe avait provoqué une levée de bouclier de la part de l’industrie nautique. Après l’avoir supprimée en commission en mars, l’Assemblée nationale l’avait ensuite rétablie en séance, puis le Sénat l’avait de nouveau supprimée en mai lors de la deuxième lecture. Les gros bateaux de plaisance qui mouillent dans les zones protégées du littoral Corse (et pourquoi pas sur le littoral continental ?) sont accusés de détérioration des fonds marins. Une fois de plus, l’Etat lâche du lest sur la protection de l’environnement, même si cela touche ce qu’il reste de plus précieux sur le littoral. La ministre de la Décentralisation, Marilyse Lebranchu, s’est engagée à ce qu’une solution soit trouvée pour éviter ce problème. Reste à savoir si ce n’était pas là un simple moyen de trouver de l’argent là où il est sans même se préoccuper de fonds marins dont seuls quelques privilégiés ont la chance d’observer la lente dégringolade… En matière de protection de l’environnent, le pire n’est jamais garanti.
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