Comment bien monter les mouches de légende. 5. Le subsedge

Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

Bien que relativement confidentielle, cette mouche très atypique n’en demeure pas moins bien connue des pêcheurs à la mouche français. La plupart connaissent son nom sans en avoir jamais vu le moindre exemplaire. On doit cette création étrange au pêcheur franc-comtois Jean- Michel Radix. Plus étrange encore est la façon dont cette mouche est utilisée. Car peu de pêcheurs ont compris l’intérêt de pêcher juste sous la surface au coup du soir, entre chien et loup. Dans la majorité des cas et excepté dans les rares cas où les truites prennent des sedges en surface toutes les cinq secondes, une mouche prise en surface correspond à plusieurs autres prises sous l’eau. Les trichoptères ne dérivent pas à la surface comme les éphémères. Certaines espèces s’envolent dès qu’elles traversent la couche de surface, d’autres semblent courir sur l’eau pour rejoindre la rive (toujours la plus proche).

Le subsedge permet alors de proposer autre chose qu’un sedge flottant. La technique peut être tout bonnement de la pêche à la mouche noyée en dérive aval, ou une variante de cette dernière qui consiste à pêcher “à draguer” comme avec un sedge flottant. Les deux fonctionnent et les résultats sont certains soirs sans commune mesure avec la pêche de surface. A savoir que plus les truites gobent, plus il y a d’insectes et donc d’activité sur et sous l’eau. Sans éclosion, le subsedge ne fait pas de miracle et c’est bien dommage de l’utiliser uniquement comme sauve-bredouille les jours où rien ne se passe.

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