Comment bien monter les mouches de légende. 3. La pheasant tail

Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

On peut parfois reprocher aux journaux leur éternel recommencement. Quoi de plus simple que de monter la célèbre nymphe de Frank Sawyer ? Mais encore faut-il le faire en faisant attention aux points clefs. La version qui est présentée ici est celle d’origine, sans fil de montage. C’est le fil de cuivre qui en fait l’office. Le choix de la plume de queue de coq faisan est très important ainsi que l’endroit où sont prélevés les herls (fibres qui composent la plume de chaque côté de la nervure). En bas de la longue plume, les herls sont marqués de noir en leur base. Ce sont aussi les fibres les plus longues. Et attention, il faudra pouvoir faire toute la mouche avec les mêmes fibres. La partie noire tombera alors naturellement là où se situe le thorax, ce qui est logique chez les éphémères. Cette nymphe universelle s’accommode bien d’un fil de cuivre qui apporte un discret clinquant. On peut d’ailleurs accentuer cet effet en grossissant un peu la tête. On obtient ainsi une nymphe d’une efficacité encore meilleure. Ci-dessus, les variantes avec de gauche à droite : une version à bille cuivre, une à tête blanche, la fameuse tête orange, une bille d’étain soudée façon Radix, la “flash back” avec son thorax en tinsel argenté et la version Sawyer originelle. Avec ce panel, on peut faire face à quasiment toutes les situations ! C’est ça les grandes mouches !

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