Comment bien monter les mouches de légende. 4. Le wooly bugger

Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

La paternité du wooly bugger reviendrait à Russell Blessing, un pêcheur et monteur de Pennsylvanie. Ce streamer daterait de 1967. Avec le Mickey Finn, il s’agit d’un des plus anciens streamers. Cette technique de pêche inspirée de la pêche des salmonidés migrateurs, dont les mouches sont beaucoup plus anciennes, s’est popularisée que très tardivement. A l’origine, le wooly bugger comporte un corps en laine (de wool, laine) et imite plutôt un insecte (bug désignant en anglais toutes sortes de gros insectes de type punaise). Mais dans sa forme définitive, le wooly bugger imite un petit poisson. Sa couleur et sa silhouette font plutôt penser à une larve de libellule, mais son comportement dans l’eau et sa vivacité sont beaucoup plus proches de celle d’un poisson. C’est sans doute le streamer le plus utilisé dans le monde, l’équivalent de la pheasant tail en ce qui concerne les nymphes. En France, cette mouche sans fioriture fait merveille sur les poissons sauvages. Sa version olive plaît beaucoup aux truites et en particulier aux vieux poissons. Si vous cherchez un streamer pour pêcher en pleine confiance, le wooly bugger ne devrait pas vous décevoir

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