Une partie de pĂȘche du bar en traction avec Yann Lenormand

La pĂȘche en traction a Ă©tĂ© mise au point par les compĂ©titeurs du Labrax tour pour rechercher de façon plus spĂ©cifique les gros poissons. Ces poissons se mĂ©fient depuis longtemps des leurres durs et des leurres de surface. Ils rĂ©pondent mal, la plupart du temps, Ă  des techniques rapides ou dandinĂ©es de pĂȘche aux leurres souples. La pĂȘche en traction permet alors de leur prĂ©senter, de la façon la plus naturelle possible, un leurre Ă©voluant relativement lentement au ras du fond. Cette technique, trĂšs polyvalente, est praticable quelle que soit la profondeur des postes et la force du courant. Elle nĂ©cessite toutefois une bonne habitude pour ĂȘtre pratiquĂ©e avec succĂšs. Suivons Yann Lenormand pour une partie de pĂȘche dont il va nous expliquer les subtilitĂ©s.

La technique de la pĂȘche en traction consiste Ă  faire passer et maintenir un leurre souple Ă  caudale au ras du fond, en balayant les courants de travers, un peu Ă  la façon d’un pĂȘcheur en mouche noyĂ©e ou Ă  la cuillĂšre. Selon la dĂ©rive du bateau gĂ©nĂ©rĂ©e par le vent, on lance entre le plein travers et l’aval du courant. On Ă©vite de lancer vers l’amont, car cette façon de pĂȘcher nĂ©cessite des grammages plus forts et engendre des accrochages irrĂ©cupĂ©rables puisque le bateau continue alors Ă  s’éloigner, couchant la tresse sur le fond. On lance souvent plein travers pour finir plein aval. L’objectif est de traverser au maximum les zones de courant, de longer les remontĂ©es de plateaux rocheux. Plus le courant est fort, plus on est amenĂ© Ă  pĂȘcher vers l’aval. On s’accroche beaucoup moins de cette façon et on se dĂ©croche beaucoup plus facilement puisqu’on revient vers son leurre et qu’on augmente l’angle de fil avec le fond. Si l’on souhaite attaquer un poste prĂ©cis, comme une tĂȘte de roche immergĂ©e par exemple, on peut se placer en amont, Ă  bonne distance, et lancer Ă  cĂŽtĂ© du poste, pour ensuite faire Ă©voluer son leurre devant ou sur le cĂŽtĂ© de ce dernier.

Cette technique peut aussi permettre de laisser le leurre reculer vers un poste trĂšs prĂ©cis, en mĂȘme temps que le bateau s’en rapproche, pour une prospection trĂšs fine. La pĂȘche en traction est trĂšs polyvalente, elle peut se pratiquer Ă  n’importe quelle profondeur alors que la pĂȘche Ă  la volĂ©e n’est plus praticable dans 30 mĂštres d’eau et que la pĂȘche verticale n’est pas trĂšs efficace dans moins de 10 mĂštres d’eau.

Passer dans la couche d’eau la moins rapide

En traction, l’objectif est de passer le leurre dans la couche d’eau la moins rapide, situĂ©e juste au-dessus du fond en le touchant le moins possible. C’est une forme de pĂȘche linĂ©aire, s’apparentant Ă  celle qu’on pratique pour le sandre. Cette technique est plus douce que la pĂȘche dite « Ă  taper »,

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