La pĂȘche dans les herbiers avec de gros soft baits

Dans les plans d’eau parsemĂ©s de vĂ©gĂ©tation aquatique, la pĂȘche peut devenir difficile dĂšs le printemps avec des leurres traditionnels munis d’hameçons triples ou mĂȘme simples, s’ils dĂ©passent du leurre. En dĂ©but ou en fin de saison, on peut encore passer rapidement au-dessus des herbiers naissants ou rĂ©gressant, mais au plus fort des mois chauds et lumineux la masse vĂ©gĂ©tale ne permet plus que l’exploration de trouĂ©es, avec la difficultĂ© d’en sortir sans ramasser trop de matiĂšre vĂ©gĂ©tale et caler les poissons alentour. La pĂȘche des carnassiers avec de gros leurres souples montĂ©s sur les hameçons texans est alors une solution intĂ©ressante.

Par Philippe Collet

La pĂȘche dans les plans d’eau enherbĂ©s, dĂ©jĂ  difficile en bateau ou en float-tube, devient quasiment impossible du bord oĂč, naturellement, les faibles profondeurs favorisent l’implantation des herbiers. Lorsque les fonds sont irrĂ©guliers, selon la clartĂ© de l’eau, la vĂ©gĂ©tation peut, Ă  quelques dizaines de centimĂštres de profondeur prĂšs, exister ou non, sans qu’on arrive Ă  la distinguer depuis la surface. Ce phĂ©nomĂšne est liĂ© Ă  la limite de pĂ©nĂ©tration de la lumiĂšre, induite par le dĂ©veloppement du plancton vĂ©gĂ©tal et/ou la prĂ©sence de matiĂšres en suspension, qui va bloquer le dĂ©veloppement des vĂ©gĂ©taux supĂ©rieurs. Les postes de transition entre les fonds colonisĂ©s par les herbiers et les fonds nus sont trĂšs intĂ©ressants, mais on passera son temps Ă  s’y accrocher et Ă  ramener des Ă©cheveaux d’herbiers si on ne peut les distinguer depuis la surface, calant rĂ©guliĂšrement les poissons recherchĂ©s.
La situation est d’autant plus difficile lorsqu’on a affaire Ă  des poissons peu actifs et (ou) Ă©duquĂ©s, insensibles ou rĂ©fractaires Ă  des animations trop rapides ou dĂ©collĂ©es du fond. De la mĂȘme façon, des poissons embusquĂ©s au coeur des herbiers peuvent attendre que le leurre passe Ă  leur portĂ©e immĂ©diate sans aller le chercher dans les couches de surface.
Ces leurres vont descendre nonchalamment et permettre une animation lente prĂšs du fond, sans risquer de rĂ©cupĂ©rer un paquet de vĂ©gĂ©tation. Ils peuvent glisser sur les divers obstacles : herbiers, mais aussi bois noyĂ©s, blocs rocheux
 et risquent peu de s’accrocher ou d’accrocher des saletĂ©s. Restant pĂȘchants et discrets, ils vont plus facilement sĂ©duire les poissons difficiles. Outre leur consistance molle et leur aromatisation ou salage Ă  coeur, ces leurres sont trĂšs discrets et ne cliquettent pas de partout, billes internes, anneaux brisĂ©s et hameçons
 Je pense que cela peut reprĂ©senter un autre atout majeur pour tromper des poissons Ă©duquĂ©s.

Le matériel

Les cannes et les moulinets rĂ©servĂ©s Ă  cette pĂȘche avec de gros soft baits et hameçons texans sont assez robustes pour lancer des leurres parfois assez lourds mais surtout pour assurer des ferrages appuyĂ©s.
En effet, un des inconvĂ©nients majeurs de cette technique est le risque de rater de nombreux poissons sur des ferrages trop timides, rĂ©alisĂ©s avec une canne trop faible. Une canne heavy doit ĂȘtre privilĂ©giĂ©e pour les gros leurres (nous avions dĂ©crit ce type de canne dans l’article sur la pĂȘche aux gros jerkbaits dans le n° 71 de PĂȘches sportives), une medium heavy pourra ĂȘtre utilisĂ©e pour les leurres plus petits ou dont l’hameçon se dĂ©gage bien Ă  la touche. Plus le leurre est gros et massif, plus le ferrage devra ĂȘtre appuyĂ©. Un beau brochet qui se saisit du leurre peut l’avoir pincĂ© et le souffler sans se faire piquer si le ferrage n’est pas assez appuyĂ©. Le ferrage doit littĂ©ralement arracher l’hameçon du leurre. Ce celui-ci doit rester sur place alors que l’hameçon glisse jusqu’à se ficher fermement dans la gueule du poisson. Selon les jours et le degrĂ© d’éducation des poissons, il pourra ĂȘtre plus rentable de rendre un peu la main avant de ferrer pour les laisser bien recentrer le leurre. Les leurres salĂ©s ou aromatisĂ©s auront Ă  ce moment-lĂ  un avantage certain sur les leurres en pur plastique, Ă©tant gardĂ©s un peu plus longtemps en bouche par les carnassiers.
Les moulinets doivent ĂȘtre, de la mĂȘme façon, identiques Ă  ceux prĂ©conisĂ©s dans l’article sur la pĂȘche aux gros jerkbaits durs, ils devront ĂȘtre solides. Pour ce type de pĂȘche, un ensemble casting est prĂ©fĂ©rable car, outre sa puissance, il permet d’amortir l’impact du leurre lors du lancer en freinant la sortie du fil avec le pouce. On pourra ainsi alterner de gros leurres durs et lourdement armĂ©s avec de gros leurres souples; selon les parties du plan d’eau pĂȘchĂ©es. On gagnera Ă  garnir la bobine d’un fort nylon ou d’une tresse solide, bien visible (de couleur jaune, par exemple). La visibilitĂ© est importante car elle conditionne la dĂ©tection des touches discrĂštes lors des animations lentes prĂšs du fond. Elle permet aussi de visualiser l’impact du leurre sur le fond (dĂ©tente nette du fil). Contrairement Ă  une animation plus rapide et sĂšche, qui permet d’ĂȘtre en contact quasi permanent avec son leurre et oblige le poisson Ă  une attaque plutĂŽt rapide, une animation lente nĂ©cessite de bien surveiller son fil car les touches peuvent ĂȘtre difficiles Ă  sentir dans la canne. L’usage d’une tresse permettra une perception tactile beaucoup plus fine des touches et un ferrage plus appuyĂ©. Celle-ci devra toutefois avoir un
diamĂštre suffisant pour ne pas claquer net sur un solide ferrage ou un
lancer appuyé raté. Un diamÚtre de 20 ou 25 centiÚmes est approprié.


Le bas de ligne

Si on recherche le brochet, la connexion du leurre Ă  la tresse se fait
au bout d’un morceau de fort fluorocarbone ou nylon hard mono de 60 à 70
centiÚmes, qui a toujours ma faveur pour sa discrétion, malgré des
risques de se faire couper, de temps en temps, si le poisson engame le
leurre profondément. Il est bien sûr possible de raccorder le leurre à
une empile d’acier.
Le leurre peut ĂȘtre connectĂ© avec une agrafe
(bien pratique pour un changement rapide) si les herbiers traversés ne
sont pas trop fins et souples (nénuphars par exemple), mais cette
derniĂšre ainsi que les divers noeuds de raccord peuvent accrocher des
saletĂ©s. Si l’accrochage de morceaux de vĂ©gĂ©taux est occasionnel, de
petits coups de scion secs suffisent souvent à débarrasser le leurre en
cours de route et Ă  lui permettre de continuer Ă  pĂȘcher. S’il est
systĂ©matique, il peut ĂȘtre nĂ©cessaire de pĂȘcher avec un moulinet garni
de nylon et d’y connecter directement le leurre avec un noeud parfaitement coupĂ©, ou de faire prĂ©cĂ©der le leurre d’une bonne longueur de nylon ou fluorocarbone pour Ă©viter l’accumulation d’impuretĂ©s trop prĂšs de celuici, au niveau du raccord tresse bas de ligne, qui de toute façon devra ĂȘtre soignĂ©. Le leurre pourra ainsi passer d’un espace d’eau libre Ă  un autre, Ă  travers la vĂ©gĂ©tation, sans emporter une masse d’herbiers avec lui ou simplement en accrocher quelques brins, prĂ©judiciables Ă  son attractivitĂ©. Une bonne astuce pour traverser les masses compactes d’herbiers consiste Ă  imprimer de petites secousses au leurre, en faisant trembloter le scion, fil Ă  moitiĂ© dĂ©tendu, au fur et Ă  mesure de son passage Ă  travers l’obstacle. MalgrĂ© tout, il demeure quasi impossible de passer Ă  travers des algues filamenteuses ou des herbiers qui en sont enrobĂ©s sans en garnir le leurre.


Les leurres

Les leurres sĂ©lectionnĂ©s pour cet article me paraissent particuliĂšrement adaptĂ©s Ă  la traque des brochets dans nos eaux, et certainement Ă  celle des gros black-bass, pour lesquels ils ont Ă©tĂ© le plus souvent conçus. Leur taille consĂ©quente permet de pousser beaucoup d’eau et d’intĂ©resser de beaux poissons.
De nombreux leurres sont adaptĂ©s Ă  cette pĂȘche. On peut distinguer les formes cigares avec le Senko de la marque Gary Yamamoto, le Quiver 150 River 2 Sea, le Tiki- Bamboo Stick Wave Worms
 ; les formes shad et leurs caudales plus ou moins prononcĂ©es avec le One up Shad Sawamura, le Nitro Soft Jerk Illex
 ; les formes pintail (« queue pointue ») au corps trapu et Ă  la queue longue et effilĂ©e avec le Tiki-Shadick Wave Worms, le Jerk Minnow de la marque Savagear Lures Prologic, le Sagat de chez Pafex
 ; les formes slug avec le Slug Go Lunker City en taille 9’’ (23 cm) ou le Slug AMS Fishing de 10’’ (25 cm) ; les formes swim bait avec le Javallon (16 et 20 cm) d’Imakatsu ou le Live Magic Shad (13 et 20 cm) de Lake Fork
 Cette liste n’est bien sĂ»r pas exhaustive. La plupart des leurres adaptĂ©s Ă  cette pĂȘche sont fendus pour permettre Ă  l’hameçon de bien ressortir au ferrage ; si ce n’est pas le cas, sur des leurres assez durs, il est possible d’inciser le leurre cĂŽtĂ© ventre avec un cutter pour rĂ©aliser un logement favorisant le coulissement de l’hameçon au ferrage.

Les hameçons

Ces gros leurres doivent ĂȘtre montĂ©s sur des hameçons consĂ©quents, atteignant si possible au moins leur premier tiers pour limiter au maximum les loupĂ©s de poissons se saisissant de leur partie arriĂšre. Il s’agit d’hameçons texans wide gape (“large ouverture”) qui, s’ils sont faciles Ă  trouver dans de nombreuses marques jusqu’au 5 ou 6/0, sont beaucoup plus difficiles Ă  dĂ©nicher en 7, 8, 10 ou 11/0.
On arrive toutefois Ă  en trouver dans les marques suivantes (liste non exhaustive) : Oversize Worm 7/0 et 11/0 chez Owner (Pafex), Hooking Master Monster Class en 6/0 et 10/0 chez Nogales (Marryat France), Super Line Ewg en 6/0 et Worm 323 Monster en 7/0 chez Gamakatsu (Sakura). La marque Lake Fork propose un hameçon de 7 et 10/0 spĂ©cialement conçu pour l’armement de ses soft swim baits.
Celui-ci est dotĂ© d’une tige crantĂ©e qui pĂ©nĂštre dans le nez du leurre et d’un lestage moulĂ© sur sa hampe qui permet de stabiliser le leurre et de le faire couler lentement pour une nage plus profonde. Il est aussi possible de lester tous ces hameçons en ajoutant sur leur hampe quelques tours de fil de plomb de fusible de gros diamĂštre fixĂ©s Ă  la colle cyanoacrylate. Il faut alors simplement les monter en les enfilant du menton vers le nez du leurre, par l’oeillet. Le lestage des leurres s’effectue Ă©galement Ă  l’aide d’inserts de plomb ou de tungstĂšne. En forme de petits clous, ceux-ci sont piquĂ©s soit dans la gorge du leurre, soit en plein travers. Leur position permet d’équilibrer la nage en fonction de l’animation pratiquĂ©e. Leur taille ou leur nombre sont aussi fonction de la profondeur de pĂȘche et de la vitesse d’animation.

Le lancer

Pour limiter l’impact de la chute du leurre, on veillera Ă  le lancer au ras de l’eau en fouettant fermement, comme pour atteindre un point beaucoup plus Ă©loignĂ© que l’objectif visĂ©. On relĂšvera la canne progressivement vers le ciel, en appliquant une pression progressive avec le pouce sur la bobine pour faire ralentir le leurre, jusqu’à le stopper et ainsi le dĂ©poser dĂ©licatement.
Avec un peu d’entraĂźnement, on rĂ©ussit rĂ©guliĂšrement ces lancers au poser discret, qui n’alertent pas les poissons trĂšs pĂȘchĂ©s. Ces lancers sont beaucoup plus faciles Ă  exĂ©cuter avec un ensemble de casting.
Les gros leurres souples dĂ©crits ici permettent trĂšs souvent de pratiquer facilement le skipping (lancer en ricochet), ainsi que le montre le DVD La leçon de pĂȘche volume 4 de PĂȘches sportives, avec Alban Choinier. Leur taille et leur forme sont adaptĂ©es Ă  cette action. Ce type de lancer est utilisĂ© pour atteindre des postes situĂ©s sous les branches basses.


L’animation

MĂȘme si ce type de pĂȘche peut se pratiquer avec diverses tailles de leurre, nous avons privilĂ©giĂ© ici des leurres de grande taille, appropriĂ©s Ă  la pĂȘche du brochet. L’animation des leurres dĂ©pend de leur forme. Globalement, les soft swim baits (Javallon, Lake fork) seront ramenĂ©s de façon linĂ©aire, ce qui leur permettra d’onduler rĂ©guliĂšrement Ă  la façon d’un vrai poisson. Ils pourront ĂȘtre “twitchĂ©s” (tirĂ©e sĂšche) occasionnellement, ce qui aura pour effet de les faire dĂ©crocher. Les leurres Ă  queue pointue de type pintail ou slugs seront animĂ©s en walking the dog (“nage de droite Ă  gauche”) plus ou moins rapide et saccadĂ©. Les leurres possĂ©dant une caudale seront ramenĂ©s linĂ©airement de façon plus ou moins rĂ©guliĂšre, mais pourront tout autant ĂȘtre “twitchĂ©s” pour les faire se dĂ©caler de droite Ă  gauche. L’animation devra ĂȘtre adaptĂ©e Ă  chaque leurre et les leurres seront alternĂ©s de façon Ă  trouver ce qui fonctionne le mieux Ă  un moment donnĂ©.


Les inconvénients de la technique

Ces leurres ne sont pas armĂ©s en queue. Si le poisson les attrape sur la partie arriĂšre, qui plus est par le dessous, au niveau de l’anus, on trouvera de belles entailles aprĂšs ferrage, mais la prise n’aura pas Ă©tĂ© assurĂ©e. Bien qu’ils permettent de leurrer des poissons inaccessibles, ces leurres gĂ©nĂšrent beaucoup de ratĂ©s. Ils doivent donc ĂȘtre rĂ©servĂ©s aux conditions particuliĂšres dĂ©crites prĂ©cĂ©demment et maniĂ©s avec un matĂ©riel adaptĂ© pour garantir un ferrage puissant et efficace.

La réparation des leurres

Plus le leurre est mou et fragile, plus il “s’efface” au ferrage, rendant ce dernier plus efficace. Il se dĂ©grade alors trĂšs vite, ne permettant parfois qu’une seule prise. Le compromis Ă  rechercher sera fonction du nombre de touches. Les jours fastes, des leurres solides pourront ĂȘtre utilisĂ©s (si vous ne souhaitez pas vider rapidement vos sachets de leurres tendres), les jours difficiles, des leurres trĂšs souples et tendres devront ĂȘtre privilĂ©giĂ©s.
Lorsqu’un leurre est abĂźmĂ©, si le poisson ne vous en a pas dĂ©jĂ  dĂ©robĂ© un morceau, je vous suggĂšre de le dĂ©monter et de le garder avant qu’il ne soit dĂ©finitivement dĂ©truit. Une fois de retour chez vous, vous pourrez le recoller en fusionnant la matiĂšre avec une lame de couteau chaude ou, mieux, avec une panne plate de fer Ă  souder (voir l’article sur la pĂȘche du bar au leurre souple dans le n° 70 de PĂȘches sportives). Des catalogues amĂ©ricains proposent mĂȘme des mini fers stylos, Ă  pile, avec une panne trĂšs fine pour ressouder les leurres en cours de pĂȘche. Vous pouvez aussi recoller les parties endommagĂ©es Ă  la colle cyanoacrylate, mais le rĂ©sultat sera moins bon car les zones rĂ©parĂ©es perdront leur souplesse. Au prix de ces gros leurres souples, ce petit bricolage permet de faire quelques Ă©conomies.

A utiliser en mer

Un usage trĂšs intĂ©ressant de ce type de montage peut se faire en mer, dans les secteurs encombrĂ©s de laminaires ou de sargasses, ou dans des zones rocheuses trĂšs peu profondes. Il prĂ©sente toutefois un intĂ©rĂȘt encore supĂ©rieur, pour les pĂȘches du bord, lorsque la marĂ©e charrie de trop nombreuses algues.
Certains jours, il est impossible de faire nager un leurre de surface armĂ© de ses deux hameçons triples sur plus d’un mĂštre. Pourtant, les poissons sont lĂ , actifs, tout prĂšs, sous cette manne nourriciĂšre qui attire de nombreuses proies potentielles. Un soft bait bien montĂ©, dont le noeud de connexion ne prĂ©sente pas de partie saillante et dont la pointe de l’hameçon est bien rentrĂ©e dans la matiĂšre plastique, passera partout et n’accrochera mĂȘme pas la fine salade verte que l’on trouve souvent sur les cĂŽtes trop richement fertilisĂ©es par les apports des cours d’eau (liĂ©s au lessivage de l’excĂšs d’azote et de phosphore des terres agricoles de leurs bassins versants).
L’usage de ce montage en mer est toutefois limitĂ© aux secteurs de faibles courants et aux pĂȘches dans des profondeurs modestes. L’animation du leurre s’effectue canne haute pour limiter le contact du fil avec l’eau, en commençant Ă  pĂȘcher prĂšs de soi avant de s’éloigner progressivement. En cas d’accrochage d’algues, quelques secousses sĂšches, qui peuvent contribuer Ă  l’animation du leurre, permettent de le nettoyer et de le rendre de nouveau pĂȘchant. Avec cette technique, il faut ĂȘtre patient car le leurre peu lestĂ© doit couler un peu pour moins accrocher de saletĂ©s. Si le vent est de la partie et qu’il est de travers, il peut gĂȘner l’animation canne haute en faisant surfer le leurre trop lĂ©ger en surface. On cherchera alors, si possible, Ă  se placer de façon Ă  l’avoir dans le dos. Le poids des leurres utilisĂ©s permet en revanche d’atteindre des distances de lancer tout Ă  fait respectables.
J’espĂšre que cet article vous aura convaincu, si ce n’est dĂ©jĂ  fait, d’acheter quelques sachets de leurres, de gros hameçons et quelques inserts pour pouvoir, lorsque c’est nĂ©cessaire, leurrer des poissons dans des endroits jusqu’alors impossibles.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *